Le Procès Goldman
Note moyenne
3,9
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329 critiques spectateurs

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32 critiques
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129 critiques
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89 critiques
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Lil Sprite
Lil Sprite

65 abonnés 757 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 octobre 2023
Un très bon film, dont je ne connaissais rien de l'histoire, du contexte etc.
Nous suivons le procès de Goldman, ni plus, ni moins. Un huis-clos extrêmement bien maitrisé, à la mise en scène millimétrée et servi par des performances magistrales de la part des comédiens
Laurence Chapuis
Laurence Chapuis

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2025
Un film très théâtral et sans aucune originalité dans le scénario où la mise en scène. L'histoire ne mérite pas à elle seule la note de 4.
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 octobre 2023
Avec Jacques Mesrine, Pierre Goldman est une des figures du banditisme qui a marqué les années 70. Son procès a, en effet, divisé la société française à cause de l’incertitude entourant sa responsabilité ou non dans le meurtre de deux pharmaciennes. Cédric Kahn choisit d’adopter un style faussement épuré (certains cadrages, comme celui où il filme Christiane Succab-Goldman écouter son mari alors qu’elle semble lui tourner le dos, font preuve d’une véritable mise en scène) pour donner l’impression de retranscrire le procès comme s’il avait été filmé en direct. Le cinéaste évite donc d’assener un point de vue et choisit plutôt de laisser le spectateur libre de son opinion. Il est donc déroutant de découvrir qu’il a pris d’assez grandes libertés sur des aspects importants (Christiane Succab-Goldman n’était pas présente dans la réalité et Pierre Goldman lui-même aurait été moins excité que sa version cinématographique). Le procès Goldman est donc une œuvre assez intéressante plus par son sujet même qui est tout bonnement passionnant car ambigu que par son traitement cinématographique volontairement très simple.
Tumtumtree
Tumtumtree

202 abonnés 578 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2023
Après Anatomie d'une chute, voici un second film français de procès. Le dispositif est ici plus étouffant puisqu'hormis une scène d'introduction, tout le récit est un huis-clos dans une salle d'audience. Cela suppose un art du découpage fort savant pour faire vivre un récit en un lieu unique, sur la base d'une histoire unique. L'ambiance années 1970 est très bien rendue : grande mode du marron alors... Le film démontre une grande maîtrise. On est happé par les agissements de ce singulier braqueur dont la vie suscite les témoignages les plus divers (son père résistant, ses amis guérilleros, etc.), surtout si l'on ne connaît pas l'issue de ce jugement. Le comédien principal qu'on avait découvert en tendre père dans le "Serre-moi fort" d'Amalric démontre qu'il est un très grand acteur puisqu'il peut être crédible dans des rôles totalement opposés. Un très bon film, donc, mais ardu si on n'est pas prêt à s'engager dans cette histoire spécifique selon ce dispositif spécifique.
Philippe A.
Philippe A.

20 abonnés 91 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 octobre 2023
Je m'attendais à un procès politique avec une hauteur de vue militante et inspirante. J'ai vu le procès d'un petit voyou beau parleur qui accuse ses détracteurs de racisme et d'anti sémitismes. Bref un procès classique sans suspense, ni rebondissement. Le pire à mes yeux est que le générique précise un film librement inspiré de faits réels comme pour embellir et mettre en relief un sujet déjà banal.
Alexandre Jolivet
Alexandre Jolivet

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 octobre 2023
Bon film de procès, avec d'excellents acteurs. Un quasi huis clos au tribunal, ce qui rend le film un peu exigeant, voire un peu sec, un peu sévère, avec un inévitable côté théâtre filmé. Pourtant, cette affaire nous passionne si l'on prend la peine de s'y intéresser: ce film très documenté et intelligent met très bien en valeur la fragilité des témoignages. Il parvient surtout à faire revivre toute une époque, les années 70. Un bon film, sans être un chef-d'oeuvre.
Philippe D
Philippe D

46 abonnés 30 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 octobre 2023
Un des plus beaux films de Cédric Khan. Il recrée merveilleusement les années 70, en reprenant même les tons et le format d'image de l'époque. Les acteurs sont très impressionnant, et bien sûr les paroles de Pierre Goldman sont tellement brillantes qu'on est suspendu à ses lèvres. Cet homme est un héros.
Sébastien B.
Sébastien B.

23 abonnés 146 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2023
Le film de procès par excellence (dans tous les sens du terme), sec et nerveux, sans fioritures (ni flash-back, ni musique) qui fait ainsi la part belle à l’interprétation et aux ressorts narratifs provoquant, grâce à ce dispositif resserré, une émotion décuplée pour les spectateurs. Embarqué dans cette histoire ayant défrayé la chronique (judiciaire et politique) au milieu des années 70, on se sent littéralement placé sur les bancs du tribunal, immergé dans la trajectoire singulière et la personnalité peu commune de Pierre Goldman, dans les contradictions des protagonistes et dans les failles de l’enquête. Passionnant de bout en bout, faisant directement écho aux fractures actuelles de notre société (où les points de vues sont tellement irréconciliables que la véracité même des faits est perpétuellement remise en cause) et brassant largement la question toujours irrésolue du racisme institutionnel, le film nous plonge inexorablement (et bien après son visionnage) dans les abyssales notions de l’intime conviction et du bénéfice du doute. La seule chose dont on ne doute pas c’est d’avoir vu un sacré bon film !
LeFilCine
LeFilCine

198 abonnés 631 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 octobre 2023
Des films de procès, il y en a eu quelques-uns proposés par le cinéma français ces dernières années. Mais jamais on avait vu un choix artistique aussi radical. On ne sort quasiment jamais de la salle du tribunal ! Et le spectateur se trouve projeté, en immersion totale, dans la peau d’un juré d’assise. Un juré qui doit écouter les arguments de l’accusation et de la défense, et décider, en son âme et conscience, du sort de l’accusé. Cette mise en abîme est formidablement réussie par Cédric Kahn. À une époque où la police scientifique ne bénéficiait pas de tous les moyens d’aujourd’hui, l’importance des témoignages de ceux qui viennent à la barre, prend tout son sens. Et le scénario montre à quel point les témoins ont eu une importance primordiale dans ce procès. Comment leurs souvenirs ont pu être déformés, triturés et mis en doutes au fil des heures passées à être influencé par le contexte général du procès et la médiatisation de celui-ci. Malicieusement, le réalisateur utilise le procès pour nous présenter le parcours et la jeunesse du protagoniste principal et nous décrire dans les moindres détails les faits qui lui sont reprochés. Malgré le caractère assez accablant de certains témoignages, le doute insinue son venin petit à petit. Véritable tour de force scénaristique, le long-métrage parvient à être captivant de bout en bout sans jamais le moindre temps faible. Évidemment on ne peut passer sous silence la formidable prestation d’Arieh Worthalter sans qui le film ne serait pas une telle réussite. L’acteur belge de 38 ans est juste génial, totalement crédible et terriblement charismatique. Le fait qu’un acteur méconnu jusqu’alors, incarne Pierre Goldman nous aide aussi à nous plonger dans cette reconstitution de procès avec délice.
bobmorane63
bobmorane63

246 abonnés 2 212 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 octobre 2023
Je n'étais pas née dans les années 70 pour connaître l'affaire Goldman, en voyant le film, je ne connaissais pas l'histoire et le procès et je recommande à ceux qui sont comme moi de bien se documenter avant de voir ce long métrage que j'ai trouvé trop bavard, trop de dialogues dans un huis-clos représentant la salle de tribunal et l'isolement des avocats et Goldman qui sont les deux décors, cela ne finit pas et qui m'ont paru bien longues là durée de 1 heure 55. Je suis allé voir "Le procès Goldman" pour son réalisateur Cedric Kahn qui ne m'avait jamais déçus jusqu'à maintenant. J'ai trouvé la mise en scène poussiéreuse de l'époque, le jeu des comédiens trop théâtrale, la seule pensée du film en le voyant pour rigoler me vient de la série "Tribunal" que diffusait TF1 dans les années 70 qui était du même niveau qu'ici, ridicule. Grosse déception.
pat4poufzouz
pat4poufzouz

12 abonnés 85 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 octobre 2023
Des hommes qui s'écoutent parler, aucun parti pris, un film fidèle à la réalité mais dépourvu d'intérêt cinématographique
Cannes
Cannes

12 abonnés 62 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2023
Du cinéma témoignage exigeant mais essentiel au cinéma.
Huis clos avec des acteurs habités par leur personnage, bravo.
Genevieve Thivat
Genevieve Thivat

1 abonné 1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 19 octobre 2023
Nul ! Fait rare : j'ai préféré partir avant la fin tellement je trouvais ce film bavard, mal joué et si éloigné du fonctionnement très solennel d'un vrai procès.
Bavard ? mais quand donc les acteurs vont- ils prendre leur respiration ? Le réalisateur a oublié que les espaces de silence peuvent ouvrir sur des regards qui pourraient en dire bien plus long que cette logorrhée insupportable.
Le jeu des acteurs ? Qui a vu plaider Me Kiejman a dû quitter la salle comme moi. Singer sans incarner, était ce un parti pris de mise en scène? Le président de la cour, agressif, comme si ce ton pouvait etre credible ?
Et la veracité ? Clairement, la mise en scene s'assoie dessus. Peut etre un parti pris pour creer une tension à outrance ? En plus de tout ce bavardage en apnée, ça fait beaucoup. Beaucoup trop.
Muriel F.
Muriel F.

69 abonnés 324 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 octobre 2023
Un procès comme si on y était, filmé au plus près des êtres qui campent des personnages plus vrais que nature. Ariel Worthalter interprète Pierre Goldman avec maestria dont la fougue et le débit de paroles sont sidérants. Tout est incroyable, tant dans le contenu livré aux juges, jurés, avocats et spectateurs est fort. La France de la fin des années 60 à 70 montre une enquête à charge plus que partiale sous couvert de certains relents de racisme. La pellicule a un grain passéiste et se projette dans un format presque carré loin des images panoramiques aux tons parfaits. On est dans l'époque, les personnes sont réelles dans leurs tenues, leurs coupes de cheveux et leurs postures. A voir !
Alissende Bijon
Alissende Bijon

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2025
Noter ce film s’est avéré être une tâche ardue. L’aspect excessivement théâtral, voire déroutant, de la performance était assez déceptif. La femme assise juste devant moi a d’ailleurs très vite quitté la salle.

Pourtant, malgré mes réserves initiales, je suis demeurée captivée par l’intrigue elle-même. Cette œuvre cinématographique tire une richesse inouïe de la mise en scène d’un procès complexe, suscitant une multitude de questions. Elle aborde des thèmes tels que les valeurs morales supérieures aux lois humaines, l’histoire juive, la notion de martyre, la présomption d’innocence, les violences policières, les répercussions des blessures infantiles sur la psychologie de l’adulte, le désir de s’identifier à toutes les minorités opprimées et d’adopter leurs luttes, ainsi que la dichotomie entre héros et anti-héros. La montée en notoriété des procès, associée à leur dimension théâtrale, fait que l’accent ne se porte plus uniquement sur les faits, mais s’oriente vers une exploration minutieuse de la psychologie, s’écartant de la justice en droit.

Si l’on parvient à concevoir que le huis clos constitue une forme de mise en scène délibérément théâtrale, alors on peut dépasser les défauts initiaux du jeu d’acteur. Je conclurai en partageant quelques répliques mémorables (bien que formulées de mémoire et imparfaites) qui incarnent l’essence même de cette œuvre.

« On n’est pas là pour savoir si je suis capable de tuer ou de ne pas tuer ; l’important, c’est de savoir si je l’ai fait, et je ne l’ai pas fait. »

« Oui, le témoignage de cet homme peut m’acquitter, mais le seul commandement de mon père que j’ai appliqué, c’est : “tu ne dénonceras point”. »

« Je suis né et mort en 1944. »

« Ma mère n’a pas vécu que pour ses idées ; la preuve, c’est que je suis là. »

« Je lui ai demandé s’il était prêt à être torturé et à mourir pour un combat qui ne le concernait pas. Il m’a dit qu’il n’attendait que ça. »

(à l’avocat) : « Vous aussi, vous devez parler en tant que juif polonais ! »
— « Non, je ne me sens pas à l’aise avec ça. »

(le procureur) : « Monsieur Goldman n’est pas un assassin, mais il a tué, et c’est parce que ses valeurs morales sont contraires à cet acte de tuer qu’il ne peut ni le reconnaître ni s’en souvenir. »
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