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arnaudg
1 abonné
98 critiques
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3,5
Publiée le 1 mars 2025
Vraiment difficile d’avoir un avis sur ce film tant il est déroutant. Demi Moore est clairement exceptionnelle et porte tout le film. Pour le reste, certaines scènes laissent très perplexes, notamment sur la fin qui est longue.
Pas mal mais une fin sabotée, c'est dommage. Les dernières trente minutes sont complètement loufoque, on vire au gore ! Tout démarre bien pourtant, les décors sont bien choisis, épurés à souhait, couleurs vives, décos psychédéliques ou sobres et froides, justaucorps des 80's revisités, musique tonique, portraits parfait ... Visuellement c'est superbe ! Demi Moore est excellente et son double plus jeune tout autant. L'idée du scénario partait très bien et promettait une histoire réfléchie et sensée. C'est un thriller psychologique sur le culte de la beauté, le poids du regard des autres, qu'il soit admiratif ou méprisant, les problèmes mentaux que cela peut apporter, la folie pure même, qui peut habiter un esprit en manque de reconnaissance. Les effets spéciaux sont bien fait. En bref une déception, à cause d'une fin trop décalée par rapport au "sérieux" du chemin que semblait emprunter le film.
l'idée de départ est bonne. La première heure est efficace et correcte, le film s'annonce prometteur mais quand arrive la deuxième heure ça se gâte on sent la deception arriver la dernière demi-heure on craint le pire... et il arrive... les vingt dernières minutes sont un ramassis d'images "gore" que la plus mauvaise série B(ou Z) n'aurait pas osé produire ; vous êtes prévenu.
Si vous décidez de prendre votre billet pour cette séance, préparez-vous à vivre une véritable expérience cinématographique !!
Le visuel est maîtrisé à la perfection, chaque plan, chaque couleur, chaque musique est soigneusement travaillé et rien n'est laissé au hasard.
On est immergé dans ce monde artificiel du show business où tout n'est que paillettes et jeunesse à tout prix. On suit cette femme qui a tout pour elle et qui souffre d'un mal-être profond .
Demi Moore est incroyable : wahouuuuu quel cran d'afficher un corps nu à son âge !! Et quelle beauté de femme franchement on aimerait toute être comme elle dans 20 ans !! Avec Margaret Qualley elles forment un duo complémentaire totalement hallucinant qui monte crescendo jusqu'au point de non retour.
Pour moi le bémol est le final qui est étiré sur la longueur et qui aurait gagné en efficacité s'il avait été réduit c'est dommage... Et le basculement de ton du récit peut surprendre : on passe de la spirale horrifique au gore satirique. On ne peut que penser aux vieux films d'horreur risibles où le sang coule à flot et où on ne peut s'empêcher de rire !!
Vous l'aurez compris, ce film ne peut pas laisser indifférent : il interpelle, il peut choquer mais rien n'est gratuit. Je comprends qu'il ait remporté la Palme du meilleur scénario car vous ne trouverez aucun film similaire dans le paysage cinématographique. Franchement c'est un beau projet porté par une réalisatrice française audacieuse !
Et petite dédicace à mes origines aveyronnaises avec ce plan sur la recette de l'aligot
Pas mal....dommage que le film parte en vrille aux 2/3 et se transforme wn fim " gore" rigolo et ridicule. Car le sujet et le projet étaient prometteurs A noter quand même la performance exceptionnelle de Demi Moore.
Cela avait bien commencé mais malheureusement le scénario par un petit peu trop à l'extrême et gache tout, ceci etant dit les acteurs sont tres bons, du coup je repars me faire une beauté...
Il y a pas a discuter, on est pas loin d'un chef-d'œuvre du genre. C'est extrêmement bien filmé, c'est beau, les acteurs sont parfait, le scénario est nouvateur et surtout le film à quelque chose à dire. Mais pour moi, les 30 dernières minutes gâchent tout. J'aime quand c'est barré, mais alors là, on touche au wtf.
En faite c’est juste une version du portrait de Dorian Gray. Assez déçu de ce film voir impossible à regarder à partir de la moitier. Ça commence bien. Mais il ne se passe rien.
La première partie commence bien , on sent venir le bon thriller avec une fin moralisatrice et une leçons à en tirer sur le culte du corps. Mais que dalle! La seconde partie on commence à perdre espoir tant le film s’enfonce dans ce qui se trouvera irrécupérable tant la médiocrité et l’affligeance sont de haut vol . Ca vole vraiment très haut tellement d’ailleurs qu’on se perds dans le méandre intersidéral . Bref le temps est précieux alors faites en bon usage et éviter ca .
Le film et le scénario sont magnifiques pendant la première heure: jusqu’à ce que Élisabeth commence à vieillir. A partir de là, à mes yeux, toutes les images suivantes viennent gâcher les images précédentes ( qui étaient tellement prometteuses des images suivantes !).Cela aurait pu être un chef-d’œuvre en restant dans la continuité et l’esprit de la première partie du film. Quel gâchis ! Il y avait tellement d’ouvertures possibles pour imaginer un scénario qui sublime la première partie. Par exemple, le créateur de la substance menace de ne plus la fournir. Le créateur que l’on découvre enfin et dans son environnement, qui demande énormément d’argent pour continuer à la fournir. Élaborer un scénario autour de cette idée ou autres idées. Les deux femmes etant sublimes, elles devaient le rester jusqu’à la fin afin de maintenir les spectateurs en extase. Dès le départ du scénario , le spectateur conçoit inconsciemment que la fin sera fataliste, il y avait donc matière à la faire. Je suis donc parti frustré et déçu. Regrettant d’être allé voir ce film qui n’encourage pas à retourner en toute confiance au cinéma. Les effets spéciaux ne doivent pas être utilisés pour démontrer des compétences techniques, mais pour apporter un plus à la qualité d’un film. Que dire de la bagarre surréaliste et indécente entre les 2 femmes ? C’est pitoyable de regarder cela, je souhaitais partir tout de suite, mais ma compagne voulait malgré tout connaître à la fin du film.
Difficile à décrire ce film. C'est un coktail explosif de plusieurs genres. Pour rien spoiler, je dirais que c'est un film original qui a le mérite de surprendre. Le scénario est bien trouvé et la réalisation est excellente. Même si la fin peut partager, je recommande ce film étonnant.
Je sors du film . Ouahhhhh quelle claque mazette. Bon je ne vais pas en rajouter car tout le monde a tellement parlé sur ce film. Deux actrices formidables.Un sénar génial. Dommage je ne peux pas mettre 5 étoiles à cause du trop plein dans la dernière demie heure de gore inutile. Mais 1h50 d'un excellent film
Whaou ! Alors ça, ça décoiffe. Le trio d'acteurs est incroyables, le propos et la dénonciation du culte du corps notamment à travers le patriarcat télévisuel est puissant. Demi Moore est exceptionnelle et incarne à merveille cette femme rejetée de son show parce qtrop vieille, un peu comme son statut à Hollywood et comme celui de la plupart des femmes actrices de son âge qui se voient refuser des rôles. Elle porte le film en acceptant une transformation monstrueuse, métaphore de la vieillesse et accompagné de son alter ego jeune qui incarne la chirurgie esthétique, recherche vaine de la jeunesse éternelle. C'est gore, très gore, répugnant et furieusement dénonciateur. Un film à voir !
La critique Chevreuils Asso Ciné : The Substance (9 novembre 2024) ⚠️ SPOIL ⚠️
Un problème de timing
Dans sa première demi-heure assez réussie, Demi Moore (interprétant Elizabeth Sparkle) livre une excellente performance assumant les gros plans qui trahissent son âge sous scalpel. Présentatrice vedette d’une émission de fitness comme on en fait plus (c’est sans doute le problème), Elisabeth Sparkle se fait congédier au profit d’une femme plus jeune, plus fraîche, plus belle. Le film nous économise de toute réflexion, en nous imposant des stéréotypes et prêt-à-penser datés, et nous frustre à rebours de ne pas nous avoir donner de matière à progresser. La réalisatrice semble avoir mûri trop longtemps la problématique du culte de la jeunesse et de la beauté, pour finalement la traiter aujourd’hui de façon anachronique.
Quelle vision de la femme ?
Le film ne fait pas la part belle aux hommes. L’exagération du jeu (Dennis Quaid en producteur grand-guignolesque) est à la limite du grotesque. Au final, on est plongé dans un monde qui ressemble vaguement aux clips rock des 90’s, s’indignant à l’époque de ces mêmes codes de réussite qui étaient à l’ordre du jour (voir par exemple « Black hole sun » de Soundgarden). Les hommes dirigent, sont moches et vulgaires. Mais les femmes ne sont pas mises à l’honneur pour autant. Elles sont résumées à leur corps, chair fraîche ou vieillissante, une semaine sur deux. Le corps vieillissant devient gênant à faire détourner le regard ; le corps jeune est scruté sous toutes les coutures, ce qui ne manque pas de nous mettre mal à l’aise. Mais le film ne donne aucunement la parole aux femmes. Peu de dialogue, à aucun moment on accède à la pensée des femmes sinon sommaire, qui consiste à souhaiter jeunesse et beauté. Elles sont objets, subissent le temps, se tirent la bourre pour grappiller quelques minutes de fesses fermes, et n’évoluent pas. Au final, on ne dépassera à aucun moment la question du corps. On surfe sur les attentes caricaturales du féminin d’une époque révolue. La réalisatrice s’échine à tenter de couper la tête d’un monstre décapité depuis plusieurs décennies. D’autres monstres, plus insidieux, plus sournois, sont probablement à anéantir.
Des références en (sur)abondance
Le film s’inscrit dans la lignée de « Requiem for a Dream » qui abordait déjà les thématiques de la gloire, l’ambition et la déchéance, en 2000. Au montage frénétique, également emprunté à Darren Aronofsky, s’ajoute de nombreuses références non dissimulées : De Palma, Kubrick, Hitchcock, Cronenberg, Carpenter, Gordon, Lynch... Presque indigeste.
Une fin qui manque de tripes
Beaucoup de sang, mais pas de tripes. Un final pseudo rageux qui n’exprime rien de la colère qui devrait être celle d’Elizabeth Sparkle, mise au ban d’une société où seule la jeunesse est succès. Au contraire, ce qui reste de cette présentatrice de fitness (sorte de monstre de chair Elephant woman) continue de chercher l’amour de son public tentant désespérément de le séduire une dernière fois, dans des artifices qui la ridiculisent. Le rapport qu’entretient Elisabeth Sparkle avec les normes esthétiques n’évolue pas. La scène finale est agressive mais sans propos. Les spectateurs se font hurler dans les oreilles déjà pleines de 2 heures de sons décortiqués, organiques et vomitifs. Misophones, s’abstenir. C’est Carrie au bal du diable sans la colère, sans l’élaboration... Et surtout sans le diable. On attendra jusqu’au bout un sursaut de vengeance ou un retournement de situation. Raté.
Y'a-t-il une autrice derrière la caméra ?
Telle une parodie des ZAZ, mais sans l'humour à la clé, Coralie Fargeat enchaîne les références de films presque plans pour plans (Kubrick, 3 fois quand même), sans servir son propos. Les règles du switch entre les deux corps ne sont jamais posées, les a-t-elle elle-même pensées ? On assiste à un clip de 2h20 où l'insistance de la caméra sur le corps de Sue (personnage (sur)-incarné par Margaret Qualley) n’est qu’un prétexte pour se rincer l’œil, au détriment de la question du féminisme. La réalisatrice propose un message inepte, et surfe sur un genre peu produit en France (« Body Horror ») dont elle se sert sans vergogne comme gage d’originalité. Il en résulte des tas de chair, et des litres de sang, qui ne suffisent pas à nouer les ficelles grossières d’un scénario stérile, digne d’une série Z (à gros budget).