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Alex Motamots
11 abonnés
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4,0
Publiée le 3 août 2026
J'ai trouvé déstabilisant que tout se passe à huis clôt presque exclusivement dans la salle d'audience. J'ignorais : la présence de Simone Signoret et de Régis Debray pendant le procès. J'ai aimé la spontanéité de la salle qui participe avec ses réactions pour ou contre. J'ai en revanche été étonné des parents inexpressifs. J'ai trouvé que l'avocat principal jouait à côté, de façon fausse. L'acteur ne m'a pas convaincu. Un procès qui oppose une parole contre une autre, surtout la dernière scène lorsque le Président annonce le verdict et que personne n'écoute.
Le Procès Goldman - c’est très bien joué et en effet une personnage ! Tout de même gênée comment le film fait d’un truand un grand seigneur..parce que oui, cet homme a fait des braquages et ça passe au second plan entendu l'accusation de meurtre L’ensemble du film est en huis clos -> procès 3,4/5
Ce procès qui est proche des faits juridiques me laisse une impression mitigée. Si les plaidoiries sont de qualité, l'interprétation de Goldman est inégale. Au tout début du film, il manque vraiment de naturel, on dirait un débutant acteur qui récite un texte. Après heureusement, c'est bien mieux.
C’est un film de procès, et pourtant on ne s’ennuie presque pas durant ces près de deux heures. On y perçoit la maîtrise du réalisateur C. Kahn, que l’on connaît notamment pour La Prière. Le personnage principal, l’accusé Pierre Goldman, demi-frère de Jean-Jacques Goldman, est incarné par Arieh Worthalter, un acteur belge remarqué notamment dans Girl. Goldman est à la fois braqueur et militant de gauche assumé. Le film revient sur ses débuts dans l’engagement politique, son séjour à Cuba, puis son retour à Paris. Ses motivations pour les braquages restent floues: besoin d’argent, désir de vivre autrement, ou simple refus du travail salarié? Le doute demeure. Il sera finalement acquitté du meurtre de deux pharmaciennes, mais condamné pour les vols. Quant à sa culpabilité dans l’assassinat, elle reste incertaine et le film laisse volontairement la question ouverte. Le procès, tel qu’il est montré, frappe dès le début par la tension et les invectives permanentes entre les parties. Tout le monde s’interpelle, s’accuse, se coupe la parole: on comprend vite que l’audience va tourner à la foire d’empoigne, ce qu’elle devient effectivement. C’est un film prenant, qui permet de mieux cerner la figure de Pierre Goldman, largement méconnue du grand public.
Le procès (véridique) de Goldman, avec toutes ses zone d'ombre, était suffisant mystérieux et sujet à suspicions pour en faire ce film. Les faits y sont bien relatés et la dimension politique bien évoquée via les différentes audiences reconstituées et la tentative de reproduire le profil si atypique de Goldman. Malheureusement, le tout sonne creux, les interprétations sont très perfectibles et la réalisation reste bancale. Bref un film qui gardera juste à mes yeux le mérite de ressortir des archives une affaire judiciaire très controversée.
Au premier abord, "Le Procès Goldman" a tout du film austère qui pourrait rebuter. Un huis clos judiciaire, une mise en scène minimaliste, et une quasi-absence d'action au sens traditionnel du terme. Pourtant, Cédric Kahn réussit le pari de transformer ce matériau dense en un thriller intellectuel captivant, qui prouve que la force des mots peut être aussi saisissante qu'une scène de poursuite.
Le film nous plonge de manière immersive dans la salle d'audience, sans fioritures ni effets de style superflus. Si l'on peut craindre un rythme lent, il n'en est rien. Le scénario, d'une intelligence redoutable, progresse à un rythme soutenu, porté par des joutes verbales d'une tension constante. Les échanges entre l'accusé, les avocats et les témoins sont si percutants qu'ils maintiennent l'attention sans jamais faiblir. La véritable action du film se situe dans ces duels oratoires, où chaque parole est une arme et chaque silence est lourd de sens.
Au-delà de la reconstitution judiciaire, le film est une formidable machine à penser. Il ne donne aucune réponse facile et refuse tout manichéisme, préférant exposer la complexité des faits et des idéologies. En nous confrontant aux questions de justice, de vérité, d'engagement politique et d'identité, "Le Procès Goldman" nous invite à nous forger notre propre opinion et à réfléchir bien après le générique de fin.
Cependant, il faut reconnaître que la sobriété radicale de la mise en scène et la densité des dialogues en font un film exigeant. Sans un intérêt minimal pour le genre du film de procès ou pour le contexte politique des années 70, certains spectateurs pourraient trouver l'expérience aride ou manquer quelques subtilités. Le parti pris stylistique, bien que cohérent, crée une certaine froideur qui pourra laisser une partie du public sur le bas-côté.
En conclusion, "Le Procès Goldman" est une œuvre exigeante et réussie dans son genre. C'est un film qui demande un effort d'attention, mais qui parvient à maintenir l'intérêt grâce à sa tension intellectuelle et la force de ses dialogues. Une proposition de cinéma solide, qui parlera avant tout aux amateurs de joutes verbales et de drames judiciaires, mais qui risque de laisser les autres sur le bas-côté.
très intéressant à plein d'égards, sur la justice et les subtilités de la réalité, la subjectivité, sur le racisme, ...et ce personnage, qui semble profondément vrai, ...en revanche, ça sonnait faux à plusieurs endroits, du texte récité, par plusieurs personnages, même les principaux et (habituellement) bons acteurs tirent péniblement leur épingle du jeu
Avec son image au format 1,33 et ses cadres très serrés, Cédric Kahn fait le choix de rester centré sur son personnage central, sur le banc des accusés, dans un huis-clos judiciaire prenant et sans manichéisme.
Le parti pris de Cédric Kahn, proposer une reconstitution quasi documentaire du procès, est indéniablement louable. Fidèle à ce dispositif de huis clos, le film reste constamment ancré dans l’enceinte du tribunal et adopte un point de vue strictement interne. Le défilé des témoins à la barre, le jeu de l'accusé, des avocats et des magistrats, impriment un rythme très théâtral à l’ensemble. Peut-être trop, finalement : cette théâtralité contraste avec l’ambition initiale de sincérité. L’exercice manque alors de souffle cinématographique et peine à susciter l’émotion. Il en résulte de longues plaidoiries qui, plutôt que de nourrir le débat, tendent à susciter l’ennui. Une démarche respectable, donc, mais dont la sobriété excessive finit par la rendre impersonnelle.
Inspiré d’une histoire vraie, Le Procès Goldman retrace le combat de Pierre Goldman, braqueur controversé luttant pour faire reconnaître son innocence dans le meurtre de deux personnes. Frère de Jean-Jacques Goldman et issu d’une famille de résistants, son identité et notamment sa judéité occupent une place centrale dans ce procès hors norme.
Le film plonge le spectateur dans une époque marquée par des tensions politiques et sociales fortes, où certaines enquêtes policières apparaissent bâclées, voire orientées. Le suspense est omniprésent, tenant en haleine jusqu’au verdict.
La grande force du film réside aussi dans l’interprétation : les acteurs sont particulièrement convaincants, apportant intensité et crédibilité à ce huis clos judiciaire.
Porté par une mise en scène sobre et efficace, Le Procès Goldman est un film captivant, intelligent et profondément humain. Une œuvre engagée et prenante, clairement à voir.
Ce huis-clos judiciaire retraçant le deuxième procès aux assises du militant d’extrême gauche Pierre Goldman condamné pour plusieurs braquages à main armée dont un ayant causé la mort de deux pharmaciennes est une œuvre sobre mais passionnante par sa théâtralité parolière refusant pour autant tous les poncifs que l’on retrouve bien souvent dans ce sous-genre. En effet, le réalisateur Cédric Kahn livre un long-métrage intelligemment écrit qui se veut le reflet d’une époque contrastée par la construction de ses différents protagonistes, de l’accusé à ses défendeurs en passant par les divers témoins et le ministère public dont la caractérisation est d’une acuité profonde. Associé à un sens du cadrage rigoureux, une rythmique du récit adéquat pour ne jamais devenir redondant ou ennuyeux « Le Procès Goldman » est un film coup de poing.