La Fille de son père
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137 critiques spectateurs

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tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 778 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2024
Deux jeunes gens se rencontrent, tombent amoureux, mettent au monde une petite fille… et puis hop !!! La mère se carapate et le père reste avec sa fille chez ses parents « Gros jean comme devant ». Et tous deux vont construire une relation filiale hors du commun, fusionnelle et sans tabou…. Jusqu’à ce qu’autour des 18 ans de la jeune fille, la mère fasse une réapparition totalement imprévue qui conduira le couple père-fille vers de nouveaux chemins et questionnements de leur relation.
Pour ceux qui n’ont pas vu le premier film d’Erwan Le Duc, « Perdrix » ; vous risquez d’être surpris par le côté foutraque du bonhomme. Même si ici, il pousse le curseur moins loin que sur son précédent film. Dès l’entame muet de son film (à part une seule parole lourde de sens : « Je vais me garer »), il démontre son style original et personnel dans le cinéma hexagonal, sa tendresse et sons sens du burlesque. Dans son univers, on est entre Keaton et Kaurismaki ; de belles références pour un réalisateur affirmant sa singularité dans la comédie française. Il traite de cette relation père-fille comme rarement dans le cinéma évitant le réalisme et le sentimentalisme. Son duo de comédien, Céleste Brunnquell qui prend de plus en plus de place dans le cinéma d’auteur français et Nahuel Perez Biscayart que l’on aimerait voir encore plus, apporte une fraicheur et une vérité dans toutes les scènes qui font aussi le sel du film. Et puis un savoureux second rôle interprété par Mohammed Louridi, le jeune prétendant de la jeune fille pratique l’amour courtois et livre des scènes et des répliques décalées et très drôles.
Et puis le film se perd dans son dernier tiers. Le retour de la mère aurait pu offrir un ressort scénaristique et relancer le film, mais cette dernière partie est bancale et sans intérêt vu de la relation filiale que l’on nous montre. On aurait aimé qu’il ait le courage soit de faire un film de 75 minutes à la Dupieux en resserrant sa dernière partie ; voire en supprimant cette digression finale qui rompt avec une tonalité pourtant si agréable.
A voir, car les comédies intelligentes et ciné géniques sont si rares
TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 décembre 2024
Très écrit, parfois un peu trop par moments, ce qui n’empêche pas que « La fille de son père » est un film apaisant, un brin poétique et péchu mine de rien avec le football par exemple, la relation passionnelle entre Etienne et Valérie. Mais l’ensemble du récit se déroule sereinement, même quand la maire (Noémie Lvovsky) spoiler: vient à s’en prendre physiquement à Etienne
(Nahuel Perez Biscayart). Une impression d’un film sous contrôle avec des plans et une mise en scène soignés.
Un sympathique moment de cinéma…
sameplayerparis
sameplayerparis

50 abonnés 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 janvier 2024
Le film démarre exceptionnellement bien, l'histoire est prenante, drôle, intelligente et belle mais malheureusement la seconde moitié s'essouffle et ne tient pas le rythme du début. Quel dommage que le scénario n'ait pas su apporter au film une fin digne du début !
JUJUBE20
JUJUBE20

36 abonnés 59 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 décembre 2023
Bonne nouvelle : le film est plutôt drôle, et la salle rit même franchement à plusieurs répliques. L'humour décalé, poétique à la française, fait mouche ! Autre bonne nouvelle : la leçon de morale écologiste passe avec légèreté, car le cinéaste n'en rajoute pas, n'appuie pas, faisant même preuve d'une douce ironie sur les combats des lycéens ( spoiler: sauf peut-être dans une scène ridicule et peu crédible avec la Maire fofolle
). C'est de gauche, mais sans enfoncer le clou (les manifestations du début sont traitées en accéléré). Mauvaise nouvelle : si la première partie est réussie, la seconde est ratée, et le film se dilue, se perd peu à peu, s'évapore. Au début, quand le décor s'installe, il y a tout : la relation père-fille, la nouvelle femme dans la vie, les amours adolescentes, l'art (la jeune héroïne Rosa peint), le sport (Etienne le père est coach), la nature. Les personnages sont bien dessinés, même si tout réalisme est rejeté avec force (Mohammed Laridi, en Youssef le jeune troubadour médiéval amoureux platonique escaladeur, en fait des tonnes et est à mourir de rire en plus d'être craquant avec sa voix chuintante à la fois agaçante et irrésistible). Céleste Brunnquel irradie et tous les gros plans laissent éclater son talent. Nahuel Pérez Biscayart, grand comédien, ne réussit pas tout : si le burlesque lui va comme un gant (il est doué pour la comédie), l'émotion pure ne lui réussit pas toujours - on a parfois l'impression qu'il n'y croit pas et qu'il se force. Ca tire un peu. Le tout n'est pas désagréable, mais la mise en scène, lisse, avec quelques gags, ne laisse pas plus de souvenirs qu'une agréable pommade passée et vite oubliée. Une mollesse dans la forme, la facilité du scénario ( spoiler: le traumatisme qui ressurgit à l'occasion du départ de Rosa du foyer paternel
), la désinvolture peut-être apparente, privent l'oeuvre de son urgence, de sa nécessité - le formidable personnage de Rosa mis à part. Pourquoi créer, si cela ne semble pas indispensable ? C'est bien la question que se pose tout plasticien - interrogation que le cinéaste a abandonnée en chemin.
Aurèle Genaud
Aurèle Genaud

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2024
Des personnages intéressant, je saluerai notamment la prestation de Céleste Brunquunn dans le rôle de la fille je trouve la manière adolescente bien revisité
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 avril 2024
Une fille qui fait la leçon à son père, il encaisse, ils s’embrassent. Ni pathos, ni stéréotypes dans cet aperçu relationnel d’un récit joliment écrit par Erwan Le Duc, qui réalise de la même manière, sobre et vrai. Délaissés par la maman très tôt, Rosa et Etienne vont vivre et grandir dans cette harmonie d’une famille décomposée. Heureuse dans un quotidien qui se joue des taquineries de l’une, des préoccupations de l’autre. Et jouant sur la confiance réciproque, décidés à se construire autour d'une absence jamais évoquée. La complicité de Nahuel Perez Biscayart et Céleste Brunnquell est belle à voir, confondue dans l’existence même de ce couple informel, aux vérités premières. A la veille de quitter le foyer, je vous laisse deviner l'état d'esprit d' Etienne complètement déphasé quand Rosa assume la situation et lui fait la leçon. C’est très vivant, dynamique à l’image de la mise en scène d’ Erwan Le Duc dont le style et la truculence façonnent une histoire de cinéma, forte, tellement vraie… AVIS BONUS Un entretien avec le réalisateur qui nous offre trois courts métrages réalisés ces dix dernières années. Cà c’est du bonus !
Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 janvier 2024
Rosa a été élevée dans une famille monoparentale mais par son père, ça change, puisque sa mère peu de temps après sa naissance est partie garer la voiture familiale pour ne plus jamais revenir. Jusqu'au jour où elle réapparaît sur les images d'un tube cathodique lors d'un concours de surf au Portugal. Erwan Le Duc filme une comédie (à la folie) douce, iconoclaste et un brin poétique. On peut y être sensible, moi j'ai trouvé ça un peu vain.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 décembre 2023
Après « Perdrix » en 2019, Erwan Le Duc revient avec un nouveau film à l’univers tout aussi imprévisible. Avec « La fille de son père », il nous convie à suivre la relation fusionnelle d’un jeune père et de son adolescente de fille qui ont été abandonné par la maman peu après la naissance. Ce second essai confirme que le cinéaste a un univers singulier et bien à lui, entre petites touches d’onirisme et beaucoup de poésie. Problème, c’est le genre de cinéma qui va en toucher certains et en laisser d’autres sur le carreau car ils ne seront pas conquis ni envoûtés par la proposition, ce qui a été notre cas la majeure partie du long-métrage. C’est par moments un peu trop décalé, ce qui fait sortir le film du réel, mais pas assez fou non plus pour le faire entrer dans le domaine de la pure et totale fantaisie. On pense d’ailleurs parfois à certains films et à la tonalité employée par Valérie Donzelli qui s’était cassée les dents sur ce type d’exercice d’équilibriste.

Pourtant, le film débute bien et de manière vraiment belle et inspirée. Durant une dizaine de minutes, presque sans dialogues, « La fille de son père » nous montre la rencontre entre les parents de Rosa. Entre une manifestation sociale suivie d’une fuite dans les rues de Paris et des ébats dans une barque sur la scène, une succession de moments magiques, comme en apesanteur. On aurait même pu en faire un court-métrage tellement cette petite leçon de cinéma est inspirée. De la même manière, la découverte du quotidien de cette lycéenne vivant avec son père lunaire dans une petite maison de banlieue est amusante et réussie. On s’attache vite à eux, certaines séquences sont vraiment bien trouvées et font preuve d’un humour qui sort des sentiers battus. On adore, par exemple, la séquence avec Noémie Lvovsky en mairesse implacable et butée venu annoncer une mauvaise nouvelle. Puis, arrivé à mi-parcours, la machine se grippe.

La seconde partie de « La fille de son père » commence à tourner un peu en rond. Les séquences réussies et plaisantes se font plus rares, le rythme devient languissant et le scénario part en vrille. Dès lors, que le duo se décide sans qu’on sache trop pourquoi à se mettre en quête de la mère, on décroche. Les scènes oniriques et/ou poétiques ne fonctionnent plus (celle de la danse dans l’hôpital en est le parfait exemple) et on finit par s’ennuyer et attendre le générique de fin avec impatience. Et le gros point négatif du film se retrouve dans des dialogues trop écrits qui sonnent faux. Il y a un flagrant manque de naturel dans certains échanges entre les personnages qui les déconnectent de la réalité et nous avec. Il y a donc des qualités indéniables dans ce petit film peu commun, mais elles sont trop rares, comme en pointillés. Et plus le film avance et plus il finit par nous lasser.

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christophe D10
christophe D10

33 abonnés 977 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 décembre 2024
La mise en scène est spéciale et c’est le genre de film décalé qui devient très vite ennuyeux si on n’entre pas dans le schéma proposé…
Cela n’a pas fonctionné pour moi et j’ai trouvé cela guère passionnant…
Boby 53
Boby 53

26 abonnés 251 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 janvier 2024
Si le film démarre en fanfare, ellipses, mise en scène virevoltante, il se perd dans un scénario improbable, surtout la dernière partie au Portugal totalement irréaliste. Cela a plu aux critiques, mais soit on fait un film allégorique soit on met de la poésie dans le réel, mais on ne mélange pas, ça ne marche pas. Prometteur mais fin bâclée.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 avril 2024
Le casting composé de Nahuel Perez Biscayart et Céleste Brunnquell a de quoi attirer. Sans surprise, les deux sont convaincants. Leur talent est bien exploité par leurs personnages respectifs. Quand on les prend à part, ce père et sa fille ont une trajectoire intéressante. Lui doit apprendre à vivre autrement qu'en papa poule, alors qu'elle rêve d'être indépendante. Cependant, pas facile de tourner la page. En revanche, la relation entre les deux laisse sceptique. Il n'y a aucun naturel entre les deux. Alors qu'elle aurait dû être le moteur du film, finalement ça va plus être un frein qu'autre chose. Séparer, ils ont une vraie construction, alors qu'ensemble, c'est un enchaînement de stéréotype entre le père cool à tout prix, et la fille faussement révoltée. Dommage, car il y avait de quoi faire mieux surtout qu'il y a quelque beau moment d'émotion.
AZZZO

363 abonnés 998 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2024
Le cinéma d'Erwan Leduc est enthousiasmant. Après le déroutant "Perdrix", il revient avec la même fraîcheur pour raconter la relation fusionnelle d'un père avec sa fille qu'il a élevé seul. Par-delà l'histoire, déjà très intéressante, c'est la façon de filmer qui enthousiasme. Tout dans ce film est poésie : les personnages, les dialogues, jusqu'au plan ded branches d'arbres bousculées par le vent les soirs d'entraînement. C'est la patte de ce réalisateur atypique. Son originalité cinématographique est jubilatoire.
Orno13
Orno13

26 abonnés 1 056 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 mai 2025
Un film bourré de tendresse entre le père et sa fille, une relation fusionnelle exacerbé par l abandon de sa mère à son très jeune âge.
Le père va donc élevé sa fille seul avec une profonde mélancolie du départ sans raison de sa femme.
Cette jeune adulte devient une artiste en devenir qui doit à la fin de l année scolaire s inscrire aux beaux arts à Metz, ce qui va occasionner une première séparation importante.
Un film plein de charme assez truculent grâce aux personnages tel que Le petit ami poète assez perchée ou bienla petite amie du père chauffeur de taxi avec une fin bouleversante
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 446 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 décembre 2023
C’est un très joli film réjouissant porté par le talent de Celeste Brunnquell et et Nahuel Perez Biscayart. Ils incarnent un père et sa fille au moment de l’émancipation de cette dernière. Dans le même temps, le passé va ressurgir et brasser des souvenirs enfouis. C’est magnifique, solaire.
benjamin_linus
benjamin_linus

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 décembre 2023
Un vrai coup de coeur
Après Perdrix, le nouveau film de Erwan Le Duc est une vraie réussite.
Un mélange d'émotion, de sensibilité et de drolerie portée par 2 acteurs formidables (Nahuel Pérez Biscayart et Céleste Brunnquell toujours incroyable).
Le film oscille entre le burlesque, la comédie, l'émotion et une touche de poésie.
La mise en scène est parfaite pour cette chronique familale.
On passe un très beau moment pour ce petit coup de coeur
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