Grand Ciel
Note moyenne
2,7
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62 critiques spectateurs

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Jean Dulis
Jean Dulis

1 abonné 79 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 avril 2026
J’ai rien compris à ce film, je ne sais pas où ils veulent en venir, je ne sais même pas quoi mettre comme note, je mets le minimum
Annpatfm60
Annpatfm60

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2026
Très bon film: Acteurs, lumière, images, son ! très spécial, ce film nous entraîne dans la vie et la lumière particulière des grands chantiers ! Aussi envoûtant, qu’angoissant ! Métaphore puissante ! On y retrouve de nombreux symboles, références, mythes ! Bravo pour ce premier film ! C’est un « grand »!
Didelaitre
Didelaitre

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 mars 2026
Ce film est avant tout un excellent moment de cinéma. Nous sommes happés et immergés dans l'action d'un bout à l'autre. L'omniprésente symbolique s'appuie sur le réalisme du premier degré de lecture qui donne toute sa force au message. L'immersion du spectateur dans l'action tout au long du film confère au générique de fin une fonction de passage de témoin faisant entrer l'intrigue dans notre quotidien.
はたさん、どうもありがとうございます
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2026
En découvrant ce film, à prime abord, une impression de déjà vu s’empare de nous. Damien Bonnard, chef de chantier, nous rappelle « le système Victoria ». Des ouvriers qui disparaissent sur un chantier, cela nous rappelle aussi le récent « Météors ». Ici, Grand ciel est un projet d’urbanisme de Thionville sur lequel travaille Vincent et où des phénomènes étranges vont le pousser à mener l’enquête. Pas très original, mais intéressant.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 janvier 2026
Vincent (Damien Bonnard) vient d’être embauché sur un chantier. Sa situation financière précaire, son désir de gagner plus pour offrir un toit à sa compagne et à sa fille le poussent à travailler de nuit et à réclamer plus d’heures. Il est intégré à une brigade chargée de descendre dans les sous-sols du bâtiment et d’y traiter le béton fragilisé par des déformations mystérieuses. Une nuit, un des ouvriers de la brigade disparaît sans laisser de traces : a-t-il abandonné son travail sans prévenir personne ? ou été englouti dans les tréfonds de l’immeuble ?

Damien Bonnard aime décidément chausser les croquenots d’un travailleur du BTP. Après "Le Système Victoria" – que j’avais franchement détesté – où il dirigeait la construction d’une immense tour dans le quartier de La Défense, le voici, au bas de l’échelle, occupé à celle d’un complexe résidentiel d’avant-garde, Grand Ciel, à proximité de Thionville en Lorraine. Parfois comparé à bon droit à Jean Gabin, il se coule parfaitement dans l’habit de son personnage, taiseux, dur à la tâche. Samir Guesmi lui donne la réplique, qui incarne un autre ouvrier, plus expérimenté et plus à cheval sur les règles de sécurité. Le film s’organise autour de la tension qui naît entre les deux hommes : sont-ils du même côté, de celui des travailleurs attachés à la défense de la sécurité de leurs collègues ? ou, dès lors que Vincent prend du galon, sont-ils condamnés à s’opposer ?

"Grand Ciel" vaut par sa dimension documentaire. Il nous plonge dans un immense chantier où les ouvriers se relaient jour et nuit. Avec eux, on est dans les ténèbres, dans le froid et la pluie, dans le bruit incessant des marteaux piqueurs et dans la poussière du béton. "Grand Ciel" est moins heureux quand il ajoute au documentaire ouvrier et au drame social à la Ken Loach une dimension fantastique. spoiler: Les mystérieuses disparitions trouveront en effet leur explication dans les inquiétants phénomènes qui agitent les fondations de l’immeuble en construction. Explication médiocrement convaincante dont on aurait volontiers fait l’économie.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 janvier 2026
A quoi va ressembler la ville du futur? Dans le Nord de la France la question est trancheé et elle commence à sortir de terre.
Et emporte avec son édification des ouvriers qui la construisent.
Film très particulier et original qui mélange thriller social, et la réalité souvent occultée des disparus du BTP, et une ambiance fantastique et brumeuse.
Qui colle parfaitement au climat anxiogène et sordide de ce coin de l’hexagone.
Annie Marchand
Annie Marchand

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2026
J'ai adoré ! Le casting est superbe, ça joue bien, et les coulisses des chantiers sont magnifiquement filmées. L'ambiance se tend au fur et à mesure du film, et on sent vraiment l'éttoufement quand les personnages vont au sous-sol. Du grand art. Bravo. Je recommande.
Nina
Nina

24 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2026
Le film maintient une tension tout au long du récit. Cela m’a évoqué le style de Kiyoshi Kurosawa, très sophistiqué et mystérieux. Les images sont magnifiques, et le jeu de tous les acteurs est incroyablement juste.
evariste75
evariste75

210 abonnés 248 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 28 janvier 2026
Une bonne surprise ! J'ai bien aimé l'ambiance du film, le suspense, les conflits sociaux, le jeu de Damien Bonnard et Samir Guesmi...

Film à revoir !
Theo Lefebvre
Theo Lefebvre

8 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2026
On sort du film un peu secoués, on attendait du suspense, de l'enquête, et au final on se retrouve dans un flou complet. On voulait des réponses, spoiler: retrouver un corps, comprendre ce qui est arrivé à Ousmane, mais on reste sans explication concrète.
À la place, Akihiro Hata mise tout sur l’atmosphère, spoiler: la poussière qui remonte et le niveau -6 deviennent des symboles plutôt que des indices.
Le film a une intention politique claire, il critique les rapports de pouvoir et la manière dont les institutions protègent l’image du chantier en enterrant les vies ouvrières, un message qui se révèle davantage au second visionnage. Sur le plan sensoriel, ça fonctionne, la bande‑son, les silences et les cadres industriels installent un malaise tangible. Les acteurs sont convaincants et portent bien la fatigue, la méfiance et la solidarité fragile du groupe. Mais l’absence de clôture narrative frustre, spoiler: on cherchait une logique aux disparitions
car on a l’impression d’être au cœur du réalisme et non d’un mélange avec du fantastique, spoiler: comme la disparition du corps en fumée.
Ce mélange drame social et quasi‑fantastique est audacieux, mais il affaiblit l’impact pour ceux qui voulaient des certitudes. Enfin, on reconnaît l’ambition et le message ; lors d’un second visionnage, on comprend mieux l’intérêt réel du film. Celui-ci reste intéressant et troublant, mais il décevra si on cherchait avant tout un récit clair.
Sola Bailly
Sola Bailly

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2026
Je fais partie de ceux qui ont BEAUCOUP aimé la dimension légèrement fantastique de ce merveilleux premier film. J’ai vraiment eu l’impression que le béton est vivant, même si cela reste une simple surface grise. Le film est angoissant, mais il décrit aussi l'humanité des personnages avec beaucoup de subtilité. Et je suis d’accord avec un autre commentaire que j’ai lu ici : ce film m’a aussi plu parce qu’il se démarque clairement des autres films français bobo-bourgeois qui se ressemblent tous. Une étoile en bonus car c'est un premier film.
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2026
Un film français réalisé par un japonais cela peut parfois raté ( le récent remake de "la voix du serpent" qui a raté sa cible). Ici l'histoire fonctionne même avec ce petit je ne sais quoi de fantastique qui s'installe au fur et à mesure que disparaisse des ouvriers sur ce chantier d'un éco quartier dans une Moselle touché par la crise.

Damien Bonnard et Samir Guesmi sont impeccables et l'ensemble fonctionne comme film social fantastique.
Fenêtre sur salle
Fenêtre sur salle

129 abonnés 411 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 janvier 2026
 GRAND CIEL - Akihiro Hata | ⭐ 6/10

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Dès ses premières minutes, le film affiche une volonté claire : distiller du mystère, faire naître une inquiétude sourde, dans une réalité brute. Sur le papier, le projet est séduisant : mêler l’ultra-réalisme du quotidien d’ouvriers travaillant de nuit sur un chantier à une dimension fantastique. Mais dans les faits, l’attente se révèle trop longue. Le film tarde à introduire son élément perturbateur, en ne le distillant que par petites touches, au point de laisser s’installer une frustration persistante.

Pourtant, tout n’est pas à jeter, loin de là. L’atmosphère rend avec justesse la pénibilité, l’isolement et la dureté de ces conditions de travail. Le travail sonore, très soigné, joue un rôle central : bruits métalliques, grondements sourds, nappes musicales sombres et hypnotiques participent à créer une tension croissante.

Mais cette promesse ne se concrétise jamais vraiment. La montée en puissance arrive tardivement et reste trop évasive pour marquer durablement. On a souvent l’impression que le film n’ose pas aller au bout de ses intuitions, par manque d’ambition ou de moyens.

Les scènes ancrées dans le réel restent les plus convaincantes : le réalisateur filme avec un vrai talent cette France laide, grise et triste, peuplée de femmes et d’hommes qui luttent chaque jour pour garder la tête hors de l’eau. Damien Bonnard, comme souvent, est irréprochable, tout en retenue.

Frustrant et imparfait, Grand ciel n’en demeure pas moins un premier film prometteur, dont l’ambition de mêler les genres et de porter un regard critique sur notre société mérite d’être saluée, même si le résultat reste en deçà de ses promesses.

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24 abonnés 55 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 janvier 2026
Ce film devrait ravir ceux qui trouvent que le cinéma français est bourgeois/bobo/toujours pareil. Il crée immédiatement une ambiance très particulière en mélangeant social et fantastique, vie des ouvriers sur le chantier d'une tour dont ils n'auront jamais les moyens d'habiter les appartements et une maladie du béton retorse. L'interprétation est aux petits oignons, mené par un Damien Bonnard à l'oeil de requin (on en sait jamais ce qu'il pense ou ressent) et un Samir Guesmi grande gueule en contraste. Les passages au -6 sont bien claustrophobiques. Le film mélange tous ces malaises pour en faire quelque chose de rarement vu dans le cinéma français. Les 5 dernières minutes gâchent un peu l'enthousiasme même si elles sont dans la logique pure de ce qui nous est suggéré pendant tout le film. Disons qu'on est plus dans l'allégorie que dans le réalisme pur et dur (pour la fin seulement car le film rend parfaitement, je pense, les conditions de travail des équipes exploitées sur ces grands chantiers dont les objectifs sont de finir vite). Un réalisateur à l'univers et au ton singuliers à suivre.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 869 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 26 janvier 2026
C’est certain, « Grand ciel » n’est pas une œuvre que l’on voit tous les jours. De par son décor, son traitement ou encore son ambiance, ce premier long-métrage interpelle. Le film se déroule sur un énorme chantier de construction et prend pour personnages des ouvriers du BTP dont la plupart sont des immigrés ou des sans-papiers. Quand l’un d’eux va disparaître puis un autre, les autres vont commencer à se poser des questions. On va alors alterner l’œuvre à portée sociale sur le sort des étrangers exploités dans ce type de métier sans vergogne et un suspense pour comprendre ce qui se passe vraiment sur ce chantier. Il faut avouer que le mélange des deux ne prend pas toujours. Les deux versants du film nous happent mais très sporadiquement. Si le côté mystère parvient à nous captiver par intermittences et que l’on veut savoir ce qui se trame, le côté thriller peine à se mettre véritablement en route. Pour ce qui est de l’immersion dans le monde des immenses chantiers, elle est très réaliste et bien mise en scène mais demeure bien trop en surface pour être vraiment passionnante. Et jamais ces deux aspects se marient totalement entre eux, rendant « Grand ciel » un tantinet bicéphale bien que l’intrigue fût prometteuse et que l’ensemble s’avère être audacieux. Il y a donc ici un long-métrage étonnant mais inabouti qui laisse un goût amer et frustrant.

On sent sur bien des aspects les origines japonaises du réalisateur installé en France depuis vingt ans quand il infuse une pointe de surnaturel dans le traitement de son sujet. Néanmoins, ces petites touches d’inspiration nippones ne fonctionnent pas vraiment et rajoute un ingrédient de plus dans une sauce qui ne prend pas. On pense surtout à cette fin abrupte qui n’est vraiment pas convaincante. L’ambiance anxiogène lorsque les ouvriers descendent dans les abysses du chantier est très réussie que ce soit formellement ou grâce à la bande sonore. Encore un peu et on penserait à ces films sur les mineurs comme « Germinal » où la métaphore de la bête est incarnée par la mine, tandis qu’ici ce serait les sous-sols de Grand Ciel. C’est très réussi et les petites marques ancrées dans cette atmosphère étrange qui épousent le surnaturel passent bien. C’est claustrophobique et angoissant mais l’épilogue fonce trop dedans et va droit dans le mur nous laissant un goût mitigé. En outre, « Grand ciel » adopte un rythme très monotone et un schéma narratif redondant alternant de manière trop mécanique, les scènes de la vie privée du personnage de Damien Bonnard (dans un jeu toute en intériorité) et celles sur le chantier. On notera que les atermoiements du personnage principal entre son humanité et sa solidarité s’opposant à son envie de grimper dans la hiérarchie sont bien retranscrites. Il n’en demeure pas moins que c’est une œuvre peu commune et courageuse mais pas totalement réussie et pertinente dans l’ensemble.

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