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Pierre L
6 critiques
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2,5
Publiée le 5 novembre 2023
Comme souvent quand je vais voir un film recevant un accueil dithyrambique de la presse, j'ai été vraiment déçu. Le huis-clos était une occasion de nous offrir une belle galerie de portraits. Malheureusement la plupart des acteurs ne sont pas au niveau. Ils semblent réciter un texte de prompteur sans incarnation. "Goldman" n'est pas mauvais, "Kiejman" a un débit trop rapide et n'est pas charismatique. Seul "Garaud" est vraiment crédible. Le film fait pschit malgré un scénario réel intéressant.
Ce film aurait pu être un chef-d’œuvre. Tout, en effet, concourait à ce qu’il en soit ainsi : un demi-frère célèbre, un comportement extravagant, un contexte historique passionnant, une histoire rocambolesque, et pourtant. Pourtant j’ai vu des acteurs qui récitent leur texte comme des élèves très moyens et une mise en scène caricaturale, le comportement du public dans la salle d’audience, par exemple, me semblant totalement grotesque. Si l’intrigue est captivante, on ne le doit qu’à la personnalité du héros qui a eu la bonne idée d’écrire son histoire alors qu’il était emprisonné. Les auteurs du film peuvent l’en remercier mais je pense qu’un homme comme Pierre Goldman aurait mérité beaucoup mieux.
C’est en avril 1976 que s’ouvre le deuxième procès de Pierre Goldman, condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité (pour des braquages dont l’un ayant entraîné la mort de deux personnes). Mais ce dernier ne cesse de clamer son innocence dans cette dernière affaire (s’il reconnaît volontiers les braquages, il réfute l’acte criminel).
Cédric Kahn nous replonge dans le procès très médiatique de Pierre Goldman, un militant d’extrême gauche (membre de l’UNEF et du FUA), un juif, fils de héros de la résistance et brillant intellectuel qui a évolué vers le grand banditisme (et accessoirement, demi-frère de Jean-Jacques…). Cette transposition sur grand écran est une “libre” adaptation où l’on se retrouve immergé au coeur de ce procès fleuve.
Le Procès Goldman (2023) est digne d’une pièce de théâtre, un huis clos remarquablement retranscrit façon docu-fiction où l’on se retrouve au coeur du sujet et tenu en haleine jusqu’au couperet final. Très politisé, cet activiste proche de la guérilla révolutionnaire d’Amérique du Sud méritait-il sa condamnation à perpétuité ou était-il victime de ses idéaux politiques ?
Brillant et magnifiquement incarné par Arieh Worthalter (Pierre Goldman) et une pléiade de seconds rôles dont Arthur Harari (Maître Kiejman) & Stéphan Guérin-Tillié (Le Président), le tout, superbement retranscrit à travers une photo très 70’s (le grain et les couleurs).
génial on est au procès sans de fioritures à côté (vie extérieure) on assiste au procès de A à Z sans passer par tout ce qui ne nous intéresse pas dans ce genre de film en général.
Pas simple de donner du rythme et de la vie à un film en quasi-huis clos, enfermé à l'intérieur de la salle d'audience où Pierre Goldman dut se défendre des meurtres dont on l'accusait. Cédric Kahn réussit magistralement l'exercice en utilisant sa caméra avec efficacité, allant d'un protagoniste à un autre, sachant jouer sur le cadrage et la profondeur de champ avec un habile montage. En cela, il est aidé par le jeu des acteurs, et tout particulièrement par la performance extraordinaire de Arieh Worthalter. C'est le récit d'une affaire judiciaire mais surtout la représentation d'une époque par le grain de la pellicule, les costumes, les expressions et les violences différentes de celles d'aujourd'hui. Une vraie réussite.
J'ai du mal à considérer cette production audiovisuelle comme un film de cinéma... Un jeu de caméra des plus pauvre -évidemment un choix mais quel pour quel résultat? . Aucune musique? Un huis clos qui n'arrive même pas à faire ressortir les passions engendrées par cet évènement chez les protagonistes comme la famille ou les parties civiles. Des personalités présentes dont on ne sait ren de l'influence réelle sur cet évènement? Des transcription de récourcis des plaidoiries qui deviennent ridicules? C'est un OCNI: Objet Cinénématographique Non identifié...
Ça fait des années que je ne suis pas sortie du cinéma avant la fin du film. Pourtant, là, je l'ai fait. D'abord, un grand nombre de comédiens jouent vraiment mal, c'est gênant. Puis, pas de respirations, pas de répit, on nous laisse pas reprendre le souffle entre des cris et du blabla interminable, incessant et agaçant. J'avais l'impression de voir un téléfilm.
Un mauvais film. Une intrigue pauvre, un contexte à huis clos, des acteurs très moyens pour ne pas dire mauvais surtout Pierre Goldman. Mis a part les prestations théâtrales des avocats, le film est vide. Bon courage.
L'histoire de Goldman est probablement intéressante mais ce film, quel pensum ! Quel ennui ! Je n'ai pas du tout accroché. J'aurais préféré un bon documentaire. On ne sort jamais de la salle d'audience et finalement le propos est le même que dans l'anatomie d'une chute : quand il n'y a pas de preuve on peut faire les hypothèses les plus saugrenues, sans tenir compte des faits, les témoignages sont complètement subjectifs et l'éventuel jugement donne le vertige. Ici la démonstration est flagrante : les témoins et la police sont racistes. Goldman n'est pas recommandable mais il n'y a pas de preuve. Est-il innocent ? ce n'est pas le sujet.
Tout est juste, le jeu des acteurs est excellent, les dialogues ciselés, tout est crédible. J'avais l'appréhension qu'un film qui dure deux heures tourné en huis clos ne traîne en bla-bla soporifique mais pas du tout. Du cinéma comme ça on en redemande.
Un film de procès qui me paraît parfait : l'agencement dynamique de la narration et des plans, la volonté marquée de rester dans ce que l'on appelle en matière de récit la focalisation externe, l'excellence des acteurs notamment d'Arieh Worthalter et Arthur Harari sont au service d'une problématique vieille comme l'existence même de la justice, l'institution peut-elle prétendre à l'objectivité quand les preuves matérielles de culpabilité de l'accusé sont absentes et quand ce dernier déchaîne des passions qui dépassent le seul cas judiciaire ? Un grand film dont les deux heures passent vite.