Derniers Avis : Je verrai toujours vos visages - Page 2
Je verrai toujours vos visages
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Aurélie S.
1 critique
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5,0
Publiée le 12 avril 2026
Un film bouleversant, juste, sans partie pris mais qui nous questionne, bouscule les préjugés et expose un dispositif aussi peu connu et tellement nécessaire.
Dans lequel on découvre la justice restaurative, mise en place en France en 2014. Ce quasi huis-clos accroche le spectateur avec sensibilité. On voit les émotions des victimes et des agresseurs se libérer, au fil des histoires partagées. Leur point commun étant la peur qu'ils ont tous ressentie au moment des drames. En parallèle, Judith (Élodie Bouchez) organise une médiation entre Chloé (Adèle Exarchopoulos) et son frère Benjamin (Raphaël Quenard). Dans tous les cas, les agressions sont suggérées ce qui suffit au spectateur pour se faire une idée de ce qui a été vécu par chacun. Les acteurs offrent de magnifiques prestations faites de monologues saisissants (mention spéciale pour Leïla Bekhti), émouvants aux larmes. La méthode porte ses fruits, libérant des années de souffrance et d'incompréhension, bien plus efficacement qu'avec un psy, cet "ami payant" évoqué par Judith. La mise en scène, les plans serrés, les suggestions subtiles, tout concourt à faire de Je Verrai Toujours Vos Visages une merveille à voir absolument. La meilleure pub pour la justice restaurative, une justice qui ne se contente pas de condamner, mais qui répare les destins brisés.
Ce film… quelle claque. On pleure, on rit, on pleure. On pleure encore . Une vraie claque. Mention spéciale à Leïla Bekhti, Ali Bensallah dont la première passe d’armes m’a littéralement sur mon siège . Mais en vérité, tous les acteurs sont tellement tellement vrais. Quand tu commence à parler aux personnages comme si t’étais dans le cercle de parole, ça a bien un sens non? C’est beau le cinéma quand c’est comme ça .
Poignant ! On rit, on pleure, on se met en colère.. Il faut s'accrocher. J'espère que se film aidera. Le seul point négatif pour moi c'est qu'on n'appronfondit pas assez les cause des violences des agresseurs. Mais le film soulève tellement de questionment qu'il serait impossible de tout aborder meme en 3 heures. Une série serait appropriée mais avec le même casting et réalisateur alors. Bref. Pour le reste, rien a dire.. le jeu d'acteur est parfait. Le casting aussi. Merci.
À travers le dispositif de la justice restaurative, le film explore avec délicatesse la puissance de la parole, du dialogue et du collectif, donnant naissance à une émotion brute mais jamais manipulatrice. Malgré quelques accents pédagogiques ou une certaine tendance à la démonstration, le film touche par sa sincérité et sa lumière, affirmant avec force que le cinéma peut encore être un espace de lien, d’écoute et d’espoir.
Super film , les acteurs jouent agréablement bien et arrivent à nous surprendre malgré un scénario plutôt simple .Ce n'est pas un chef-d'œuvre de justesse mais le message passe.
L'histoire est touchante. De plus, je trouve que les acteurs sont bons, on ressent bien la colère, la tristesse, la peur et la joie des comédiens à travers leurs personnages.
Un film que j'ai découvert sur le tard et qui m'a bluffé par son sujet traité avec exigence et efficacité à la fois. Et beaucoup de justesse et de sensibilité tout en restant subtil. Un film à sujet mais qui évite le film à sujet. Un film sur l'humain. Encore une belle réalisation de Jeanne Herry.
dispositifs de justice restaurative mise en place en France qui mettent en face victimes et auteurs. Guérison par le dialogue.
Quasiment chaque scène suscite un flot de réflexions.
Il se focalise sur deux processus. Le premier confrontera trois condamnés pour violence à trois victimes : la première victime d’un vol à l’arraché, la deuxième, (Leila Bekhti), est une employée d’une supérette braquée par des cambrioleurs, le troisième (Gilles Lellouche) un père de famille pris en otage avec sa fille à son domicile. Le deuxième processus se réduit à un duo : il s’agit d’une sœur, abusée dans son enfance par son frère qui vient de sortir de prison, de revenir dans sa ville et que sa sœur appréhende de revoir.
J’ai vu Je verrai toujours vos visages et j’ai beaucoup aimé ce film, aussi juste qu’émouvant. Les acteurs sont tous excellents et totalement impliqués dans leurs rôles, ce qui rend chaque échange crédible et touchant. Le film traite avec intelligence et sensibilité un sujet encore trop méconnu dans notre société, sans jamais tomber dans le pathos. Les dialogues sont percutants et parfaitement mis en valeur par une mise en scène sobre, discrète, mais très efficace. Un film humain, nécessaire, et profondément sincère.
J'ai détesté ce film. Je l'ai regardé avec des préjugés, et à la fin du film j'avais le déplaisir de constater en effet qu'il avait absolument coché toutes les cases pour faire de ce film un film pénible à regarder, qui n'apporte aucun plaisir, ne donne même pas à réfléchir et ne vient certainement pas bousculer nos certitudes. Je lui reconnaitrai juste d'avoir eu la bonne idée à la fin de spoiler: dire que la justice restaurative ne convient pas à tout le monde . En entrant dans cette démarche, les victimes, sans doute les plus faibles et les plus fragiles d'entre nous, n'auront pas les armes pour affronter ces agresseurs condamnés, n'auront pas le cran suffisant et la force pour dire à ces coupables qui ont ruiné des vies qu'il ne saurait être question de les comprendre, de les excuser. Si vous trouvez que le film est bon, que les acteurs sont bons (autant je déteste le film, autant je n'ai pas véritablement de critique à cet égard), songez bien que dans la vraie vie des coupables (pas tous évidemment) seront tout à fait capables de vous prendre par les sentiments, de la même manière. J'ai donc détesté le contenu. Mais la forme aussi accentue le déplaisir et renforce la sensation de subir ce film : totale absence de musique et fond sonore, que du ciel gris (la vraie vie c'est aussi le ciel bleu, même si vous avez été agressé le matin même), ca se veut documentaire, mais dans les scènes de prison il y a un calme absolu (je croyais moi que ce n'était que vacarme et hurlements). Sans doute le deuxième film que j'ai détesté le plus après Rosetta