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Senga2104
21 abonnés
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5,0
Publiée le 2 avril 2023
Très belle surprise. Ce film a le grand mérite de nous faire prendre conscience de ce que vivent les victimes après une agression et ce que vivent les agresseurs avant ou pendant. On n’est très loin d’imaginer ces deux mondes. On est dans l’humain. On en sort changé avec une vision très réaliste de tout ce qui se joue lors d’un drame. C’est très instructif. Et on ne tombe pas dans le pathos pour autant. Tout le monde devrait le voir. A diffuser même dans les collèges ou lycées. On ne dira plus « finalement, ce n’est pas si grave ».
quel film ennuyeux ! l'idée de faire se rencontrer auteurs de violences et victimes de violences me semblait intéressante, mais le fait qu'il n'y ait aucun lien entre les auteurs et les victimes en présence enlève beaucoup de sel à l'histoire. On assiste à des monologues soporifiques. Une fois qu'on a vu la bande-annonce, le film lui-même n'apporte rien de plus au message.
"Je verrai toujours vos visages" de Jeanne Herry se révèle être une œuvre à la fois bouleversante et captivante, plongeant au cœur de la justice réparatrice avec une sincérité et une intensité rare. Le film se distingue par son approche profondément humaine et nuancée du dialogue entre victimes et auteurs de délits, transformant chaque rencontre en une exploration intense des émotions et des mécanismes de la réparation.
L'une des forces majeures du film réside dans son casting impressionnant, où chaque acteur incarne son personnage avec une authenticité déconcertante. Leïla Bekhti et Adèle Exarchopoulos, en particulier, offrent des performances magistrales, chacune apportant une profondeur et une sensibilité palpables à leurs rôles respectifs. Leurs interprétations, accompagnées par celles de Jean-Pierre Darroussin et Miou-Miou, forment un ensemble harmonieux et puissant, illustrant parfaitement les complexités et les contradictions des émotions humaines face à la rédemption et au pardon.
Jeanne Herry, à travers une mise en scène sobre mais efficace, parvient à capturer l'essence même de la justice restaurative. Elle évite les pièges du sensationnalisme, préférant une approche plus introspective et réfléchie. La caméra de Nicolas Loir suit les personnages avec une discrétion qui renforce l'intimité des échanges, tout en permettant au spectateur de ressentir pleinement la tension et l'espoir qui émanent de chaque interaction.
Le scénario, écrit par Herry elle-même, est d'une finesse remarquable. Il évite les clichés habituels des drames judiciaires pour se concentrer sur l'authenticité des dialogues et des situations. Les préparations aux rencontres, les confrontations et les moments de doute sont dépeints avec une telle précision que chaque scène devient une pièce essentielle du puzzle émotionnel que le film construit. La musique de Pascal Sangla accompagne subtilement ces moments, ajoutant une couche supplémentaire de profondeur sans jamais dominer l'action.
Le film est également servi par des choix esthétiques et techniques judicieux. Les décors de Jean-Philippe Moreaux et les costumes d'Isabelle Pannetier contribuent à créer une atmosphère crédible et immersive, tandis que le montage de Francis Vesin maintient un rythme qui, bien que délibérément lent par moments, permet une immersion totale dans l'univers des personnages.
"Je verrai toujours vos visages" se distingue par sa capacité à traiter un sujet complexe avec une sensibilité et une justesse qui forcent le respect. Il ne se contente pas de montrer des histoires de victimes et de coupables ; il nous invite à comprendre les nuances de la souffrance, de la culpabilité et de la possibilité de rédemption.
En fin de compte, ce film est une réussite majeure pour Jeanne Herry. Il parvient à captiver, émouvoir et faire réfléchir, offrant une vision profonde et nuancée de la justice réparatrice. C'est une œuvre qui restera dans les mémoires, non seulement pour sa qualité cinématographique, mais aussi pour son humanité et sa capacité à toucher au cœur des spectateurs.
Je sais que je vais contrarier beaucoup de monde, mais ce film a été pour moi un long pensum. Prêchi-prêcha des théories à la mode sur l’inutilité de la prison, l’efficacité miraculeuse des groupes de parole. Complaisance nombriliste des victimes. Je ne nie pas leur traumatisme mais ici encore on met tout le monde sur le même pied sans hiérarchisation entre les victime et les criminels, ou si peu. Je supporte très mal ce côté boy-scout, d’un idéalisme totalement ahurissant. Les acteurs sont bons mais restent des acteurs, et cela rend le propos assez artificiel. En un mot je n’ai pas aimé du tout.
Après le très beau Pupilles, Jeanne Herry récidive du côté d'un cinéma social pour ainsi dire. Et avec grand talent. Je verrai toujours vos visages emmène les spectateurs au delà des clichés sur la justice restaurative, la prison, les victimes, les agresseurs... Avec intelligence et sensibilité Jeanne Herry met en scène de la matière vivante à travers des interprètes nickel. La limite de ce film tient peut être à cet équilibre entre fiction et documentaire, mais ça ne pèse pas sur le spectateur. Rares sont les films où on se sent un peu moins con après les avoir vu. Celui-ci en fait partie.
Deux étoiles pour essayer de modérer les notes dithyrambiques données à ce film. C'est un feel-good movie avec d'excellents acteurs, très bien. Mais le scénario reste très convenu, aucune surprise majeure alors que le film dure tout de même 2 heures et qu'il aurait été possible de troubler de temps à autre ce joli consensus. Les fans d'"En thérapie" pourront y trouver leur compte, mais les autres resteront sur leur faim. Point positif, c'est un film français dans lequel la diction des acteurs a été soignée. Il est plaisant de comprendre les dialogues. Globalement bien fait, mais ne crions pas au chef d'œuvre inoubliable.
La justice, les victimes, les auteurs d'infractions... je pensais vraiment avoir fait le tour de la question, notamment au cours de mon expérience professionnelle. Puis, la réalisatrice française Jeanne Herry est apparue dans mon petit monde et a balancé un grand coup de pied dans la fourmilière de mes idées reçues. En effet, son film « Je verrai toujours vos visages » m'a happé dès les premières minutes... en me forçant à revoir mes positions sur la question. Non pas que cette œuvre intelligente et puissamment humaine fasse vraiment bouger les lignes... il y aura toujours des gens pour commettre des crimes et d'autres pour leur servir de victimes. Toutefois, il peut y avoir un moment, comme suspendu, où ces mêmes personnes peuvent se mettre autour d'une table pour en discuter et échanger leurs expériences personnelles. Il en va ainsi de la « justice restaurative », procédure introduite en France en 2014. Je n'en avais jamais entendu parler et j'ignore quels résultats ça donne dans la vraie vie. Ce que je sais, en revanche, c'est que la cinéaste parvient à insuffler une telle vie, une telle sincérité dans son propos qu'on a vraiment envie d'y croire. A ce titre, il faut saluer l'incroyable talent des comédiens... qui nous embarquent dans cette histoire passionnante avec un talent et une richesse de sentiments rarement égalés. Un pur régal que je vous recommande tout particulièrement... surtout à ceux qui doutent qu'il y a peut être encore de l'espoir pour l'humanité !
Après "Pupille" (que je n'ai pas vu), Jeanne Henry revient à la réalisation d'un nouveau drame social, qui n'est pas terrible. En même temps, j'avoue que je n'avais pas vraiment beaucoup d'espoirs envers ce film, rien qu'avec l'affiche et la bande-annonce, on sait directement dans quoi on met les pieds ; c'est-à-dire un drame social ultra balisé et prévisible. Le film s'intéresse ici à la justice restaurative, qui est un système permettant à des détendus d'échanger et de dialoguer avec des victimes. Le sujet est franchement intéressant et d'ailleurs, avant de voir le film, je ne connaissais pas du tout ce système. Mais évidemment, ce genre de sujet, surtout en France, amène avec lui son lot de personnages clichés, autant du côté des victimes que des détenus. Effectivement, dès leur première apparition à l'écran, on sait tout de suite qui est qui et qui va finir comment. Ce qui est très dommage car le film ne fait jamais aucun effort pour sortir des sentiers battus, surtout que ces scènes de dialogues sont très longues. Le film se passe effectivement pratiquement un huis-clos (j'exagère un peu mais c'est l'impression qu'on a en sortant du film) puisqu'il ne se concentre principalement qu'autour de ces rencontres. Ainsi, on est un peu aux alcooliques anonymes mais version victimes/détenus où chacun raconte son histoire, et franchement, ce ne sont pas des histoires très passionnantes. On dirait plus un très long clip du gouvernement pour promouvoir cette fameuse justice restaurative, surtout que la mise en scène est aussi plate que le scénario (le seul plan original étant celui de l'affiche). Puis alors cette fin, mièvre comme jamais, digne d'un épisode de "Joséphine ange-gardien" qui ne reflète en rien la réalité. Je veux bien qu'on aille au cinéma pour rêver, s'évader etc. mais lorsque l'on aborde un sujet social de manière sérieuse, ce que semblait faire le film dans sa première partie, et bien, on va jusqu'au bout en restant réaliste et là on n'y croit pas une seule seconde (et en même temps, c'est une fin que l'on voit venir à des kilomètres car des comédies dramatiques sociales dans le genre, toutes construites sur ce même schéma, il y en a un sacré paquet) ! En revanche, le film se démarque avec son intrigue secondaire suivant la sœur et son frère qui est réellement intéressante et plutôt bien écrite pour le coup mais malheureusement secondaire du coup. "Je verrai toujours vos visages" est donc un film au sujet intéressant mais qui tombe dans les écueils de la comédie dramatique sociale française et passe au final pour un téléfilm TF1 très lisse et plat.
On est en immersion dans des dialogues parfois lourds émotionnellement, avec des victimes qui sont brisées après un court instant violent dans leur vie tandis que des agresseurs tentent une rédemption plus ou moins sincère. Les trois victimes du groupe offrent un panel de ce qui est le plus courant dans nos faits divers, les trois condamnés le sont aussi, mais plus que leurs méfaits c'est la façon dont ils s'expliquent qui frappent les esprits, le "coupable mais non responsable" qui s'accommode à toutes les sauces est particulièrement insidieux. Sur l'inceste, cette partie se démarque de par même la singularité et le tabou qui entoure ce genre d'affaire. Mais on reste un peu perplexe sur les agents du service Justice Restaurative dont le fonctionnement et leur méthode est très, trop voir excessivement didactique ou scolaire, à tel point que ça paraît mécanique, et donc peu naturel bien qu'on comprenne que ces agents évitent les maladresses ou les erreurs dans le choix des mots ou dans leur réaction. Jeanne Herry signe un nouveau film dramatique intelligent, précis et émotionnellement aussi difficile qu'émouvant. Un magnifique film à voir et à conseiller et même à montrer dans les prisons ! Site : Selenie.fr
Nouveau film de Jeanne Herry (fille de…) après le très beau Pupille. L’univers carcéral après celui de l’adoption. Plutôt celui de la justice restaurative (dont je n’avais jamais entendu parler). Nouveau film chorale, quelques uns des acteurs sont rappelés par la réalisatrice. Tout le monde est très bien. Avec une petite préférence pour Leila Behkti et Miou-Miou. Dali Benssalah, découvert dans Mes frères et moi, confirme tout le bien qu’on pense de lui. Le film en lui-même est intéressant. Écrit avec beaucoup de tact et de sensibilité. Mais j’ai trouvé aussi que l’évolution des rapports entre les personnages, victimes et agresseurs, s’amélioraient de façon trop facile. Avec aussi une mise en scène un peu trop lisse. Ce qui n’empêche pas une belle émotion de poindre à tout moment. Le tout est édifiant, nous permettant de découvrir certaines choses et nous offrant quelques scènes très fortes (notamment toutes celles d’Adèle Exarchopoulos et de Leila Behkti). Au final, malgré mes quelques réserves, tout de même un beau film, même si un cran en dessous de Pupille.
Je verrai toujours vos visages. Le film traite de la justice restauvative mais la réalisation n'arrive pas à capter le spectateur, dommage. Deux étoiles et demie.
La bande-annonce pouvait laisser présager le film à thèse judiciaire manichéen et simpliste. Or, il n’en est rien. Certes, le scénario est très explicatif et sa tonalité semi-documentaire rappelle le cinéma de Cayatte des années 50. Mais Jeanne Herry confirme qu’elle est une conteuse inspirée, et le didactisme de sa démarche n’empêche pas un réel sens de la nuance, tout en distillant une émotion contenue et une hauteur de point de vue. Ses interprètes se meuvent avec talent et conviction dans le dispositif.
La justice restaurative, je ne connaissais pas ces réunions de communications entre délinquants et victimes, je précise qu'ils ne se connaissent pas, instauré par une loi par la socialiste Christiane Taubira, ce sont quelques personnes formés a faire un débat, au départ par la connaissance, pourquoi ils sont là, expliquant leurs problèmes, leurs blessures, leurs vies d'avant jusqu'à cicatriser l'après, je trouve l'idée intéressante mème si on est là au cinéma , en tout cas, la cinéaste Jeanne Herry nous le définit bien. Je suis allé voir ce long métrage pour son casting de prestige avec des professionnels et des non professionnels comme, dans la première catégorie Elodie Bouchez, Jean-Pierre Darroussin, Leila Bekhti, Gilles Lellouche, Miou-Miou, Fred Testot, Denis Podalydés et en parallèle Adèle Exarchopoulos qui joue une victime d'agression sexuelle de son frère dans son enfance aidé par la justice restaurative, tout ces comédiens , plus ceux moins connus, s'échangent et, sur le tournage , se regroupent d'aides dans leurs personnages fragiles et forts qu'ils interprètent comme il faut. Pas de musique, une mise en scène intelligente dans quelques lieux uniques. Une oeuvre révélateur.