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Un visiteur
2,0
Publiée le 20 novembre 2023
Grâce à ce cours de la vie, j’ai pu débarrasser mon lave-vaisselle ! Ainsi, j’ai pu m’avancer dans ma journée et éviter de sombrer dans une sieste non désirée. Désolé, je préfère la masterclass de Lydia Tár à celle de Noémie ! Celle de Tár durait près de quinze minutes et était beaucoup plus intense que celle animée par Noémie. Sans doute mise bout à bout, la masterclass de Noémie aurait duré autant. En tout cas, cela aurait pu m’éviter de lutter contre l’ennui. Car à bien y regarder, et pour être honnête, c’est ce qu'il y a autour de sa masterclass : sa relation avec Vincent. Voilà un exemple de film où la vie de ces personnages m’indiffère totalement. Et même si la masterclass renvoie avec parcimonie le souvenir de leur relation passée, je reste de marbre. Et puis que dire de la participation des étudiants voire de quelques interventions de Louison (Géraldine Nakache) ? Tout sonne faux. Frédéric Sojcher dit adorer « les films de dispositifs verbaux », moi aussi sauf que « Le cours de la vie » (mot polysémique ici) ne m’a pas accroché ; c’est un film à dispositif verbeux !
J'ai été touché par le jeu subtil et nuancé de la grande "Agnès" .. mais n'ai jamais été emporté par cette proposition invitant à s'inspirer, tout simplement, des affres de la vie, de sa propre vie, pour nourrir son scénario (on suit le déroulement d'une masterclass : les étudiants - aux profils vraiment très, trop même, stéréotypés, c'est un point faible de ce film, ommage - sont là pour un enseignement délivré par une scénariste reconnue). Quant à la nostalgie d'un amour passé qui se confronte à la réalité du présent (chemins différents pris par les protagonistes, cette fameuse "lettre" jamais ouverte qui aurait pu éclairer autrement la suite donnée à la rupture), rien de nouveau sous le soleil. Le gros plan final sur le visage de Noémie (Agnès) est troublant .. j'y ai vu Agnès Jaoui perdue dans ses pensées .. confusion avec sa propre vie (l'absence de Jean-Pierre Bacri). Le "cours" de la vie en somme ...
Agnès Jaoui n'a pas son pareil pour soulever des émotions enfouies. Ici, elle interprète une scénariste répondant à la demande d'un ancien amour (Jonathan Zaccaï), lui même directeur d'une école de cinéma, pour faire partager son expérience du métier. Si le film peine à démarrer, le choc des générations qui va suivre est assez savoureux. Dans une époque où la jeunesse se cherche, Agnès Jaoui livre, et se livre, pour notre plus grand plaisir sur la vie et ses aléas, que ce soit à 20 ou 60 ans. Une belle masterclass.
Un film peu conventionnel sur la forme, (une grande partie du film est le cours que donne agnes jaoui a des étudiants en cinéma) mais qui reste intéressant et agréable a regarder, sur les retrouvailles d’une scénariste et d’un directeur d’école de cinéma , qui ne se sont pas revu depuis leur rupture, il y a 30 ans. Les 2 acteurs principaux trouvent le ton juste et on passe un moment fort agréable, devant cette histoire d’amour finalement inachevée…
Jaoui, ah oui! Elle sert à la perfection le très habile scénario concocté par Layrac, un modèle de finesse et d’intelligence. Comment écrire un bon scénario, c’est la question.. Comment introduire en filigrane ses propres histoires dans ce « cours de la vie »? il y fallait une bonne dose de délicatesse.. Il fallait aussi aérer le film en sortant du huis clos, habilement. Donc une réussite, le réalisateur Sojcher conserve une tension continue et la fin est jaculatoire..
Courer voir ce film si vous aimez le cinéma, l'écriture, les gens, les situations cocasses. C'est beau, vrai et j'oserai dire frais. Le cinéma est en plus un bijou de confort. Le cinéma des cinéastes. Merci
Je ne sais pas pourquoi, le simple fait d'avoir Agnes Jaoui dans le casting, plus le concept de "film sur le cinéma" me faisait imaginer quelque chose de pétillant, de vif et de touchant, d'ironique et de tendre. Sans doute suis-je trop imprégnée de l'univers de Bacri- Jaoui... Voilà pourquoi j'ai été un peu déçue par la mollesse du film et par son coté bavard intello. Malgré leur talent, le couple Agnes Jaoui / Jonathan Zaccaï ne fonctionne pas, il n'y a pas d'alchimie entre ces deux là, ils sont mal assortis et on a un peu de peine à croire à leur histoire. A mon sens, le gros problème du film tient au scénario (un comble) ou rien n'est crédible. La "Masterclass" hésitante et brouillonne, l'intervenante qui quitte la salle de cours pour chercher son ami, les étudiants (très caricaturaux) qui se confient sur leur vie personnelle d'un claquement de doigts, quand ils ne se mettent pas à chanter, façon Michel Legrand. Le personnage de la pauvre Géraldine Nakache ne sert pas à grand chose, qu'elle soit là ou pas, elle n'a pas vraiment de lien avec l'histoire. Bref, le film n'est pas nul, j'ai mis la note de 2, 5 qui correspond à "moyen" surtout pour l'idée de départ plutôt bonne et la fin que j'ai trouvé jolie et sensible. Mais puisqu'on parlait de construction d'histoire, de scénario et de cinéma j'attendais une mise en abime virtuose que je n'ai pas trouvée.
Émouvant et magistral cours de scénario vivant brillamment orchestré par Frédéric Sojcher entre fiction et réalité, Le cours de la vie est aussi une lettre d’amour ouverte à Agnès Jaoui qui y incarne magnifiquement une scénariste solaire dans toute sa sincérité qui retrouve après dix ans son amour de jeunesse porté par un Jonathan Zaccaï lunaire dans sa timidité et les fêlures de son personnage. Le film révèle aussi une géniale brochette d’étudiants qui démontrent la finesse d’observation du réalisateur, lui même bien habitué aux amphis des écoles de cinéma où il enseigne depuis de nombreuses années. Le film dresse un portrait fort et éblouissant du combat que mènent une poignée d’écorchés de la vie pour ériger les écoles de cinéma et défendre leur existence avec le noble défi d’élever par toutes fins les étudiants à la compréhension des hommes et femmes qui portent haut et fort leurs métiers dans leurs cœurs, n’offrant pas qu’une leçon théorique sur leurs parcours, mais une leçon de vie à de jeunes gens en questionnement. Mission ô combien difficile mais essentielle qui teinte le film d’un message politique fort, signal de détresse tendu par le réalisateur lui même qui y fait un caméo piquant en tendant le livre SOS CULTURE aux mains d’une libraire dans une séquence du film. Le cours de la vie est une fresque originale, nuancée et essentielle sur l’amour, l’éducation et un vibrant hommage au cinéma rythmé par le brillant retour de Vladimir Cosma qui signe une BO lumineuse qui touche à la Grâce.
« Et si … » Ça avait réellement été une masterclass !
Résumé à la con : Une nana mi-scénariste mi-brillante oratrice vient donner une conférence dans une école de cinéma et se trouve aux prises avec son passé.
L’avis cool : LE COURS DE LA VIE s’annonce plutôt comme un film à destination des cinéphiles ou des néophytes curieux. De Paul Schrader à Elia Kazan, les références sont aussi pointues que bien senties. Empreint d’une véritable énergie créatrice, que vous soyez auteur, dessinateur, ou chanteur de salle de bain, il y a de grandes chances pour que vous ayez envie de salement vous y mettre en sortant de cette salle.
L’avis un peu moins cool : La musique signée Vladimir Cosma est le réel atout charme du film. Alors que le duo Agnès Jaoui et Jonathan Zaccaï fonctionne bien dans cette comédie dramatique aromatisée aux émotions cœur coulant à la guimauve, l’ensemble du corps étudiant, lui, s’avère être passablement caricatural. Plutôt cocasse pour un film qui met en scène une masterclass qui traite essentiellement du soin apporté à l’écriture des personnages.
Si tu veux voir de sacrés bons films qui parlent de scénaristes : - BARTON FINK, 1991 - Joel Coen, Ethan Coen - ADAPTATION., 2003 - Spike Jonze
Agnès Jaoui dans le rôle de Noémie ; Jonathan Zachari dans le rôle de Vincent et Géraldine Nakache dans le rôle de Louison , ect..
Durée : 91 minutes
Ici le synopsis n ' est pas écrit et je ne traite pas de l ' histoire évidemment car il faut toujours voir un film en premier en salle sans avoir lu aucune critique explicite ni vu la bande annonce du film ........Ce n ' est que mon point de vue .......Puis, une fois le film vu ,on peut lire la meilleure publication mensuelle sur les arts cinématographiques, à savoir POSITIF! Ici,aussi, c ' est ma conviction!
Ce qui suit est une évaluation positive autour des thématiques cinématographiques de ce film.
Les plus beaux moments dans une oeuvre cinématographique sont ceux où il y a des plans séquences et fixes avec des personnages qui ne parlent pas mais qui s' expriment grâce à la musique comme personne atypique.Nous avons cinq moments ,au cours de ce film ,qui sont bien émouvants et percutants entre réalité et imagination.
"Le cours de la vie" se situe en province dans une école des arts cinématographiques et plus particulièrement celui de l ' écriture de scénario.Cette école est moins connue que la FEMIS ou l ' Institut Louis Lumière.
Noémie , scénariste connue ,y vient pour une master classe.Elle connait Vincent le directeur de cet établissement.Le film se déroule dans cette école et dans la petite ville rythmée par le bruit sec de la cloche de la belle église où le temps passe comme une rivière au cours un peu sinueux..........
Cette œuvre visuelle explore subtilement les bribes de scénarios bâtis par tel ou tel étudiant avec ceux écrits par Noémie campée magistralement par une Agnès Jaoui juste et mystérieuse.
Vincent lui erre lucidement et traîne une mélancolie teintée de résignation douce .Il a un ami restaurateur jovial.Le jeu de Jonathan Zachari est tout en retenue et nuance.
Louison est tonique et très instinctive en couvant de son regard Vincent fragile et intelligent.L' interprétation de Géraldine Nakache est puissante et directe .
Parmi les étudiants , qui peuplent cette école , nous observons quelques traits de personnalité chez six d' entre eux mais, ici , le scénario décrit des esquisses de personnages ce qui est le choix de Frédéric Sojcher.........je suppose.
La vie est ce qui se passe lorsque nous avons prévu autre chose et Noémie excelle entre ses scénarios et sa vie source d' imagination pour elle,voire peut-être un peu trop!
"Monsieur ou Madame mon passé .. laissez - moi passer .." peut penser Vincent tout en restant dans un statut quo familier mais peu gratifiant!
Évidemment,"Le cours de la vie " est une méditation réussie entre l' intrication du réel avec l ' imagination source de scénarios originaux ou abscons.
Une lettre .......
..non ouverte depuis trente ans sera lue par un étudiant et la voix off est ici magistrale et révélatrice d' un mystère ..
Pour clore son film, Frédéric Sojcher fait appel à Léo Ferré..
" Le cours de la vie " nous donne envie de bâtir des scénarios à notre tour !
Alors allez voir ce film puis écrivez si cela vous dit !
Un film intello avec tout ce que cela implique. Beaucoup de dialogues et des gens qui passent leur temps à se regarder le nombril... Un étalage de citations de célébrités dans le domaine du cinéma Quand à l'histoire de fond c'est d'un banal... Deux anciens amants qui se retrouvent 30 ans plus tard... Les interprètes font ce qu'ils peuvent mais ne peuvent faire de miracles C'est du théâtre filmé
Splendide ! Ce film m'a captivé de bout en bout grâce à la qualité de ses dialogues et de ses interprètes, ainsi que sa mise en scène qui parvient à rendre aérien ce qui aurait pu n'être qu'une leçon de cinéma figée et didactique.
Un film qui vous cueille, qui vous rappelle des souvenirs, qui vous émeut ! Des comédiens formidables dirigés dans une réalisation magistrale qui réussit à se faire oublier ! Coup de coeur !
Une scénariste vient donner une master classe à des étudiants en cinéma. Les seconds rôles du film sont très réussis, très fins, vivants et dotés d'une belle sensibilité. Film pour cinéphiles, avec un élégant hommage à Vladimir Cosma et au pouvoir évocateur de ses musiques de films. Malgré une première partie un brin poussive, l'histoire devient très prenante et se termine en apothéose.Très beau, juste et émouvant. Une belle découverte.
Les acteurs sont parfaits, l'idée du film est très bonne. J 'aurai aimé que le scénario s'oriente vers la vie des futurs scénaristes plutôt que sur l'histoire des 2 personnages principaux tenus par Agnès Jaoui et Jonathan Zaccaï. Leur histoire semble banale, sans grand intérêt, elle aurait pu seulement alimenter le film et laisser place à des histoires plus pétillantes des jeunes étudiants. Le rôle D'Agnes Jaoui m'a beaucoup intéressé, la pertinence des futurs scénaristes aussi. Le film Les Amandiers a très bien su traité la vie de jeunes comédiens et des encadrants, ce qui manque, à mon goût, à ce film.