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Lourenco Carlos
3 abonnés
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4,0
Publiée le 26 décembre 2025
The Substance est un film profondément marquant, voire inoubliable, même quand il met le spectateur à rude épreuve.
L’histoire, en apparence simple, est presque classique : des élites obsédées par la jeunesse, des “problèmes de riches” incapables d’accepter le temps qui passe, et un système télévisuel dirigé par des hommes qui ne veulent plus que de la chair fraîche. Les femmes finissent alors par s’enfermer elles-mêmes dans ce cercle vicieux, prêtes à tout pour rester visibles, désirables, employables.
Mais là où The Substance est fort, c’est qu’il assume totalement cette simplicité pour en faire une critique frontale et dérangeante. Le concept est brillant, le scénario très solide, et l’ambiance oppressante fonctionne du début à la fin. Demi Moore est impressionnante et apporte une dimension presque tragiquement méta à son rôle.
Les vingt dernières minutes font clairement basculer le film dans le body horror extrême. Décomposition, mutation, perte totale de contrôle : c’est violent, écœurant, et physiquement éprouvant. Personnellement, j’ai adoré le film, mais mon estomac n’a pas suivi preuve que la mise en scène fait exactement ce qu’elle cherche à faire.
La fin est excessive, volontairement clivante, mais cohérente avec le propos : refuser le temps et son corps mène à l’auto-destruction. Ce n’est pas un film confortable, ni consensuel, mais c’est un film audacieux, intelligent et sincère.
Le films est juste une caricature qui veut faire passer un message , un message tellement martelé et présent qu’on ne peut même plus appeler ça un films. Le début allait puis le reste c’est un message rien de plus .
Parfait au début. Le pire à la fin. La dernière fois que j'ai ressenti la même sensation d'un potentiel chef d'œuvre gâché c'était dans Lucy... Passez votre chemin... Vraiment...
Trop. Trop d'invraisemblances (même si l'on accepte le précepte de base, par exemple comment se fait-il qu'un "clone" ne ressemble pas à 100 % à son modèle de base ?!?) et trop grand-guignolesque sur la fin. Dommage, ça partait bien, mais j'ai du mal à comprendre le Grand prix du scénario obtenu à Cannes.
Avec The Substance, Coralie Fargeat signe un film radical, dérangeant et profondément contemporain. Après Revenge, la réalisatrice pousse encore plus loin son cinéma du corps et de la violence symbolique pour livrer une oeuvre qui oscille entre le film d’horreur, la satire sociale et le cauchemar existentiel. Porté par une interprétation impressionnante de Demi Moore, le film s’attaque frontalement à l’obsession de la jeunesse, à la tyrannie de l’image et à la manière dont la société consomme les corps, en particulier ceux des femmes.
Le récit suit une ancienne star du petit écran, évincée parce que jugée trop vieille, qui se voit proposer une mystérieuse substance capable de créer une version plus jeune et « parfaite » d’elle-même. Très vite, ce qui semble être une seconde chance devient une expérience incontrôlable, où l’identité se fracture et où le corps se transforme en terrain de souffrance et de domination. Fargeat ne cherche jamais la facilité narrative : le film avance par sensations, par chocs, par images parfois insoutenables, mais toujours cohérentes avec son propos.
Sur le plan technique, The Substance est d’une maîtrise remarquable. La mise en scène est chirurgicale, presque clinique, jouant sur des cadres rigides, des mouvements précis et une répétition volontairement oppressante des gestes. La photographie, glacée et contrastée, renforce cette impression de laboratoire humain, tandis que les effets spéciaux, majoritairement pratiques, impressionnent par leur réalisme et leur brutalité. Le montage, souvent abrupt, refuse le confort du spectateur et accentue la perte de repères. Quant à la musique et au design sonore, ils participent pleinement à l’angoisse, installant une tension constante, parfois suffocante.
Demi Moore livre ici l’un des rôles les plus forts de sa carrière. Elle accepte de se montrer vulnérable, abîmée, exposée, donnant au film une dimension presque autobiographique qui renforce son impact émotionnel. Son jeu, tout en retenue et en douleur contenue, contraste avec la violence des situations et rend le propos encore plus cruel et poignant.
The Substance n’est pas un film aimable ni consensuel. Il divise, choque, met mal à l’aise. Mais c’est précisément ce qui en fait la force. Derrière l’horreur graphique se cache une réflexion féroce sur la peur de disparaître, sur l’illusion de la perfection et sur le prix à payer pour rester visible dans une société qui rejette ce qui vieillit.
En conclusion, The Substance est une expérience cinématographique intense, exigeante et marquante. Ce n’est pas un film à voir pour se divertir, mais pour être bousculé, interrogé, parfois même heurté. Si vous acceptez de sortir de votre zone de confort et de regarder en face ce que notre époque fait du corps et de l’image, alors ce film mérite pleinement d’être vu. Il ne laisse pas indemne et c’est sans doute là, sa plus grande réussite.
Masterpiece. Tellement dérangeant que j’ai 2 sentiments : je suis heureux de l’avoir vu et je ne veux pas le revoir en meme temps. C’est un film qui nous montre que meme quand on croit avoir toucher le fond, on peut toujours creuser ;) Il faut des films comme ça qui nous retourne le ventre.
Une claque, sans pour autant que ce soit le film parfait. En cause, peut-être la toute fin dont le manque de sérieux cassant semblait quelque peu grossier. Peut-être au contraire que cette fin rend ce film un peu plus digeste et permettra un revisionnage, là où d'autres films aussi terribles qui lui font echo le permettent moins (typiquement Requiem for a Dream). Film terrible qui remue les sens, ça fait longtemps que je n'étais pas aussi dérangé ; plein de rires jaunes par effet de malaise, beaucoup d'étonnement par rapport à ce que je voyais et la tournure que tout prenait. Eprouvant. Le tout d'une beauté visuelle impeccable, grâce à une lumière et une couleur agréables, ainsi que des plans, souvent au grand-angle, qui magnifient le tout. Prestations fantastiques de Demi-Moore et Margaret Qualley. Bravo.
Oui pour le sens caché et la satyre sociale ! Et un GRAND non pour le dénouement.. un avis donc mitigé, cependant mention spéciale à la qualité des images
Avec "The substance", Coralie Fargeat continue d'explorer des thèmes féministes. Elle commence à en écrire le scénario alors qu'elle devient quadragénaire et son apparence fait naître des pensées négatives, pensant, à tort, ne plus pouvoir intéresser qui que ce soit. Le processus d'écriture scénaristique dure deux ans. Comme un exutoire, il libère la réalisatrice qui laisse sortir la violence liée aux attentes sociales de l'âge et de l'apparence des femmes en utilisant un genre bien spécifique comme arme d'expression. 138 pages de script... 29 pages de dialogues... l'histoire prend des allures de roman, avec des détails intégraux sur des plans choisis et sur chaque expérience sensorielle, où tout doit être ressenti par le/la spectateur-trice. Mythe de la beauté, de la quête de la jeunesse éternelle, critique dénonciatrice du succès et de ses à-côtés, analyse de la déchéance (physique comme professionnelle), "The substance" possède un duo d'actrices exceptionnelles. Leurs interprétations laissent sans voix et offrent des performances sans filtre. Ce duo devient duel et il n'existe aucun plan qui n'aim'ait pas pousse à la réflexion. Aventure hallucinante, à la fois drôle et abjecte, tendre et féroce, cette réalisation fouille et porte à la lumière du jour les dangers de l'addiction. Coralie Fargeat appuie là où ça fait mal et revitalise le genre en une seule injection.
Un film dont le seul et unique but est de choquer, de forcer la porte de nos esprits à la réflexion sur le showbiz qui font du corps des femmes la principale source de revenue et d'audience. Avec ses critères de beauté qui attirent les mauvais regards : souriante, fine, tenue minimale et j'en passe. Comme tous els êtres humains, les âges se défilent et le corps en est le témoin privilégié. Riche et célèbre, accepteriez vous de vous injecter une "substance" qui vous rend votre jeunesse ? Ce film va aborder la notion du "moi" et de "l'autre moi" : deux êtres distincts, un seul cœur. Ce film est également une critique de la société. Les personnes ayant atteintes le Troisième Age voient leur isolement croître et retrouve en la télé un semblant d'humanité. Et quant en est-il de la consommation dans notre société réputée pour être effrénée ? Rejetée, Elisabeth cuisine la quantité de nourriture bien trop importante pour UN être humain. Pour les cinéastes les plus aguerris ou les amateurs, certains yeux verront des clins d'œil à Shining, à Carrie ou Elephant Man - c'est le cas pour les miens. Un film époustouflant dans lequel l'esprit se bat contre le courant des âges.
l' idée de départ était génial , et les premières minute du film excellentes . la suite , c'est un hymne sur la plastique de Margaret Qualley . le scénario devient brouillon . bref , a voir pour ce faire son idée . 3,5 / 5
The Substance est un vrai bijou de horreur/science-fiction qui se distingue par une atmosphère aussi troublante que captivante. La réalisation est d'une précision clinique, chaque plan est une pièce d'un puzzle angoissant où l'horreur et la fascination se mêlent subtilement. Le film pose des questions complexes sur l'éthique et la condition humaine, sans pour autant perdre le spectateur dans des discours pseudo-philosophiques.
Mais ce qui rend cette expérience encore plus saisissante, c'est le jeu d'acteur exceptionnel de Demi Moore et Margaret Qualley. Moore apporte une intensité rare, alliant autorité et fragilité, tandis que Qualley nous plonge dans ses dilemmes avec une sincérité désarmante. Ensemble, elles élèvent le film au-delà de la simple science-fiction et lui insufflent une humanité palpable. On en ressort secoué, avec le sentiment d'avoir vu quelque chose de profondément unique. Bref, un incontournable du genre.
Un body-horror percutant et stylisé, à la fois satirique et dérangeant, qui frappe fort grâce à une mise en scène viscérale et une interprétation intense.
Wahou ! Une sacrée claque ce film !The Substance frappe fort ! Si on voit plus loin que l'esthétique et la violence volontairement excessive on ltrouve une parabole puissante sur notre époque et sur les pressions qui pèsent sur les corps, en particulier celui des femmes.
Le film aborde le vieillissement comme un véritable combat intérieur entre ce que l’on a été et ce que l’on devient, entre l’image idéalisée de soi et la réalité qu’il faudrait apprendre à accepter. Demi Moore est géniale et interprète parfaitement la lutte pour rester désirable, visible, conforme à une norme impossible, être aimé de tous à tout prix, lutte qui petit à petit se transforme en un engrenage, spoiler: jusqu’à la mutilation, la difformité, et même la monstruosité....jusqu'à mourir en se croyant splendide, alors que l’on est devenu monstrueux...un vrai déni , alimenté par une société obsédée par la perfection et la jeunesse éternelle.
Du coup ce film nous force à nous interroger sur la manière dont on se regarde soi-même, dont les autres nous regardent, et sur ce que nous sommes prêts à sacrifier pour une illusion ....