Un récit intimiste de reconstruction après l’addiction déjà vu et un peu trop fragmenté, mais sensible et sincère, illuminé surtout par l’interprétation d’une très grande actrice. 3,25
Un film intéressant qui doit beaucoup à la forte interprétation de Saoirse Ronan .Une implication totale pour ce rôle très difficile d’une jeune femme alcoolique chronique qui essaye tout pour se sortir de cette addiction. Beaucoup de flash-backs, un peu embrouillés, nous ramènerons à sa jeunesse à Londres, où elle buvait énormément et finissait complétement bourrée en fin de soirée, souvent très dur, détruisant son jeune couple .Puis un passage par les alcooliques anonymes qui n’arrivera pas à résoudre son addiction . Au final elle retournera chez ses parents qui vivent dans les îles Orcades, archipel au nord de l’Ecosse. C’est ce qui est le plus réussi, la réalisatrice sait filmer ces paysages sauvages, ses landes soufflées d’un vent glacé. Saoirse ira, au final, pour se sevrer, se réfugier dans une île de 50 habitants, dans une petite ferme en pierre totalement isolée. Cette partie est très belle, très poétique, faisant parfois référence à des traditions ou légendes gaéliques. Il y aussi une très grande communion avec cette nature sauvage et surtout cette mer du nord si présente, presque magique, magnifiquement filmée. Mais certains personnages sont un peu trop caricaturaux, le père paranoïaque et la mère folle de dieu par exemple. Et les flash-backs trop nombreux, la déchéance due à l’alcool est trop répétitive, on avait compris . Dommage.
Film lent et contemplatif. On est plongé dans le magnifique et rude Nord de l'Ecosse où flashbacks et chronologie décousue content le récit de cette trentenaire se battant contre l'alcolisme. Dans l'ensemble c'est bien mené et surtout porté de bout en bout par la talentueuse Saoirse Ronan, un beau et difficile rôle.
Saoirse Ronan porte le film. Qui est l'histoire d'un retour à la sobriété d'une jeune femme portee sur la bouteille. Malgré la sensibilité de l'ensemble, fait avec pas mal de clichés . Mais bon parfois, la nature fait des miracles. En tout cas, l'heroine retrouve calme et sérénité aux milieux des iles écossaises. La narration composé de flash-back est à la mode et permet des rebondissements mais est moins adapté à ce film pour permettre de suivre l'évolution de son héroïne. On retient quand même la composition de Saoirse Ronan et les paysages impressionnants et venteux des archipels écossaises
Quelle bouffée d'air marin ! Waouh ! Des paysages magnifiques où se déchainent la mer et le vent. Un personnage principal mêlé de contradictions (de la colère, de la rage, de la résilience, de l'apaisement). La mise en scène, très originale, constituée de morceaux de vie, se distingue par la couleur des cheveux de l'héroïne
Un film contemplatif de qualité, captivant et loin de l'ennui. L'intrigue, bien que simple, est portée par une réalisation cinématographique remarquable.
Une femme à l’approche de la trentaine brûlant la vie dans des excès décide de faire face à ses dépendances en retournant dans les îles du nord de l’Ecosse. Ce drame évoquant l’alcoolisme féminin joue d’une mise en scène très stylisée dans ses paysages superbement filmés. Pour autant, le récit est plombé par une narration découpée en ellipse et une forme devenant prépondérante sur le fil introspectif de son personnage pourtant formidablement incarné par l’actrice Saoirse Ronan dont le jeu entre intensité et fébrilité épate par sa densité et sa palette.
Attention Chef d'œuvre ! Un petit bijou de poésie, de nature et d'éther pour nous conter le parcours de Rona, une étudiante contrainte de faire une désintoxication au plus vite avant une chute inévitable. Elle revient sur les terres de son enfance dans les Orcades écossaises - et même au delà dans des îles encore plus reculées - pour se reconstruire. Une ode à la vie. Reposant presque uniquement sur la prestation plus que bluffante de Saoirse Ronan, une actrice irlandaise découverte pour ma part dans "Lady Bird" de Greta Gerwig (2018) où elle était déjà exceptionnelle.
Rarement la maladie alcoolique d'une jeune femme aura été traitée avec autant de justesse. "The Outrun" évoque la dépendance et ses ravages dans la vie de Rona, 29 ans, tiraillée entre un père maniaco-dépressif et une mère remettant sa vie entre les mains de Dieu. La nature est omniprésente, sorte d'échappatoire aux tentations de la ville. Saoirse Ronan est bouleversante dans ses délires éthyliques autant que dans sa reconstruction avec son combat contre l'addiction. Entre flashbacks et moments de grâce , ce film touche le spectateur en plein coeur.
The Outrun est un film captivant qui profondément authentique. Saoirse Ronan livrZ une performance incroyable en tant que Rona, une femme luttant contre son addiction à l'alcool. L'histoire est divisée entre son présent, où elle vit dans les îles Orcades, entourée de paysages magnifiques, et son passé à Londres, où elle s'est perdue dans l'alcoolisme. Dans le présent, on la voit essayer de rester sobre, cherchant une nouvelle manière de vivre sans boire. Ces scènes sont empreintes de calme et de connexion avec la nature, ce qui contraste avec les flashbacks de son passé, où l’on voit clairement sa chute. Ces retours en arrière sont essentiels pour comprendre les douleurs qu'elle affronte maintenant, montrant comment l'alcool a détruit sa vie et même son grand amour.
Le film ne se contente pas de montrer les faits, il nous fait entrer dans l'esprit de Rona grâce à ses pensées intérieures, ce qui renforce l'attachement au personnage. Ce lien est soutenu par une réalisation visuelle riche, avec des plans soigneusement composés et des séquences qui évoquent une dimension poétique. Ce jeu constant entre le présent et le passé permet de mieux saisir l’étendue de son combat et ajoute une profondeur émotionnelle touchante.
Au delà de l’Ecosse, donc presque au bout du Monde, il y a les Orcades, une archipel battue par les vents et terre de légendes. Rona s’y réfugie pour quitter les nuits londoniennes, soigner son alcoolisme et ses démons intérieurs. Film sensoriel, à fleur de peau, balayé par la force de la nature et par une poésie panthéiste qui ne déplairait pas à Malick. Saoirse Ronan porte The Outrun comme personne d’autre n’aurait pu le porter.
Le principal motif d’étonnement dans ce film qui parle d’une chute et d’une rédemption autour de l’alcool, c’est que le personnage principal est une jeune femme très ordinaire, alors que des règles invisibles édictaient que tout scénario traitant de l’alcoolisme, qu’il y ait rédemption ou pas, devaient avoir pour personnage central un homme, ou alors une femme dotée de “caractéristiques spéciales” telles que prostitution, toxicomanie ou maltraitance. Le principal motif de satisfaction est que cette jeune femme est jouée par Saoirse Ronan, toujours aussi juste. C’est vrai, ‘Leaving Las Vegas’ était un film mémorable mais trop romanesque, trop scripté, trop affecté pour être honnête. Ici, c’est un schéma tristement ordinaire, celui d’une addiction qui finit par phagocyter la totalité d’une existence et des promesses qu’elle recelait, et l’actrice trouve toujours le juste ton, sans jamais en faire trop. La narration éclatée, qui désoriente un peu, était peut-être superflue, encore qu’elle permette de découvrir la tragédie de Nora par petites touches, tout comme cette tendance à appuyer sur l’hédonisme du monde d’avant ou à styliser à l’excès certains passages. Ce sont peut-être simplement mes goûts personnels, qui me font préférer d’autres facettes du vagabondange mental de la jeune femme, qui se remémore des détails et des anecdotes qui peuvent sembler a priori totalement hors-sujet, s’éblouit de petites choses découvertes ou redécouvertes…et pour cette rêverie du promeneur solitaire, la solitude insulaire battue par les vents de Papa Westray, l’îlot le plus isolé des Orcades, est un formidable écrin.