Un écologisme idéologique donné en leçon, sans aucune alternative à proposer. Romain Duris est mou et passif. Camille Cottin ne quitte jamais son air condescendant. Ils semblent ravis de faire du bon sentiment et s’investissent sincèrement dans le sujet, mais leurs convictions écologiques ne suffisent pas à sauver l'écriture mièvre. Un lien symbolique à la peinture flou et naïf, on s'ennuie ferme.
Ce film, en phase avec notre monde, aborde avec beaucoup de finesse l'ambivalence de ce siècle que nous vivons en France, une période folle où nos dirigeants persistent à nous faire croire que le nucléaire, en tant qu'énergie décarbonée constitue un progrès. C'est au contraire un véritable danger dans la mesure ou les fleuves sensés servir de refroidissement sont de plus en plus à secs l'été, et que les aléas climatiques sont de plus en plus imprévisibles. Les pro nucléaire refusent de voire cette réalité en face au nom d'une idéologie de progrès. Les anti nucléaire ont été ringardisés par cette communication et cette sous information auprès des consommateurs. Ce film est une réflexion profonde sur notre façon de penser, de croire, d'envisager l'idée de progrès. A voir de toute urgence.
En voyant la bande annonce, on s'attend à un thriller à la française, dans la droite ligne de Boîte Noire ou le Chant du Loup, appliqué à l'industrie nucléaire. Que nenni. Pendant tout le film, on attend désespérément la révélation d'un quelconque complot ou d'une vérité cachée. Rien de tout ça. On assiste simplement à la transition mystique d'une ingénieure nucléaire de très haut niveau vers une antinucléaire radicale, sur fond de crise de couple et de catastrophisme climatique, crédible mais peu perceptible ici.
Avec Rembrandt, Pierre Schoeller ambitionne de mêler art, science et métaphysique, mais son film se perd dans un labyrinthe de concepts. Le récit, fragmenté et pesant, peine à trouver son centre, oscillant entre discours sur le nucléaire et portrait d’une héroïne insaisissable. Camille Cottin, investie, ne suffit pas à donner chair à cette fiction trop théorique.
Il y a des films ratés. Il y a des films prétentieux. Et puis il y a Rembrandt de Pierre Schoeller, cette étrange créature hybride, mi-thriller nucléaire, mi-homélie de fin de repas chez France Culture, où le cinéma ne raconte plus le monde mais le récite comme une fiche pédagogique sous calmants. Un film qui ne regarde pas la réalité mais la surplombe, menton levé, doigt moralisateur prêt à s’abattre sur le spectateur comme un maître d’école déçu par ses élèves trop bêtes pour comprendre la prétendue profondeur du propos.
Dès les premières scènes, tout est là. Des personnages qui ne vivent pas mais qui représentent. L’homme rationnel, borné, sourd, techno-positiviste. La femme intuitive, sensible, éveillée, reliée aux forces invisibles. L’enfant, pureté, avenir, boussole morale en baskets. On ne regarde pas des êtres humains mais des pictogrammes idéologiques animés. Pas des personnages mais des slogans qui ont appris à marcher.
Le nucléaire n’est pas un sujet. C’est un prétexte dramaturgique. Un décor moral sur lequel on projette ses peurs propres, ses vertus propres, et cette vieille manie française de transformer chaque film en dissertation déguisée.
Et au milieu de ça, Rembrandt. Non pas le peintre. Non pas l’homme de la chair, de la nuit et de la lumière arrachée à l’ombre. Mais un totem bourgeois. Un alibi culturel. Une marque de luxe spirituelle qu’on sort comme un talisman pour donner du poids à un discours qui flotterait autrement dans le vide. Comme si l’Art, avec un grand A, était une clé USB métaphysique qu’on branche dans le cerveau de deux ingénieurs du nucléaire pour déclencher une prise de conscience calibrée. Ce n’est pas une rencontre avec l’art. C’est une mise en scène de l’idée qu’on se fait de l’art.
Le film veut être anxiogène mais il a peur de déranger. Il veut frôler le politique mais il reste sur le trottoir d’en face. Il suggère mais n’ose pas. Il parle du nucléaire sans jamais mordre la main de la bienséance culturelle, du cinéma subventionné qui confond l’audace avec la prudence esthétique. Alors tout tremble d’avance. Tout s’excuse avant même d’exister.
La mise en scène n’invoque rien. Elle souligne. La musique ne trouble pas. Elle confirme. La caméra ne cherche pas. Elle explique. On ne ressent pas. On comprend ce qu’on est censé ressentir. C’est le cinéma PowerPoint de la métaphysique de poche.
Et sans le vouloir, le film finit par parler d’autre chose que ce qu’il croit. Non pas du nucléaire, ni de la fin du monde, ni de la responsabilité humaine. Mais de la mort de l’expérience elle-même. De cette époque où même la révélation esthétique devient un protocole, une procédure, une séquence de transformation intérieure pensée comme un module narratif. Où l’art n’est plus une brûlure mais un déclencheur scénaristique.
Au bout du compte, Rembrandt n’est pas un film sur le vertige du monde moderne. C’est un film sur la peur panique de ne pas être du bon côté de la morale. Ce n’est pas une œuvre. C’est une attestation de conformité spirituelle. Et le vrai drame n’est ni la technologie, ni l’avenir des enfants, ni la civilisation industrielle. Le vrai drame, c’est que même Rembrandt, ce peintre des ténèbres, de la chair et du mystère, se retrouve ici réduit à une diapositive de bonne conscience. Une image morte au service d’un discours vivant de sa propre certitude.
Comment de bons acteurs comme Romain Duris ou Camille Cottin ont pu s'embarquer dans un tel film??? Film anxiogène autour du nucléaire et qui prône le retour à la bougie, le tout dans un scenario pas credible du tout plein de clichés caricaturaux. Les bobos ultra consommateurs d'énergie chercheraient-ils à se donner bonne conscience ? Bref, je me suis ennuyé dans une salle quasi vide et dans laquelle plusieurs spectateurs sont partis en cours de film.
Si l'objectif de (re re re re) prise de conscience est atteint alors ils peuvent être pardonnésspoiler: . Le nucléaire est-il le vrai sujet ? Si seulement ! Les causes des effets ou les effets des causes ? À regretter surtout, les acteurs principaux butant et trébuchant laborieusement sur la prononciation spoiler: des termes scientifiques . Heureusement les "seconds" rôles apportent le réalismes et la profondeur des basses nécessaires à la gravité de la situation actuelle. spoiler: Les extrêmes probabilistes sont certes fascinants, mais l'approche par les systèmes critiques auto-organisés aurait été plus objectif et surtout plus simple. Quant à la peinture du couple... so clich où gravite toujours un(e) ado improbable. Et puis, moi aussi je préfère Turner, mais ça...
En plus de la quantité d'inexactitudes scientifiques, il y a les clichés démontrés comme faux par la communauté scientifique et le consensus international... Pour parler d'autre chose que l'aspect pro/anti nucléaire, il y a le film en lui-même par son scénario et sa réalisation : hé bien, il n'y a pas grand chose à en dire. Un film français comme depuis 30 ans... Plat, empli de fadeur avec 2-3 bisous pour exciter les vieux de la vieille.
Pierre Schoeller nous propose avec Rembrandt une œuvre ambitieuse, oscillant entre drame idéologique et thriller politique, qui interroge la place du nucléaire dans notre avenir. Pourtant, malgré ses qualités évidentes, notamment une bande-son prenante et des moments visuellement forts, le film peine parfois à trouver son équilibre.
Rembrandt est une expérience cinématographique intéressante, qui ne laisse pas indifférent. Il brasse des idées fortes et tente de faire dialoguer l’art, la science et l’éthique. Mais cette ambition se paie parfois au prix d’un manque de fluidité et d’une surexposition didactique. Ce n’est pas un thriller “pur”, et le qualifier comme tel peut tromper, le film ne cherche pas seulement à surprendre, mais aussi à faire réfléchir. En ce sens, il est réussi, même s’il ne restera pas parfait dans tous ses aspects.
Excellents acteurs sans conteste mais pourquoi nous rabâcher ce qui nous attend avec le nucléaire ? On ne peut pas y échapper et je regrette ne pas avoir lu le synopsis correctement ! le film se désintéresse trop vite de Rembrandt !
Quelle déception… j adore les comédiens mais je n’ai pas du tout aimé leur jeu les dialogues sont ennuyeux et sonnent faux. Ces deux comédiens que j aime tant jouent mal .. un cauchemard. Une illumination quant au risque du nucléaire face aux aléas climatiques en regardant une toile mouais on n y croit pas et surtout on ne comprend rien. Un mot est donné à la dernière seconde qui explique une intrigue qui ne nous mène nulle part… Tellement dommage… me suis ennuyée…