Le Procès Goldman
Note moyenne
3,9
5225 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

329 critiques spectateurs

5
32 critiques
4
129 critiques
3
89 critiques
2
45 critiques
1
27 critiques
0
7 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 octobre 2023
Un film qui parlera aux spectateurs d'un certain age.

Restitution d'un procès mais inspiré puisque sont présentés des témoignages qui n'ont pas existé. L’intérêt est plus dans la restitution d'une époque, de son climat 1976, Hu
Flower 0478
Flower 0478

106 abonnés 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 octobre 2023
Le procès à huis clos je l'ai trouvé très passionnant l'acteur principal que je connaissais pas joue très bien les autres acteurs aussi en tant que spectateurs on y assiste en tant que jurés franchement j'étais prise par l'audience de cette homme je vous conseille fortement ce film l'audience de l'époque vaut le coup d'être vu.
Olivier K.
Olivier K.

18 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2023
Un film radical, extrêmement bien interprété, une photographie hors de la mode, une tension permanente.
danivero
danivero

22 abonnés 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 octobre 2023
passionnant, sobre et excessivement bien joué. et en plus c'est très clair fans le déroulé du procès. un excellent film
Lynebonnaud
Lynebonnaud

2 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 octobre 2023
Toute l’intrigue du film est réduite et concentrée autour du second procès de Pierre Goldman. Avant le début, nous en connaissons la fin, c’est le déroulement du procès qui fait le cœur du film, et le poids que va faire peser la forte personnalité de l’accusé, sur la manière de rendre justice.
Avant que ne démarre ce 2nd procès, le film s’ouvre sur la lecture de 2 lettres écrites par Pierre Goldman à ses avocats. L’une à Georges Kiejman qu’il déteste ouvertement et à qui il demande de se désaisir de l'affaire, et l’autre dans laquelle il se justifie de sa détestation auprès de son ami lui aussi avocat. Par ce biais en utilisant les propres mots et la pensée de l’accusé, avant même de pénétrer dans la salle d’audience, le cinéaste donne le ton du film et nous fait plonger au cœur de la personnalité tourmentée et radicale de Pierre Goldman.
L’accusé affronte intimement son principal avocat avant même le début de son procès. Militant d’extrême-gauche, guérillero, braqueur, intellectuel, et écrivain, l’homme a mené plusieurs vies marquées par l’affrontement. Il n’aura de cesse de tenter de se hisser à la hauteur de ses parents aux origines juives polonaises, immigrés en France dans l'entre-deux-guerres, et engagés dans la résistance communiste. Le fils balloté entre une mère retournée rapidement en Pologne dont il admire les engagements et une autorité paternelle à laquelle il se soustrait, porte en lui la haine du nazisme et l’histoire d’un activisme d’une génération qui ne lui appartient pas.
Les décors sont minimalistes et réduits à l’essentiel, on ne verra quasiment que la salle d’audience.
Deux scènes se passent à l’extérieur mais un extérieur relatif, davantage un intérieur cerné de 4 murs ; ceux de la cellule carcérale de Pierre Goldman avant son entrée en salle d’audience et ceux du bureau du célèbre avocat que deviendra Georges Kiejman.
Cédric Khan a posé à la manière d’Albert Serra 3 caméras qui filmaient continuellement. Le réalisateur équipé d’un casque et micro, commandait ses opérateurs de loin, pour au montage pouvoir travailler sa matière filmique.
Beaucoup de gros plans au téléobjectif lui permettent de se tenir à distance des affrontements dans la salle d’audience, mais aussi de Pierre Goldman brillant orateur qui rayonne intellectuellement, tel un lion en cage. Le cinéaste peut par ce procédé aller chercher au plus près des visages le terreau de son film, sans gêner les acteurs dans l’interprétation de leurs personnages respectifs.
Une salle d’audience obéit à des codes et selon la personnalité du président un procès peut être calme ou chaotique. Ce second fût bruyant et violent, telle une pièce de théâtre transformée en ring de boxe, bien que chacun de ceux qui rendent justice obéissent à des rituels.
Les personnages de Georges Kiejman et de Pierre Goldman sont tendus, Arthur Harahi ne surprend pas dans ce rôle contenu qui lui va bien, Arieh Worthalter lui nous a moins habitué à ce type d'engagement d'acteur. Il incarne souvent la douceur avec son beau visage au regard clair. Dans « Sympathie pour le diable » il temporisait un Paul Marchand suractif sans limite aucune, il était le père sensible et aimant de « Girl », un homme altruiste dans le beau « Razzia » et récemment fantomatique au bord de la rupture amoureuse dans « Serre-moi fort ». Ce trentenaire polyglotte et voyageur, paraît avec ses rides précoces et son cuir chevelu dégarni, souvent plus âgé. Il alterne le cinéma avec les planches. Mais il a une constante dans ses rôles exception faite du procès Goldman, il est solaire.
Après le film chacun est renvoyé dos au mur face à ses propres convictions pour faire société quant à la manière de donner justice ; est-il préférable qu’un innocent puisse être injustement emprisonné ou qu’un coupable soit laissé en liberté ?
En France quand les doutes persistent la présomption d’innocence répond à cette question.
Regine C.C
Regine C.C

46 abonnés 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 octobre 2023
Mise en scène d'un procès qui a eu lieu, il y a une cinquantaine d'années. Les faits : le meurtre de 2 pharmaciennes, l'accusé, un juif d'origine polonaise au passé chaotique accusé de nombreux bracages ce qui fait de lui un coupable idéal. Ce procès nous rappelle combien l'issue en était aléatoire sans les progrès irremplaçables de la police scientifique et était vouée à la bonne ou mauvaise foi des uns ou des autres. La chance de Goldman a été d'avoir eu un avocat d'origine juive polonaise comme lui, d'origine modeste comme lui et qui s'est vraiment battu pour pour mettre en évidence tous les vices de forme et la mauvaise foi de certains témoins.
Donc un véritable combat, ce qui en fait un film très émouvant. Ce film nous rappelle aussi que l'antisémitisme est intemporel et qu'il faut resté vigilant.
Morgane R.
Morgane R.

4 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 12 octobre 2023
Mal joué, long, pas réaliste du tout. Au lieu de payer 10€ en moyenne votre séance, poussez les portes d'un tribunal pour aller voir un vrai procès : c'est gratuit.
ZzimA
ZzimA

4 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 octobre 2023
"Le Procès Goldman" a coché pour moi toutes les cases pour passer un moment jubilatoire. Je ne connaissais rien à l'affaire, et avant le film je pensais qu'il s'agissait d'un procès un peu niche. Pourtant, non seulement l'affaire en elle-même est passionnante, mais à travers elle le métrage dresse un portrait étonnament profond de la France dans les années 70, tant au niveau du fond que de la forme. Il ne faut pas se méprendre devant la scénographie et les costumes sobres à première vue. Dans les moindres détails (vêtements, coiffures, langage, sujets de débats), une autre époque nous est dépeinte de l'intérieur, et le format 4/3, l'image légèrement surexposée et le grain prononcé ne font que renforcer cette impression.

L'écriture est d'une précision millimétrique, stratosphérique, incarnée par une jeu d'acteur de très haute volée. Le charisme de Goldman est immédiat, la subtilité du jeu de chacun est impressionnante. En plus des personnages principaux, chaque témoin a un temps d'écran impactant, desservi par de très longs plans permettant de décrire à eux seuls une personnalité, un parti pris, une pression... Puis quand la salle s'agite la caméra s'affole et le montage illustre et amplifie l'ambiance. Sous ses airs de pièce de théâtre ( spoiler: il n'y a aucune musique, même au générique de fin
), le choix du grand écran est totalement justifié pour moi, ne serait-ce que pour mieux mettre en avant le talent de tout ce beau monde.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 octobre 2023
J’ai toujours bien aimé les films de Cédric Kahn (sauf Une vie meilleure). Il nous offre sans doute là un de ses meilleurs. Une mise en scène dépouillée (pas d’effets de style, pas de musique, pas de flash-backs) et un scénario finement écrit, nous font suivre le tout avec un grand intérêt. Les faits sont tirés du second procès de Pierre Goldman (demi-frère de…), intellectuel de gauche (soutenu par un nombre d’intellos de l’époque dont Simone Signoret, présente dans la salle) passé au grand banditisme, et respectent à peu près la réalité. Ne connaissant pas l’histoire, le suspens est de plus étouffant jusqu’à l’énoncé du verdict. Le casting est parfaitement dirigé. Ariel Worthalter confirme tout le bien que l’on pense de lui (perso depuis Eternité en 2016). A ces côtés on retrouve l’excellent acteur metteur en scène (Diamant noir, Onoda) Arthur Harari (également co-scénariste de Anatomie d’une chute). Un film de procès totalement réussi (rare en France) et maitrisé, aussi émouvant et intense que poignant et instructif. Et encore un grand film français cette année. Passionnant, bouleversant et captivant de bout en bout.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2023
Dans la famille Goldman je connaissais le fils créateur de tubes, pas le frère braqueur aux idées d'extrême-gauche. Ce véritable "film de procès" (seules les trois premières minutes ne se passent pas dans la salle d'audience) lève le voile sur cet homme ambivalent qu'on ne peut détester malgré son passé de malfrat. On apprend sa relation compliquée avec son avocat, le jeune Maitre Kiejman, une bataille idéologique sur leur identité juive, et leurs façons respectives de l'appréhender. Le film dresse également un portrait sans appel de la police nationale souffrant déjà à l'époque d'un racisme systémique. Et la formidable déclaration finale du condamné finit d'ancrer définitivement ce film d'époque dans la France d'aujourd'hui.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 octobre 2023
C’est une histoire de joute verbale, de rhétorique, d’affrontement langagier, d’une rencontre en de fortes personnalités que nous propose Cédric Kahn dans son nouveau film, Le procès Goldman, qui raconte de manière réaliste le deuxième procès dans lequel a comparu Pierre Goldman pour plusieurs chefs d’accusation dont l’assassinat présumé de deux pharmaciennes. Pour le défendre, on découvre un tout jeune Georges Kiejman, pas encore star du barreau comme il ne deviendra quelques années plus tard.

Dans un dispositif à l’os, sans effet de mise en scène, Cédric Kahn déroule un film aux allures de documentaire, sorte de portrait d’une époque vu par le prisme d’une cour d’assises. Le portrait d’une société des années 70 pleine de révolte et de violence, où le racisme et l’antisémitisme décomplexés étaient extrêmement présents dans la société, et dont Goldman jouera très habilement pour soigner son image auprès des jurés de son procès.

Un film qui fait revivre la figure de Pierre Goldman, singulier personnage qui véritable Showman, à la fois intellectuel et gangster, et qui avait réussi séduire toute une partie de la gauche médiatique des années 70.

Dans les rôles principaux, Arthur Hariri et Arieh Worthalter se montrent à la hauteur de leur personnage, bien servis, il faut le dire, par des dialogues brillamment écrits.
https://www.hop-blog.fr/le-proces-goldman-de-cedric-kahn/
Critiques d un passionné
Critiques d un passionné

138 abonnés 263 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2023
Ce film raconte une histoire qui défraya la chronique dans les années 70 : le deuxième procès de Pierre Goldman, condamné en première instance à perpétuité pour plusieurs braquages à main armée ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes, meurtres dont y clamera son inoncence.

Même si c'est le frère du célèbre chanteur, je n'avais jamais entendu parler de cette affaire, aussi fascinante et troublante que son protagoniste.

Cédric Kahn fait le choix radical de nous raconter cette histoire sans fioritures, en proposant un quasi huit clos dans la salle d'audience. Le procès n'ayant jamais été filmé, il choisit le format 1.33 qui était le standard de l'époque, ce qui à l'avantage de focaliser les images sur les témoignages des personnages. Ça et le fait de l'absence totale de musique, donne au film des airs de documentaires.
Une des forces du film est de ne pas être manichéen, en ne prenant jamais parti et se limitant à exposer les faits, sans chercher à développer les personnages, mettant le spectateur dans la peau d'un juré, avec cet inconfort du doute, d'autant plus que la procédure judiciaire multiplie les erreurs qui mettront continuellement le doute sur la culpabilité de ce suspect pourtant exécrable.

Il dresse ainsi un portait troublant de l'homme, mais aussi de la justice et de la société de l'époque.
Même si il est totalement antipathique, le personnage de l'accusé est fascinant de charisme et faisant de sa figure médiatique une force, en transandant les foules avec son côté provocateur, allant jusqu'à injurier le systeme, les témoins et les avocats...
Il est d'ailleurs incarné par un impressionnant Arieh Worthalter, dont l'éloquence prête même souvent à rire, réussissant à le rendre bizarrement sympatique et expliquant pourquoi autant de monde se sont ligués derrière le personnage...

Mais, son choix de mise en scène, en étant aussi radical, est aussi la limite que j'ai avec le film. Même si les faits sont passionnants, cinématographiquement, ça manque de créativité à mon goût, comparé par exemple à ANATOMIE D'UNE CHUTE ou LES CHOSES HUMAINES qui redoublent d'ingéniosité de mise en scène.
Le fait de filmé ça de façon très documentaire est certes immersif, mais pose un problème de rythme à mon sens, et même si on ne s’ennuie pas, j'ai trouvé que ça manquait malheureusement de "cinéma"...

www.critiquesdunpassionne.fr
RitchieGueko
RitchieGueko

27 abonnés 651 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 octobre 2023
Le Procès Goldman est un film réalisé par Cédric Kahn et sorti en 2023.
Ce film de procès est un chef d'œuvre qui va à l'essentiel avec justesse et précision. Le choix du réalisateur d'un huit clos au tribunal dénué de la moindre note de musique et du moindre flashback permet une immersion complète dans cette histoire. Chaque témoin a la possibilité de s'exprimer sans être dévalorisé, le spectateur s'interrogeant réellement sur la culpabilité ou non de Goldman. La force de l'ensemble tient également dans la force de ses acteurs : Arieh Worthalter est d'une justesse folle dans le rôle de Pierre Goldman bien secondé par Arthur Harari dans le rôle de son avocat (Maître Kiejman), Stéphan Guérin-Tillié est un très bon président de Cour, Jerzy Radziwiłowicz est bouleversant dans le rôle du père de Goldman etc. spoiler: Le choix également fait de laisser les jurés s'exprimer et de montrer leurs regards pendant le procès est vraiment fort et rajoute de la densité à l'ensemble
.
Ce film est passionnant de bout en bout, dans une réalisation simple mais soignée, des dialogues fins et percutants et une interprétation des acteurs parfaite. Un petit chef d'œuvre à voir et à revoir.
Valerie R.
Valerie R.

5 abonnés 28 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2023
Un huit clos judiciaire intéressant que personnellement je ne connaisssais pas, avec un acteur principal avec une belle energie !
lacroix p
lacroix p

33 abonnés 189 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 octobre 2023
Je suis sorti après 45 minutes. Le film est une suite d'interventions dans le cadre du procès, en huis clos, je trouve que les acteurs récitent plus qu'ils n'incarnent, le rythme est très lent. Je n'ai pas adhéré
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse