Que Luca Guadagnino s'enivre de sa propre virtuosité n'est pas une nouveauté en soi, il usait déjà des mêmes effets grandiloquents, il y a 15 ans, dans Amore. Dans une filmographie plutôt inégale, Challengers ne figurera cependant pas dans les catastrophes puisque la chose est plutôt distrayante, dans une veine sexy que Zendaya, la belle de match, et ses deux compères illustrent avec une certaine intensité. En tant que film de sport, racontant le destin de deux amis d'adolescence, également doués pour le tennis mais aux destins opposés, Challengers a beau monter au filet avec entrain, sa crédibilité est réduite (un vainqueur de grand chelem dans un challenger ? Hum), la rivalité entre les deux athlètes se situant bien plus sur le terrain privé, qui seul intéresse le cinéaste italien. Avec sa multitude de flashbacks comme autant de twists, une musique qui surligne, des ralentis signifiants et des parties de tennis filmées pour donner le tournis, Guadagnino stylise à l'excès, sans approfondir quoi que ce soit dans ce prétendu triangle amoureux qui dévoile assez tôt, spoiler: son évident sous-texte homosexuel . On peut toutefois prendre un plaisir décomplexé au film, quoique il aurait été meilleur raccourci mais son emphase presque permanente en fait tout au plus un objet glamour et décoratif qui tend à prouver que des balles neuves ne suffisent pas à remporter le match quand le service est défaillant.
Nous pourrons résumer ce film avec ce jeu de mot facile "jeu, sexe et matche". Car ici le tennis est en fond mais ce qui est mis en avant reste la relation ambigüe qu'elle entretien avec l'un et l'autre, les poussant à se surpasser sur les cours en faisant des choix plus que discutable selon les moments et changeant son fusil d'épaule selon le vent!! En tous cas Zendaya (décidément elle à le vent en poupe la miss!^^) est un mélange d'intelligence et de coup de p... tout en étant sexy...piou, elle à de quoi faire tourner la tête à ses deux challengers qui feraient tout pour lui plaire. Les flashbacks expliquent parfaitement les moments forts et compliqué vécu par tout les protagonistes. Et puis la finale...on se demande si cela va se passer comme elle le veut ou si cela va se régler entre mec sur le court sans triche...et le dernier point...ben super apprécié cette conclusion même si un peu frustrant après coup! Concernant le tennis bon c'est filmé différemment et c'est parfois pénible de faire moderne à être à la 1ere personne par moment mais le principal reste le fond. NOTE : 8/10
Vu en avant première l'histoire est originale c'est une histoire de rivalité entre deux joueurs de tennis qui se connaissent depuis l'adolescence attirés par une joueuse de tennis talentueuse ce qui devient un triangle amoureux par contre j'ai trouvé certaines scènes malaisante sinon l'actrice Zendaya incarne parfaitement sont rôle je la trouve talentueuse et les autres acteurs jouent très bien aussi je conseille ce film.
Tout sonne faux dans "Challengers" : des acteurs, Zendaya en premier lieu, en passant par le scénario, l'intrigue, et un message - qu'on cherche encore - que le réalisateur est censé véhiculer. C'est un film qui se veut intelligent et complexe, mais qui est en réalité prétentieux et vide de sens, d'où un gonflement artificiel via la stylisation des effets de réalisation pour rattraper une vacuité. Durant la séance, plusieurs personnes ont quitté la salle - nous n'avions pas vu ça depuis le film Morbius -, et une dont le sommeil a été challengé au bout d'une heure, a aussi décidé de partir après avoir ronflé deux bonnes minutes. Tout ceci résume bien notre expérience : qu'est ce que c'était redondant ! Le film se complait à s'inspirer de chefs-d'œuvre du suspense : on reconnaît le clin d'œil à la bande originale de "Sueurs froides" d'Alfred Hitchcock. La bande annonce annonçait une œuvre haute en couleur, explosive, et mystérieuse. Il n'en sera rien. Nous avons parfois éclaté de rire, notamment vers la fin, devant le non-sens, le ridicule, et l'orgueil du propos.
Extra ! Un triangle amoureux, de la tension sportive, de l’excitation et du suspense. Zendaya est vraiment remarquable, Mike Faist et Josh O’connor font un duo parfait. spoiler: Des effets spéciaux lors des matchs de tennis où la balle est remplacé par la caméra sont terrible !! J’ai vraiment adoré, j’espère qu’il aura le succès attendu !
J’ai adoré ! Un film sur le sport et la sensualité assez percutant, ambigu et hypnotisant. Luca Guadagnino réinvente ici le triangle amoureux et propose un geste artistique extraordinaire et audacieux, que cela soit dans le fond ou dans la forme. La mise en scène stylisée et le montage virtuose offrent un spectacle véritablement esthétique et captivant.
Film vide, sans scénario, aucune morale à la fin. Il ne se passe rien et on pourtant je ne suis pas difficile en film. Donne une piètre image du tennis et des femmes et des hommes en general. D’autant que les scènes de tennis sont totalement exagérées pour quelqu’un qui joue au tennis même en amateur ++ comme moi, cela pique les yeux. Je déconseille fortement. Je serai bien sortie de salle mais j’étais venue avec quelqu’un. Au final, la personne avec qui j’étais venue à penser la même chose que moi et s’est endormi en cours de route. Le film ne dure qu’une 2h11 mais il m’a paru durer 3h. En quatre mots, le film peut se résumer : spoiler: sexe, tromperie, tennis et égoïsme.
Seul point positif : la musique techno est sympa. Mais, elle est aussi forte que dans une boîte de nuit et n’est souvent pas adaptée.
En résumé, ce film était un supplice. Un bon gros navet.
Je n’ai pas raté un film de Luca Guadagnino depuis ce qui reste pour l’instant (pour moi) son chef d’oeuvre : Amore. Curieux de voir ce qu’il pouvait faire d’un récit avec le tennis professionnel (mon sport préféré) en toile de fond. Le triangle amoureux est plus le thème central du film même si l’univers de ce sport et les scènes sur le court sont particulièrement bien rendus. Certaines séquences de matchs sont mêmes époustouflantes techniquement (formidable montage). Les images sont splendides. Mise en scène serrée et efficace donc pour nos rendre tout cela. Le côté romance du scénario n’offre lui rien de bien nouveau. Classique triangle amoureux dont on se demande à la fin, et même tout le long, si la vraie histoire d’amour n’est pas entre les deux garçons. Zendaya (Euphoria, Dune), Josh O’Connor (The Crown) et Micke Faist (West Side Story) sont sexys à souhait et ne déméritent pas. Au final une romance sur fond de sport professionnel plutôt agréable et devant laquelle on ne s’ennuie pas. Pas le meilleur film de son auteur mais il se laisse largement regarder.
Encore une jolie réussite de Luca Guadagnino (après les excellents Call Me By Your Name, We Are Who WeAre ou bien Bones and All), dans ce qui pourrait s'apparenter à un film sportif romantique véhicule-star pour Zendaya. Mais derrière la caméra du réalisateur italien, cette histoire de trouple où recherche de jouissance dans la compétitivité et ambiance sexy se veut une boîte de pétri bourrée aux hormones dans un jeu de séduction-répulsion toxique.
Comme résumé dans un début de plan à trois torride (mais interrompu) en début de film, Challengers orchestre son récit comme un jeu de balles entre Zendaya (excellente en manipulatrice toxique), Mike Faist (la révélation du West Side Story de Spielberg a le rôle avec la plus grande intensité dramatique) et Josh O'Connor (qui allie avec brio le pathétique et le libidineux) à mesure que le très bon montage du film vient nous détailler les grandes étapes de leur passif sulfureux.
Des allers-retours donnant plus de gravitas au match constituant le point d'orgue du film, où toute la grammaire du métrage nous abreuve d'un aspect kinétique à la fois empli de clarté et d'un aspect électrisant.
Tout d'abord le tennis a rarement été aussi bien filmé au cinéma (Guadagnino multiplie les angles ou les points de vue), tandis que les véritables joutes se jouent en dehors du court (comme les dialogues où la caméra panote pour illustrer les renversement de pouvoir en œuvre).
Ensuite, le duo Reznor-Ross offre une BO électro-house absolument dingue, offrant au film une énergie et une texture presque aussi unique que le travail sonore orchestré des années plus tôt sur The Social Network.
Malheureusement, le script n'évite pas quelques balles faciles sur la fin (comme s'il manquait une étape pour amorcer sa conclusion un brin amenée facilement).
Mais pour toutes les raisons précédemment citées, ce Challengers s'en tire avec les honneurs : une vraie bonne pioche donc !
Vouloir faire un Match Point deux avec des acteurs qui jouent très mal et une histoire qui ne tient pas la route, ce film est d'un ennui incroyable... Quel temps perdu.
Le film Challengers souffre d'une longueur insupportable, où les chapitres se succèdent sans répit. Les clichés abondent, que ce soit dans la représentation du tennis ou des relations tendues entre les personnages masculins, qui se transforment parfois en véritables combats de coqs. Les effets spéciaux, loin d'apporter une valeur ajoutée, semblent être utilisés de manière excessive, donnant une impression de surcharge visuelle. Quant à la bande-son, elle pêche par sa répétitivité et son manque de pertinence par rapport à l'ambiance du film, créant un décalage préjudiciable à l'immersion du spectateur. Enfin, la conclusion, avec sa tentative de reconstruction d'amitié, paraît clichée et prévisible , ne laissant aucune surprise au spectateur.
une mise en scène extrêmement contemporaine qui reflétera je pense ce que deviendra aujourd'hui le cinema. des plans audacieux, rythmés. une histoire qui n'a pas peur d'elle même, un maquillage et des costumes magnifiques. enfin un film où on ne voit pas le temps passer
Lucas Guadagnino C'est quelle leçon que tu nous as donnée là. EXCELLENT, j'ai savouré chaque minute de ce film. J'ai jamais ressenti autant d'émotions autour d'un match de tennis ! L'histoire est si bien racontée sans narration. Les personnages sont ULTRA bien développés. Malgré que la situation n'est pas envisageable pour quelqu'un de normal, on la comprend et des 3 points de vue différents, on la comprend. On rentre réellement dans ce trio où les émotions et la manipulation sont maîtres ! Mention spéciale à Zendaya qui a si bien interprété cette femme ! Et mention spéciale à la BO qui était juste parfaite pour ce film. Il y avait de vraies « prises de risques » dans les mouvements de caméra et les plans exploités, certains vraiment méritant, surtout sur la prise d'espace autour du terrain de tennis ! Excellent/10