Un western nordique âpre et immersif, visuellement sublime, qui explore les rapports de pouvoir et de domination dans un Land danois au XVIIe siècle, porté par la presta sobre mais intense de Mads Mikkelsen.
Un film danois historique avec l'excellent Mads Mikkelsen ne peut qu'attirer l'attention, et effectivement la vision de "King's land" a été une expérience très concluante. Le scénario, qui peut faire pas mal penser à celui d'un western (petit cultivateur qui se bat contre un grand propriétaire terrien très cruel, vengeance), s'inspire d'une histoire vraie même si on peut supposer qu'il brode beaucoup. "King's land" met parfaitement en image la nature sauvage des landes danoises, sait préserver son intérêt tout du long avec son lot d'événements souvent très violents, et arrive aussi à émouvoir à de nombreuses reprises.
Un jeu d’acteur époustouflant dans le rôle d’un colonel rigide et déterminé qui n’a jamais eu d’autre choix que de l’être. Un film qui nous pousses à la réflexion entre carrière et objectif ou famille et amour.
Une bien belle œuvre que ce film. Les personnages sont marquants sans être pour autant caricaturés, la mise en scène est classique mais parfaite. On passe du drame au romantisme, de la violence à l'amour, de l'épique à la petitesse, de la folie des grandeurs au travail de la terre... Remarquable.
Une découverte. Un film âpre, souvent violent, sur une page totallement inconnue de l'histoire d'un pays et d'une époque pas si lointains. Mads Mikkelsen et les autres acteurs sont très convaincants. A voir
Une sorte de western dans les landes danoises au XVIII eme siècle avec un héros taciturne, ambitieux et obstiné face à un méchant juge, propriétaire, sadique et cruel, une histoire de colons allemands racistes , de roms et de pommes de terre avec en prime de beaux paysages et un Mad Mikkelsen énorme
Film historique, drame, film d'aventure mais surtout superbe film. L'histoire est passionnante. Mads Mikkelsen est excellent en soldat rigide et déterminé qui joue son va-tout dans une mission extrêmement risquée.
Mads Mikkelson est un homme taciturne et bourru qui décide dans le Danemark du XVIIIeme siècle de s'installer dans une lande hostile pour cultiver et s'élever socialement. Les paysages sauvages, le rythme et la dureté de la vie, les personnages tous fouillés et bien interprétés font de ce film une belle et grande fresque dramatique dont la dramaturgie toujours évolutive en fait un grand film passionnant et émouvant, souvent dur à supporter par la violence qui s'en dégage. Coup de cœur.
Quel dommage que le dernier long-métrage de Nikolaj Arcel n'ait pas été distribué dans les salles françaises. Le scénariste des "Enquêtes du Département V" nous offre un magnifique western danois, où Mads Mikkelsen incarne un homme déterminé à cultiver des pommes de terre en 1755 dans une terre réputée incultivable, en échange d'un titre royal. La photographie, d'une précision remarquable, sublime chaque scène, tandis que les acteurs insufflent une profondeur psychologique impressionnante à leurs personnages. L'intrigue, à la fois sombre et empreinte d'une persévérance tenace, captive par sa construction habile et nuancée.
Une bonne surprise que ce "King's Land" ; film non distribué en France alors qu’il a participé à la Mostra de Venise. Certes, il n’est pas le seul dans ce cas, me direz vous.
Au-delà de la classe sociale, roturiers face à la noblesse, le film évoque le racisme lié à la superstition. Du reste, AlloCiné n’a même pas daigné mentionner le nom de la toute jeune actrice Melina Hagberg dans le rôle de Anmai Mus. Attention, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit… Toujours est-il, le film, vu en V.O, est très bien interprété.
Le récit peut paraître lent mais cela me paraît évident dans la mesure où le capitaine Kahlen sous les traits rugueux de Mads Mikkelsen, sillonne au pas de son cheval une lande aride et hostile dans un royaume du Danemark de 1755. Le récit s’appuie sur les doutes, les espoirs et la détermination du capitaine à réussir son objectif. A cela s’ajoute le temps nécessaire au labour et à la floraison. C’est aussi l’image de l’antagoniste, cruel à souhait, (Simon Bennebjerg) qui ne tombe pas dans le jeu de la caricature. La scène de torture - l’ébouillantement - m’a saisi de dégout, sentiment partagé avec les convives subtilement restitué.
Un récit âpre et dur comme cette terre du Jutland ; comme ces hommes et ces femmes dont le roi du Danemark ignore jusqu’à leur existence. En France, quelques années après, le peuple se révoltera pour rappeler à leur roi qu’il existe !
Enfin plaisir de retrouver des actrices comme Amanda Collin qui interprète Ann Barbara, actrice découverte dans la série « Raised by Wolves » injustement stoppée après deux saisons - ça n’engage que moi - je ne l’ai reconnue que très tard dans le film ; ainsi que Kristine Kujath Thorp, déjantée dans « Ninjababy » et complètement déglinguée dans « Sick Of Myself », deux films que j’avais beaucoup appréciés. Et de trois.
Un militaire roturier à la retraite ambitionne de gagner son titre de noblesse par la conquête de terres incultes où seule pousse la lande. Le roi l'autorise à essayer mais il se heurte à la noblesse locale. Le film est donc un western avec un méchant pour le coup franchement antipathique, un héros bourru, têtu et aussi avenant que sa lande avec pour moteur la recherche d'une revanche sur la vie et sa naissance. Mais le film est bien plus que cela. C'est d'abord un portrait d'une époque encore féodale qui commence à être travaillée par les lumières. C'est aussi un film sur le sens de la vie : l'objectif qu'on se fixe vaut-il le prix qu'on paie ? Est-il vraiment ce qu'on recherche ?! Le film engage également une réflexion intéressante sur l'importance de la propriété pour le développement de l'agriculture. Il fait écho au livre "voyage en France" d'Arthur Young qui décrit merveilleusement le fait que le métayage entretien la pauvreté de la région. C'est donc aussi une invitation à la réflexion économique pas inutile en ces temps où beaucoup pensent que le bonheur est dans la poche du voisin. Bref un film qui se lit à plusieurs niveaux ce qui en fait une très belle œuvre
lorsqu’au bout de 15 minutes du film j'entends spoiler: une gamine crier " A un de ces quatres en volant un poulet en 1755+ " ça m'a refroidit dommage que le langage n'ai pas été plus travaillé...cela aurait été nettement plus agréable