Rembrandt
Note moyenne
2,0
604 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

102 critiques spectateurs

5
10 critiques
4
11 critiques
3
14 critiques
2
25 critiques
1
28 critiques
0
14 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Marc Mandril Ferrario
Marc Mandril Ferrario

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 23 janvier 2026
Il y a des films ratés. Il y a des films prétentieux. Et puis il y a Rembrandt de Pierre Schoeller, cette étrange créature hybride, mi-thriller nucléaire, mi-homélie de fin de repas chez France Culture, où le cinéma ne raconte plus le monde mais le récite comme une fiche pédagogique sous calmants. Un film qui ne regarde pas la réalité mais la surplombe, menton levé, doigt moralisateur prêt à s’abattre sur le spectateur comme un maître d’école déçu par ses élèves trop bêtes pour comprendre la prétendue profondeur du propos.

Dès les premières scènes, tout est là. Des personnages qui ne vivent pas mais qui représentent. L’homme rationnel, borné, sourd, techno-positiviste. La femme intuitive, sensible, éveillée, reliée aux forces invisibles. L’enfant, pureté, avenir, boussole morale en baskets. On ne regarde pas des êtres humains mais des pictogrammes idéologiques animés. Pas des personnages mais des slogans qui ont appris à marcher.

Le nucléaire n’est pas un sujet. C’est un prétexte dramaturgique. Un décor moral sur lequel on projette ses peurs propres, ses vertus propres, et cette vieille manie française de transformer chaque film en dissertation déguisée.

Et au milieu de ça, Rembrandt. Non pas le peintre. Non pas l’homme de la chair, de la nuit et de la lumière arrachée à l’ombre. Mais un totem bourgeois. Un alibi culturel. Une marque de luxe spirituelle qu’on sort comme un talisman pour donner du poids à un discours qui flotterait autrement dans le vide. Comme si l’Art, avec un grand A, était une clé USB métaphysique qu’on branche dans le cerveau de deux ingénieurs du nucléaire pour déclencher une prise de conscience calibrée. Ce n’est pas une rencontre avec l’art. C’est une mise en scène de l’idée qu’on se fait de l’art.

Le film veut être anxiogène mais il a peur de déranger. Il veut frôler le politique mais il reste sur le trottoir d’en face. Il suggère mais n’ose pas. Il parle du nucléaire sans jamais mordre la main de la bienséance culturelle, du cinéma subventionné qui confond l’audace avec la prudence esthétique. Alors tout tremble d’avance. Tout s’excuse avant même d’exister.

La mise en scène n’invoque rien. Elle souligne. La musique ne trouble pas. Elle confirme. La caméra ne cherche pas. Elle explique. On ne ressent pas. On comprend ce qu’on est censé ressentir. C’est le cinéma PowerPoint de la métaphysique de poche.

Et sans le vouloir, le film finit par parler d’autre chose que ce qu’il croit. Non pas du nucléaire, ni de la fin du monde, ni de la responsabilité humaine. Mais de la mort de l’expérience elle-même. De cette époque où même la révélation esthétique devient un protocole, une procédure, une séquence de transformation intérieure pensée comme un module narratif. Où l’art n’est plus une brûlure mais un déclencheur scénaristique.

Au bout du compte, Rembrandt n’est pas un film sur le vertige du monde moderne. C’est un film sur la peur panique de ne pas être du bon côté de la morale. Ce n’est pas une œuvre. C’est une attestation de conformité spirituelle. Et le vrai drame n’est ni la technologie, ni l’avenir des enfants, ni la civilisation industrielle. Le vrai drame, c’est que même Rembrandt, ce peintre des ténèbres, de la chair et du mystère, se retrouve ici réduit à une diapositive de bonne conscience. Une image morte au service d’un discours vivant de sa propre certitude.
FaRem

10 612 abonnés 11 735 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 janvier 2026
Claire Lescure est une femme, mère et épouse qui mène une vie équilibrée jusqu'au jour où elle change complètement quasiment instantanément... La visite d'un musée marque un tournant et les possibilités sont alors nombreuses. On peut même se demander si elle n'a pas été « échangée » tellement elle est différente à son retour. Une autre femme qui remet en question tout ce qu'elle a bâti... "Rembrandt" est à la fois un thriller écologique et politique sur la face cachée du nucléaire, et un film d'anticipation sur fond de conscience écologique, d'éco-anxiété et de déni collectif. On est parfois proche du documentaire lors de certains échanges ou de cette projection pessimiste sur l'avenir. Tout se bouscule et n'est pas très bien intégré dans un récit ambitieux, mais foutraque. Le montage parfois aléatoire n'aide pas non plus. Cependant, il y a vraiment quelque chose dans ce film intéressant qui pousse à la réflexion même s'il parait trop souvent moralisateur. En tout cas, c'est pas mal et original.
defleppard

492 abonnés 3 716 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2026
Rembrandt. Une centrale nucléaire en construction, le dérèglement climatique, au bout d'une demi-heure la réalisation et le scénario devient ennuyeux. Deux étoiles et demie.
Ciné-13
Ciné-13

183 abonnés 1 452 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2026
Documentaire scientifique sur les dangers long terme du nucléaire VERSUS une illumination – révélation existentielle d’une scientifique face à une toile de maître. On découvre le phénomène de « Vague scélérate » de 20 mètres de haut, et celui climatique du « DERECHO ». Mais surtout ce phénomène de prise de conscience « volte face » si soudain et qui emporte tout sur son passage, pour aboutir à un comportement irrésolu extrême. COTTIN et DURIS forment un couple totalement disruptif. Etrange...
Candice Lasbarreres-Candau
Candice Lasbarreres-Candau

17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 janvier 2026
Un portrait sobre et fascinant, qui éclaire l’homme derrière le génie avec une vraie profondeur. ✨✨✨
Vincen M.
Vincen M.

2 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2025
Pierre Schoeller nous propose avec Rembrandt une œuvre ambitieuse, oscillant entre drame idéologique et thriller politique, qui interroge la place du nucléaire dans notre avenir. Pourtant, malgré ses qualités évidentes, notamment une bande-son prenante et des moments visuellement forts, le film peine parfois à trouver son équilibre.

Rembrandt est une expérience cinématographique intéressante, qui ne laisse pas indifférent. Il brasse des idées fortes et tente de faire dialoguer l’art, la science et l’éthique. Mais cette ambition se paie parfois au prix d’un manque de fluidité et d’une surexposition didactique. Ce n’est pas un thriller “pur”, et le qualifier comme tel peut tromper, le film ne cherche pas seulement à surprendre, mais aussi à faire réfléchir. En ce sens, il est réussi, même s’il ne restera pas parfait dans tous ses aspects.
PierreVanDermet
PierreVanDermet

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 novembre 2025
Un écologisme idéologique donné en leçon, sans aucune alternative à proposer. Romain Duris est mou et passif. Camille Cottin ne quitte jamais son air condescendant. Ils semblent ravis de faire du bon sentiment et s’investissent sincèrement dans le sujet, mais leurs convictions écologiques ne suffisent pas à sauver l'écriture mièvre. Un lien symbolique à la peinture flou et naïf, on s'ennuie ferme.
Nathalie Calabrese
Nathalie Calabrese

6 abonnés 17 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2025
On s attend à un film sur Rembrandt mais il n en est rien mais au final j ai bien aimé cette histoire de scientifiques qui s’interrogent sur les dégâts du nucléaire ..
Rembrandt sert de couverture et la fin permet tout de même un clin d’œil à son œuvre
Ne pas lire les critiques à l’avance peut être bénéfique ..
NGI
NGI

11 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 octobre 2025
un enchevetrement de sujets poncifs (ecologie, nucleaire) sans cesse revisités depuis "le syndrome chinois", pour se la jouer film intello.
Scenario lourdingue . Dans quelle aventure cinematographique Camille Cottin est-elle venue se fourvoiller?Quand à Duris, avec un jeu conventionnel et previsible, nous pourrions lui conseiller de s'en aller jouer sur les planches a titre de formation professionnelle.
Msaeki
Msaeki

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 octobre 2025
Alors, je comprends que le film puisse cliver ! J'ai apprécié (pas adoré car il y a des maladresses) mais mon chéri a détesté, il n'en pouvait plus.
Vous aurez donc ici un double retour. Le mien : en 1 phrase, j'ai adoré me laisser porter par une espèce de flottement vécue par l'actrice principale, Claire, à la fois déterminée mais ne parvenant pas à expliquer clairement ce qui se passe, dans un univers un peu sombre et mystérieux, ne sachant trop où l'intrigue va nous mener, et en même temps, les dialogues sont parfois "surfaits", trop "soignés" et ça ne passe pas , cela donne un côté faux, presque théâtral entre le mari et sa femme, ce qui enlève de l'intensité et donne l'impression d'avoir un film vieillot. Au final, j'ai quand même passé un très beau moment, et j'ai été touché par une certaine poésie et lenteur. Je n'avais pas regardé la bande annonce avant d'y aller, ce qui est rare, juste le synopsis m'avait interpellée. Vu l'affiche, j'imaginais que c'était un peu sombre, mais pas autant tourné sur l'écologie, je m'attendais plus à un film un peu mystique et drame. Par ailleurs, dire que c'est un film sur l'écologie est aussi extrêmement réducteur, c'est plus un appel à se poser des questions, au delà d'un débat, en se plaçant sur la corde raide et sensible d'un ressenti. Bref, après la surprise de comprendre le propos (le danger du nucléaire qui n'est et ne sera jamais maîtrisable par l'homme vu qu'il ne maîtrise pas les évolutions de climat et de catastrophes naturelles qui pourraient advenir et pour lesquelles nos technologies d'aujourd'hui sont trop faibles pour dire "oui, nos centrales seront résistantes à tout tsunami, tremblements de terre, canicule extrême etc), je me suis laissée porter par cette lente évolution. Du côté de mon chéri, il n'a pas apprécié justement cet aspect lent, le mutisme de Claire, le mari Yves qui est un peu "basique" et les dialogues qu'il a qualifiés de "br... intellectuelle d'auteurs français". Chacun son ressenti. De mon côté, j'ai pardonné ces maladresses, car j'ai été emporté par l'esthétique, le propos, la poésie et surtout la fragilité de Claire, à la fois forte et faible, déterminée et portée par quelquechose qui la dépasse, mais qu'elle ne peut nier. On pourrait dire qu'elle a été touchée par la grâce, mais c'est plus fin, comme une reconnexion à quelque chose d'essentiel, une part d'humanité subtile, enfouie.
Elsa W.
Elsa W.

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
Un film déroutant . Merci pour cela. Les comédiens sont exceptionnelles et le mélange thriller, drame personnel , réflexion scientifique et sociétale, surnaturel fonctionne très bien. Je vois bien tout ce qui pourrait être critiqué car tout n'est pas enthousiasmant mais nous sommes sortis interloqués et transformés, donc ravis par ce moment de cinéma.
bobmorane63
bobmorane63

250 abonnés 2 238 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 octobre 2025
Un drame surnaturel et écologique réalisé avec inspiration par le cinéaste Pierre Schoeller !
C'est le deuxième film que je vois de ce réalisateur, le premier était "Un peuple et son roi" qui m'avait déçu malgré son grand casting, Avec "Rembrandt" , j'avais une petite appréhension de connaître le même sentiment mais pas du tout, c'est une œuvre énigmatique qui m'a beaucoup questionner sur l'histoire, une femme, travaillant dans le nucléaire, Change de comportement en voyant pendant des heures des tableaux de "Rembrandt" dans un musée d'art. Son mari s'interroge et plus ça avance, plus ça prend des envergures pour le moins surprenant avec le nucléaire et l'écologie. Un long métrage maîtrisé par la mise en scène de Pierre Schoeller qui crée un univers bien curieux. Le casting est très bon comprenant Camille Cottin, Romain Duris,, Céleste Brunnquell, les frères Podalydes entre autres. J'ai bien aimé.
Jérôme Pascal
Jérôme Pascal

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 octobre 2025
Après un début intéressant, j'ai été assez vite déçu par l'inconsistance du scénario, qui mélange des sujets sans aucun rapport. Quant aux tableaux de Rembrandt qui manifestement servent de révélation à la femme, je n'ai toujours pas compris leur rapport avec l'industrie de l'énergie nucléaire ni même à la protection de la nature.
Clo
Clo

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 octobre 2025
Un film original et très bien interprété qui ouvre -enfin- le débat sur un sujet sensible : l'énergie nucléaire. Bravo pour le courage et la sensibilité du propos
Oxymorel
Oxymorel

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 octobre 2025
La première moitié du film m'a semblée moins catastrophique que les critiques le laissaient augurer. En revanche la seconde les justifie.
Je serais curieux de savoir comment le metteur en scène expliquerait son film. Il y a quelques bonnes pistes, mais mélangées sans cohérence.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse