D’entrée, le grain, la photographie et les costumes nous plongent aisément dans les 70’s, ensuite c’est la douche froide … Très sur-joué, voire mal joué tout court, ce procès en huit-clos de près de deux heures ennuie passablement, et ce n’est pas la mise en scène d’une platitude extrême qui arrange les choses. Les comédiens ne marquent pas et le personnage principal, ce fameux Pierre Goldman, est tout sauf attachant, il est même plutôt détestable pour tout dire. Pour le reste on en est presque au point Godwin où le simple fait d’être juif vous absout visiblement de toute faute et vous permet de faire le show en toute impunité au tribunal. Conclusion : la France est raciste, et déjà l’on victimisait les coupables. Par ailleurs, après deux heures on ne sait toujours pas ce qu’a fait ou non l’accusé … Un ensemble bien mal écrit, faiblement enrobé et particulièrement inintéressant pour son propos. Dire que je suis resté en marge est un euphémisme …
Assez moyen, le parti pris ultra réaliste ne permet pas de s'attacher au personnage, désagréable, arrogant et assez peu compréhensible, et le sens politique de ce spectacle judiciaire nous échappe tant il appartient à une époque révolue...
Je n'ai pas compris l'intérêt de ce film long et ennuyeux... je suis allée au bout pensant qu'à un moment où à un autre l'ambiance allait évoluer... non rien... ne perdez pas votre temps...
J’avais entendu beaucoup de bien du Procès Goldman et effectivement, je n’ai franchement pas grand chose à en dire tellement le film est irréprochable. Les dialogues sont écrits brillamment et comme je le dis souvent avec les films de procès, ça a un punch énorme, plus puissants que certains films de boxe. La chose intéressante est surtout la rhétorique utilisée par les avocats et notamment sur cette volonté cartésienne de dès lors qu’on a un doute sur quelque chose, on l’écarte. Et dans un cas où aucune preuve physique n’est retrouvée comme ici, la procédure devient vraiment passionnante pour montrer comment la justice peut se faire manipuler par un très bon avocat, comme le montrait déjà Anatomie d’une chute plus tôt dans l’année. Bref, Le Procès Goldman a peut être moins d’originalité que le dernier film cité ou à une vision cartésienne moins impressionnante qu’un « 12 hommes en colère », mais il en demeure néanmoins un très bon film au propos et aux acteurs excellents. A voir absolument !
J'ai eu l'impression de voir un téléfilm plutôt qu'un film. L'acteur principal joue très bien, il n'a pas volé son césar. Son avocat est moins crédible. La meilleure tirade a été réalisée par l'avocat général, bien lue et surtout le texte me semble bien coller à la personnalité de Pierre Goldman.
Je me serais bien contenter d'une pièce de théâtre pour ce film de procès, où tous les comédiens m'ont paru jouer à l'excès. Je n'ai pas vu la plus-value d'en avoir fait un film de cinéma...
très bien filmé, bons dialogues, globament très juste, même les fuigurants jouent très bien par contre le soit disant racisme de la police, ca c'est très énervant, on a nous a suffisamment rebaché, attention à ne pas faire survivre des lieux communs : au bout d'une heure on décroche, le film un peu long mais l'acteur principal joue très bien et fait penser au joker de joakin phoenix.
film passionnant, c'est sûrement très difficile de faire un film en 8 clos et réussir à y mettre autant de dynamisme, cela m'a donné envie d'en savoir plus dans cette affaire .
Excellent Superbe interprétation La réalisation tient en haleine le spectateur tout le film. La période historique juridique et politique de l époque est parfaitement intégrée sans tomber dans un à priori partisan
Très décevant. Rien dans ce film ne respecte les conditions d’un procès. Tout le monde prend la parole sans y être invité, les jurés posent des questions et font des conclusions…. Pour un huis clos on s’attend à quelque chose de plus réaliste.
Le huis-clos judiciaire m'a perdu assez vite, juste après les présentations d'usage de l'accusé et de sa personnalité a priori complexe devant la cour d'assises. Les débats qui suivent sont soporifiques. En dépit de ce que représente Pierre Goldman, juif, gauchiste, gangster, qui clame son innocence -tout au moins dans l'affaire du meutre des deux pharmaciennes- qui accuse la police, les témoins, l'avocat de la partie civile de racisme, son procès reste un procès de droit commun. Donc commun, hélas. On y ergote sur qui a vu quoi, sur qui était présent et qui ne l'était pas, qui ment, qui ne se souvient plus...On s'en fiche complètement, d'autant que la chose est jugée et connue depuis longtemps (sauf peut-être pour le jeune public). C'est l'ordinaire d'un procès, et Cédric Kahn réalise un film sans enjeu. Il n'y a pas d'idée-force, de celles qu'on trouve dans les "Douze hommes en colère" de Lumet et qui font un vrai bon film de procès.
Le défilé des témoins, les interrogatoires, les réquisitions et les plaidoieries, tout ou presque ennuie et suinte une banalité au mieux réaliste et illustrative des audiences des années 70. Cédric Kahn a choisi son camp et les accents de sincérité de l'accusé nous convainquent de son innocence. C'est malheureux à dire mais il y a finalement plus de tension et de surprises dans un "Faites entrer l'accusé" de Hondelatte.