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2,5
Publiée le 12 février 2025
Dans un univers dystopique, les émotions sont médicalement supprimées. Chaque jour, la population prend un comprimé qui les rend comme des robots dociles pour être la meilleure version d'eux-mêmes jusqu'au jour où Joy arrête de les prendre. Une révélation, une découverte des choses simples de la vie avec des plaisirs, mais aussi des contrariétés du quotidien. C'est tout le dilemme entre mener une vie parfaitement ennuyeuse ou se laisser aller pour découvrir tout ce que l'on monde a à offrir. On peut les redouter, mais on a besoin d'avoir ces sensations pour se sentir vivant. Dans leur monde aseptisé, c'est amusant de les voir se découvrir et expérimenter de nouvelles choses. Cependant, les émotions sont complexes, tout comme les relations, et tout n'est pas rose. Le concept est vraiment intéressant et les membres du casting jouent bien, mais j'ai trouvé le développement de l'histoire assez décevant. Ça manque d'idées pour faire avancer l'intrigue même si je ne m'attendais pas à quelque chose de plus large puisque c'est un petit film. Dans l'ensemble, c'est donc correct, mais il manque quelque chose et la conclusion est décevante.
Dans Turn Me On, Michael Tyburski imagine une société où chaque émotion est neutralisée par une pilule quotidienne, instaurant une harmonie artificielle qui masque un dérèglement profond. Lorsque Joy et William sautent leur dose, ils découvrent le désir, la peur et la possibilité d’exister autrement. Leur éveil fissure un système fondé sur le contrôle absolu. Joy, incarnée par Bel Powley, cesse sa vitamine pour raisons médicales et ressent un premier trouble qui bouleverse sa vision du monde. William, interprété par Nick Robinson, traverse la même expérience et devient son seul repère. Tous deux avancent comme des enfants apprenant à nommer la joie, l’attirance ou l’angoisse dans une communauté polie, mais entièrement conditionnée, où D’Arcy Carden incarne une employée chargée de maintenir l’ordre. Cette douceur figée dissimule une surveillance constante qui étouffe chaque élan personnel. Leur exploration maladroite des sentiments crée un contraste puissant avec l’immobilité émotionnelle ambiante et fait naître en eux une révolte intime. Ensemble, ils comprennent que ressentir revient à reprendre possession de leur humanité dans un monde décidé à l’effacer.