Le Règne animal
Note moyenne
3,9
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1 338 critiques spectateurs

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Triskeriaki
Triskeriaki

11 abonnés 201 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 février 2024
Un père et son fils s'adaptent à un monde où les gens commencent à changer. Certains les appellent les bestioles, mais d'autres les soutiennent autant qu'ils peuvent et essayent de leur faire une place. Le film est centré sur la relation entre le père et le fils, et la famille est touchée de près par ce phénomène puisque la mère est absente, mise dans un centre suite à un stade de mutation qu'on devine avancé.

Le Règne animal aborde donc beaucoup de problématiques actuelles, la tolérance, notre rapport aux animaux, mais aussi l'adolescence, qui est déjà un changement profond, d'autant plus complexe dans un monde ou de plus en plus de gens mutent. L'univers est particulier, audacieux, et malgré tout je n'ai pas eu de mal à plonger dans cet éventail d'hybridations grâce à l'excellent maquillage et prothèses, qui ont permis de présenter en gros plans les effets des mutations, dans toute leur beauté et diversité.

Les scènes d'acceptation, et de rejet, sont facilement transposables. Si ce monde est étrange, il n'est aucunement difficile de s'émouvoir de cet adolescent qui possède sa propre vision des choses et surtout, qui évolue, qui change d'avis. La progression des personnages est particulièrement soignée. Le concept est bien exploité, en particulier la complicité naturelle entre ces mutants.

Je suis un peu lassé de Romain Duris dans son rôle systématiquement affable, on croirait presque un crossover de l'Auberge Espagnole ; j'ai aussi eu du mal avec le fils Emile, qui est nonchalant, voire apathique, et a des tics dès le début du film (était-ce voulu ? ) mais force est de constater que le duo est touchant.

Le Règne animal me laisse une impression d'espoir et d'enthousiasme.
Raph
Raph

7 abonnés 161 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 décembre 2024
"Financé avec le concours du C.N.D.V.E.E (Centre National du Vivre Ensemble Européen) !"

Surprenante réalisation française que ''Le Règne animal'' de Thomas Cailley (''Les Combattants'') qui s'immisce courageusement dans le fantastique de la moins simpliste des façons, avec son récit de mutations de l'homme vers l'animal. Au vu de la frilosité hexagonale ambiante pour ce genre de production, ''Le Règne animal'' fait figure de long-métrage témoin pouvant servir d'exemple pour de futures productions audacieuses et bien moins balisées qu'aujourd'hui. Autant d'effets spéciaux réussis dans un seul film français n'avaient tout simplement jamais existé. Mais toute cette virtuosité visuelle ne serait rien sans un scénario solide, qui, malheureusement, a tendance à imposer son dictat du ''vivre ensemble'' à tout prix. La comparaison entre les mutants et les migrants est flagrante ; quant aux provinciaux, ils sont montrés comme d'intolérants racistes qui n'hésitent pas à s'armer pour aller dégommer des bestioles. Seul le citadin Duris semble être bienveillant à l'endroit des animaux. Véritable bonté d'âme ou peur de la solitude ? Ah oui, sans oublier l'éco-anxiété et son cortège de poncifs. Tel un boomerang, chassez le naturel du cinéma donneur de leçon et il vous revient en pleine poire. Cela dit, le film reste assez poétique pour faire abstraction de tout ce gloubiboulga. Pamphlet politico-sanitaire et fable fantastique qui prône la TOLÉRANCE, "Le Règne animal" appose d'ores et déjà sa singulière signature au bas d'un cahier des charges plutôt réservé aux anglo-saxons !
Bap Blanc12
Bap Blanc12

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2024
Un chef d’œuvre ! Une vraie prise de risque pour Thomas Cailley avec ce film futuriste. L'émotion est au rendez-vous, je recommande fortement !
Tania Vallognes-chaume
Tania Vallognes-chaume

5 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2024
Un très bon sujet intéressant , c'est long, pas d'actions surtout pour un tel titre.
Quel dommage!
XAVIER H
XAVIER H

7 abonnés 116 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2024
Sans aucun doute le film de l’année, du Fantastique avec un grand F , une claque reçue grâce à l’audace de Thomas Cailley et l’interprétation de Romain Duris et le jeune prodige Paul Kircher , à voir absolument !!!
Stéph T.
Stéph T.

10 abonnés 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2024
poétique, engagé, bon scénario, bon jeu d'acteurs, c'était un très bon moment du coup, qui transporte, merci.
Rotsaert Nancy
Rotsaert Nancy

3 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2024
Super Roman Duris.
Film à voir. Spécial étonnant. Attachant. Surprenant.
Un film qui fait réfléchir sur la condition humaine à s adapter à l autre
Lorin Baptiste64100
Lorin Baptiste64100

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2024
Ce film est magnifique et bouleversant. Il nous invite à la réflexion quand à notre rapport à la nature et à la différence?
Romain Duris et les autres acteurs sont simplement fantastiques.
Cendyleon
Cendyleon

7 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2024
Un très beau film avec de très beaux effets spéciaux vraiment bien réalisés, un très beau jeu d'acteur de la part de Émile le garçon qui commence sa transformation qui a exactement les bonnes postures à tous les moments qu'il faut, Romain Duris est crédible un peu naif sur son rôle et Adèle Exarchopoulos n'apporte rien au récit mais a un jeu très rassurant et permet au spectateur d'apporter un regard autre sur ce qu'il se passe. Le film est beau visuellement très prenant même si on ne comprend pas bien le message qu'il veut faire passer a moins qu'il n'en ait pas. Un succès mérité.
Phil521
Phil521

1 abonné 16 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 6 mars 2024
Quelle que soit le message moraliste, surement légitime, qu'a voulu faire passer le réalisateur à travers ce film, il ne m'a, pour ma part, pas du tout accroché, parfois surprenant de ridicule.
Les acteurs jouent très mal et, c'est surement la plus mauvaise prestation de Romain Duris qui nous avait pourtant habitué à briller dans tous ses autres tournages. On se demande ce que fait là Adèle Exarchopoulos, et je trouve le jeune Paul Kircher vraiment pas bon (merci à Papa et Maman).
Bref une grosse déception, nous nous attendions à autre chose vu le tapage qui a été fait autour. Ce "beaucoup trop" long métrage a été visionné en famille... et, hélas, ne nous laissera pas un souvenir impérissable .... dommage.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 février 2024
Un mystérieux mal a commencé à affecter certains humains, qui mutent peu à peu en créature hybride, mi-homme mi-animale. François et son fils Emile partiront à la recherche de leur épouse & mère, tandis qu'Emile commencera lui-même à subir des changements...
Le concept fait un peu penser à la franchise "X-Men", et il est vrai que l'on retrouve quelques thématiques similaires. Une société très hostile à ces mutations qu'elle ne peut contrôler, quand seulement une minorité comprennent qu'il faut désormais s'adapter. Des gens qui doivent accepter leur nouveau corps.
Pour autant, "Le Règne animal" est riche en idées, et aborde bien d'autres sujets, de manière intelligente. Le transhumanisme, le rapport de l'Homme à la nature, les relations qui évoluent avec les mutations, etc.
Et si la quête de leur épouse/mère est un peu diffuse, le vrai moteur émotionnel du film est en fait la relation très conflictuelle entre le père et le fils. Le premier est aimant, mais contrôleur et pétri de contradictions (il faut le voir faire tout un speech sur les chips industrielles, pour dégainer une cigarette ensuite !). Le second est dans un âge ingrat, traumatisé par la perte de sa mère et ses propres mutations.
Sur la forme, "Le Règne Animal" a amplement été salué, à raison. Thomas Cailley livre quelques très belles scènes. Appuyé par un montage sonore soigné, et un bestiaire qui fonctionne bien à l'écran. On devine un énorme travail de pré-production dans la conception des créatures, et un habile mélange de maquillage, prothèse, et CGI.
Les acteurs sont également très convaincants, y compris dans leurs mimiques animales. Et le film mélange habilement les tons. Un peu de body-horror, quelques touches d'horreur tout court, un aspect conte... et même de l'humour là où on l'attend rarement !
Par contre, il y a tout de même quelques énormités dans le scénario. Le rôle d'Adèle Exarchopoulos, qui n'a pas vraiment d'utilité dans l'intrigue. Ou le fait que malgré les comportements TRES étranges d'Emile en public, et les phénomènes de mutation bien connus de tous, personne ne découvre le pot aux roses...
Cela entrave un peu la qualité du film, mais ne gâche en rien cette expérience original, a fortiori pour un cinéma français qui s'aventure peu dans ces contrées.
Baptiste Moussot
Baptiste Moussot

3 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2024
C'est un film assez spécial qui je pense ne plaira pas à tout le monde, mais l'histoire est superbe et super bien écrite, l'enfant qui cache à son père mais qui l'aime quand même, me fait vraiment penser à un adolescent normal.
Eric VIDAL
Eric VIDAL

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 février 2024
Un très mauvais film, insupportable par sa laideur et son interprétation. Le plus déroutant, voire inquiétant, c’est une presse comme par hasard unanime… film noté 5 étoiles par tous les journalistes ?… mais biensûr.
Luuuuuuuuc
Luuuuuuuuc

26 abonnés 855 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 février 2024
« Je t’en veux de pas savoir conjuguer une phrase et de bouffer du saucisson à 1€ du Leader Price. »

Servie par des dialogues à la fois réalistes et décalés, l’histoire de ce film participe du même principe : on part d’une situation kafkaïenne (l’irruption du surnaturel dans un univers qui se révèle souvent absurde, cynique et routinier) pour suivre un itinéraire initiatique, celui d’Emile, figure emblématique d’une métamorphose bien plus profonde que ce que laisse entendre le pitch original.

Le climat, la réalisation et l’interprétation témoignent d’un certain renouveau salutaire du cinéma français, retrouvant certaines de ses racines oubliées, après un passage par le Nouvel Hollywood, mouvement né en marge des studios dans les années ’70 : il y a du Scorsese dans les plans miroirs et du De Palma à ses débuts dans l’ambiance fantastique, comme il y en avait déjà chez Julia Ducournau (surtout Grave, 2016).

Le plus remarquable, c’est que ce cinéma ne craint plus la comparaison avec son homologue hollywoodien dont il faisait hélas trop souvent figure de pâle copie de série B. La caméra tantôt énergique, tantôt contemplative de Thomas Cailley s’inscrit ainsi dans une longue tradition de réflexivité toute intérieure, que ponctuent des effets spéciaux admirablement intégrés à l’histoire parce que simples, sans artifice inutile. L’interprétation, quant à elle, sublimée par un tout jeune et excellent Paul Kircher, un Romain Duris parfaitement canalisé et une Adèle Exarchopoulos toujours aussi fascinante, rend l’ensemble cohérent et tient en haleine. Enfin, le prétexte fantastique est aussi l’occasion de survoler pas mal de thèmes plus généraux, dont la bêtise humaine et le rejet, tout en finesse, au fil d’une narration linéaire et dense, sans prise de tête intelloproutprout.

C’est beau, c’est intelligent, c’est drôle, c’est palpitant et ça fout même un peu les miquettes.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 avril 2024
"Les Combattants" (2014) était médiocre - le boboland avait a-do-ré... Seules les jolies prises de vue des Landes avaient de l'attrait dans ce premier "long" du bien-pensant Thomas Cailley, s'essayant à l'auteurisme, mâtiné de futurisme. En 2023, le boboland aime aussi (beaucoup) le deuxième film de TC - re-dithyrambes. Qui, à nouveau co-auteur, livre une fable dystopique des plus... décevantes. Encore plus fort que "L'Île du Dr Moreau" : : un mal mystérieux frappe spontanément et sans logique de sexe, âge ou condition, de plus en plus de sujets humains qui s'hybrident en "bestioles" diverses... Un argument de base plutôt séduisant ! Sous la condition d'en faire quelque chose - ce que le cinéaste ne réussit jamais, pour sa part, pataugeant dans le convenu et la redondance (éloge de la "différence", à l'aune de la moraline la plus dégoulinante). De belles scènes de nature comme dans "Les Combattants" (la nuit, en forêt, particulièrement), toujours en Nlle-Aquitaine (Landes surtout), grâce au frère de TC, le chef-opérateur David Cailley : cela sauve un peu l'affaire. De même que le savoir-faire technique des maquilleurs - et, dans une moindre mesure, celui des auteurs des effets spéciaux "bestioles". Côté distribution, un Paul Kircher ("Émile", le rôle principal) plutôt convaincant - qui, lui, relève un casting minable, Duris et Exarchopoulos en tête, qui rivalisent dans le ridicule des postures et des dialogues !
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