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jean claude a.
1 abonné
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2,0
Publiée le 16 janvier 2024
Je mets 5 sur 10, 2 pour Emmanuelle Devos, 2 pour Daniel Auteuil et 0 pour le scénario. Je m'attendais à beaucoup mieux. Les deux acteurs principaux semblent mal à l'aise avec leurs rôles. L'intrigue est banale à pleurer. Un mauvais fait divers ne peut pas faire un bon film.
Film extraordinaire, subtil, anti-spectaculaire, qui travaille l'inquiétude dans le silence, les ombres, la confusion. La photographie très stylisée donne une teinte nocturne, cauchemardesque, un rêve éveillé dont il faudrait s’enfuir.
On a l'habitude avec Joachim Lafosse, la mise en scène est très maitrisée, économe dans ses effets, et marque par sa précision. Il donne énormément d'espace à ses acteurs et actrices qui construisent ainsi, comme dans tous ses films, des interprétations magistrales.
Le film trouve évidemment beaucoup d'échos avec toutes les questions contemporaines et le débat de société actuel sur les crimes sexuels causés par par l'abus du pouvoir des hommes.
De toute évidence, c'est le film le plus troublant et marquant de la rentrée 2024 !
Emmanuelle Devos est décidément une actrice de premier plan.. ! Le film est certes un peu long surtout la deuxième partie mais souligne aussi le silence et sa lourdeur.
Un drame pesant et malaisant sur l’éclatement d’une famille face au poids du secret et des non-dits jusqu’à l’inéluctable, qui s’appuie sur un scénario un peu confus mais aussi sur l’interprétation impeccable du duo Auteui/Devos.
De la grande et belle bâtisse jusqu'aux bouclettes de l'adolescent tête à claques, tout rappelle le petit monde bourgeois déjà dépeint dans le dernier film de Catherine Breillat, L'Été dernier. L'on comprend donc rapidement que Joachim Lafosse décide de s'attaquer, lui aussi, à l'autopsie d'une famille bourgeoise dysfonctionnelle.
Pour autant, le film porte bien son nom puisque pendant un bon premier tiers, l'on a bien du mal à comprendre de quoi il retourne vraiment, ce qui est assez déstabilisant.
Petit à petit, certains indices contextuels laissent comprendre que l'on est en pleine affaire Dutroux (le dessaisissement du juge suite à sa participation à une action de soutien aux victimes, la marche blanche...), et de courtes scènes de querelles familiales laissent entrevoir ce que cachent tous ces non-dits.
Malheureusement, le film restera toujours un peu trop silencieux pour vraiment passionner. Si l'on peut lui reconnaître de ne jamais chercher à faire du sensationnalisme et à préférer s'intéresser à la psychologie de ses personnages plutôt qu'aux faits sordides, il ne parvient toutefois pas à créer suffisamment de tension. Les dialogues ne sont pas toujours très inspirés, les scènes avec les journalistes qui campent devant la maison, répétitives et un peu convenues. En restant trop souvent dans la simple évocation, en plus de l'extrême retenue des personnages, le film peut donner l'impression de quelque peu banaliser son sujet.
Dans le rôle de la mère qui s'est tue pendant des années pour maintenir l'équilibre fragile de sa famille et préserver le confort de sa vie bourgeoise, une actrice plus "dure" qu'Emmanuelle Devos, que j'adore par ailleurs, aurait sans doute mieux convenu (l'on pense à Isabelle Huppert ou Karin Viard, par exemple). Actrice tellement sensible, elle a du mal à être crédible en épouse qui a couvert son mari pendant toutes ces années, et qui semble finalement peu atteinte par ses agissements et ceux de son fils.
Un silence est donc malheureusement une nouvelle déception en ce début d'année.
La famille n'est sans doute pas l'institution préférée de Joachim Lafosse, déjà auteur de Nue Propriété, À perdre la raison ou encore l'Economie du couple. Un Silence ne nous prouvera pas le contraire en tout cas, encore plus dérangeant que ses précédents films, et pourtant curieusement beaucoup moins froid. À croire que Lafosse se départit de ses anciens mauvais tics de mise en scène. Les comédiens eux, sont irréprochables et il ne fallait pas moins que leur talent ainsi que leur courage pour illustrer un sujet aussi sensible, traité sans l'habituelle psychologie à trois sous. Un vrai coup de coeur.
D'emblée Joachim Lafosse nous met devant le fait accompli puis retrace l'histoire à sa racine. Cela donne un film assez déstabilisant sur une mère de famille voulant cacher les secrets de cette même famille. Sans en dire trop, le thème abordé est particulièrement difficile à traiter, et comme son nom l'indique ce thriller se résume souvent à des longs silences. Daniel Auteuil explore une nouvelle palette de son répertoire, mais c'est surtout Emmanuelle Devos qui impressionne tant elle est dans le déni pour protéger son mari et son fils adoptif. Malgré le talent de ces comédiens, le film a tendance à ronronner beaucoup mais le final mérite le coup d'aller au bout de cette sombre affaire.
Faut-il être ennuyeux et triste pour traiter un sujet grave ? C'est peut-être ce qu'a pensé le réalisateur. Quoi qu'il en soit son film traîne en longueur, certains plans sont interminables. L'image est sombre et laide. Et surtout il manque un scénario digne de ce nom. Il n'y a ni suspense ni enjeu, de sorte que l'on s'ennuie ferme. Tout le talent de Devos et Auteuil est impuissant à sauver ce pensum. Bien que ce film soit parait-il inspiré d'une histoire vraie, notons aussi de grosses invraisemblances. Comment un grand avocat qui connaît parfaitement le fonctionnement de la machine policière et ses moyens techniques serait-il assez stupide pour consulter des sites pédo-pornographiques des milliers de fois à partir de son propre ordinateur ?
Le nouveau long-métrage de Joachim Lafosse nous plonge très vite dans une ambiance malaisante. Le récit transpire de non-dits et est nimbé d’un mystère qui ne quitte pas le spectateur tout au long du visionnage. Cette atmosphère pleine de tensions et de suspicions est la grande réussite du film. À cela il faut ajouter les prestations très convaincantes des deux grands interprètes figurant au casting : Emmanuelle Devos et Daniel Auteuil. Cela ne suffit pas pour autant à faire d’Un Silence une réussite totale. Le drame familial narré par le long-métrage est assez glaçant. Le spectateur se trouve en permanence questionné sur ce qu’il aurait fait en lieu et place des protagonistes du film. On se rend bien compte à quel point la libération de la parole est difficile. Et les impacts que cela peut avoir sur les relations entre les membres d’un même clan familial. La prestation du jeune Matthieu Galoux dans un des rôles principaux, celui du jeune fils adoptif (qui est happé par toute cette histoire à son corps défendant), laisse plutôt à désirer. Alors que Daniel Auteuil et Emmanuelle Devos proposent de très belles interprétations, le jeune comédien s’avère assez terne tout au long du long-métrage. C’est d’autant plus ennuyeux qu’il est au cœur de l’intrigue dans le final. Celui-ci, très sombre et plutôt confus, ne parvient pas à nous apporter une bribe de réponses à nos questions et laisse planer un flou pesant.
Excellent film avec 2 très bons acteurs ! Daniel Auteuil et Emmanuelle Devos, j adore. On est pris dans l intrigue dès le début avec un malaise de situation. Le scenario monte en intensite progressivement. La fin est poignante.Enfin un Tres bon film!
Tout au long du film, Joachim Lafosse ausculte les dysfonctionnements, les non-dits, les rancœurs et les reproches dans cette famille où des choses graves se sont passées - on imagine très vite de quoi il en retourne - et où la vérité et le scandale menacent d’éclater.
Malgré un début plutôt intrigant, très vite, on se rend compte que rien ne fonctionne dans ce film, que ce soit son montage maladroit, ses dialogues trop explicatifs, un scenario qui s’éparpille et qui ne sera finalement jamais à la hauteur de son sujet, ou encore une atmosphère qui a du mal à être aussi lourde et prégnante qu’on pouvait l'espérer. Quant aux médias et à l’utilisation que Lafosse en fait, là encore, c’est un échec, ne dépassant jamais la simple caricature.
Décevant de la part d’un Joachim Lafosse qui nous a souvent habitué à l’excellence avec ses films passés : "Les Intranquilles" (2021) "Nue Propriété" (2006), "A Perdre la Raison" (2012), Les Chevaliers blancs (2016) ou "L'Economie du Couple" (2016).
Le visionnage de ce film vous plombera la vie quelques heures, car le malaise généré est hautement terrible! Et quand on apprend après coup que l'avocat "AUTEUIL" est inspiré de l'avocat de l'affaire DUTROUX en Belgique, le dégoût s'accentuera... Quant à la réalisation proprement dite beaucoup de critiques : puzzle artificiel en flash-back , caméra en permanence sur les nuques des acteurs, images très sombres, scènes interminables peu utiles,... L'épilogue rejoindra le prologue d'une manière trop théâtrale. On gardera tout de même la performance exceptionnelle des acteurs DEVOS et AUTEUIL qui nous glaceront et donneront une âme à ce terrible drame.
Réalisé à partir d'un fait divers réel, ce film est une très bonne surprise. Bien ficelé, beaucoup de suspense, avec d'excellents acteurs. Une vraie réussite !
Superbe film ... les acteurs bien sur , sont brillants. Mais surtout, l'intrigue émerge tout doucement et se déplace vers l'inimaginable. Tout en pudeur, le drame se construit ...