Dans son deuxième long métrage, cette réalisatrice costaméricaine nous livre un drame familial assez sombre qui se déroule dans son pays d’origine. Elle y relate l’histoire d’une jeune fille qui revient dans son pays natal à SAN JOSE pour retrouver sa sœur et renouer avec sa famille. Mais entre sa sœur plutôt marginale qui tombe dans l’ésotérisme et ses relations toxiques et un père et une mère qui vivent leur propre vie, les rencontres vont s’avérer difficiles. Malgré un scénario bien construit et une bonne interprétation des deux sœurs, l’ensemble du film nous laisse une impression très pessimiste.
décidément je ne serai jamais d'accord avec les critiques...mais là encore si il y avait la palme d'or du vide et de l'ennui il serait sur le haut du podium....
Avec Ton animal maternel, Valentina Maurel transforme le retour d'Elsa au Costa Rica en confrontation intime et culturelle. Revenue d'Europe, la jeune femme retrouve sa sœur Amalia, dont les croyances et le rapport aux esprits perturbent rapidement ses certitudes. Le retour au pays devient moins celui des retrouvailles que celui d'un décalage, parfois difficile à nommer.
Le film a une sensation de flottement entre la raison et l'iréel. On a des histoires de fantômes et d'esprits. Elsa représente la voix cartésienne qui se confronte à une société qui ne ressemble pas à celle qu'elle a côtoyée en Europe. La réalisation est assez particulière, nous sommes dans un jeu entre naturel et quelque chose qui ressemble à de l'improvisation comme le fait Gun Van Sant sur certains de ses films.
Cette opposition traverse aussi les deux sœurs : Elsa cherche à comprendre, réparer et rationaliser, tandis qu'Amalia accepte davantage l'étrange et l'inexplicable. Le film évite pourtant de décider laquelle des deux possède la bonne lecture du réel. C'est justement dans cette ambiguïté que Ton animal maternel trouve sa force, avec une mise en scène qui laisse les personnages exister, parfois dans leurs contradictions, sans chercher à tout expliquer.
Le spectateur partage facilement le regard d'Elsa, parce qu'il semble d'abord être le plus rationnel. Pourtant, cette position devient progressivement moins confortable. Ce qu'elle interprète comme un problème à résoudre appartient également à un environnement où le spirituel, la religion, les esprits et la poésie peuvent cohabiter avec le quotidien. Une question presque anthropologique apparaît : à partir de quelle norme décide-t-on qu'une manière d'appréhender le réel devient irrationnelle ?
Elsa se retrouve ainsi étrangère dans un pays qui reste pourtant le sien. Elle reconnaît les personnes, les lieux, la cellule familiale, sans forcément reconnaître les codes qui permettent de les comprendre. Amalia fonctionne presque à l'inverse. Son rapport à l'invisible peut évoquer une hypersensibilité, une croyance ou un trouble psychique, sans que le film enferme définitivement le personnage dans l'une de ces lectures.
Le titre Ton animal maternel prolonge cette ambiguïté. La maternité n'y apparaît pas comme une identité stable ou idéalisée. Isabel demeure une femme avec son désir, son narcissisme, sa poésie et ses contradictions. Entre la mère et ses deux filles persiste pourtant quelque chose de physique et d'affectif, un lien qui continue d'agir lorsque la rationalisation ne suffit plus. L'animal, le maternel et le spirituel finissent ainsi par appartenir au même territoire, celui de sensations que les personnages éprouvent avant de parvenir, éventuellement, à les expliquer.
Il y a 3 ans, la costaricaine Valentina Maurel, forte d'au moins 2 court-métrages ayant rencontré un très bon accueil dans de nombreux festivals, avait présenté "Tengo sueños eléctricos", un premier long métrage très prometteur et qui avait permis de faire la découverte de Daniela Marin Navarro, une jeune interprète qui faisait sa première apparition au cinéma et qui apportait beaucoup de spontanéité et de fraicheur au rôle qu’elle interprétait. On retrouve Daniela Marin Navarro dans "Ton animal maternel", le 2ème long métrage de Valentina Maurel, présenté à Cannes 2026 dans la sélection Un Certain Regard et qui a obtenu le Prix d'interprétation féminine de cette sélection pour ses actrices Daniela Marín Navarro, Marina de Tavira et Mariangel Villegas. Un film sur une famille costaricaine dysfonctionnelle dont on pouvait espérer beaucoup et qui s'avère très décevant : trop long ; trop de scènes répétitives ; un film qui finit par dégager plus d'ennui que d'intérêt. Un film vu au Festival de Cannes.
Le premier long métrage de Valentina Maurel était déjà une chronique familiale assez peu aimable et passablement rugueuse. La cinéaste récidive avec Ton animal maternel, situé dans la capitale du Costa Rica, à la rencontre d'une étudiante de retour dans son pays et qui s'inquiète de la santé mentale de sa sœur, tandis que leur mère a d'autres préoccupations, très personnelles. Le récit se révèle parfois attachant, mais manque singulièrement de fluidité, dans une addition de scènes qui documentent le quotidien de ces trois femmes et leur relation dysfonctionnelle. Les détails abondent pour montrer le lien distendu et la difficulté de communiquer : un évier bouché, la proximité d'hommes inquiétants, sans parler d'un père désormais peu présent et occupé par une vie sans rapport avec celles qui ont autrefois partagé son existence. Dans le chaos de San José, les convergences entre les trois femmes semblent bien moins importantes que leurs différences, et peut-être même leur égoïsme. Quelques pointes d'onirisme ou d'humour auraient pu desserrer un tant soit peu l'âpreté d'un film dont on perçoit bien le cheminement, sans pour autant trouver la direction exaltante. D'autant plus frustrant que la réalisatrice franco-costaricienne ne manque pas de talent pour diriger ses trois interprètes principales, très convaincantes.
Valentina Maurel est belgo-costaricaine. Ce qui explique cette distribution locale qui a valu à ses deux têtes d’affiche, le Prix d’interprétation dans la catégorie Un Certain Regard, à Cannes cette année. De retour au Costa Rica après des études en Europe, Elsa retrouve sa petite sœur Amalia, seule dans la maison familiale. De plus en plus insaisissable, celle-ci semble enfermée dans des croyances ésotériques. Elsa essaie d’alerter leurs parents, mais ni le père, trop occupé par ses nouvelles conquêtes, ni la mère, absorbée par la réédition des poèmes érotiques de sa jeunesse, ne semblent prendre la mesure de la situation. Le retour d’Elsa engage les trois femmes à interroger leur lien indéfectible. Récit approfondi des problématiques systémiques d'un foyer qui n'est plus, ces 105 minutes posent une question cruciale : mais qu’allait-elle faire dans cette galère ? Elle, c’est la charmante Elsa, qui est reçue comme un chien – une chienne ??? -, dans un jeu de quilles. Entre sa mère, obsédée par la réédition de son livre de jeunesse - les délires érotico-poétiques d’une jeune fille en fleur -, son père, qui ne pense qu’à ses jeunes conquêtes et surtout sa sœur, totalement à la dérive, financièrement et émotionnellement. Bref, une situation inextricable, dont on finit par se lasser assez vite, tant on voit qu’il n’y a pas d’issue. Alors ? Alors, le film vaut donc pour sa sincérité et sa photographie de l’état d’un pays jamais vraiment montré. On ne sort d’ailleurs jamais de ce qui doit être la capitale San José. Il manque, ici, une véritable puissance au récit et le film s'oublie assez rapidement. Et c’est dommage, car les deux actrices principales valaient mieux que ça. Car les jeunes – et inconnues -, Daniela Marin Navarro et Marina de Tavira, sont remarquables et d’une présence rare pour des débutantes. Le problème, visiblement, c’est qu’elles sont aussi malmenées que le spectateur dans ce scénario sans fil conducteur. Et pour cause. la cinéaste avoue avoir une méthode d’écriture assez particulière : elle commence par imaginer des scènes indépendantes, sans forcément suivre l’ordre chronologique de l’histoire. Ce n’est qu’ensuite qu’elle cherche leur place dans le récit. Résultat très moyen en l’occurrence. Je l’ai déjà dit, l’intérêt de ce film est ailleurs. J’ajoute volontiers à ce duo les noms de Reinaldo Amien Gutierrez, Mariengel Villegas, Violeta Duran Alvarado… Bon, et comme San José est une ville moche – de l’aveu même de la réalisatrice qui en est originaire -, il n’ y a pas grand-chose à regarder sinon la performance des deux demoiselles.
Avec "Ton animal maternel", Valentina Maurel filme une famille dont chaque membre semble vivre dans sa propre bulle. De retour au Costa Rica après plusieurs années d’études en Europe, Elsa retrouve sa petite sœur Amalia, restée seule dans la maison familiale. Son retour va surtout réveiller une relation entre deux sœurs qui, malgré leurs différences, restent profondément liées. Autour d’elles, une mère fantasque et un père absent complètent cette famille dysfonctionnelle. La relation fraternelle donne au film ses meilleurs moments. Leurs personnages peuvent s'agacer, se rapprocher ou se repousser sans que leur lien ne disparaisse jamais. La mère, complètement absorbée par la réédition de ses anciens poèmes érotiques, ne mesure pas vraiment les difficultés rencontrées par ses filles. Récompensées collectivement dans la catégorie Un Certain Regard à Cannes, les actrices donnent beaucoup de personnalité à leurs personnages. Toutefois, il manque une véritable puissance au récit et le film s'oublie assez rapidement.
Séance organisée dans le cadre de la Reprise d'Un Certain Regard au cinéma l'Arlequin. Dans la frénésie et l'instabilité d'une ville du Costa Rica, une jeune femme lutte pour retrouver ses repères familiaux.
Présenté dans la section Un certain regard à Cannes, ce film réalisé par Valentina Maurel déçoit de par un scénario qui ne semble pas trop savoir où aller. On y suit ici le parcours de trois femmes : une mère et ses deux filles. Bon déjà, les trois femmes n'ont pas vraiment le même temps d'écran, soit, concentrons-nous sur l'aînée dans ce cas. Et puis non, on repasse finalement sur la mère qui exprime de manière plus ou moins implicite d'avoir eu ses filles, ce qui l'a obligé à abandonner sa carrière artistique. Puis ensuite, on repasse à la seconde fille qui se perd entre drogues, mysticisme et fréquentations plus que douteuses. Et tout ça, c'est plutôt bien puisque l'on comprend que les deux filles portent le regret de leur mère, s'en veulent inconsciemment coupable et se réfugient ainsi dans plein de choses pour oublier. Mais seulement, elles en reproduisent également le schéma destructeur. Ce sont encore une fois de bons sujets mais la narration s'emballe et le tout devient brouillon car les parcours des trois femmes semblent évoluer en parallèles les uns des autres et ne semblent jamais se croiser. Ce qui rend d'une part la compréhension du film un peu compliquée et puis ça ne fait surtout pas avancer les personnages. Lorsque soudainement, une conversation un peu houleuse dans une voiture fait d'un coup avancer l'intrigue et boum, la fin. Un sentiment de frustration survient alors mais aussi un sentiment libérateur puisque le rythme est également à la ramasse. La mise en scène n'est pas mauvaise mais reste bien trop sage, même dans les moments où on aurait aimé un peu plus d'action, comme toute la scène avec les chiens. Bref, "Ton animal maternel" et un film qui veut tellement raconter qu'il ne raconte rien et en devient ennuyant.
Ton animal maternel est un film auquel je n’ai pas du tout accroché. J’ai trouvé l’ensemble très flou et difficile à suivre. À part la sœur en souffrance et la mère totalement absente pour ses enfants, je n’ai pas compris grand-chose au récit. Dommage, car le film avait quelques moments intéressants, mais je suis resté complètement à distance de l’histoire.