Si l’objectif était de se moquer des J.O., c’est raté, ils se sont plutôt bien déroulés…mais le film ayant été tourné bien avant, on lui pardonnera. Si la cible était la franchouillardise en revanche, c’est plus réussi, même si on peut avoir l’impression que chacun joue sa partition dans son coin : Laura Felpin en animatrice horripilante, Benjamin Voisin en champion autistique, psychorigide et intolérant, Grégoire Ludig en beauf infect et inculte. Tous les trois sont très bons mais cohabitent peu. ‘L’esprit Coubertin’ est une drôle de comédie. Les gags ne sont jamais amenés sur un plateau avec des guirlandes lumineuses, façon de dire “Là, spectateur, c’est drôle, tu dois rire” : non, tout se joue aux marges, dans les détail, le non-verbal, les phrases anodines, les trucs qui défilent dans les émissions d’actualité. Voilà qui réclame plus d’attention que d’autres comédies mais le jeu en vaut la chandelle car on découvre une écriture et une tournure de (mauvais) esprit rarement observées dans la comédie française : un ton détourné, incertain et pourtant efficace, que j’ai bien envie de voir se développer davantage à l’avenir.
Film sympathique vu en avant-première. Benjamin Voisin dans un rôle à contre-emploi, ça change et il est vraiment très bon ! Le film reste malgré tout un peu « simple » à mon goût et aurait mérité des situations plus cocasses… bon film malgré tout et Jérémie Sein est un réalisateur à suivre
Avant le début des Jeux Olympiques de 2024, une comédie française s'est attaqué à se moquer avec beaucoup d'idées. De l'humour absurde se tenant sur une 1h10 avec un beau casting. Malgré un très bon début, le reste du film s'essouffle ; l'humour est moins présente et le scénario tourne en rond.
Un film sans prétention en cette année Olympique 2024 , une auto dérision du Team French , un décalage complet sur la performance , le résultat , un moment de rire et sourire sans prétention... A voir en famille ....
Petit film, sans prétention, ne cherchant pas à monopoliser notre temps. La thématique actuelle fait pousser en elle des attentes qu'il l'a dépasse. En d'autres mots, une œuvre autocritique, où l’humour burlesque et l’autodérision, ADN du film, auraient tourné en dérision les enjeux des hautes instances des JO à Paris et la pression mise sur les athlètes. Au lieu de cela, le film se contente d’être une petite comédie, oscillant entre une drôlerie naïve, portée par des personnages quelque peu candides, et un ennui découlant de leur caractérisation caricaturale.
Le film tente timidement un discours politique, mais celui-ci reste trop superficiel pour vraiment mettre en lumière les problématiques qu’il aborde, qu’il s’agisse de racisme, de sexisme ou d’hypocrisie.
L’esprit Coubertin raconte le calvaire de la délégation française aux jeux olympique de Paris : aucun titre olympique à l’approche de la fin des jeux. Tous les espoirs semblent reposer sur les épaules de Paul, champion du monde en tir malgré une immaturité épatante. C’est lourd, grotesque et pas drôle. Un ratage en règle…
La devise de Coubertin : "l'important c'est de participer". C'est probablement ce que se sont dit les acteurs-actrices pour ce film. Et ils n'essayent pas de triompher en jouant en roue libre. Les scénaristes ont voulu créer un comédie loufoque, décalée mais c'est complètement raté tellement c'est plat et en manque d'idées. Et la présence de Grégoire Ludig et Laura Felpin n'y changera rien. Quant aux 2 comédiens principaux, Benjamin Voisin, c'est une prestation terne, tandis qu'Emmanuelle Bercot, elle m'a encore une fois pas convaincu, même le contraire. Ce court film sera très vite oublié.
Pas compris le principe (si y en a un). C’est très vulgaire, jamais drôle et une morale douteuse. Une catastrophe absolue, je comprends même pas comment un tel film a pu sortir en salle. Même pas digne d’un sketch YouTube.!
C'est ce qu'on appelle "un film de circonstance", dont la sortie coïncide avec les cérémonies marquant le début de l'année olympique française. Le sujet est traité avec ironie.
Le point de départ est savoureux : à travers un montage d'extraits de compétitions, nous découvrons qu'en juillet-août prochains, si la France va gagner des médailles, à quelques jours de la fin, aucune n'est en or. J'ai bien aimé la diversité des plantages, tout comme le florilège d'excuses bidons avancées par les sportifs non victorieux. Ajoutez à cela les dépêches de bas d'écran, diffusées sur la chaîne d'info en continu, et vous avez de quoi vous payer une bonne tranche de rigolade.
Le problème est que c'est à peu près tout. Le reste du film est une effarante collection de clichés : sur un certain type de sportifs, les gendarmes, les organisateurs, les bénévoles, les politiques, les journalistes. C'est censé faire rire, mais je crois que cela risque surtout de susciter la lassitude, tant le trait de la caricature est grossier.
Du côté des comédiens, il faut quand même souligner la bonne composition de Benjamin Voisin et Emmanuelle Bercot, qui introduisent un tout petit peu de subtilité dans leurs personnages, tandis que le reste du casting cachetonne.
Dommage, parce qu'il y a avait de quoi faire bien mieux.
C’est sûr, le sujet de la comédie signée et réalisée par Jérémie Sein est bien dans l’air du temps. Il est de bon ton de se moquer de l’organisation des J.O. de Paris, quand ça ne va pas jusqu’à en souhaiter l’échec. Ici, en l’occurrence tout est passé à la moulinette avec une certaine mauvaise foi et un évident manque de talent. Après dix jours de compétition, les Jeux sont un fiasco pour la délégation française qui ne parvient pas à gagner de médaille d'or. Tous les espoirs de titre reposent désormais sur Paul, champion du monde de tir mais athlète immature et pas très malin. Alors que la compétition approche, il est contraint de partager sa chambre avec un nageur qui semble plus préoccupé par les tentations extra-sportives du village que par sa course. L’idée de départ n’est pas si mauvaise et à au moins le mérite d’être originale. Hélas, presque rien ne fonctionne et on s’ennuie ferme durant 78 minutes… seulement, et c’est déjà trop long. On sait bien qu’un 1er film est souvent parasité par quelques défauts ou faiblesses. Mais là, « faiblesse » reste le sentiment dominant de cette piètre comédie. Manque de rythme, gags – le mot est un peu fort – répétitifs, dialogues faméliques, jeu approximatif des acteurs que l’on sent livrés à eux-mêmes, et surtout scénario quasi vide – à l’exception, je l’ai dit, de l’idée de départ – qui ne tient ni la route ni la distance – et pourtant 78 minutes c’est très court -. Lourd bilan pour un film léger, léger qui n’apporte pas grand-chose. La volonté de tout traiter en dérision, les politiques, les médias, le village olympique transformé en lupanar, le Club France… bref on tire à vue, ne suffit pas un film et encore moins la comédie grinçante qui était visiblement l’ambition première du cinéaste. On est très loin du compte. Parfaitement dispensable. Jérémie Sein a eu à cœur de ne pas choisir des acteurs ayant l'habitude de jouer dans des comédies. D’où les têtes d’affiche qui portent les noms de Benjamin Voisin et Emmanuelle Bercot, aussi caricaturaux et mal à l’aise l’un que l’autre. Rivaldi Pawawi, Grégoire Ludig, Laura Felpin, Laure Atika participent à ce jeu de massacre organisé. Pour résumer, je reprendrais une déclaration captée au détour d’une interview donnée par Benjamin Voisin, habitué des rôle dramatiques, qui avouait se demander, à la réception du scénario, pourquoi on faisait appel à lui… Je pense qu’il se le demande encore.
Film totalement atypique, un ovni cinématographique. A la fois drôle et déroutant. Les 2 acteurs principaux sont époustouflants : Benjamin Voisin, décidément un des meilleurs comédiens de sa génération, est méconnaissable en champion béta et borné. Emmanuelle Bercot, enlaidie, est géniale en coach sportif. Leur duo est épatant, entouré par des très bons seconds rôles.