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Fabien Sorrant
82 abonnés
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4,0
Publiée le 28 juin 2025
Un très bon anime japonais avec une très bonne seance de karaote mémorable. Des tranches de vie bourrés de fantaisie , d’humour, de tendresse et de poésie.
Les tranches de vie d'une famille "ordinaire" au Japon où les personnages sont tous attachants. L’évolution de la tradition vers la modernité donne des situations très drôles, poétiques et pleines de moralité.
Minimaliste en tout points à l'image de ses dessins, Mes voisins les Yamada, si on s'attend à un film comme on en a eu l'habitude de la part de Takahata on est déçu et on finit rapidement par s'ennuyer. Il faut cependant reconnaître qu'a regarder en plusieurs fois, cet enchainement de sketches et saynètes en tout genres dépeint une réalité touchante et agréable à regarder où le réalisateur japonais fait son métier avec toujours la même poésie et ce romantisme qui lui sont propres. Le film gagne au fur et à mesure et d'autant plus qu'on le regarde avec détachement, de manière étonnante.
Techniquement très réussi, cet animé nous donne un avant-goût du parti pris graphique du futur "Conte de la princesse Kaguya", bien que humoristique et volontairement plus minimaliste. Encore une fois l'animation est ultra dynamique. Petit bémol tout de même, le côté magique et prenant des autres productions Ghibli fait peut-êtr défaut à ce film.
Roh qu'il est sympa ! Réalisé par Isao Takahata et Hisaichi Ishii pour le Studio ghibli, sur la base du manga du 2ème, Mes voisins les Yamada est une œuvre complètement à part dans la réalisation et l'apparence par aux autres créations du studio.
Le respect du trait minimaliste de l'auteur a été respecté. Ce qui donne une image assez bizarre et peu habituel. Un écran blanc sur lequel flotte les décors et personnages. Mais c'est absolument pas désagréable du tout. Juste surprenant au départ quand on ne connait po. On a quand même le droit à la couleur en plus
Le rythme est assez lent. A la base, il s'agit d'une représentation d'une famile Japonaise de base et de son évolution dans l'engagement qui a été pris : celui du mariage. Les personnages sont bien évidement aussi loufoques que farfelus, pour leurs donner plus d'intérêts. Mais ils sont placés dans le quotidien. Et les séquences se suivent sans forcément trouver de suite logique. C'est parfois décousue. Le manga originale se compose d'une multitude de planche de 4 cases. Sans être une adaptation du manga, le film suis ce modèle décousue.
Bref, on suit l'histoire, on sourit ou rit beaucoup sur les situations incongrues, on essaye d'accrocher à la poésie qui est mis dedans et finalement, on a le droit à un joli p'tit film changeant des habitudes, très agréables.
C'est donc 3 étoiles pour Takahata qui, heureusement, ne fait pas Le tombeau des lucioles à chaque fois ! OUF !
Isao Takahata compose son long métrage non comme un modèle mais plutôt tel une proposition, une digression chronique et disparate présentant sous un angle particulièrement anodin une cellule familiale parmi des milliers d'autres... Si l'animation de Mes Voisins les Yamada s'avère techniquement irréprochable et délectable pour la rétine cette succession de sketches témoigne d'un hic majeur : Takahata ne parvient pas à retrouver ne serait-ce que la moitié de l'ampleur cinématographique d'un chef d'oeuvre comme Le Tombeau des Lucioles. Très joli portrait voué à l'immanence graphique Mes Voisins les Yamada parvient tout de même à " exprimer le réalisme de ses personnages " ( selon les termes de Takahata lui-même ) au gré d'un style à la fois minimaliste et nuancé qui ne fait que renforcer la banalité des séquences animées. On sent effectivement l'influence de la bande-dessinée de part et d'autre, l'ensemble du film se situant à mi-chemin entre la brève de comptoir humoristique et la tranche de vie ludique. Ici la vignette se substitue au cadre, le trait rond dirigeant le récit d'un film fort peu cinématographique en définitive. Takahata prouve en revanche sa subtilité sans jamais imposer quoi que ce soit au spectateur, privilégiant l'ouverture accueillante aux bornes péremptoires. Reste que Mes Voisins les Yamada manque cruellement d'intérêts dans ce qu'il cherche à raconter... Très beau mais peu ambitieux.
Plaisant et original visuellement avec ses dessins minimalistes très stylisés, "Mes voisins les Yamada" l'est beaucoup moins par son scénario ou plutôt son non-scénario. On est en présence d'un assemblage de petites scènes de vie plus ou moins longues d'une famille ordinaire japonaise. C'est toujours tendre, parfois drôle (mais rarement), le tout a du mal à construire un long-métrage d'une heure quarante cinq faute de fil conducteur. J'ai donc souvent trouvé le temps long.
Mes voisins les Yamada - malgré des graphismes brouillons, l’histoire de cette famille vivant des scènes très banales a tout de même beaucoup de charme ! 2,9/5
C’est un sacré défi qu’a relevé le réalisateur Isao Takahata avec ce film d’animation au trait très léger ressemblant à une aquarelle et sans véritable histoire puisqu’il s’agit d’une succession de saynètes sur une famille japonaise. Plutôt amusant à suivre bien qu’assez inégal en dépit de l’absence de fil rouge. Le dessin bien que rudimentaire est au final agréable à voir si on parvient à s’habituer au style et on sympathique facilement avec les membres de ce foyer pas très ordinaire.
Un dessin animé au style très particulier, au début j'étais dubitatif concernant le style graphique utilisé mais on s'y fait et le charme finit par opérer aidé par l'humour léger, les douces musiques et le savoir-faire du studio Ghibli.
Adapté du manga éponyme de Hisaischi ishii, Mes Voisins Les Yamada raconte la vie quotidienne d'une famille japonaise sous forme de petites saynètes humoristiques. Pour retranscrire la simplicité du quotidien, Isao Takahata s'en remet à des graphismes volontairement épurés et une bande son discrète. Contrairement à beaucoup de gens, je trouve ce parti pris esthétique rafraichissant. Et puis, un peu d'originalité ne fait pas de mal à notre époque où la plupart des styles d'animation semblent converger vers une imitation de Pixar. Néanmoins, il faut reconnaitre que la narration sous forme de sketchs nuit parfois au rythme global de l'œuvre, mais ça reste un des films les plus drôles et les plus représentatifs du japon moderne jamais produit par ce studio.
Avant-dernier film du cinéaste, c’est l’adaptation du manga éponyme d’Hisahichi ISCHII, paru entre 1991 et 1993 dans le quotidien Asahi Shinbun, 2e journal le plus lu au monde avec 8 millions d’exemplaires. En fait le manga se rapproche plus du style Comic Strip américain, en 4 cases et se lisant de haut en bas ; le film lui reste fidèle avec une colorisation de type aquarelle mais en numérique pour des raisons de coût et avec des personnages déformés (grosse tête et petits membres). Il décrit le quotidien de la famille Yamada, constituée des parents, Takashi et Matsuko, mère au foyer, de leurs 2 enfants (Noboru et Nonoko), de la grand-mère maternelle, Shige (70 ans) et du chien : mariage des parents, naissance des enfants, choix du programme télé, réalisation des repas par la mère, dialogues père-fils difficiles, premier amour du fils, oubli de la fillette dans un centre commercial, etc. Le réalisateur fait allusion à des contes pour enfants (« Momotarō » et « « Le coupeur de bambous ») pour la naissance du garçon Noboru (dans un chou) et de la fille Nonoko (dans un bambou) ou à des estampes japonaises [telles celle de la célèbre « Grande vague de Kanagawa » issue des « Trente-six vues du mont Fuji » du peintre Hokusai (1760-1849) ; il parsème aussi des haïkus du poète Buson (1716-1783) entre des saynètes. Une belle réussite que d’avoir transformé en long métrage un format court de bandes dessinées, en conservant le coté minimaliste, en y mettant de la poésie et un accompagnement musical classique (« marche funèbre de la sonate n°2 » de Frédéric Chopin, « Ouverture 1812 » de Piotr Illich Tchaïkovski, « Symphonie des jouets » de Léopold Mozart) ou de variétés (« Que sera sera » de Jay Livingston et Ray Evans). Le regard sur cette famille est juste sans être méchant (malgré les défauts de chacun). On est plus proche du style de Sempé que de celui de Matt Groening et sa série américaine des « Simpson », diffusée à partir de 1989 ! Comme il s’agit d’une succession de saynètes, le film (1h44), aurait pu être écourté de 15 mn.