Derniers Avis : Je verrai toujours vos visages - Page 6
Je verrai toujours vos visages
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Max Rss
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2,0
Publiée le 14 janvier 2025
Farid Tir, vous connaissez ? Il s'agit d'un braqueur qui, au début des années 2000, avait enchaîné les casses à une cadence quasi industrielle. Lors de son procès, une de ses victimes, une jeune femme de 38 ans, était venue témoigner pour dire à quel point elle fut traumtisée et à quel point sa vie s'en était retrouvée chamboulée. Celui-ci, ne s'attendant pas à pareilles répercussions, avait demandé pendant sa période de détention (laquelle court encore, il me semble) à rencontrer les victimes (la jeune femme de 38 ans la première) pour parler avec elles. Bon, je veux bien admettre que "Je verrai toujours vos visages" est important en cela qu'il aborde un thème essentiel, mais il y a des trucs qui me chiffonnent sérieusement là-dedans. Si je ne suis pas défavorable au principe de justice restaurative, je suis en revanche totalement opposé au cheminement que l'on me fait voir ici. Parce que pour moi, avec le caractère potentiellement explosif que cela présente, il n'y a de guérison possible pour la victime que si et seulement si elle rencontre son vrai bourreau et pas un autre condamné pour les mêmes délits ou crimes. Et cela doit se faire en dehors de tout cadre associatif. Ben tiens, puisque l'on parle de traumatismes, on va aller encore plus loin : la notion même du traumatisme est traitée plus que superficiellement. Herry nous dit qu'il suffit que ces rencontres aient lieu pour que les victimes aillent mieux (presque comme par magie) et pour que les coupables fassent amende honorable. C'est tout simplement oublier que bon nombre de condamnés sont des cas incurables puisque relevant de la pathologie mentale pour certains ou de la pire bassesse humaine pour de nombreux autres. On se trouve vraiment face à un film qui déploie un propos angélique et presque complaisant face à la délinquance et la criminalité. C'est précisément le genre de raisonnement qui a conduit au laxisme judiciaire dont nous souffrons aujourd'hui. Sur les 4 cas présentés, seul celui concernant la jeune femme victime d'abus sexuels de la part de son frère aîné a une approche crédible. Alors oui, sujet très intéressant, interprétation correcte sans être brillante, pas d'ennui, mais désolé pour ceux qui aiment, le fond et le propos sont hautement douteux.
Whaou Des les premiers instants, ce film m’a ému, l’écoute active, l’accueil inconditionnel ça me bouleverse. Le non jugement. Ce film m’a bouleversé, c’est bon de voir cette humanité, vive la justice restaurative, vive Jeanne Herry
Très intéressant et encore plus important sur le fond. Le film gagnerait à se prétendre moins « film », il semble en être autre chose. Excellente réalisation, fin brève qui formalise le message final et donc le fond. Performances multiples, jeux d’acteurs satisfaisants. Titre et intrigue originaux.
Film bouleversant. Un scénario loin des clichés, d’une beauté et d’une intelligence exceptionnelle. Un film d’une humanité rare servi par des acteurs tous parfaits Merci pour ce film
Du vrai cinéma. Des histoires, des personnages, et un propos, ensuite on ne s’ennuie jamais. Tout est bien développé. Une véritable claque. À voir sans aucun doute
L’intelligence de Je verrai toujours vos visages est celle du détour adopté comme poétique de reconstruction et de réconciliation avec autrui : l’enchâssement du récit principal, représentant une femme soucieuse de dialoguer avec son frère incestueux, et du récit que l’on pourrait qualifier de secondaire – en ce qu’il n’encadre pas le film – où coupables et victimes de délits similaires se retrouvent pour échanger, décline sous tous ses aspects la justice réparatrice. Il prouve d’ailleurs, par sa structure même, que la médiation par tiers interposé fonctionne puisque le long métrage l’applique en parti pris de mise en scène : l’alternance entre les deux récits demeure lisible, assurée par la rigueur de la réalisation ainsi que par la qualité de la direction des comédiens. La parole se situe au cœur, et plus encore que la parole la communication : verbale, non-verbale c’est-à-dire par le biais des silences et de la gestuelle, elle intègre aussi l’écoute attentive ou plus fuyante. Pourtant, une approche strictement documentaire – mais est-elle possible compte tenu de l’aspect confidentiel de ces rencontres ? – aurait évité cette impression de concours de talents où chaque acteur s’engage dans une quête de performance. Quant à la clausule, elle cède bêtement au happy end, simplifiant à outrance des enjeux et des caractères que la première heure avait su installer avec pudeur et complexité. Reste une œuvre forte et pédagogique.
Magnifique film avec des acteurs au sommet, tous très juste. Scénario original d’un thème jamais traité à ma connaissance. Cela aurait facilement pu être « too much ». Mais pas du tout. Un film qui marque.