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Jipéhel
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3,0
Publiée le 25 septembre 2025
Anxiété anticipatoire
Pierre Schoeller est un cinéaste atypique. D’abord, parce qu’il produit peu, son 1er film, discret, date de 2003. Depuis 3 autres films seulement dont l’excellent et glaçant L’exercice de l’Etat. Claire et Yves, physiciens de formation, travaillent dans le nucléaire depuis toujours. Lors d’une visite à la National Gallery, Claire va être bouleversée par trois toiles de Rembrandt. Cette rencontre avec ces trois œuvres magistrales va les changer à jamais. 107 minutes d’un faux thriller qui vire très rapidement au mélo écolo-scientifico-psycho-philosophique. Bref, un peu de tout qui débouche sur un résultat un peu confus malgré beaucoup de très bonne idées, une mise en scène plus que soignée et un casting très concerné. Quel sera votre ressenti ? Il y a deux films distincts. Un, passionnant sur les dangers du nucléaire et l’omerta qui les entoure, les enjeux climatiques, la guerre en Ukraine, la disparition des glaciers… L’autre, sur des problèmes de couple, plutôt banal et convenu. Problème : ces deux films ne fusionnent pas entre eux. – Et parler de « fusion » quand on parle nucléaire… n’est-ce pas du grand art ? Merci beaucoup ! -, Quant à Rembrandt ? Que fait-il au milieu de tout ça ? Je suis bien incapable de vous l’expliquer… et visiblement je ne suis pas le seul. Alors, le dossier de presse nous explique que Pierre Schoeller a lui aussi vécu une expérience particulière à la National Gallery, en février 2019. Il s’est retrouvé totalement ébloui par trois tableaux de Rembrandt : Vieil homme assis dans un fauteuil, Un homme âgé somme Saint Paul et Portrait of Hendrijke Stoffels. Le réalisateur a eu alors l’impression que ces toiles du XVIIème siècle évoquaient le présent. Bon, pourquoi pas ? Mais on ne me retirera pas de l’idée que, outre les invraisemblances qui émaillent la dernière partie du film, ça reste fumeux et confus à souhait. Je le répète, autant le pamphlet antinucléaire est flippant, concret, d’une grande clarté et à tous ces titres, passionnant, autant l’enrobage peut paraître inutile et donne l’impression qu’on est passé à côté d’un grand film dès que Schoeller se contente de transformer son héroïne en lanceuse d’alerte. Dommage, mille fois dommage. Camille Cottin est au mieux de sa forme et très convaincante. Romain Duris, qui commence à se spécialiser dans les rôles d’hommes fragiles et un peu dépassé, nus fait du « Duris »… ce qui n’est déjà pas mal. Céleste Brunnquell, comme toujours magnétique, et les frères Denis et Bruno Podalydès qu’on retrouve rarement du même côté de la caméra complètent le haut de l’affiche. Mais voilà, on tenait là un excellent thriller scientifique – espèce rare s’il en est -, alors pourquoi avoir voulu plaquer une fiction dramatique poussive et artificielle ? Ce n’est pas encore aujourd’hui qu’on pénètrera les arcanes du cerveau d’un scénariste. Croyez-moi, c’est beaucoup plus complexe que le nucléaire et ses dérives. Frustrant !
Un film puissant et troublant qui m a bouleversé. Politique, poétique, écologique, le film interroge aussu le couple et sonde l'amour d' un homme pour sa femme, qui change, se transforme, le bouscule et lui fait perdre pied.
Peut-être que le véritable intérêt du film réside dans l’exploration du rapport au couple sous le prisme de l’infidélité intellectuelle ; une idée à la fois pertinente et intéressante ; dont on a la sensation que le réalisateur a voulu s’emparer, citant même explicitement un grand film sur le couple, Eyes Wide Shut du maître Kubrick.
Une autre idée forte du film consiste à représenter une projection du futur à travers l’immobilité. L’aspect figé du concept même de l’exposition dans un musée fait émerger une virtualité, une potentialité qui devient tangible.
Cependant, le film souffre d’un sérieux problème de production et/ou de post-production. Le montage semble frapper à côté et me sors constamment du film.
Le scénario est aussi trop sur un fil et on ne comprend au final pas véritablement le lien entre Rembrandt et nucléaire.
Ce qui semblait être un film bien ancré dans le réel finit en eau de boudin spoiler: avec cette histoire de virus envoyer par Rembrandt ??
Film au goût d’inachevé qui restera très vite oublié. spoiler:
On rentre difficilement dans ce film, le parallèle est peu limpide entre un éblouissement des toiles de Rembrandt à une exposition à Londres et des recherches dans le nucléaire. Des longueurs. Sans grand intérêt.
Le début du film impose une atmosphère très pesante et anxiogène. La visite au musée est d'une grande élégance, la mise en scène est immersive jusqu'à l'intime et l'imperceptible et offre ainsi un bel hommage à l'art tout en mettant en place le mystère qui va s'instaurer. On devient nous-même dubitatif, car quel est le rapport entre l'art, Rembrandt plus précisément, avec le nucléaire et/ou le réchauffement climatique ?! Les dialogues sont aussi un soucis, restant constamment dans un jargon scientifique et/ou philosophique, dans un mode soutenu même dans les instants les plus intimes ou insignifiants. Néanmoins, Claire/Cottin pousse le curseur et nous impose une réflexion sur le rapport entre les actions humaines et les forces naturelles, si c'est plein d'acuité et passionnant le jeu d'équilibre est parfois perceptible avec le négatif à voir tout en pire, avec la notion de "anxiété anticipatoire" voir même la paranoïa. Puis arrive un twist faussement inattendu... SPOILERS voir site !... Entre crise existentielle de la cinquantaine et angoisses climatiques Pierre Schoeller signe un faux thriller et un vrai mélo écolo-psycho-philosophique qui ne convainc pas complètement. Site : Selenie
Très déçue. Je me suis ennuyée. Toutes ces scènes où le personnage masculin cherche à comprendre l’héroïne m’ont semblé longues. Aussi je ne vois pas le lien avec Rembrandt. L’idée de se saisir des risques liés au changement climatique est bonne, mais pourquoi mélanger cela à des commentaires catastrophistes sur le nucléaire?
Rembrandt est une proposition de cinéma, une proposition que je n'ai malheureusement pas aimée, malgré un casting tellement prometteur, et quelques bonnes idées de scénario. Mais la faiblesse des dialogues gâche tout.
Claire et Yves sont un couple de brillants physiciens travaillant pour l’industrie du nucléaire en France et à l’international. Un jour, Claire commence à changer après une visite à la National Gallery londienne. La vue des oeuvres de Rembrandt lui ouvre l’esprit et elle se met à douter de la direction que prend l’industrie nucléaire, au grand dam de son mari Yves. En salle le 24 septembre.
spoiler: "rembrandt" est d’un vide absolument abyssal. Mon expérience de ce film a été détestable à tous les niveaux. Comment peut-on faire jouer aussi mal des acteurs talentueux comme Camille Cottin et Romain Duris ? Je ne crois aucune ligne de dialogue, déclamées tragiquement comme des tirades de la pièce de quatrième par des collégiens. Le récit n’a aucun message politique à nous faire passer, il se contente de dire que l’impossible est possible. Et ensuite ? On fait quoi ? Même le personnage de Denis Podalydès, pourtant censé représenter l’hybris du genre humain, semble plus mature que Claire.
Message confus. Film maladroit où se mélangent le risque nucléaire, le réchauffement climatique, l’art et une histoire d’amour… Bref, un cocktail assez indigeste, un narratif incohérent qui laisse mal a l’aise et un peu ennuyé.