Les Fantômes
Note moyenne
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231 critiques spectateurs

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traversay1

4 479 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 juin 2024
De tension, il en est constamment question dans Les Fantômes, avec son héros syrien, survivant et exilé, aux prises avec un deuil personnel et un désir de vengeance qui rejoint une quête collective de victimes traumatisées. Mais cette tension ne se matérialise non pas par la violence mais par des états d'âme difficiles à maîtriser, pour une traque à l'encontre d'un bourreau en fuite. Il n'est pas interdit de penser aux rares films d'espionnage français, comme Les Patriotes de Eric Rochant, avec un côté implacable et une sorte de sécheresse de ton qui n'autorise l'émotion qu'à quelques moments-clés, bien entendu liés à la psychologie, fragile malgré les apparences, des bons de l'histoire. Ce qui est le plus marquant, dans Les Fantômes est l"évocation de l'horreur des tortures, non par des images de flashbacks signifiants, mais par des éléments sonores, le procédé s'étendant même à l'organisation et à la logistique de la traque aux monstres. Les Fantômes est un thriller spécial, original sur le fond, avec son immédiateté historique, mais aussi sur la forme, qui ne tutoie certes pas la perfection, mais qui a le mérite de choisir une ligne narrative et de s'y tenir, avec en sus une superbe conclusion,qui remet la balle au centre sur les éternelles questions de la vengeance et de la justice.
xando
xando

17 abonnés 63 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juillet 2024
Attention grand film d'espionnage. Hamid traque son bourreau alors qu'il n'a jamais vu son visage, il doit se fier à son ouïe et son odorat pour le retrouver. Un thriller sensoriel qui avec pourtant pas grand chose réussit à maintenir la pression du premier plan jusqu'au dernier. Une réussite époustouflante pour un premier film habité.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2024
Jonathan Millet nous propose avec « Les Fantômes » un film vrai d’espionnage de presque deux heures, un film sans aucune violence autre que psychologique mais néanmoins assez éprouvant. Filmé avec un minimum de moyen et un minimum d’effet, sa caméra suit à la trace son personnage principal qui lui-même suit à la trace son suspect. Je voudrais vraiment commencer par dire combien le travail sur le son est important dans ce film, et cela à compter de la toute première image. Que ce soit un vacarme, une conversation volée, un murmure, un enregistrement, un bruissement derrière une porte fermée, un silence et même un black out, tous les sons sont importants et lourds de sens. C’est en partie parce que Hamid n’a jamais vu son tortionnaire et inversement. Parce qu’il avait un sac sur la tête en permanence, il n’a entendu que sa voix, il ne peut le reconnaitre que comme cela. Réalisé de façon assez simple, Jonathan Millet parvient malgré tout à proposer quelques scènes très fortes, et notamment une dans un restaurant libanais à laquelle on assiste presque en apnée. Comme quoi on peut faire naître l’angoisse et le suspens dans un film avec juste des dialogues et des regards. Je note aussi la qualité de la bande originale, qui a le mérite de se faire discrète quand il le faut et d’illustrer les images sans les écraser, comme c’est malheureusement parfois le cas, surtout dans les films qui manient le suspens. On peut, sans manquer de respect à qui que ce soit, résumer le casting à deux personnes. D’abord Adam Bessa qui porte tout le long métrage sur ses frêles épaules. Il est à l’écran 90 % du film, il n’a que peu de dialogues, il a beaucoup à faire passer par son regard et par ses silences. Ancien professeur de littérature, opposant au régime, il a tout perdu et a été torturé pendant des mois avant d’être abandonné en plein désert sans eau et sans nourriture. Comment a-t-il atterrit en Allemagne, on l’ignore mais on s’en doute, comme des milliers de ses compatriotes en transitant par des camps de réfugiés, des longs voyages en camion : de la souffrance de la sueur et des larmes. Son obsession pour celui qui se fait appeler Harfaz, la violence qu’il refoule, le chagrin qu’il refoule, tout cela passe par le jeu tout en retenue d’Adam Bessa, absolument bouleversant. Et puis il y a Tawfeek Barhom qui est plus ou moins tout le contraire. Lui, on ne le voit de face que très tardivement, longtemps cela aura été une ombre. Son personnage est le contraire de Hamid, il s’intègre (il tient absolument à parler français, même avec les autres syriens), semble avoir tourné la page de la Syrie, se lie avec les autres, tombe amoureux d’une française, nourrit des ambitions universitaires. Est-il réellement celui qui torturait à l’électricité les prisonniers politiques, lui le type sympa et affable, qui drague, paye des déjeuner, semble s’intégrer parfaitement ? spoiler: Le spectateur n’en est pas sur, en tous cas moins que le personnage d’Hamid. Et on a peur pour les deux que le second ne pousse sous le tramway le premier, sans savoir qu’il se trompe de type. Cette ambigüité est longtemps maintenue par le scénario, jusqu’à une scène, celle du restaurant, où Tawfeek Barhom est impérial dans le malaise que son personnage distille paroles après paroles.
Enfermé dans sa colère (légitime), son deuil (douloureux), son mal du pays (compréhensible), Hamid est un jeune homme qui n’a pas trouvé d’autres buts dans la vie que de traquer les criminels de guerre. L’organisation clandestine à laquelle il appartient (qui communique grâce à un jeu vidéo en ligne un « war games » où, douloureuse ironie, il est question de tuer sur un max de personnages au milieu d’une ville ravagée) fait invariablement penser aux chasseurs de nazis ou aux traques du Mossad dans les années 70-80. Le film est inspiré d’une histoire vraie, et je ne doute pas une seconde que tout cela soit réel, dans nos villes européennes, sous notre nez. Et puis, « Les fantômes » est aussi l’histoire d’un homme qui se retrouve, car la fin du film est finalement à la fois optimiste et morale spoiler: (soleil !)
. « Les Fantômes » n’est pas forcément le film le plus glamour du moment, c’est certain. C’est un film d’espionnage à hauteur (in)humaine : les cicatrices, les tortures, rien n’est montré de face, tout est filmé de biais, ou bien raconté avec des mots simples. Et pourtant on prend tout en pleine poire ! Jonathan Millet nous offre une histoire de fantôme qui fait mouche et que surtout, tombe à pic.
Pierre842
Pierre842

41 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juillet 2024
Le sujet était intéressant pour un film d'espionnage... mais c'était lent, limite ennuyeux. Les acteurs pas très expressifs surtout pour le personnage principal.
remoche
remoche

23 abonnés 40 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 juillet 2024
Thriller inspiré de faits réels d'une très grande maitrise. Au delà de l’histoire passionnante de cette traque, ce film d'espionnage est d’une virtuosité rare tant il met tous nos sens en éveil afin de nous faire comprendre au mieux ce que ressent le personnage principal. Scotchant !
Bart Sampson

414 abonnés 850 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2024
Un film qui ne ressemble à aucun autre. Thriller d'espionnage, oui mais à bas bruit et sans sensationnalisme. Un titre qui renvoie autant à l'état des personnes sortis des prisons et ayant survécu aux tortures mais également les bourreaux qui essayent de se cacher parmi les vivants.
C 'est magistralement réalisé, les deux acteurs vus pour l'un dans le film tunisien "Harka" et l'autre dans la "conspiration du Caire" sont tout simplement excellents.
Un de ces films qui au delà de son propos raccrochés à un espace temps touche à l'universel
Yves G.

1 845 abonnés 4 018 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juillet 2024
Hamid (Adam Besa, révélé dans "Les Bienheureux" et "Harka") est un rescapé des prisons syriennes. Exilé à Strasbourg, il traque, pour le compte d’une mystérieuse organisation secrète, son ancien bourreau (Tawfeek Barhom, jeune étudiant en plein conflit de loyauté dans "La Conspiration du Caire").

Les Fantômes est un thriller. Il est construit autour de deux séries d’interrogations. La première est en partie éventée par le résumé que je viens d’en faire : qui est Hamid, pour quelle organisation travaille-t-il, qui cherche-t-il ? La seconde restera entière jusqu’à la fin du film : Harfaz est-il bien le criminel que Hamid recherche ?

"Les Fantômes" respecte tous les codes du film d’espionnage : un héros mystérieux lesté d’un lourd passé et entouré de quelques faire-valoir féminins, une mission périlleuse… Sa musique est particulièrement envoûtante. Mais "Les Fantômes" souffre d’un budget trop réduit et surtout d’un scénario trop pauvre. Il ne ménage pas son lot de rebondissements qu’on est en droit d’attendre de ce genre de films. Si bien qu’après un début très réussi, qui campe les personnages et la situation, on en vient vite à s’ennuyer.

Notre déception est d’autant plus grande qu’on escomptait beaucoup de ce film tendu inspiré d’une actualité géopolitique si prégnante. Sur la Syrie et ses fantômes, on préfèrera largement "Les Âmes perdues".
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 421 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2024
C'est un film de filatures, un nouveau genre... Notre filateur principal, Hamid (ou Bechir, ou Hassan ou Mohammed,...) ressemblant à Tahar RAHIM, est discret, tenace, guidé par ses démons du passé en Syrie... Il est en mission mais on ne le saura que plus tard. La traque est lente, longue, alimentée par des témoignages audio aux détails terribles.
Un long échange improvisé à table dans un bistrot strasbourgeois, sera un moment fort : Harfaz est peut-être un tortionnaire mais il le cache bien et le suspense est total jusqu'à la fin pour connaître le verdict sur son hypothétique culpabilité.
Passionnant!
Joce2012
Joce2012

262 abonnés 750 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2024
Film sans grande action qui ne transmet pas très bien les effets pervers de la guerre et de ceux qui commettent des exactions, scénario un peu confus
Cool_92

366 abonnés 688 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 juillet 2024
On nous vend un film avec "un suspense au cordeau", "une tension de haute volée". Bah pas du tout en fait. C'est mou, soporifique et lent. Il ne se passe quasi rien de tout le film. Adam Bessa fait la même tête de tout le film (de tous ses films d'ailleurs) mi-pensif, mi-perdu. Et au bout d'un moment on en peux plus de son personnage. C'est une sorte de bureau des légendes mais en bien moins réussi.
M_wombat
M_wombat

33 abonnés 141 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 août 2024
Un film surprenant, comment ennuyer les spectateurs avec un sujet aussi original. Sans tomber dans les thriller à l'américaine le film manque de souffle et s'éveille au bout d'une heure. A la sortie 01H44 pour.... ?
Sylviane C
Sylviane C

10 abonnés 94 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juillet 2024
Je me suis fiée à la note presse et public, je m'attendais à une enquête et traque à suspense en ayant lu les éloges sur ce film tiré de faits réels. Grosse déception,
si vous voulez dormir allez y au bout de 30 mn j'avais les paupières lourdes tellement ce film est mou et les acteurs pas terribles. Je suis sortie avant la fin n'en pouvant plus ! C'est très rare que cela m'arrive.
norman06

425 abonnés 1 821 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2024
Passionnant comme un bon thriller d'espionnage, doté de qualités de mise en scène et d'un humanisme indéniable, ce long métrage est indiscutablement à voir.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 406 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 juillet 2024
Un membre d'un groupe de syriens qui traquent des tortionnaires du régime cachés sous le statut de réfugié en Europe, tente d'identifier un d'entre eux qui vit en Allemagne.

Le scénario trouve des points de convergence thématique avec " la jeune fille et la mort" (1989) de Roman Polanski, " la boîte à musique" (1994) de Costa Gavras et " incendies" (2011) de Denys Villeneuve ".

La vengeance peut elle guérir du trauma ? c'est la question ( selon moi) première que pose " les fantômes " film français dont la plupart des scènes sont parlées en arabe.

Au plan formel " les fantômes " présente une première demi-heure réussie, mais tourne trop vite en rond en raison d'un scénario qui manque trop d'inventivité une fois exposé le principe de départ.

La scène de confrontation ( point d'orgue de " les fantômes" ) n'est de surcroît pas très réussie.

Ceci dit, le titre mérite le coup d'oeil, mais comporte trop de défauts pour accéder au rang des films de référence sur le sujet ( de mon point de vue).

Les trois opus précités me semblent d'un standard bien supérieur. Quant au statut de "Thriller de l'année " que j' ai pu lire dans la presse, c'est très exagéré.
ffred

1 987 abonnés 4 254 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 août 2024
Un premier film d’une totale maitrise pour Jonathan Millet qui vient du documentaire. Ce qu’il devait faire avec ce sujet à la base. Sa mise en scène en puissante, son scénario tout autant et en plein dans l’actualité. Fait autant de dialogues percutants que de gestes et de regards. Le tout est aussi fort que subtil. Une très belle interprétation à la tête de laquelle Adam Bessa brille. Il est formidable et tient tout le film sur ses épaules. Le tout est parfaitement ficelé et nous tient en haleine d’un bout à l’autre. Un acteur et un réalisateur à suivre assurément. Un excellent résultat pour leur travail commun. Puissant.
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