Les Fantômes
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 juillet 2024
Hamid, membre d’une organisation secrète qui traque les criminels de guerre syriens, est à Strasbourg sur les traces de son ancien bourreau…

Premier long-métrage (de fiction) pour Jonathan Millet qui, pour l’occasion, s’est inspiré de faits réels, celui d’une cellule d’exilés syriens qui traquent à travers toute l’Europe des criminels de guerre du régime de Bachar Al-Assad.

Ce thriller nous entraîne dans les méandres obscurs de ce réseau souterrain, entre traques et filatures à travers tout le vieux continent. On y fait la connaissance d'un père de famille pour qui, l’horreur de la guerre prend tout son sens. Il a tout perdu (sa femme et sa fille) et a même été victime d’actes de torture dans la prison militaire dans laquelle il était retenu prisonnier.

Le réalisateur s’est longtemps documenté sur ces victimes, s'imprégnant de leur récit de guerre, d’emprisonnement, de torture et de filature, pour nous restituer un thriller à la fois d’espionnage et psychologique particulièrement redoutable, le tout, superbement interprété par l’acteur franco-tunisien Adam Bessa (il est tout simplement brillant).

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
moket

660 abonnés 4 675 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 mars 2025
Un film plein de promesses, une interprétation impeccable, de la tension, de nombreux thèmes forts évoqués, mais l'impression que le tout n'est qu'effleuré, qu'on reste un peu en surface.
lionelb30

535 abonnés 2 904 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 juillet 2024
histoire intéressante a partir de faits reels mais cinématographiquement correct mais pas emballant. Un manque de tension et certaines scenes qui semble pas trop credible.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2024
on est dans les pas et les traces de Hamid, rescapé de la guerre en Syrie, parti en Europe à la recherche de ses bourreaux. Le film est très prenant, intense, et Adam Bessa joue avec maestra un personnage tendre et rageur, souffrant et en quête d'apaisement. Tout cela est porté par la mise en scène sensible et précise de Jonathan Millet. un excellent film sur la justice, la vengeance, le pardon
Jean-luc G
Jean-luc G

88 abonnés 895 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 juillet 2024
Le passage à la fiction s'appuie sur l'expérience de capteur d'images et de documentariste de J. Millet,. Le rôle de l'ex détenu des geôles syriennes s'appuie sur une nouvelle tête Adam Bessa, parfait pour exprimer avec son sombre visage le bouillonnement douloureux de son passé.
Une belle réussite sans jamais montrer d'images violentes, seuls des bruits remontent à la surface, noyés dans le quotidien d'une vie "normale" en Europe de l'ouest, un peu comme La zone d'intérêt.
Face à face improbable, et pourtant, les fantômes sont là, celui du bourreau, ceux des disparus.
Une fiction sombre, une fiction nécessaire, qui n'élude pas les questions pièges de la vengeance personnelle ou collective
Cinéma - juillet 2024
Isaly13
Isaly13

52 abonnés 102 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2024
Adam Bessa est fabuleux, on souffre avec lui tant sa quête est obsessionnelle. Réalisation d’une grande sobriété, au plus près des visages. Une grande réussite !
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 septembre 2024
           Un film puissant, angoissant, un très beau film, réalisé par Jonathan Millet, photographe et documentariste. Inspiré, semble t-il, d'une histoire vraie.
         Hamid traîne à Strasbourg. S'appelle t-il vraiment Hamid, d'ailleurs? Il n'est pas tout seul. Il est accompagné de ses fantômes; il était prof d'université, jadis.... il a été interné par la police de Bachar au terrible camp de Saidnaya, torturé, puis finalement relâché. Enfin: remis dans la nature dans un désert. Tant pis pour ceux dont la santé, après ces mois terribles, ne permettra pas de s'en sortir. Pendant ce temps, sa femme et leur petite fille sont mortes...           
          Beaucoup des tortionnaires se sont enfuis -sans doute quand ils ont compris que ça finirait mal- et ont refait leur vie en Europe. L'Allemagne en particulier a ouvert tout un plan d'aide pour les victimes -dont profitent certains tortionnaires, bien cachés sous leurs fausses identités. spoiler: Alors, une chaîne secrète s'est montée pour retrouver ces traitres, et ce n'est pas facile, puisque leurs victimes avaient généralement un sac sur la tête pendant qu'on les torturait.
On pense, naturellement, à la traque des nazis menée par Israël -mais là, les visages des monstres étaient évidemment connus, même si certains avaient eu recours à la chirurgie esthétique. Pour les Syriens on a, au mieux, une mauvaise photo...
         Il reste à Hamid sa mère, qui survit dans le camp de réfugiés de la Bekaa. spoiler: A qui il téléphone, chaque semaine. Qui le croit étudiant, bien installé à Berlin, alors qu'il est à Strasbourg...

         Cela aurait pu donner lieu à un film noir frénétique, ce n'est pas du tout le choix qu'a fait Jonathan Millet. Son film est resserré autour de la personnalité de cet homme si seul, si introverti, si enfermé dans son malheur, qui pense avoir identifié le suspect dont il est en charge, mais qui n'a aucune preuve, juste son intime conviction, et qui va s'acharner à essayer de trouver le détail qui lui permettrait de dire, peut être: à coup sûr, c'est lui!
          Et pose des questions: peut on s'en sortir un jour quand on a vécu le pire? Peut on résister à la vengeance pour privilégier la justice? Que faut il faire pour avoir l'âme, plus ou moins, en paix? Le film est porté par deux merveilleux comédiens, Adam Bessa pour Hamid (en plus il est très beau garçon...) qui fait ressentir la profonde solitude, le désarroi et la rage du héros. Et Tawfeek Barhom pour Harfaz, celui qu'il traque, qui laisse entrevoir une espèce de chose pas nette sous le visage du type sympa.
          A voir absolument pendant que ça se joue encore!

​
Guillaume LR
Guillaume LR

43 abonnés 157 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 août 2024
Ce film présente comment le conflit civil syrien (sur lequel j'avoue modestement mes lacunes) perdure sur le sol européen. Adam Bessa est impressionnant dans le rôle d'une victime qui traque son bourreau. Tout est sombre, mâture, brut, intangible. La bande son est incroyablement immersive dans ce qu'elle apporte au présent, au passé. Les oreilles sont tendues et la confusion du son d'ambiance et du son des émotions nous étreint avec violence. Les cadrages restent collés aux personnages qui font ce qu'ils peuvent entre leur mission et leurs blessures. Ces hommes et ces femmes traquent jusqu'à l'obsession puis disparaissent dans se retourner vers leurs rencontres ni laisser de trace. "Les fantômes" ce sont elles et eux. Premier film maîtrisé, engagé et profondément humain. À découvrir.
Pierre Phdb
Pierre Phdb

24 abonnés 297 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juillet 2024
Le synopsis est trompeur et a mes yeux erroné il fait croire que l'on va assister a une enquête policière une traque version la recherche et l'enlèvement de Eichmann ce n'est pas a mes yeux le sujet ou c'est presque anecdotique l'important est la recherche de son tortionnaire recherche qui par définition n'est pas neutre sans conséquence. Chercher son tortionnaire c'est être en permanence dans son passé.

spoiler: Et les fantômes sont bien sûr ceux du passé.


A voir hors idée de voir une enquête policière.
RENEE D.
RENEE D.

23 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 1 août 2024
Je n'ai pas compris l'intérêt de ce film et l'enthousiasme de la critique. J'avais du mal à suivre les dialogues (problème de sonorisation ?) et à suivre l'intrique, si il y en avait une. Je suis sortie de ce film, frustrée et ayant l'impression d'avoir perdu mon temps.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 779 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 novembre 2024
Les Fantômes, premier film de Jonathan Millet, nous montre un thriller paranoïaque, une enquête documentaire et un drame profondément intime. Porté par une maîtrise de la tension et de sa structure dramatique, le film plonge dans l’obsession de Hamid, un homme dont le passé semble inexorable, hantant chaque moment de son présent. Arrivé à Strasbourg, cet homme traque l’ombre de ses pensées, un autre réfugié qui paraît se reconstruire avec une facilité cruelle – une vie sociale, des études, une relation amoureuse, autant de choses qui échappent à Hamid.

La caméra de Millet explore les traces que le trauma laisse sur la psyché, et l’abîme d’un homme incapable de tourner la page. Le rythme lent et les biais de confirmation invitent à sonder les tourments d’Hamid, dévoilant progressivement le poids des fantômes qui l'empêchent d’avancer.

Alternant entre les codes du thriller d'espionnage et une étude de caractère mélancolique, Les Fantômes s’insinue au cœur d’un "monde invisible", loin du simple récit de vengeance, où la surveillance et la recherche d’indices dictent, peut-être, les premières lignes d'une finalité meilleure.
Arthur Brondy
Arthur Brondy

300 abonnés 1 440 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2024
Hamid mène une enquête pour retrouver l’un de ses bourreaux en prison en Syrie. Tout en simulant une intégration, il semble avoir retrouvé la trace de cet homme et semble prêt à tout pour mener sa vengeance à son terme. La force du film réside dans la puissance de la traque haletante, puis dans une scène où le temps paraît suspendu. C’est fort, bouleversant. Un film coup de poing.
Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 juillet 2024
A vu « Les Fantômes » premier film de fiction du documentariste Jonathan Millet qui a été présenté lors de l’ouverture de la Semaine de la Critique au dernier Festival de Cannes. Scénario particulièrement original et qui laisse une grande place d’analyse et de travail au spectateur, bande son sublime, très belle mise en scène, particulièrement les cadrages et acteur principal phénoménal qui crève l’écran, Adam Bessa. Le metteur en scène-scénariste a construit son oeuvre sur des récits précis et des témoignages de membres de groupes secrets qui traquent en Europe les criminels de guerre syriens. A Strasbourg, Hamid réfugié Syrien croit reconnaitre son tortionnaire, qu’il va épier, suivre, traquer sans relâche. Hamid dont le corps et l’esprit sont meurtris par la torture et les drames se fait le plus discret possible, le plus transparent tel un fantôme tout au long de sa quête. Le long métrage est d’une grande précision tant au niveau de la narration que de la psychologie des personnages, et s’il y a une petite baisse de tension en son milieu, c’est pour retrouver une tension encore plus haletante lors d’une très forte scène dans un restaurant. Assurément un premier film totalement abouti, un metteur en scène à suivre et un nouvel acteur sur lequel il faudra compter. Trois très belles nouvelles !
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 juillet 2024
La traque

Déjà, dans son 1er film de 2012, un documentaire titré Ceuta, douce prison, Jonathan Millet s’était intéressé au sort des migrants. A 39 ans, il revient sur le sujet avec ce drame en forme de thriller. Hamid est membre d’une organisation secrète qui traque les criminels de guerre syriens cachés en Europe. Sa quête le mène à Strasbourg sur la piste de son ancien bourreau. 106 minutes âpres, parfois confuses, mais qui ont le mérite de mettre en lumière un combat qu’on ne connaissait pas, sans oublier que de film est inspiré de faits réels.
A l'origine, le cinéaste voulait faire un documentaire centré sur un centre de soin pour victimes de guerre et de torture. Puis, au fil de ses recherches, le metteur en scène a entendu parler de réseaux souterrains, de chasseurs de preuves et de groupes qui traquent en Europe pendant des mois les criminels de guerre. Entre Strasbourg, la Jordanie et Berlin, Millet a réalisé un film de gestes, sur l'écoute, le tactile, l'odeur en reléguant hors-champ toutes les images sursignifiantes comme la guerre ou la torture. A travers le tourbillon des pensées du héros, ce drame raconte la Grande Histoire à travers l'intime d'un personnage. Reste que l’ensemble, très lent, très noir est parfois trop confus parasité par des ellipses qui nuisent à la compréhension. Mais, si ce film a été présenté en ouverture à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2024, ce n’est pas tout à fait un hasard.
Adam Bessa, le franco-tunisien, déjà remarqué dans Harka et Le prix du passage, réussit, dans un rôle écrasant, une performance remarquable tout en tension. Il émane de lui une aura de gravité, qui permet de croire qu'il lui est arrivé le pire. Quelque chose pèse sur lui. On ressent, en le regardant immobile, les tourbillons de son esprit troublé. On a peur pour lui, et on a peur de lui, de ce qu'il peut faire. A ses côtés Tawfeek Barhom, Julia Franz Richter, Hala Rajab, tiennent leur partie avec talent. Voilà un film exigeant, qui ne se laisse pas approcher facilement, un thriller d’espionnage sensoriel, mais aussi une réflexion intime sur le deuil, la vengeance, la quête obsessionnelle, fragile et sans fin. Plus que jamais, ce long-métrage rappelle la nécessité de ne pas oublier le drame qui continue de se jouer jour après jour à Alep ou ailleurs, assommés par la tyrannie.
pat4poufzouz
pat4poufzouz

12 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 juillet 2024
J'ai mis beaucoup de temps à entrer dans le film. Il y a un "avant" et un "après" le repas partagé avec l'homme qu'il cherche. Apres cette scène le film prend énormément de profondeur psychologique, et on s'identifie à ce personnage qui redevient humain et cherche à faire son deuil.
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