Vu le 13/3/26 en VOSTFR au cinéma
Encore un film beau, comme Avatar, mais avec un scénario un peu plus développé. Chaque plan est un tableau. Parfois ils sont simples, d’autres fois ils sont plus complexes, souvent ce sont des copies.
Comme je l’ai déjà dit, chaque plan est un tableau. Mais une succession de tableau ne fait pas un film. Surtout quand ces plans sont répétitifs. Tant qu’ils sont répétitifs comme un mantra, c’est justifié dans ce film, mais si c’est répéter pour ne pas faire avancer le film, juste pour surligner un thème, cela devient vite fatiguant, on prend une ride.
En plus, il y a trop de tableaux, le film est trop long, Fargeat veut tellement bien décrire la déchéance qu’elle en est bavarde, le film fait parfois l’impression de visionner un clip musical.
Substance, c’est comme Seven, ce sont des films à l’ambiance nihiliste, mais du coup, je préfère celui de Fincher, car il cherche à se différencier de ses pairs, tandis que Fargeat convoque Kubrick (2001, Shining), Lynch (Elephant man), Cronenberg (la mouche), Carpenter (The Thing) ou encore de Gans (Silent Hill), les sœurs Washowski (Matrix) et d’autres … . La multitude de références brouille le message.
L’autre différence entre Fincher et Fargeat, c’est la violence, le premier ne la montre pas tandis que Fargeat la montre de manière crue. Le film n’aurait pas dû être interdit au moins de douze ans. Personnellement je l’aurais interdit au moins de seize ans. Personne sensible, fuyez-le. Autant faire regarder Platoon à des enfants de primaire dans ce cas.
Si le film est trop long, c’est pour imposer sa fin,
les femmes ne sont que de la viande
.
Cette fin impose de s’être tapé tout un speech pour ça !?
Je qualifiai Seven de film tape à l’oeil, Substance l’est beaucoup plus. Le spectateur est ici dans le monde du showbiz.
Est-ce que Coralie Fargeat cherche à développer une relation mère-fille toxique ? Est-ce un jeu de miroir sur un conflit jeune contre vieux ? … Cette relation est bien mise en scène cinématographiquement, mais j’ai trouvé ce cinéma malsain dans le sens où la logique de forme évolue en cours de film. La question qui se pose à travers ce film serait est-ce qu’il faut dénoncer l’hypersexualisation dans les média ou dans la société en faisant de même ? Ce long-métrage peut être un film dénonciateur, mais cet effet disparaît car il utilise les mêmes codes que ce qu’il dénonce d’autant plus qu’il avait le temps de proposer une piste d’évolution : le spectateur n’est pas que de la chair à pognon. Je crois plutôt que ce film traite des erreurs du passé des personnes conformistes. Il est aussi un peu trop pêle-mêle.
Ma scène préférée : Walk of fame.