La Dernière patiente
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Yves G.

1 895 abonnés 4 142 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 septembre 2026
Judith (Anouk Grinberg) fait ses cartons. Elle ferme son cabinet médical, situé au 23e étage d’une tour de banlieue à Nancy, quitte l’appartement qui le jouxtait et prend sa retraite. C’est précisément le jour où sonne à sa porte Aïda (Luàna Bajrami), une jeune femme enceinte de huit mois sous l’emprise d’un compagnon violent (Félix Lefebvre).

Belle affiche, beau sujet… et au final cruelle déception ! Jetez un œil à la bande-annonce : elle vous dévoilera déjà tout le film en vous racontant comment Judith, Tatie Danielle cachant sous ses airs revêche un grand cœur, va prendre sous son aile Aïda, va réaliser la menace que fait peser sur elle son compagnon et va l’aider à accoucher à son domicile. Je ne spoile rien ! Tout est déjà dans la bande-annonce.

Mais la déception ne vient pas seulement de cette bande-annonce divulgâcheuse. Elle vient surtout d’Anouk Grinberg, qu’on avait découverte il y a près de quarante ans devant la caméra de Bertrand Blier et dont on a appris depuis quelle relation toxique elle a vécue avec son mentor. Après une longue éclipse, la soixantaine fièrement revendiquée, on l’a vue dans des seconds rôles dans des films aussi réussis que "La Nuit du 12" et "L’Innocent".

Elle est en tête d’affiche de ce premier film. Le problème est qu’elle y joue une caricature d’elle-même, une femme acerbe et de peu de mots, murée dans ses silences et dans sa douleur. Pendant dix minutes, on est surpris et admiratif. Au bout d’un quart d’heure, ce jeu monotone devient vite horripilant. C’est d’autant plus dommage que son personnage envahissant éclipse ceux interprétés par ses excellents acolytes, Luàna Barjami et Felix Lefebvre.

Quant au scénario, qui a l’élégance de tenir en une heure vingt à peine, il accumule les incohérences au risque de perdre toute crédibilité.
Direct-actu.fr

409 abonnés 588 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2026
Anouk Grinberg et Luàna Bajrami incarnent deux personnes à un tournant de leur vie. L'une est sur le départ à la retraite, l'autre va donner la vie.

Judith a déjà une grande partie de sa vie derrière elle et Aïda est au commencement d'une nouvelle vie en tant que mère. Derrière cette forme de dualité, il y a aussi le climat de la grève du corps médical hospitalier, et cette phrase en suspens où l'on parle de vocation. On ne devient pas médecin uniquement pour le statut social, mais également par vocation ; sans cela on ne tient pas à l'hôpital.
Judith est la somme de tout cela : le serment d'Hippocrate, la vocation et peut-être l'envie de faire quelque chose de bien, qui a du sens avant de partir. Le tout sur un fond de climat socio-économique à bout de souffle dans les secteurs de la santé.

Et c'est là que La Dernière Patiente devient assez cruel. On demande aux soignants d'avoir une vocation, de tenir quand l'hôpital ne tient plus, d'être humains au milieu d'un système qui manque justement de moyens humains. Judith arrive à la retraite, mais elle ne sait pas déposer sa fonction comme on rendrait un badge. Aïda arrive avec sa grossesse, ses silences et une violence conjugale que Maël n'a même pas besoin d'exhiber constamment pour devenir inquiétant.

Le film commence comme un drame social puis serre progressivement l'étau jusqu'au thriller. Judith comprend, intervient, dépasse son rôle, et chaque solution raisonnable semble disparaître au moment précis où elle en aurait besoin. Au fond, il reste une question assez vertigineuse : quand on a passé sa vie à être médecin, que reste-t-il lorsque la société décide qu'à partir de demain on ne l'est plus ?
Michel C.

379 abonnés 1 858 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2026
Drame de la vie presque courante, malheureusement, où le réalisateur Rémi Bassaler a juste poussé le curseur un peu plus loin, sans pour autant basculer dans la fiction « hypothétique ». Pour son premier long métrage ( encore un ), qui n’ a de long que le nom, il met en scène trois personnages, enfin trois et demi, puisque le scénario implique une jeune femme enceinte, même très enceinte, Aïda, ( Luàna Bajrami ), une femme médecin, qui prend sa retraite, sur le point de déménager, Judith ( Anouk Grinberg ) et le compagnon d’ Aïda ( Félix Lefebvre ). Le personnage de Judith est central, sombre, et assez triste. Le scénario ne nous apprend pas grand-chose d’ elle, sinon qu’ elle vit seule, a un fils médecin, et que ses rapports avec elle semblent bien distendus. La caméra réussit à nous brosser cette relation forte et douce à la fois entre une femme semblant être au bout du bout et une autre, pleine de vie et de la vie, comme un passage de témoin générationnel et un coup de pouce pour Aïda qui porte déjà les stigmates d’ une violence implicite. Félix Lefebvre plus favorablement exposé dans « Eté 85 » ou « Rien à perdre » n’ a qu’ un rôle de second ordre, face aux deux femmes aux caractères tranchés. Si la vitalité et la jeunesse font mouche, la sobriété et la tristesse de Judith, ajoutées au lieu lugubre et impersonnel de la banlieue de Nancy, finissent par peser lourdement le spectateur… Mais c’ est un thriller social poignant…..!!**
Eleni
Eleni

21 abonnés 169 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2026
Hormi la belle présence d'Anouk Grinberg à l'écran, rien ne m'a accrochée dans ce film, qui m'a paru très long alors qu'il est en fait très court. Des scènes lourdingues, comme l'accouchement, qui n'en finissent pas.
Bart Sampson

428 abonnés 888 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2026
"La dernière patiente" parle d'emprise mais aussi de l'effondrement du système des soins et de notre société d'un point de vue général. Le film fait très " diplômé de la femis" avec un soin apporté au scénario et aux plans au risque de sonner " faux" et de vouloir faire des "belles images" ( comme son introduction dans un brume grisatre d'où ressortent des immeubles presques effrayants.

Le duo entre les deux actrices fonctionnent mais ne m'a pas touché. Dans le même registre le film Adam avec Lea Drucker médecin devant aider une mère dépassé à nourrir son film malnutri m'avait d'avantage touché rémué les trippes.

Pas mauvais mais pas révolutionnaire non plus
Arthur Brondy

312 abonnés 1 562 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 août 2026
Drame social brillant porté par Anouk Grinbert dans le rôle d’une médecin qui prend sa retraite. Mais une dernière patiente s’impose à elle. À travers cette histoire, le film aborde de nombreux sujets avec force : la pénurie de médecins, le manque de moyens des personnels soignants, les violences faites aux femmes. Le scénario est surprenant, réussi, très fort.
Judithtexas
Judithtexas

71 abonnés 255 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 septembre 2026
Anouk Grinberg est saisissante, médecin en fin de carrière qui ne peut s'empêcher de prendre en charge une dernière patiente, enceinte de 8 mois et sans suivi gynécologique. Le scénario évoque le manque de médecins, manque de moyens aussi, les actrices sont parfaites. Un beau film à découvrir !
Damien DURAN
Damien DURAN

7 abonnés 95 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 septembre 2026
Le parcours erratique de cette femme enceinte qui croise cette médecin qui part à la retraite est particulièrement d’actualité. Dommage que la mise en scène ne soit pas parfaite. Annouck Grimberg est sublime.
Christophe Legrand
Christophe Legrand

7 abonnés 47 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 3 septembre 2026
Une médecin à la retraite, confrontée à l’asthme, à la destruction de son immeuble et à des relations difficiles avec son fils, vient en aide à une jeune femme enceinte de huit mois victime de violences conjugales. Le film peine à convaincre, plombé par une fin particulièrement mélodramatique. Anouk Grinberg, franchement mauvaise dans ce rôle, n’arrange rien. Luàna Bajrami, en revanche, est remarquable, mais sa présence ne suffit pas à sauver l’ensemble.
Cinemadourg

931 abonnés 1 840 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2026
A la veille de sa retraite, une médecin de banlieue voit son ultime journée de travail bouleversée par l'arrivée d'une jeune femme enceinte en détresse, qu'elle décide finalement de prendre sous son aile.
Cette "dernière patiente" va s'avérer être un cas totalement singulier dans son évolution...
J'ai trouvé le scénario bien ficelé et plutôt prenant de bout en bout.
Sans révolutionner le genre, le récit ausculte avec justesse les failles du système de santé tout en gardant une belle dimension humaine.
J'ai beaucoup aimé l’actrice principale Anouk Grinberg, endossant son rôle avec force et conviction.
Un drame sobre assez convaincant !
Site CINEMADOURG . free . fr
PLR
PLR

572 abonnés 1 818 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2026
La lecture du synopsis fait penser que sur le registre du film social il va s’agir pour les spectateurs de s'immerger dans la misère, la perte de droits, l’absence de repères, le rejet sociétal, les difficultés voire les refus d’accès aux soins, la bureaucratie médicale. Sans papiers ? Pas de moyens financiers ? « Médecin ne prenant pas de nouveaux patients » selon la formule consacrée, un truc passe-partout. L’empathie menant à la solidarité malgré-tout (le médecin qui prend sa retraite et dont c’est la dernière patiente, enceinte jusqu’aux dents, sans suivi jusque-là).

Mais ce registre social ne sera finalement qu’effleuré. Devant l'écran on ne ressent pas les difficultés de la « dernière patiente », bien nommée. On pourrait même se demander si elle en a des difficultés vu son détachement.

A lire les secrets de tournage, le scénariste et réalisateur entend flirter à dessein avec le documentaire. Le problème de fond c’est qu’il ne documente rien, qu’il montre ou démontre très peu. Et côté fiction il n’alimente pas vraiment le sujet qui finira par dériver vers le spoiler: fait divers,
lequel ne sera pas davantage exploré non plus. Peut-être parce que c'est trop court (80 minutes) ? Les voies d’un scénariste sont parfois impénétrables.
mat niro

475 abonnés 2 211 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2026
Quel bonheur de retrouver Anouk Grinberg dans un premier rôle au cinéma. Elle campe ici un médecin qui va prendre sa retraite, mais aussi se prendre d'affection pour jeune franco-albanaise enceinte de 8 mois (Luana Bojrami). Autant le dire tout de suite, ce n'est pas un grand film, la faute à un scénario un peu léger et maladroit. Cependant, cette sororité qui se dégage entre ces deux femmes est très bien dépeinte. Dommage que le personnage masculin incarné par Félix Lefebvre soit un peu réducteur ou carrément caricatural. L'ensemble est quand même attachant à défaut de faire soulever les foules. Un "petit" film touchant quand même.
bobmorane63
bobmorane63

253 abonnés 2 259 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 septembre 2026
Un long métrage reussi du réalisateur Rémi Bassaler qui raconte l'histoire d'une medecin généraliste, sur le point de prendre sa retraite, va avoir une dernière mission d'une Albanaise enceinte de plus de 8 mois de l'aider car elle a besoin de repos avant l'accouchement et qu'elle fait le contraire car ne connaissant personne puis un copain absent mais pas que. La mise en scène est assez obscure se passant essentiellement en banlieue ou hôpital. Ça m'a fait plaisir de revoir l'actrice Anouk Grinberg revenir en premier plan d'un film, elle qui était cantonné aux seconds rôles ses dernières années, je la trouve excellente et crédible en medecin en fin de carrière souffrant d'asthme et dévouée pour "La dernière patiente". Luana Bejrami et Félix Lefebvre sont impeccables aussi en couple interrogative. Pas mal.
Guiciné
Guiciné

218 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 2 septembre 2026
Écrit pour son actrice principale, Anouk Grinberg, La Dernière patiente peine pourtant à convaincre, malgré toute sa sensibilité. Le scénario, qui se veut réaliste, accumule progressivement les invraisemblances et bascule dans un drame parfois trop grotesque. Au final, un film décevant.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

193 abonnés 628 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2026
Ai vu « La dernière patiente » du réalisateur Rémi Bassaler, dont c’est le premier film pour le grand écran. Ce film est l’occasion de revoir l’impériale Anouk Grinberg dans un vrai premier rôle et elle y fait des merveilles. De lui associer Luana Barjami qui est une comédienne intense et qui joue sur la retenue est une excellente idée et ce sont leurs nombreuses scènes communes qui font tout l’intérêt du film. L’autre « rôle" principal est une tour de 30 étages dans la banlieue de Nancy, dans un quartier HLM qui en hiver est happé par le brouillard. Judith (Anouk Grinberg) est médecin. Elle a tout sacrifié à son métier et on devine qu’à la veille de son départ à la retraire, c’est la solitude qui la guette. Alors qu’elle fait ses cartons, Aïda (Luana Barjami) enceinte de 8 mois et en rupture de soin, vient sonner à son cabinet car elle perd du sang. Le film permet de photographier une fois de plus, de façon effrayante mais juste un système de santé en surchauffe, prêt à exploser. D’ailleurs l’allégorie qui voit Judith prendre de nombreuses bouffées de ventoline contre son asthme est une très belle trouvaille. Refluées de toutes parts (hôpitaux, cliniques, gynécologues…) Judith héberge la jeune femme pour une unique nuit qui sera déterminante pour elles deux. Malgré ses nombreuses facilités de scénario voir même d’énormes incohérences, le film garde son charme principalement aux deux comédiennes qui forment un duo crédible et fort. C’est la première partie, la plus sociologique, politique et assez proche du documentaire qui est la plus intéressante, la mieux filmée et la plus dense. Puissante analogie entre un système de santé qui s’écroule et la tour qui vit ses derniers jours. Quand le film tombe à sa moitié dans le thriller, on perd en qualité cinématographique et en intérêt tant la barque scénaristique est inutilement chargée… et le spectateur se trouve lui aussi à étouffer devant tant de lourdeurs.
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