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Caro Cinéma
81 abonnés
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3,0
Publiée le 28 septembre 2025
Un film pas mal mais très spécial, à la fois réflexif, étrange et déroutant... Il est porté par ses deux acteurs principaux qui donnent vie à un récit particulièrement singulier. Humilité face à la planète...
Après avoir été envoûtée par trois tableaux de Rembrandt, une ingénieure dans le nucléaire bascule à 180 degrés. La partie didactique sur le nucléaire m'intéressait bien car j'ai des lacunes dans le domaine. L'autre partie, plus longue et philosophique, est totalement absconse malgré l'investissement sérieux de Camille Cottin et Romain Duris dans la peau d'un couple qui s'éloigne.
Pierre Schoeller est un cinéaste atypique. D’abord, parce qu’il produit peu, son 1er film, discret, date de 2003. Depuis 3 autres films seulement dont l’excellent et glaçant L’exercice de l’Etat. Claire et Yves, physiciens de formation, travaillent dans le nucléaire depuis toujours. Lors d’une visite à la National Gallery, Claire va être bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cette rencontre avec ces trois œuvres magistrales va les changer à jamais. 107 minutes d’un faux thriller qui vire très rapidement au mélo écolo-scientifico-psycho-philosophique. Bref, un peu de tout qui débouche sur un résultat un peu confus malgré beaucoup de très bonne idées, une mise en scène plus que soignée et un casting très concerné. Quel sera votre ressenti ? Il y a deux films distincts. Un, passionnant sur les dangers du nucléaire et l’omerta qui les entoure, les enjeux climatiques, la guerre en Ukraine, la disparition des glaciers… L’autre, sur des problèmes de couple, plutôt banal et convenu. Problème : ces deux films ne fusionnent pas entre eux. – Et parler de « fusion » quand on parle nucléaire… n’est-ce pas du grand art ? Merci beaucoup ! -, Quant à Rembrandt ? Que fait-il au milieu de tout ça ? Je suis bien incapable de vous l’expliquer… et visiblement je ne suis pas le seul. Alors, le dossier de presse nous explique que Pierre Schoeller a lui aussi vécu une expérience particulière à la National Gallery, en février 2019. Il s’est retrouvé totalement ébloui par trois tableaux de Rembrandt : Vieil homme assis dans un fauteuil, Un homme âgé somme Saint Paul et Portrait of Hendrijke Stoffels. Le réalisateur a eu alors l’impression que ces toiles du XVIIème siècle évoquaient le présent. Bon, pourquoi pas ? Mais on ne me retirera pas de l’idée que, outre les invraisemblances qui émaillent la dernière partie du film, ça reste fumeux et confus à souhait. Je le répète, autant le pamphlet antinucléaire est flippant, concret, d’une grande clarté et à tous ces titres, passionnant, autant l’enrobage peut paraître inutile et donne l’impression qu’on est passé à côté d’un grand film dès que Schoeller se contente de transformer son héroïne en lanceuse d’alerte. Dommage, mille fois dommage. Camille Cottin est au mieux de sa forme et très convaincante. Romain Duris, qui commence à se spécialiser dans les rôles d’hommes fragiles et un peu dépassé, nus fait du « Duris »… ce qui n’est déjà pas mal. Céleste Brunnquell, comme toujours magnétique, et les frères Denis et Bruno Podalydès qu’on retrouve rarement du même côté de la caméra complètent le haut de l’affiche. Mais voilà, on tenait là un excellent thriller scientifique – espèce rare s’il en est -, alors pourquoi avoir voulu plaquer une fiction dramatique poussive et artificielle ? Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’on pénètrera les arcanes du cerveau d’un scénariste. Croyez-moi, c’est beaucoup plus complexe que le nucléaire et ses dérives. Frustrant !
Rembrandt est une proposition de cinéma, une proposition que je n'ai malheureusement pas aimée, malgré un casting tellement prometteur, et quelques bonnes idées de scénario. Mais la faiblesse des dialogues gâche tout.
Le cinéma français est écolo il recycle les acteurs et les sujets faussement subversifs . Le film se veut sombre comme un thriller mais cela ressemble à un mauvais clip de campagne politique . Camille Cottin toujours à la ramasse , aussi imbuvable que dans sa pub Nespresso ^^ .
Romain Duris n'a toujours pas compris qu'être acteur c'est jouer des personnalités différentes , il est indifférenciable dans son jeu depuis l'auberge espagnol jusqu'au trois mousquetaires . Prend ta retraite mon pauvre vieux .
bref ce film est l'incarnation de ce qui ne va pas dans le cinéma français
ce film ne sert à rien. le scénario est sans queue ni tête, cest brouillon, labyrinthique dans le mauvais sens du terme. deux ou trois scènes nteressantes cependant. Duris au top dans Le Règne Animal ou Bojanggles, offre une piètre interprétation mais après tout on le dirigé. next
Ce film n'est pas inintéressant quant à sa thématique sur les risques du nucléaire en cas de catastrophe climatique MAIS : confus et décousu, direction d'acteurs catastrophique - que Romain Duris est mauvais, récitant ses textes et campant un personnage très peu incarné -, musique envahissante, personnage de la fille inutile (et pourtant j'aime énormément Céleste Brunnquell). Rembrandt apparait un peu comme un cheveu sur la soupe et la fin est totalement absconse
Message un peu confus et décousu. Tant dans son discours que dans sa réalisation. Je n’ai pas été spécialement touché. Pire, je crois que je m’y suis perdu alors que les intentions étaient bonnes et louables. Une belle photographie. La dernière partie du film m’a semblé un peu longue.
un film assez étrange, qui demanderait quelques explications du réalisateur…..Est ce une histoire d’amour sur fond d’espionnage industriel ? Est ce une histoire d’espionnage sur fond de réchauffement climatique ? Toujours est il qu’il y a de l’amour, qu’il y a des centrales nucléaires, Qu’il y a d’excellents acteurs ( Duris, Cotin, Podalydès) des paysages, peu de musique, une atmosphère post apocalyptique, et que l’on marche un peu dans le brouillard pendant 90 minutes…..C’est une curiosité qui peut attendre. À vous de voir….
Film assez décevant malgré les bons acteurs. Le thème assez déroutant n’est pas traité avec la hauteur qu’on pourrait en attendre. J’avoue est assez perplexe sur la finalité du film, même si tu traites d’un sujet qui semble important.
Peut-être que le véritable intérêt du film réside dans l’exploration du rapport au couple sous le prisme de l’infidélité intellectuelle ; une idée à la fois pertinente et intéressante ; dont on a la sensation que le réalisateur a voulu s’emparer, citant même explicitement un grand film sur le couple, Eyes Wide Shut du maître Kubrick.
Une autre idée forte du film consiste à représenter une projection du futur à travers l’immobilité. L’aspect figé du concept même de l’exposition dans un musée fait émerger une virtualité, une potentialité qui devient tangible.
Cependant, le film souffre d’un sérieux problème de production et/ou de post-production. Le montage semble frapper à côté et me sors constamment du film.
Le scénario est aussi trop sur un fil et on ne comprend au final pas véritablement le lien entre Rembrandt et nucléaire.
Ce qui semblait être un film bien ancré dans le réel finit en eau de boudin spoiler: avec cette histoire de virus envoyer par Rembrandt ??
Film au goût d’inachevé qui restera très vite oublié. spoiler:
Pierre Schoeller signe avec "Rembrandt" un film aussi prétentieux que confus, qui se noie dans un mélange indigeste de militantisme écologiste, de psychodrame conjugal et de références artistiques mal exploitées. Sous couvert de "prise de conscience écologique", le réalisateur nous assène un pamphlet anti-nucléaire aussi subtil qu’un marteau-piqueur, où les arguments scientifiques sont bafoués au profit d’un catastrophisme simpliste et d’une intrigue qui part dans tous les sens.
Le scénario, censé explorer la crise existentielle d’une ingénieure nucléaire (Camille Cottin) après une "révélation" devant des toiles de Rembrandt, est un modèle du genre "à la française" : laborieux, prétentieux et surtout, profondément ennuyeux. Les dialogues sonnent faux, les enjeux sont mal amenés, et la prétendue "tension" se noie dans un fatras d’idées mal digérées. On passe d’une scène de réunion technique (les seules 15 minutes intéressantes) à des élucubrations mystiques sur l’art, sans jamais comprendre où le film veut en venir.
La fin, absconse et prétentieuse, achève de donner l’impression d’un gâchis monumental, comme si Schoeller avait préféré le flou artistique à la cohérence narrative.
La réalisation, quant à elle, est à l’image du cinéma français contemporain : molle, sans rythme, et incapable de choisir entre le thriller, le drame psychologique et le tract militant. Les acteurs, pourtant talentueux, semblent perdus dans ce scénario saccadé, et même Romain Duris et Camille Cottin peinent à sauver les meubles. Le film oscille entre didactisme lourdingue (les scènes sur le nucléaire sont aussi subtiles qu’un cours de physique de terminale) et ésotérisme creux, sans jamais trouver son équilibre.
Enfin, "Rembrandt" a le mérite de cristalliser tout ce qui agace dans le cinéma français depuis trente ans : un mépris affiché pour le spectateur, une tendance à privilégier le message (ici, un anti-nucléarisme caricatural) à l’histoire, et une réalisation sans ambition visuelle. Le résultat ? Un film qui, malgré un casting prometteur, s’avère aussi excitant qu’une réunion de copropriété et aussi convaincant qu’un tract de meeting politique. À éviter, sauf si vous aimez perdre 2h de votre vie.
Rembrandt. Une centrale nucléaire en construction, le dérèglement climatique, au bout d'une demi-heure la réalisation et le scénario devient ennuyeux. Deux étoiles et demie.
Un film qui dénonce, qui démarre bien mais n'est pas épargné par des longueurs, on croit au début à un thriller mais le rythme est trop lent. La réalité qui est abordée sur la part de responsabilité de notre gabegie d'énergie et ses effets sur le dérèglement climatique traitée de façon spectaculaire en prenant pour parallèle une exposition du peintre Rembrandt est plutôt surprenante, l'atmosphère étrange et angoissante de beaucoup des œuvres de ce peintre flamand du XVIIèeme siècle y est certainement pour quelque chose, avec pour toile de fond la médiumnité de son héroïne. A voir pour élargir notre prise de conscience.