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Pierre L.
54 abonnés
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4,0
Publiée le 31 octobre 2023
J ai adoré.je redoutais pourtant les scènes à lieu unique.Pas une seconde on ne s ennuie. Les acteurs sont très bons avec mention pour Arthur Hariri dans le rôle de Kiejman l avocat delà défense. On est dans le vrai cinéma !
Captivant et tendu avec une interprétation formidable. Mais avec aussi un gros bémol: on ne voit pas le jury délibérer. Très souvent un manque dans les films français de procès alors que ce moment est capital. Comment ont-ils raisonné pour aboutir à un acquittement?
Le Procès Goldman tient sur la personnalité très forte des personnages qu'il met en scène, notamment celle de l'accusé Goldman. Chaque personnage est bien dans son costume et chacun très crédible.
Image en 4/3 à l'ancienne, sans musique jusqu'au générique de fin sont quelques ingrédients utilisés pour donner au film un réalisme supplémentaire, bien que la fin trace une dichotomie nette : ce film est une fiction basé sur des faits réels. Toutefois,je laisse le soin à ceux qui connaissent les dessous du procès réel dire dans quel mesure le film est réaliste.
Malgré le thème de procès (dont je ne suis pas un adepte) et une durée supérieure à 2h, on arrive très rapidement à la fin. La représentation magistrale de ce procès nous offre des détails croustillants dont j'apprécie Goldman critiquer le simulacre qui consiste à offrir sa vie privée aux yeux de tous. La morale est omniprésente et les nombreuses questions que Goldman nous invite à nous poser (sa dernière phrase avant le verdict est une merveille, mais également sur la curiosité, la machination, le système judiciaire et la présomption d'innocence) donnent une profonde justesse au film.
Tout cela est parsemé de références trotskistes très nombreuses alternant entre subtils propos sibyllin et animal enragé complotiste (et exploité par le procureur dont certaines phrases de la plaidoirie sont excellentes). Car Goldman est surtout le portrait d'un homme, dévoré par l'idée de ne pas vivre la bonne époque comme Tyler Durden, sa lutte n'a aucun sens comparé à celle de ses parents résistants lors de la seconde guerre mondiale. Il détient une étonnante capacité à rassembler les minorités. Ce pouvoir est très bien représenté tout comme la manière insidieuse dont le président a de ne pas considérer les mots de son ami spoiler: officier de réserve mais noir . C'est dans ces petits détails que le film brille. Et il y en a à la pelle.
film de procès bien tenu La maitrise du film de procès est exemplaire, on reste dans la salle pendant 2h et on ne s'ennuie pas une seconde. Je n'y connais rien mais j'ai beaucoup aimé l'image du film, le grain dans la photo, les costumes. J'ai deux petites réserves. La première, le jeu des acteurs n'est pas terrible, surtout dans les rôles secondaires, témoins, etc. La deuxième est la dominance du propos politique par-dessus tout le reste et notamment des personnages.
Le film se déroule presque totalement dans la salle du procès et n'est donc pas particulièrement visuel. Il est donc important que les acteurs soient excellents. C'est le cas d'Arieh Worthalter, mais beaucoup de mal avec Arthur Harari qui ne dégage absolument rien. Le film souffre de longueurs qui le rende globalement moyen même si le procès est très bien reconstitué et est intéressant à suivre. Il reflète très bien ce qui tiraillait la société de l'époque et permet de comprendre le fonctionnement d'un procès.
Un grand film de procès qui tient en haleine, même si on peut arriver en connaissant le dénouement du procès. Les rapports tendus avec son avocat font souvent sourire tant l'accusé ne respecte pas les consignes de son avocat et donne du relief au film. Le film veut certainement prouver la faiblesse de l'accusation, mais il laisse quand même de l'espace au propre jugement de chacun. Excellents comédiens tant les principaux que les multiples second rôles "appelés" à la barre.
Tourné en huis clos, pratiquement dans les conditions du réel, à mi-chemin entre l'éloquence théâtrale et la tension d'un tribunal, «Le procès Goldman» est autant un très grand film de procès que le passionnant portrait d’une époque, nous replongeant dans les combats révolutionnaires des années 1970. Cédric Kahn place le spectateur dans la position du juré et trois personnages sont au centre de son récit brillamment reconstitué : le révolutionnaire braqueur, le plaideur magnifique, et le sage représentant de la loi, magistralement interprétés par Arieh Worthalter (Pierre Goldman), Arthur Harari (Maitre Kiejman), et le juge (Stéphane Guérin-Tillié)
5 étoiles sans hésiter ... réussir à tenir en haleine les spectateurs alors que tout se passe dans la salle de procès est une sacrée performance ! Quelle performance des acteurs ... ils sont brillants ... et les dialogues sont dignes d'un chef d'oeuvre littéraire.
je n'ai pas pour habitude de sortir de la salle avant la fin du film, mais là, c'est long, stressant, statique, l'acteur principal est bon, l'histoire m'intéressait car je la connaissais, alors j'ai essayé de tenir, mais c'était vraiment trop désagréable, et je ne vais pas au cinéma pour subir ça.
quel film. A voir absolument pour l histoire, pour les idées pour comprendre comment fonctionnait la justice pendant cette période. c est tellement contemporain et c est tellement bien filmé et joué
"Le Procès Goldman" est un film que j'ai bien apprécié. L'histoire est intéressante, les acteurs jouent plutôt bien et le fait que le long-métrage soit un huis clos rend le film intrigant. J'ai juste trouvé dommage qui est un peu de longueur à certains moments.
« Le procès Goldman » de Cédric Kahn (2023). Nous sommes en avril 1976 et débute à Amiens le « deuxième » procès de Pierre Goldman (Arieh Worthalter), fils d’un résistant juif polonais, militant d’extrême gauche, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour 4 braquages à main armée dont un a entraîné la mort de 2 pharmaciennes… mais il clame son innocence dans cette dernière affaire. Sans aborder le fond, le film montre les failles du système judiciaire : le « premier » procès a été en fait cassé pour un vice de forme ; l’importance de la personnalité de l’accusé et de ses repartis à l’audience – « Je suis innocent parce que je suis innocent » - ; le poids de l’opinion publique et ici de l’intelligentsia de gauche qui a lu le livre qu’il a écrit en prison « Souvenirs obscurs d’un juif polonais né en France » dans lequel il a démonté méthodiquement les erreurs de son premier procès ; le rôle des avocats et si son avocat - maître Kiejman (Arthur Harari) – essaie de tempérer les interventions parfois insaisissables et provocatrices de son client, il s’avèrera redoutable vis-à-vis des témoins ; la fragilité au fil du temps de certains témoignages ; la personnalité des jurés qui demanderont des compléments d’enquête ; voire la personnalité des juges car le Procureur semble ici plus clément que celui de Paris… Pierre Goldman ne sera pas reconnu coupable du meurtre des 2 pharmaciennes et sera condamné à 12 ans de réclusion. Trois ans après sa sortie de prison, il sera assassiné par un groupe d’extrême-droite qui dénonce le « laxisme » de la justice. Un film prenant qui n’est pas sans évoquer les films de Cayatte. Un film dans lequel la dialectique a toute son importance dans cette arène qu’est une salle d’audience et ce dans un contexte politique singulier.