Silence
Note moyenne
3,6
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413 critiques spectateurs

5
49 critiques
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2
72 critiques
1
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20 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 juillet 2017
Andrew gardiens crevé l écran en incarnant un prêtre chrétien
face à un japon pur bouddhiste refusant la foi des chrétiens
un trio d acteur magnifique
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2017
C’est un film d’autant plus long (près de trois heures) que Scorsese met du temps à entrer pleinement dans le vif du sujet. Deux jésuites désirent se rendre dans le Japon du XVII ème où l’un de leur maître serait devenu un apostat. Inimaginable à leurs yeux, les voici au cœur de ce pays de tous les dangers. Ils ne manquent pas effectivement sur le chemin de croix que Scorsese balise laborieusement avant de se débarrasser de ses tics de vieux loup de mer pour aborder enfin le sujet qui le taraude sur le mystère de la foi. Quel qu’il soit ! Scorsese ne prêche pas, il soigne des blessures universelles. C’est un autre parcours de cinéma, entre le mystique et le spirituel qui donnent enfin une puissance totale à ce film vieux comme le monde et pourtant d’une acuité évidente. La violence est toujours de ce monde, l’intolérance aussi, qui jaillit de ces hommes confrontés à leurs propres certitudes. Confortés par leur propre camp.
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Fanadri123
Fanadri123

33 abonnés 119 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 février 2017
Dans le Japon du XVIIème siècle, deux prêtres jésuites sont chargés de retrouver leur mentor, le père Ferreira, porté disparu alors qu’il tentait de répandre les enseignements du catholicisme. Au cours de leur voyage, ils vont découvrir un pays où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés.

Martin Scorsese réalise un projet personnel, qu’il a dans son tiroir depuis près de 30 ans. Il a même décidé de ne pas se verser de salaire pour tourner son film. Après La Dernière Tentation du Christ (1988) et Kundun (1997), Silence marque sa 3ème incursion dans le film religieux, genre qui lui tient particulièrement à cœur. Le cinéaste revient également à la pellicule donnant ainsi un caractère plus authentique à son histoire. Le sujet est complexe et l’histoire, basée sur des faits historiques réels, est quasiment inconnue du public occidental.

Andrew Garfield et Adam Driver jouent respectivement les pères Garupe et Rodrigues. Tous les deux sont vifs et impulsifs, ce sont des hommes bruts et endurcis. Les conditions de vie étaient rudes et impitoyables à cette époque, il fallait survivre. Garfield est celui qui porte le film sur ses épaules tandis que Driver est plus en retrait. Ils se posent des questions fondamentales sur le sens de leur mission et le sens de leur vie. Ils sont souvent dans le doute et dans le questionnement.

Liam Neeson, qui retrouve Scorsese après Gangs of New-York (2002), incarne le père Ferreira. Il est plaisant de le retrouver dans un film majeur. Lui, qui depuis quelques années, est plus cantonné à des rôles dans des films sans grand intérêt (heureusement pas tous mauvais pour autant). Son personnage est un homme de grand savoir, profondément ancré dans la culture jésuite, qui va, par la force des évènements, renier sa religion. Neeson possède cette gravité, ce sérieux, capable de comprendre le calme et le silence.

Point de moments d’héroïsme ni d’action de bravoure mais plutôt une fatalité constante des évènements. Le titre du film fait d’ailleurs référence au silence de Dieu face aux souffrances vécues en son nom. La mise en scène est âpre, intelligente et montre un Scorsese habité par la grâce. La bande originale est discrète mais reflète parfaitement la sensation de pesanteur et d’angoisse qui planent tout au long du film.

Le film est long, 2h41, parfois assez laborieux et difficile à suivre mais il soulève des questions complexes et intemporelles touchant ainsi à des émotions variées et intimes. Scorsese s’éloigne de ses films de gangsters pour s’interroger plus profondément sur la place de la religion et de la Foi.
LeMagduCiné
LeMagduCiné

71 abonnés 626 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 février 2017
Véritable testament ecclésiastique de son auteur, Silence est un chef d’œuvre traitant de la transcendance de la foi. Martin Scorsese évite la propagande religieuse grâce à un traitement psychique brillant et une image superbement travaillée. Un long métrage qui dépasse son statut de réflexion sur la religion et qui paraît nécessaire dans notre société.

Bloqué depuis le début des années 2010 dans une filmographie à l’image clinquante (Hugo Cabret, Le Loup de Wall Street), Martin Scorsese renoue avec un cinéma viscéral et se pose en digne héritier des légendes japonaises du 7e art. Adapté du roman éponyme de Shūsaku Endō, il aura fallu presque 30 ans au cinéaste pour concrétiser son projet, au point d’être attaqué en justice pour la trop grande durée de sa pré-production. Dévoilant le combat mental de deux jésuites à la recherche de leur mentor dans un japon féodal austère, Silence s’inscrit immédiatement comme un chef d’œuvre du maître Scorsese.

Le testament clérical de Martin Scorsese

Nous sommes en 1956, Martin Scorsese, jeune New-Yorkais d’origine sicilienne, abandonne ses études pour se destiner à une vie religieuse et rentre dans un séminaire afin de recevoir l’ordination. Le futur génie est tellement indiscipliné qu’il en est congédié un an plus tard, mais l’expérience l’aura marqué à vie. Issu d’une famille catholique traditionaliste, le cinéaste a toujours embrassé les thématiques de la religion au sein de sa filmographie. Point de propagande théologique, seulement l’impact de la foi dans une société ou un microcosme. En témoigne ses longs métrages aussi magnifiques que controversés tels que Kundun ou La Dernière Tentation du Christ. C’est d’ailleurs lors de la projection de ce dernier que le réalisateur fait la connaissance de l’archevêque de New York Paul Moore. Celui-ci lui offrit l’ouvrage Silence, paru en 1966 au Japon et écrit par un Japonais catholique nommé Shūsaku Endō. Le livre a été plébiscité pour sa capacité à analyser les tourments psychiques d’adeptes du christianisme. Sentant que l’œuvre est idéale pour sublimer ses thématiques ecclésiastiques, Martin Scorsese se lance dans l’adaptation ambitieuse et complexe du roman. C’est seulement 28 ans plus tard que le metteur en scène réussit son pari : accoucher d’une œuvre universelle sur la foi sans faire de prosélytisme outrancier.
Marvelll
Marvelll

92 abonnés 295 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2017
Un Martin Scorsese, ça ne se refuse pas. Mais pour celui-ci, je vous encourage à y réfléchir deux fois avant d’embarquer pour le Japon à bord de votre cinéma le plus proche. C’est long. Ça se focalise sur un truc pas foncièrement captivant. Néanmoins, j’y ai trouvé beaucoup de choses intéressantes, car ça couvre un pan de l’histoire que je ne connaissais pas du tout (la tentative d’Évangélisation du Japon au XVIIème siècle). Bref, vu la durée et les longueurs, je vous invite à attendre une séance peinard à la maison.
Claudine G
Claudine G

229 abonnés 518 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2017
Dieu que ce film est long, trop long. Certes Martin Scorsese est un excellent réalisateur mais ces deux mots apostasie ou mort qui reviennent sans relâche pendant plus de 2 h 30, c'est trop. Comment peut-on supporter ces atroces souffrances, ces massacres, ces pendaisons et cette décapitation sans se poser la question mais que fait Dieu ? Est-ce qu'il ne pardonnerait pas un petit mensonge pour conserver sa vie ? Comment ces prêtres n'ont-ils pas mieux aider les chrétiens qu'ils voyaient mourir de manière totalement inhumaine sous leurs yeux et se réfugiaient dans la prière ? N'est-ce pas à ce niveau là un certain égoïsme, voire de la lâcheté ? Je ne sais pas comment les chrétiens sont ressortis de la salle, sont-il restés aussi liés à leur Dieu, les athées se sont-ils renforcés dans l'idée que seul leur avenir est une incertitude, que seule la vie trace pour eux. Autant de questions sans réponses qui font que ce film m'a laissée perplexe quant aux phénomènes religieux.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 février 2017
Dans le Japon du XVIIème siècle, deux prêtres jésuites sont chargés de retrouver leur mentor, le père Ferreira, porté disparu alors qu’il tentait de répandre les enseignements du catholicisme. Au cours de leur voyage, ils vont découvrir un pays où le christianisme est décrété illégal et ses fidèles persécutés.

Martin Scorsese réalise un projet personnel, qu’il a dans son tiroir depuis près de 30 ans. Il a même décidé de ne pas se verser de salaire pour tourner son film. Après La Dernière Tentation du Christ (1988) et Kundun (1997), Silence marque sa 3ème incursion dans le film religieux, genre qui lui tient particulièrement à cœur. Le cinéaste revient également à la pellicule donnant ainsi un caractère plus authentique à son histoire. Le sujet est complexe et l’histoire, basée sur des faits historiques réels, est quasiment inconnue du public occidental.

Andrew Garfield et Adam Driver jouent respectivement les pères Garupe et Rodrigues. Tous les deux sont vifs et impulsifs, ce sont des hommes bruts et endurcis. Les conditions de vie étaient rudes et impitoyables à cette époque, il fallait survivre. Garfield est celui qui porte le film sur ses épaules tandis que Driver est plus en retrait. Ils se posent des questions fondamentales sur le sens de leur mission et le sens de leur vie. Ils sont souvent dans le doute et dans le questionnement.

Liam Neeson, qui retrouve Scorsese après Gangs of New-York (2002), incarne le père Ferreira. Il est plaisant de le retrouver dans un film majeur. Lui, qui depuis quelques années, est plus cantonné à des rôles dans des films sans grand intérêt (heureusement pas tous mauvais pour autant). Son personnage est un homme de grand savoir, profondément ancré dans la culture jésuite, qui va, par la force des évènements, renier sa religion. Neeson possède cette gravité, ce sérieux, capable de comprendre le calme et le silence.

Point de moments d’héroïsme ni d’action de bravoure mais plutôt une fatalité constante des évènements. Le titre du film fait d’ailleurs référence au silence de Dieu face aux souffrances vécues en son nom. La mise en scène est âpre, intelligente et montre un Scorsese habité par la grâce. La bande originale est discrète mais reflète parfaitement la sensation de pesanteur et d’angoisse qui planent tout au long du film.

Le film est long, 2h41, parfois assez laborieux et difficile à suivre mais il soulève des questions complexes et intemporelles touchant ainsi à des émotions variées et intimes. Scorsese s’éloigne de ses films de gangsters pour s’interroger plus profondément sur la place de la religion et de la Foi.
janus72
janus72

52 abonnés 280 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 février 2017
Voilà le grand film de ce début d'année, signé par un Maître touche-à-tout, brillant dans tous les styles, qui ici rend un hommage appuyé à Akira Kurosawa - au Cinéma Japonais.

Ce qui m'a le plus frappé, à l'instar d'un T.Malick, c'est le panthéisme des images en contrepoint à ce combat Religieux, qui à mes yeux renvoie finalement tout le monde dans son coin.

Scorsese reste le grand spécialiste de l'âme Humaine [ Taxi Driver - Raging Bull - À tombeau ouvert - Gangs of New York - Aviator - Shutter Island - Le Loup de Wall Street ] et de ce petit moteur très complexe qui nous fait avancer - reculer - s’élever ou encore tomber.

Il met encore le doigt sur l'importance ou la vacuité des choses, suivant notre culture - religion - savoir & éducation mais surtout la position sociale et le début ou la fin de notre parcours ici-bas.
Le personnage de Kichijiro est de ce point de vue assez remarquable, révélateur.

Film visuellement Magnifique qui n'a peut-être qu'un seul défaut : certaines longueurs au détriment d'un récit final qui m'a paru lui trop cours.

Il faut aller voir ce Film.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 10 février 2017
Un film long, lent et chiant ...
Le thème de base est intéressant mais beaucoup trop délayé ...
Dommage que Liam Neeson n'apparaisse que 2 minutes à l'écran ...
Ne pas se fier à la bande annonce !
Jonathan J.
Jonathan J.

58 abonnés 199 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 9 février 2017
Lent, très leeeennnntttt.

Le spectateur est aussi un martyr dans ce film. Heureusement, la savoir faire de Scorcese limite la casse.

Bien joué, mais trop minimaliste au niveau de la mise en scène, des musiques, du rythme.

En revanche il faut reconnaître que le scénario a été travaillé :

Si on peut croire à une évangélisation du spectateur durant la première partie, la seconde partie vient déconstruire toutes les croyances du moine incarné par Andrew Garfield.

Au final on a plus affaire à un film sur la foi personnelle, l'être humain que sur la Foi chrétienne, ce qui est heureusement intéressant.

Mais Dieu que c'est lent !
Françoise H.
Françoise H.

5 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2017
Que dire sur ce film....
Un acteur merveilleux Andrew Garfield !!!!! déjà vu dans "tu ne tueras point"
De beaux paysages, prises de vues, expressions du visage, scènes très réalistes sur les tortures, filmé proche des acteurs...
Cependant des scènes trop longues, temps morts, on attend toujours une action qui ne vient jamais.
Thibtub1
Thibtub1

3 abonnés 34 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2017
Très lent (pouvait il en être autrement, quand on attend une réponse et que la seule réponse ne sera jamais que le silence?), très cruel (à l'époque en Europe et aux Amériques ce n'était guère mieux!) mais avec une réflexion dense et de très belles images..
SPOILER Ce qui est très intéressant c'est que le cheminement spirituel du héros et les contraintes dramatiques auxquelles il est soumis le font arriver à une conclusion très laïque: pour vivre ensemble avec nos différences la Foi doit rester personnelle et, parfois, cachée.
Simon P.
Simon P.

50 abonnés 121 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 février 2017
Il est toujours difficile de "critiquer" un Scorsese. Si le film est indéniablement une très bonne adaptation du roman il est tout de même difficile de ne pas parler de la durée.... 2h45 de film quasiment. Généralement, cela n'est évidemment pas un critère pour juger un film mais là si... Je trouve que c'est trop long, trop au ralenti. On peut expliquer ça par les personnages évidemment (superbe interprétation) mais il y a réellement des longueurs difficilement pardonnable malgré la maitrise de l'ensemble et la force du sujet et de la mise en scène
Un film à voir en tout les cas c'est évident.
Benjamin A

808 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 février 2017
La religion a toujours été au cœur du cinéma de Scorsese, et ce dès son premier film Who's That Knocking at my Door, que ce soit directement ou non. Ici il se lance dans un ambitieux projet (qu'il avait en tête depuis longtemps), celui de raconter le périples de deux prêtres jésuites qui se rendent au Japon pour retrouver leur mentor disparu.

Si je ne cache aucunement ma passion pour le cinéma de Scorsese, il m'a parfois un peu déçu et si Silence me faisait un peu peur, c'est quand même avec une immense (voire démesurée) attente que je me lançais dans sa vision.

Adaptation du roman de Shūsaku Endō déjà mis en scène en 1971 par Masahiro Shinoda, Silence surprend, d'abord dans le projet et l'ambition puis ensuite à la vue du film. Scorsese nous immerge au plus près des deux protagonistes dans un Japon alors en guerre contre les chrétiens, faisant ressentir dès les premières secondes le lourd fardeau apparaissant sur leurs épaules, ainsi que le danger dans lequel ils sont, tout comme les japonais se réfugiant dans cette religion mais devant se cacher, risquant de mourir s'ils n'abandonnent pas cette foi.

L'oeuvre continue de surprendre plus on avance dans le récit, Scorsese rendant les enjeux intrigants et les personnages intéressants, voire même attachants. L'ambition est grande, néanmoins le metteur en scène des Affranchis se perd parfois dans ce sujet trop imposant, ayant tendance à un peu trop insister sur le message envoyé (il évite néanmoins tout manichéisme) et signant une seconde partie plus froide, plus lente et moins prenante.

On ressent les sensations des personnages, et notamment la peur, l'espoir et les doutes, tandis que Scorsese propose une réelle réflexion sur la foi, bénéficiant d'une profonde qualité d'écriture. Il s'intéresse aux droits d'exercer ses croyances ainsi qu'aux horreurs faites au nom de Dieu, et ce qu'importe la religion, ce qui résonne fortement aux vus des actualités, tandis qu'il montre aussi comment on peut casser et détruire un homme ainsi que ses convictions, avec la souffrance morale et physique qui vont avec. Le contexte historique est aussi bien exploité et vraiment intéressant, ne rendant que l'oeuvre plus immersive.

Rarement contemplatif, le cinéaste nous fait quand même profiter des sublimes paysages japonais, notamment en bord de mer, sublimés par une très belle photographie. Il se montre assez austère, marquant une nette cassure avec ses œuvres précédentes et notamment Le Loup de Wall Street, mais il maîtrise plutôt bien cet aspect-là. Il propose une certaine tension lors de quelques moments clés, même s'il manque cruellement à d'autres endroits, notamment dans la seconde partie, tandis qu'il dirige plutôt bien ses comédiens, notamment ceux asiatiques et un très bon Andrew Garfield (alors qu'Adam Driver est un peu sous-exploité).

Martin Scorsese propose avec Silence une oeuvre difficile d'accès et non sans faille mais réellement profonde et intéressante, notamment lorsqu'il s'intéresse au contexte historique et à l'humain à travers la religion.
Miltiade
Miltiade

50 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 février 2017
Le film frappe d’emblée par sa violence. L’autre aspect frappant du film est, par contraste, son calme. Scorsese déroule son histoire sur un rythme plutôt lent. Il n’a presque jamais recours à de la musique. La mise en scène elle-même est assez dépouillée. Surtout, Scorsese filme cette histoire dans des paysages magnifiques, servis par une photographie sublime de Rodrigo Prieto.
Par sa longueur et sa violence, « Silence » montre toute l’ambigüité et les doutes que recèle la foi. Est-elle vaine ou nécessaire ? Une question qui turlupine Scorsese personnellement mais qu’il arrive à rendre passionnante par son indécision. Si au final et sans aucune surprise, Martin Scorsese tranchera la question in extremis du côté du croyant, le film n’en reste pas moins capable de satisfaire tous les points de vue, par la complexité de ses dilemmes moraux. Et en abordant ce sujet, « Silence » résonne aussi étrangement et puissamment avec l’actualité – alors même que le projet du film est vieux de trente ans.
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