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patrice.colin@wanadoo.fr
2 critiques
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1,5
Publiée le 13 janvier 2024
Très déçu par ce film et la manière dont il est filmé Très sombre - De nombreuses longeueueueurs : en voiture, à la piscine, en boite de nuit. Les acteurs E. Devos et D. Auteuil sont sous-employés. Quelques aberrations Qui est l'oncle ? A éviter, aller voir un autre film, sans regret....
J'avais beaucoup aimé le précédent film de Joachim Lafosse "Les Intranquilles " empreint d'emotion et d'amour, qui décrivait parfaitement la difficulté de la vie acec un conjoint bipolaire . Or ce nouveau film est raté . La majorité du film est dans la pénombre , on ne distingue pas grand chose , ce qui est très pénible pour le spectateur . Des scènes interminables et répétitives en voiture ,où le visage des acteurs est filmé de profil ou de 3/4 dos . De tout cela se dégage un ennui profond , qui fait vite décrocher , malgré le talent d'Emmanuelle Devos , et d'un Daniel Auteuil sous employé . Et que dire d'une fin en queue de poisson ?
Histoire quasi nulle. Une succession de longueurs. Pratiquement toutes les prises de vue sombres qui rendent le film en plus pénible à regarder. Enfin absolument rien d'intéressant.
Joachim Lafosse, réalisateur des très bons «À perdre la raison» et «Les Intranquilles», nous revient avec ce drame nous dépeignant le portrait d'une famille bourgeoise qui se désagrège brutalement suite à la révélation des agissements et des pulsions du père avocat (et défenseur des victimes de pédophilie...le comble), rattrapé par son sombre passé. Un passé que personne n'ignorait dans son entourage le plus proche, hormis son fils.
Abordant des thématiques vraiment intéressantes et résonnant d'autant plus avec l'actualité de ces derniers mois, comme le questionnement de l'image publique que l'on renvoie aux médias, de la complicité par le silence ou encore de la transmission de ce mal, l'ensemble est en grande partie plombé par une narration manquant d'ampleur et de rythme, frôlant même à certains moments le téléfilm de par de ses dialogues (et le jeu d'une partie de la distribution), jonglant maladroitement entre le mystère et l'évidence, créant une sorte de boucle gênante de laquelle on a du mal à sortir.
Un récit qui fait du surplace, avant de se rattraper un peu dans son dernier tiers, moins naturaliste et plus active, et cette confrontation avec ce "monstre" trop familier pour le laisser s'en sortir sans rien faire. Une confrontation finale qui va avoir des conséquences directes sur la vérité telle qu'elle aurait dû être entendue.
Un rattrapage qui intervient malheureusement un peu tard pour vraiment rehausser le film et en faire une œuvre marquante. Et c'est bien dommage au vu du sujet, intime comme judiciaire, qu'il traite. 5,5/10.
Toujours bien ou beaucoup aimé les films de Joachim Lafosse (sauf Continuer). Je suis allé voir celui-ci sans rien en savoir, uniquement sur les noms du réalisateur et des acteurs. D’entrée j’ai été pris par l’ambiance et le rythme. Un certain mystère s’installe immédiatement. Et même si celui-ci est vite levé, il n’en reste pas moins qu’un certain suspens prend le relais, surtout pour savoir comment tout cela va se terminer. Le sujet est sensible et périlleux mais le scénario (inspiré de faits réels) est finement écrit et Lafosse s’en sort très bien. Allié à une mise en scène sobre, il nous offre un thriller familial sombre et puissant. Le tout peut paraitre (trop) lent mais sied très bien au récit pour ma part. La distribution est au diapason. Les talents respectifs d’Emmanuelle Devos et de Daniel Auteuil ne sont plus à prouver. Avantage à l’actrice qui nous offre une fois de plus une grande interprétation. Au final un très bon cru pour Joachim Lafosse. Un drame familial glaçant qui ne laisse pas indifférent. Une réussite.
Au sein d’un cinéma français emporté dans la tourmente progressiste, cheminant cahin-caha entre films abêtissants ou très volontairement orientés, difficile pour les acteurs qui ont œuvré auparavant dans une atmosphère plus respirable de se frayer un chemin vertueux. Là où la plupart ont jeté l’éponge en choisissant de suivre le courant pour pouvoir exister encore, d’autres comme François Cluzet, Sandrine Kiberlain, Emmanuelle Devos, Catherine Deneuve, Nathalie Baye, Philippe Torreton, Vincent Lindon ou Jacques Gamblin ont ralenti leur activité cinématographique pour tenter de préserver leur intégrité artistique à travers les quelques projets pouvant encore leur procurer le sentiment de ne pas se renier. Daniel Auteuil est de ceux-là qui n'aura que très peu sacrifié son talent au cours de ces quinze dernières années qui ne resteront pas soyons-en sûrs dans les annales. Pour « Un silence », il s’associe au cinéaste belge Joachim Lafosse dont le cinéma ne laisse jamais indifférent par ses sujets à forte intensité dramatique traitant des relations familiales et amoureuses de manière plutôt radicale. Le scénario écrit à sept mains (!!!) évoque sans détour la pédophilie qui gangrène tous les milieux sociaux y compris les plus hautes sphères. L’avocat célèbre interprété par Daniel Auteuil s’est justement fait le chantre de la lutte contre ce fléau vieux comme le monde mais désormais mis en lumière à travers une exposition médiatique qui vaut souvent pour les accusés un jugement avant jugement. Lors de l’entame, Lafosse promenant de manière très subtile sa caméra dans une grande demeure bourgeoise, nous fait pénétrer dans l’intimité de la famille de maître François Schaar dont le malaise qui l’habite sourd à bas bruit à travers le regard porté sur la sublime Emmanuelle Devos, son épouse qui semble comme en visite dans son propre foyer. Un caillou coupant assurément dans la chaussure de cette femme dans la force de l’âge qui reporte toute son affection sur son fils adoptif. L’époux de retour, s’installe une ambiance lourde de sens faite de non-dits et d’allusions perfides, typique des familles dysfonctionnelles cherchant à étouffer sans jamais y parvenir le lourd secret de l’inceste. Des familles où quelquefois la mère pour de multiples raisons possibles renonce à assurer son rôle protecteur. Faute de pouvoir communiquer face à cette perversion ultime c’est le « silence » du titre qui est tacitement trouvé par chacun pour continuer à faire semblant de vivre comme si de rien n’était. Une solution qui bien sûr ne peut en être une, faisant des ravages incommensurables sur le long court. Daniel Auteuil et Emmanuelle Devos qui s’étaient déjà croisés en 2002 pour « L’adversaire » de Nicole Garcia inspiré de l’affaire sordide « Jean-Claude Romand » sont tous deux pleinement investis dans ces deux rôles très lourds à porter. Leur sobriété de jeu respective fait merveille pour permettre au réalisateur de montrer le long chemin qui mène à la vérité et à une très hypothétique reconstruction. Le film fait bien sûr référence à une affaire similaire récente qui avait secoué le monde des médias et celui de la politique montrant que se parer de vertu et brocarder ses interlocuteurs du haut de son magistère moral auto-proclamé est souvent plus facile que s’appliquer à soi-même les mêmes principes moraux. Un film très fort, formidablement interprété qui nous rappelle que l’âme humaine demeurera sans doute éternellement insaisissable.
En 2023, le réalisateur belge Joachim Lafosse s’empare d’un sujet douloureux pour retracer un drame familial. Malheureusement, le résultat prouve qu’il ne suffit pas d’aborder un thème aussi scabreux pour produire un bon film. La mise en place de l’intrigue reste confuse et peu palpitante. Comme cela dure près de cinquante minutes, on finit par trouver le temps long. Le choix artistique de mise en scène prête également à caution. Entre des plans larges sans intérêt et des images resserrés de trois-quarts arrière, le plus souvent dans la pénombre, on subit une atmosphère plus tapageuse qu’immersive. Les prestations convaincantes d’Emmanuelle Devos et Daniel Auteuil ne suffisent pas à relever le niveau. Bref, du cinéma d’auteur inutilement prétentieux.
film que j'ai trouvé tour à tour bidon , malaisant sans aucune sorte de morale explicative. Il semble que le réalisateur se soit inspiré d'un fait divers. Soit.
Mais que veut il nous dire et que faisons nous ensuite de cette matière cinématographique.
Quand à certains éléments du récit on se pince pour y croire tant c'est parfois tiré par les cheveux...
Les acteurs font le job mais on se demande au service de quelle histoire et ce qui va imprimer ou non chez le spectateur
Très bon film digne d'un drame antique qui interroge la question de la transmission des limites entre générations À voir +++ pas de voyeurisme beaucoup de sensibilité
Sujet très intéressant, mais très mal traité avec un scénario mal cousu, des longueurs, quantité de déplacements en voiture avec en plus un demi-tour laborieux, plusieurs scènes d'aller retour en piscine, un recours à des danses inutiles, slow entre la mère et le fils, danses alcoolisées en boite de nuit bruyante, repères temporels peu compréhensibles, fils qui joue mal.. Dans quelle galère Emmanuelle Devos et Daniel Auteuil se sont-ils égaré?
Un film où se distille l'histoire patiemment pour que se dévoile enfin un scénario d'une grande force, tenu par des acteurs époustouflants et brillants. Un cinéma fort et prenant.
Indéniablement un grand film. Sujet type 'Familia Grande', acteurs aux sommets, mise en scène inspirée, j'ai beaucoup aimé les plans pris dans une voiture, le travail sur le lumière. Plus le film avance, plus il est intéressant, parce qu'on comprend au fur et à mesure de plus en plus de choses. J'ai compris à le fin, que le film est un immense flashback.