J'ai aimé les rapport père fils décrits avec humour et chaleur. J'ai été déboussolée par moment par les transformations montrées et je me suis demandé où le film allait. Mais finalement j'ai apprécié et des images comme des questions sont restées dans mon esprit même plusieurs semaines après. Un film de genre qui parle de l'humain.
Un film bouleversant & philosophique porté par un casting fabuleux. Tantôt hymne à la tolérance, tantôt critique de notre société, ce long-métrage est à voir absolument.
Quelle belle pépite que j'ai vu là. À la croisée de la série Sweet Tooth & X-Men, mais, français. Une belle histoire, un casting sympa, une belle direction d'acteur, une bande son sympa, ça fait du bien d'avoir enfin ce genre là dans le paysage français même si ça ne renouvelle en rien le genre. Je recommande donc.
Le cinéma français détient des bijoux, et Le Règne animal en fait parti. Le Règne animal est un film très touchant, qui bien que fantastique n'est pas trop ni pas assez exagéré pour ne pas être crédible. Le film dans sa subtilité tends à réfléchir sur la place des animaux dans le monde, avec un scénario très original dans lequel des humains se transforment en animaux. Les acteurs sont très bons, notamment Duris et l'acteur jouant son fils. La BO est magnifique, les personnages sont attachants, l'histoire bien que spéciale est crédible dans un monde quasi similaire au notre... C'est un excellent film !
Assez grosse déception que ce film qui semble entièrement tourné vers ses effets spéciaux effectivement bluffant. Pour le reste on ne comprend pas bien le propos, les interactions entre personnages sont bloquées par la focale verrouillée sur le fiston et les acteurs jouent plutôt mal (notamment un Romain Duris qu'on a rarement vu si peu inspiré). X-men est passé par là et Le Règne animal n'apporte pas grand chose à un sujet déjà bien fourni au cinéma.
Le visionnage de ce film fut pour moi un réel calvaire malgré de fortes espérances à son égard ! Il faut certes encourager les prises de risque dans un cinéma français qui, par moment, manque d'audace et d'originalité de par ses propositions. Un film de genre fantastique et de surcroit porté par un casting de renom, voilà de quoi attirer l'attention. Si je dois reconnaître que le film n'est certainement pas mauvais en soit, c'est pour ma part un rejet catégorique, et cela dès les premières minutes ! Le film est crue dans ce qu'il peut montrer à l'image et la représentation des personnages mi-homme / mi-animaux m'a procuré un sentiment de mal-être auquel je n'ai su me détacher. Le réalisateur à fait le choix de représenter la transformation très visuellement avec des scènes très fortes mais qui m'ont totalement empêchées de rentrer dans l'intrigue. En bref une mauvaise soirée pour ma part, le prix à payer dans la recherche de potentielles pépites.
Ah mais c’est un grand OUI ! Qu’est-ce que ça fait du bien quand le cinéma hexagonal tente et devient ambitieux. Thomas Cailley nous livre ici un excellent film d’anticipation à la dramaturgie fine et aux interprétations remarquables. Si l’on est habitué à voir Romain Duris performer, concernant le gamin c’est une surprise, il pue la vérité avec ses accents quenardiens. Avec son scénario marquant et novateur, Le Règne Animal lance peut-être le renouveau du cinéma de genre et d’auteur, l’ensemble est d’ailleurs d’autant plus mémorable que la réalisation est aux petits oignons avec des effets spéciaux très réussis (même s’ils sont perfectibles) et d’excellents maquillages. La forme est donc très bonne mais on en n’oublie pas le fond pour autant avec de très jolis messages, notamment écologiques, et une très belle connivence entre des personnages plutôt attachants, certaines scènes sont carrément aériennes, mis en valeur en outre par une très belle photographie. On pardonnera donc volontiers les quelques creux au niveau du rythme. Un mot sur l’écriture, excellente également tant pour les personnages que pour le script, percutant et non dénué d’humour. Tout ceci est particulièrement intelligent et parfaitement emballant pour la suite.
Une vision émotionnelle, plus humaine et sociale, d'un phénomène fantastique assez simple, traité avec subtilité sans grand spectacle à l'américaine.
La musique du film est réussie tout comme l'esthétique générale des créatures hybrides.
La vie d'étudiant du jeune Émile est traitée avec une soupçon de clichés qui souligne la persistente maladresse des cinéastes français sur ce sujet.
Le personnage d'Adèle Exarchopoulos, bien que sympathique, révèle également l'attachement des français à la présence policière dans leurs productions, sans toutefois aucun réel apport du personnage à l'histoire.
Le règne animal titille notre imaginaire mais ne parvient pas complètement à satisfaire l'émerveillement recherchée dans ce genre de film, peut être par un manque d'exploitation des possibilités de son univers.
Le tout est quand même suffisamment rare dans le paysage cinématographique français pour qu'on s'y attarde, non sans plaisir bien entendu.
J'avais déjà beaucoup aimé Les combattants, puissant, envoûtant et organique. On retrouve ici ces mêmes qualités avec une proposition plus fantastique corrélée à une ambiance contemporaine (confinements, mutations). Réflexion aussi sur l'altérité. Duris et Kircher impressionnants