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Adelme D.Otrante
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3,5
Publiée le 13 octobre 2024
L’Islande est éloignée de tout mais sa jeunesse désargentée connaît les mêmes problèmes que celle du reste du monde : les familles dysfonctionnelles, le harcèlement scolaire et l’ultra-violence. Même si ici les rêves, quand ils arrivent à percer le ciel gris, se vivent sous des aurores boréales. Peu de films islandais sont distribués en France mais quand ils parviennent jusqu’à nous ils ont toujours un petit truc en plus. Sans Artus.
Servi par des jeunes acteurs éblouissants c'est là un excellent film , fort et sans concession de Gudmundur Arnar Gudmundsson qui réalise là un grand film doux sur la grande violence comme le harcèlement scolaire par le prisme du fantastique , avec un résultat beau et brutal à la fois pour ces Êtres en devenir !
Il y a trop peu de films qui nous viennent d'Islande, et plus généralement trop peu de films de cette qualité : la mise en scène, l'interprétation, et cette violence idiote qui parcourt le film entier, tout captive dans ce film maîtrisé de bout en bout sans qu'on y étouffe.
Brut sans fioriture sur une jeunesse islandaise qui peut être aussi paumée que la notre quand la cellule familiale n'existe pas ou si peu. Sont évoqués les rapports de force, l'appartenance a un groupe, l'amitié.
J’ai dû me faire violence (super jeu de mots !!) pour rester devant le visionnage de ce film. Ce ne sont que bagarres, boissons, cigarettes. Pauvre réalisateur qui n’a rien d’autre à dire. Heureusement la fin est un peu mieux que tout le reste.
Un film sobre un chouïa trop long, mais un ton juste et de jeunes acteurs convaincants. Le traitement surtout littéral du sujet, la violence croissante en Islande parmi les adolescents, exprime à mon sens un choix légitime: insister sur l'engagement politique et social du film. Malheureusement cette littéralité atténue l'impact du film, qu'on oublie vite, et génère parfois de l'ennui. Manque selon moi ce qui aurait permis à cette littéralité de se transcender pour devenir plus qu'une illustration/dénonciation, importante et nécessaire, certes, mais qui, en tant que telle, informe bien plus (comme les actualités... qui passent) qu'elle ne transforme le spectateur que je suis.
Superbe film ! C’est à la fois très dur et d’une beauté extrême ! Et les jeunes acteurs sont merveilleux ! Justesse et émotion ! Quel talent ! Bravo mille fois !
Le film est sorti en 2022. On nous apprend au début que l’Islande a le taux de criminalité par habitant le plus élevé du monde développé. Ainsi que celui du suicide des adolescents. En toile de fond, le film contient une critique sociale sur l'impact du manque d'attention parentale sur les jeunes. Les parents sont les premiers modèles et les principaux mentors de leurs enfants : S’ils ne sont pas présents, ou s’ils le sont mais de manière toxique, comment pouvons-nous nous attendre à ce que les enfants se développent de manière à accepter, comprendre et apprendre à aimer les transitions et les étapes qu’ils traversent ? O assiste donc à un parcours initiatique d'un groupe de garçons aux familles pour la plupart dysfonctionnelles, qui à travers la violence envers les autres et leur union indissoluble les uns avec les autres, errent à travers la vie et leur société, à la recherche d'eux-mêmes La violence au sein de la masculinité toxique est ici traitée assez frontalement car c’est bien à l’'adolescence, c'est-à-dire au moment où devrait commencer à se développer des compétences en résolution de conflits, ou elle se cristallise. Cependant le réalisateur sait habilement mêler tendresse et brutalité, se montrant parfois émouvant dans sa présentation d'événements durs, mais laissant aussi la place à d’autres sentiments comme d’amitié, d'affection et de douceur. C’est un film difficile à regarder qui comporte des moments déchirants et cruels tout en offrant des répits d’humour et de tendresse cathartique. Beautiful Beings poursuit la tendance croissante des regards plus honnêtes et donc souvent plus sombres sur le récit du passage à l'âge adulte. Il faut dire que ce film dépeint et aborde la pauvreté sociale, la cruauté des adolescents, la violence, l'automutilation, la sexualité des adolescents, la maladie mentale, la consommation de drogue et même le viol avec une honnêteté brutale. Et c'est un film plus parfait après avoir décrit ces réalités avec honnêteté. On notera une bonne photographie, une mise en scène efficace et dynamique. Et tout le casting est formidable.
Une petite pépite qui visuellement est incroyable. Vu au festival de cinéma Du Grain à Démoudre, Beautiful Beings a été un film que j’ai adorer découvrir.
Dans la banlieue de Reykjavík, une bande d’adolescents affirment leur besoin d’exister au moyen de la violence, dernier refuge à leur mal de vivre. L’un d’eux a un don de voyance, et sait que quelque chose va très mal se passer. Paradoxalement la part de fantastique s’invitant au cœur d’un réalisme brut apporte de la crédibilité au film. Cette histoire sombre tournée dans la lumière poisseuse et déprimante des pays nordiques dévoile une sensible histoire d’amitié de garçons partageant la même misère morale et sociale d’une société familiale islandaise en décomposition. À noter la belle interprétation des jeunes comédiens.