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JEAN SM
7 abonnés
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2,0
Publiée le 27 avril 2026
Sur une idée intéressante car finalement assez peu traitée, la vie ingrate d'ouvriers de chantier, ce film tente d'installer un climat de peur au sein d'une tour aussi gigantesque que sont les risques encourus pour la construire. Malheureusement si la disparition d'un ouvrier vient enrayer le système, l'enquête trop brouillonne, les facilités de scénario (le chef français est froid, les ouvriers étrangers sont courageux) et l'exagération des plans intérieurs viennent gâcher l'oeuvre. Bref, avec plus d'effets, plus de compréhension de la fin et avec une heure de moins ça aurait pu faire un court métrage épatant, mais là on s'ennuie ferme
"Grand Ciel" avait tout pour faire un grand film. Au lieu de cela, spoiler: le réalisateur Akihiro Hata nous offre une fin qui laisse sur sa faim . Damien Bonnard est un bosseur comme il aime à le dire. Au milieu d'intérimaires de tous horizons, il travaille la nuit sur un chantier pour réaliser un projet futuriste. Dans de ce labeur exigeant, la disparition d'un ouvrier va semer le trouble et exacerber les tensions. Les petits chefs, la jalousie entre collégues ou l'impact sur la vie familiale, tout cela est remarquablement dépeint et crée un climat oppressant. spoiler: Quel dommage que le résultat reste en suspens!
Franchement, énorme déception. On nous vend un thriller, mais il ne se passe absolument rien pendant tout le film. Aucune tension, aucun frisson, aucune montée en pression. On attend constamment que quelque chose démarre… mais ça n’arrive jamais. Les dialogues sont parfois difficiles à suivre, les personnages manquent de profondeur et le jeu d’acteur n’aide pas à s’immerger. Résultat : on décroche très vite et on finit par se demander pourquoi on continue à regarder. Le film mise tout sur une ambiance sombre et une musique pesante, mais sans jamais offrir de vraie intrigue ou de réponses. La fameuse “fumée” et les événements autour restent flous du début à la fin, sans explication ni réelle conclusion. On arrive au générique avec un sentiment de vide total, comme si tout ça n’avait servi à rien. Autre point que je ne comprends pas : les notes très élevées que l’on peut voir ici ou là. Pour moi, une note maximale correspond à un véritable chef-d’œuvre, avec une expérience marquante et aboutie. Ici, je ne vois pas du tout ce qui justifie un tel enthousiasme. Les avis peuvent évidemment être différents, mais l’écart me paraît énorme. C’est typiquement le genre de film qui se veut mystérieux et profond, mais qui finit surtout par être frustrant et ennuyant. Pour ma part, j’ai surtout eu l’impression de perdre mon temps.
Très bon film: Acteurs, lumière, images, son ! très spécial, ce film nous entraîne dans la vie et la lumière particulière des grands chantiers ! Aussi envoûtant, qu’angoissant ! Métaphore puissante ! On y retrouve de nombreux symboles, références, mythes ! Bravo pour ce premier film ! C’est un « grand »!
Ce film est avant tout un excellent moment de cinéma. Nous sommes happés et immergés dans l'action d'un bout à l'autre. L'omniprésente symbolique s'appuie sur le réalisme du premier degré de lecture qui donne toute sa force au message. L'immersion du spectateur dans l'action tout au long du film confère au générique de fin une fonction de passage de témoin faisant entrer l'intrigue dans notre quotidien. はたさん、どうもありがとうございます
En découvrant ce film, à prime abord, une impression de déjà vu s’empare de nous. Damien Bonnard, chef de chantier, nous rappelle « le système Victoria ». Des ouvriers qui disparaissent sur un chantier, cela nous rappelle aussi le récent « Météors ». Ici, Grand ciel est un projet d’urbanisme de Thionville sur lequel travaille Vincent et où des phénomènes étranges vont le pousser à mener l’enquête. Pas très original, mais intéressant.
Vincent (Damien Bonnard) vient d’être embauché sur un chantier. Sa situation financière précaire, son désir de gagner plus pour offrir un toit à sa compagne et à sa fille le poussent à travailler de nuit et à réclamer plus d’heures. Il est intégré à une brigade chargée de descendre dans les sous-sols du bâtiment et d’y traiter le béton fragilisé par des déformations mystérieuses. Une nuit, un des ouvriers de la brigade disparaît sans laisser de traces : a-t-il abandonné son travail sans prévenir personne ? ou été englouti dans les tréfonds de l’immeuble ?
Damien Bonnard aime décidément chausser les croquenots d’un travailleur du BTP. Après "Le Système Victoria" – que j’avais franchement détesté – où il dirigeait la construction d’une immense tour dans le quartier de La Défense, le voici, au bas de l’échelle, occupé à celle d’un complexe résidentiel d’avant-garde, Grand Ciel, à proximité de Thionville en Lorraine. Parfois comparé à bon droit à Jean Gabin, il se coule parfaitement dans l’habit de son personnage, taiseux, dur à la tâche. Samir Guesmi lui donne la réplique, qui incarne un autre ouvrier, plus expérimenté et plus à cheval sur les règles de sécurité. Le film s’organise autour de la tension qui naît entre les deux hommes : sont-ils du même côté, de celui des travailleurs attachés à la défense de la sécurité de leurs collègues ? ou, dès lors que Vincent prend du galon, sont-ils condamnés à s’opposer ?
"Grand Ciel" vaut par sa dimension documentaire. Il nous plonge dans un immense chantier où les ouvriers se relaient jour et nuit. Avec eux, on est dans les ténèbres, dans le froid et la pluie, dans le bruit incessant des marteaux piqueurs et dans la poussière du béton. "Grand Ciel" est moins heureux quand il ajoute au documentaire ouvrier et au drame social à la Ken Loach une dimension fantastique. spoiler: Les mystérieuses disparitions trouveront en effet leur explication dans les inquiétants phénomènes qui agitent les fondations de l’immeuble en construction. Explication médiocrement convaincante dont on aurait volontiers fait l’économie.
A quoi va ressembler la ville du futur? Dans le Nord de la France la question est trancheé et elle commence à sortir de terre. Et emporte avec son édification des ouvriers qui la construisent. Film très particulier et original qui mélange thriller social, et la réalité souvent occultée des disparus du BTP, et une ambiance fantastique et brumeuse. Qui colle parfaitement au climat anxiogène et sordide de ce coin de l’hexagone.
J'ai adoré ! Le casting est superbe, ça joue bien, et les coulisses des chantiers sont magnifiquement filmées. L'ambiance se tend au fur et à mesure du film, et on sent vraiment l'éttoufement quand les personnages vont au sous-sol. Du grand art. Bravo. Je recommande.
Le film maintient une tension tout au long du récit. Cela m’a évoqué le style de Kiyoshi Kurosawa, très sophistiqué et mystérieux. Les images sont magnifiques, et le jeu de tous les acteurs est incroyablement juste.
On sort du film un peu secoués, on attendait du suspense, de l'enquête, et au final on se retrouve dans un flou complet. On voulait des réponses,spoiler: retrouver un corps, comprendre ce qui est arrivé à Ousmane, mais on reste sans explication concrète. À la place, Akihiro Hata mise tout sur l’atmosphère, spoiler: la poussière qui remonte et le niveau -6 deviennent des symboles plutôt que des indices. Le film a une intention politique claire, il critique les rapports de pouvoir et la manière dont les institutions protègent l’image du chantier en enterrant les vies ouvrières, un message qui se révèle davantage au second visionnage. Sur le plan sensoriel, ça fonctionne, la bande‑son, les silences et les cadres industriels installent un malaise tangible. Les acteurs sont convaincants et portent bien la fatigue, la méfiance et la solidarité fragile du groupe. Mais l’absence de clôture narrative frustre, spoiler: on cherchait une logique aux disparitions car on a l’impression d’être au cœur du réalisme et non d’un mélange avec du fantastique, spoiler: comme la disparition du corps en fumée. Ce mélange drame social et quasi‑fantastique est audacieux, mais il affaiblit l’impact pour ceux qui voulaient des certitudes. Enfin, on reconnaît l’ambition et le message ; lors d’un second visionnage, on comprend mieux l’intérêt réel du film. Celui-ci reste intéressant et troublant, mais il décevra si on cherchait avant tout un récit clair.
Je fais partie de ceux qui ont BEAUCOUP aimé la dimension légèrement fantastique de ce merveilleux premier film. J’ai vraiment eu l’impression que le béton est vivant, même si cela reste une simple surface grise. Le film est angoissant, mais il décrit aussi l'humanité des personnages avec beaucoup de subtilité. Et je suis d’accord avec un autre commentaire que j’ai lu ici : ce film m’a aussi plu parce qu’il se démarque clairement des autres films français bobo-bourgeois qui se ressemblent tous. Une étoile en bonus car c'est un premier film.
Un film français réalisé par un japonais cela peut parfois raté ( le récent remake de "la voix du serpent" qui a raté sa cible). Ici l'histoire fonctionne même avec ce petit je ne sais quoi de fantastique qui s'installe au fur et à mesure que disparaisse des ouvriers sur ce chantier d'un éco quartier dans une Moselle touché par la crise.
Damien Bonnard et Samir Guesmi sont impeccables et l'ensemble fonctionne comme film social fantastique.