Le Cours de la vie
Note moyenne
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157 critiques spectateurs

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Eric Tesch
Eric Tesch

8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2023
Si le cinéma français fait parfois exception culturelle, c’est à son cinéma d’auteur.trice qu’il le doit, justement ou injustement, c’est selon les affinités cinématographiques de chacun. Mais à quoi bon faire une école de cinéma, puisque les scénarios racontent toujours la même histoire, « Je t’aime, je t'aime pas » comme le proclame un restaurateur bienveillant. « Et si… » ou pour les nostalgiques de Resnais « Smoking ou no smoking ». Car comme le souligne Agnès Jaoui, autrice de ses deux vies, les hypothèses scénaristiques sont innombrables à partir d’un point de départ unique. Quoi de plus classique que deux femmes enceintes qui s’embrassent en pleurant. Et non ! « Le cours de la vie » en est un bon exemple tant il mélange avec (pas mal de) finesse le cours « magistral » de la scénariste et le cours ou plutôt l’histoire de son parcours de vie, l’un nourrissant l’autre et vice-versa. Cette double rotation scénaristique est l’essence même du film, Vincent et Noémie en étant l’épicentre. Ils se sont aimés et quittés et chacun à sa façon, s’est construit à travers l’autre en son absence. Made in France, n’est-ce pas ? « Et si… » Et si Vincent n’avait pas convié Noémie à dérouler le cours de sa carrière, l’élève Antoine, Guillaume Douat parfait en jeune adulte rigide et fragile, n’aurait pas imbriqué sa propre histoire et celle de son prétendu scénario. Plus le film avance et plus ce mélange de sentiments et de maladresses, Jonathan Zaccaï formidable en nostalgique malheureux mais pas que, inonde l’écran, mettant des vrais maux sur la démonstration pleine de vie de la professeure Noémie. Les fils restent assez visibles pour qu’on s’en saisisse et l’ensemble respire l’équilibre entre le mélodrame intime et le récit initiatique relevé, relevé aussi par quelques empoignades cinéphiliques aussi indispensables qu’anecdotiques. « Quand la légende est plus belle que la réalité, il faut choisir la légende » C’est Agnès qui le dit. C’est Ford mais ça aurait pu être Capra. Comme on se nourrit beaucoup des romans des autres, le dernier plan ouvre une possible nouvelle histoire. Une boucle bouclée.
Pourtant « Le cours de la vie » pouvait inquiéter dès son début tant il ressemblait à… un cours. Mais « Et si… » est passé par là. Frédéric Sojcherr a su faire pour qu’il devienne un joli ravissement de l’esprit et du cœur. Et c’est un plaisir de retrouver Agnès Jaouï qui mais on le savait déjà, est une merveilleuse conteuse d’histoires.
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Dudule13320
Dudule13320

3 abonnés 52 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 mai 2023
Le film est centré sur l'actrice Agnès jaoui
Le film filme un film en train d'être filmé
Il m'est difficile de faire abstraction du personnage du bureau des légendes quand je regarde Jonathan Zaccai. J'ai toujours l'impression que je le vois boiter.
Le film est modeste avec des moyens limités et des techniques classiques.
Les lieux de tournage sont très peu diversifiés.
Il y a beaucoup de paroles. Les textes ne sont pas exceptionnels mais il y a de quoi nourrir une réflexion.
C'est un film pour les personnes qui sont dans des ateliers d'écriture. D'ailleurs le film lui-même tire son scénario d'un livre consacré aux ateliers d'écriture.
Renaudy13
Renaudy13

2 abonnés 37 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2023
un très beau film français "à la Jaoui" avec étude des caractères et des sentiments humains.
Que du plaisir...de l'émotion, et une pointe de réflexion sur notre condition humaine, enfermés que nous sommes dans nos faiblesses et nos carapaces..
Bien sûr, j'ai un biais, j'aime bcp Jaoui, et donc je lui pardonne qques imperfections...
lafeepourquoipas .
lafeepourquoipas .

4 abonnés 33 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2023
De la première note à la dernière, je suis restée captivée, par des acteurs merveilleux, un cadre des plus cinématographiques, une réalisation juste parfaite et la musique de Vladimir Cosma.
Beaucoup de clins d'oeil dans ce film, et par dessus tout, la révélation du pourquoi et du comment, depuis toute petite, j'ai ressenti que le cinéma et la vie se nourrissaient et se bousculaient mutuellement. Pourquoi un bon film m'a toujours fait l'effet d'un an de psychothérapie. C'est vraiment un film marquant pour moi.
Juste bravo et merci.
DoV
DoV

1 abonné 36 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 mai 2023
Et si. Et si Vincent avait lu la lettre de Noemie au lieu de la conserver pendant 30 ans, cette journée à l'école de cinéma de Toulouse n'aurait pas eu lieu. Et je n'aurais pas vécu cette émotion intense au cinéma. Est-ce que l'étudiant qui trouve la lettre et la lit est le réalisateur ? J'aime le penser.
Alban M
Alban M

3 abonnés 59 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 novembre 2023
J'imagine que c'est une mise en abîme le côté film de fin d'année d'étudiants. C'est à la fois frais et demago woke bien comme il faut. On retrouve un peu l'esprit du film Les Amandiers, mais moins bien. Les images extérieures de Toulouse sont magnifiques ainsi que l'enceinte de l'école qu'on se plait à explorer mais c'est franchement assez vain comme film... mentions spéciale réalisme à tous les petits ... prétentieux qu'on retrouve dans ce genre d'écoles et qui m'ont rappelé ma propre scolarité...
Manu Beuken
Manu Beuken

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mai 2023
Le film est super chouette car il allie une réflexion pointue sur une discipline, l'écriture scénaristique, qui touche un public restreint et une histoire d'amour, qui touche un plus large public.
Le langage cinématographique employé est sensible avec une douceur palpable dans le travail des lumières et des couleurs, du cadrage aussi.
Le montage donne intelligible l'histoire d'une relation amoureuse d'une trentaine d'année entre les deux personnages principaux, condensé en une seule journée.
Le film rend visible des minorités : personne trans*, personne bisexuelle... et toute l'action se situe dans une temporalité historique planétaire par l’évocation de la crise de la COVID 19.
Dans la prise d'image, une touche originale est que l'on passe par le regard de trois caméras qui filment la classe de cours dans laquelle Noamie, jouée par Agnès Jaoui, vient donner une master classe .
Il y a un changement de format de l'écran, qui devient plus restreint, et un changement de lumière, qui devient plus crue. Le rapport au personnage de Noamie devient plus froid.
Et quand on passe en écran large, avec des couleurs chaudes et chatoyantes, on passe par le regard du directeur d’école, joué par Jonathan Zaccai .
Tout au long du film, un rapport intime et fort est créé entre les spectateurs et les étudiants qui suivent le cours de Noamie. Ce lien s'intensifie avec la scène de l'arbre de la cour de l’école : la caméra filme l'arbre en contre-plongée et notre regard devient celui de l'un des étudiants avant l’arrivée de Noamie. Le spectateur est convié à l’intérieur du groupe. Quand Noamie arrive sous l'arbre, le rapport à l'en-dedans et à l'en-dehors du cours et de son contenu est exprimé par la transformation des attitudes des uns et des autres à son égard.
Le personnage joué par Agnès Jaoui est dans un questionnement perpétuel, dans rapport intellectuel à l’événement. Tandis que le personnage de Jonathan Zaccaï est dans rapport plus sentimental emprunt de pathos. Le spectateur sent d’entrée que quelque chose de complexe est caché et cherche à être découvert. Ce quelque chose est le fils rouge qui traverse tout le film : le contenu de la lettre envoyée par Noamie au directeur, Vincent, il y a trente ans.
A la fin du film, la nuit tombée, le contenu de la lettre est enfin dévoilé, mettant en lumière la profondeur du personnage de Noamie.

Pour ceux qui n'ont pas encore vu le film, il sort ce mercredi 10 mai 2023 en France et en Belgique...
Simon.l
Simon.l

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2023
Scénario excellent, a voir et savourer des que possible
Anouck Danzon Koskas
Anouck Danzon Koskas

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 mai 2023
Un vrai beau film ! J´en suis sortie bouleversée. La mise scène et les acteurs sont d´une remarquable intelligence. Le scénario est touchant et universel. Il n´y a pas de facilité ni de ficelle. C´est joyeux et profondément émouvant. Tout ce qu´on aime ! Une très belle découverte. Et Toulouse et Cosma .... Tellement beau.
Bruno Cadorini
Bruno Cadorini

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mai 2023
Les petits éléments de déséquilibre de ce film sont dus surtout au très petit budget et aux seulement deux semaines de tournage, mais ils sont parfaitement négligeables vis-à-vis de la puissance du cœur de l'histoire (une lettre non ouverte pendant 30 ans qui aurait pu changer le cours de deux vies) et des performances des deux protagonistes (et de quelques rôles secondaires). Absolument à voir.
serge Blumental
serge Blumental

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 mai 2023
Ce film est une superbe leçon de scénario qui ravira les amateurs de cinéma. La subtilité des situations et la finesse exceptionnelle de l'interprétation est une surprise très agréable dans le paysage cinématographique. On en sort bouleversé et apaisé en même temps. Un film à voir et revoir. Un vrai plaisir de cinéma.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 mai 2023
D'habitude j'aime bien les films qui parlent de cinéma. Mais j'ai été assez déçue par celui-ci, qui raconte l'histoire d'une scénariste invitée à animer une masterclass dans l'école de cinéma de son amour de jeunesse. Je ne comprends pas bien comment un film qui passe une heure et demie ou presque à décortiquer ce qui fait un bon scénario peut à ce point se planter sur le sien ! Le déroulement de l'histoire est prévisible, et pire que ça, les personnages secondaires (à l'exception de celui de Géraldine Nakache, qui tire son épingle du jeu) manquent de caractérisation, les étudiants étant réduits à des stéréotypes (le boutonneux frustré et agressif qui veut toujours avoir le dernier mot, la fille nonchalante et faussement rebelle...). Quand le scénariste (Alain Layrac, qui a écrit un essai sur la rédaction de scénario, que son ami Frédéric Sojcher a voulu adapter sous forme de fiction) fait dire à son héroïne qu'il faut commencer par écrire des personnages proches de soi pour être crédible, on a envie de lui renvoyer le compliment ! C'est d'autant plus dommage que les dialogues entre Noémie (Agnès Jaoui) et les élèves laissent entrevoir de vrais sujets de réflexion (le film soutenant en gros qu'écrire un scénario a un rapport étroit avec la psychanalyse), mais on reste à la surface, et quitte à développer une sous-intrigue, je trouve que le personnage de l'étudiant.e non binaire aurait été plus intéressant que celui du frustré cocu qui cherche dans l'écriture une manière de sauver son couple. La mise en scène se veut inventive en incluant le montage vidéo de la masterclass dans le film, mais le procédé est en fait assez répétitif, d'autant qu'on alterne entre l'amphithéâtre et l'extérieur (la cour, le restaurant voisin) de manière systématique. Même la musique, signée Vladimir Cosma, que j'aime pourtant énormément, prend parfois trop de place. Je ne sais pas si c'est parce que le maestro vieillit ou si c'est parce que le film avait peu de budget, mais il y a au final peu de musiques originales et beaucoup de réemploi de musiques préexistantes, toutes de Cosma (petit clin d'œil au GRAND BLOND AVEC UNE CHAUSSURE NOIRE qu'on entend en sonnerie de portable !). Reste à sauver le jeu sensible des deux acteurs principaux, Agnès Jaoui et Jonathan Zaccaï, dont la relation, faite de gêne, de maladresse, de complicité et de mélancolie aurait dû être le centre du film, davantage que la masterclass qui ne va jamais au bout de sa démonstration. Car le véritable sujet de cette histoire, c'est le rapport qu'on entretient avec son passé, avec ceux qu'on a perdus, et comment cela nous transforme et influence nos choix de vie. Le fantôme de Jean-Pierre Bacri semble flotter dans la pièce quand le personnage d'Agnès Jaoui évoque son deuil personnel, et il me semble n'avoir jamais vu Zaccaï aussi fragile que dans ce rôle. Malgré ça, la sauce ne prend pas. Les films-concepts ne font pas toujours des bons films.
Eric BLANCHET
Eric BLANCHET

1 abonné 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 mai 2023
Comme souvent AJ choisit ses rôles avec instinct et ça lui va bien. Ici des retrouvailles touchantes pleines d'émotion. Un film sur l'amour contrarié mais toujours vivant.
De beaux acteurs, inattendus pour certains, entourés de nouveaux visages à suivre
Je découvre ce réalisateur
Très beau film sur le temps qui passe et les rendez-vous manqués.
À voir vraiment
fab S.
fab S.

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5,0
Publiée le 15 mai 2023
Un beau film, simple et intelligent que les personnages d’Agnès Jaoui et Jonathan Zaccaï rendent touchants. Très beau moment, à voir.
Colette B.
Colette B.

2 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2023
un petit bijou sur l'amour, sous toutes ses formes.
l'amour maternelle, l'amour du couple et ses questionnements, la culpabilité paternelle, l'intransigeance des enfants, l'amour fraternel dont le dernier souffle est suspendu au ballon rouge en forme de cœur et l'amour au sens large que tous ces jeunes élèves futurs scénaristes rêvent de découvrir...
une leçon de vie...je vais remplacer le "j'aurais dû..." si réducteur que j'emploie parfois par le "et si..." positif et plein d'espoir...
courez voir ce film, les acteurs sont magnifiquement vrais...et laisser vos yeux s'embuer de larmes.
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