C'est lent, sans aucune tension, sans aucune émotion. Absolument pas le thriller annoncé. Une fois de plus, on confond le sujet et le film. Le sujet mérite toute notre attention. Le film passe complètement à côté. Et la Semaine de la Critique se donne bonne conscience en en faisant son film d'ouverture.
Le film est décevant, l'abscence du contexte de la situation syrienne et d' explications des raisons qui ont amené le refugié à être torturé, et la chasse au tortionnaire qui n'est ni passionnante, ni trépidante, rend l'histoire plate. . Bref, il ne reste qu'un documentaire, très très long et lent, sur la difficulté de se reconstruire quand on a vécu le pire, mais qui aurait pû être l'histoire de n'importe quel traumatisé. Reste les acteurs, que j'ai trouvé tous très justes et excellents, mais ce n'est pas suffisant pour faire passer les 2 h du film et en aucun cas il s'agit d'un thriller !
Le jeu de l'acteur principal, Adam Bessa, est époustouflant. Sans mots, son visage seul réussit à traduire toute la gamme des émotions qui le parcourent au fur et à mesure de sa traque.
Un film absolument remarquable. Je trouve que le scénario est écrit avec une finesse et un réalisme nous plongeant dans ce thriller haletant. Le travail sur le son est fou, sa place dans le récit est crucial, les horreurs du film nous étant seulement suggérées uniquement par la parole, l’imagination offrant les images. Même chose vis-à-vis de la photographie et de la direction d’acteurs, chacun joue vraiment excellemment bien. Bref un thriller assez remarquable que ce soit techniquement parlant mais aussi dans l’atmosphère lourde et pesante qu’il instaure. Je recommande absolument l’oeuvre et je la qualifierai peut-être de révélation de l’année pour ma part.
Mémorable, très très juste dans son traitement, ne dépasse jamais dans le pathos, reste équilibre, des accents de thriller. Une fin peut être un peu classique mais néanmoins très bonne. Mention speciale au jeu des acteurs et à la musique. L'atmosphère est très bien géré surtout dans les scènes d'écoutes des enregistrements
Très bonne surprise. Je suis allé voir ce film un peu par hasard, j'ai été accroché par l'histoire, embarqué par ce que vivent les personnages et par l'intrigue, on ne sait jamais vraiment comment l'enquête va tourner.
Excellente idée de départ mais le rythme est trop lent, le scénario pas assez riche, et on sent que le budget est serré. 2 belles scènes, quand spoiler: Hamid reconnaît l'odeur de son bourreau , et quandspoiler: les circonstances l'obligent à partager un repas avec lui . La fin du film, quand spoiler: Hamid enterre la photo de sa femme et sa fille est très jolie et émouvante.
En douceur on est pris dans la tourmente de l’histoire du personnage qui est aussi la notre En résonance avec la situation actuelle où chacun se méfie de l’autre sans le connaître Les acteurs sont justes sans jamais paraître pathétiques Un très beau 1er film
10 571 abonnés
11 456 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 5 mars 2025
« On ne sait pas qui est de quel camp ici. » Réfugié en Europe et désormais en France, Hamid erre dans les chantiers et les centres d'accueil à la recherche d'un homme. Un ami ? Un membre de la famille ? Un ennemi ? Harfaz est un ancien tortionnaire syrien que Hamid et son groupe veulent retrouver pour qu'il soit jugé. Un peu comme la traque des nazis après la Seconde Guerre mondiale, on suit cette personne en quête de justice. Sur fond de crise des réfugiés et des abominations de la guerre, "Les fantômes" dresse le portrait d'un homme qui ne peut se résoudre à passer à autre chose. En ce sens, le film de Jonathan Millet est bien plus proche du drame personnel que du thriller. C'est peut-être ce qui a bloqué de mon côté, car j'avais d'autres attentes. C'est globalement assez lent avec un récit trop sobre et pas assez concret dans l'exécution. Clairement, je m'attendais à une histoire de vengeance. Ce n'est pas mauvais, c'est même très bien incarné avec en point d'orgue cette scène au restaurant, mais je n'ai jamais stressé ou ressenti de tension. Bref, je suis resté sur ma faim.
Jonathan Millet choisit de ne rien montrer par l'image ce qui est à la fois le bon et le défaut du film. En effet la violence inhérente à la guerre et à la torture est évoquée par des enregistrements ou les dialogues ce qui appuie les failles post-traumatiques de Hamid/Bessa, mais en même temps on ne peut comprendre que de très loin ce qui pousse à croire que sa cible est bel et bien le tortionnaire. Ainsi la voix ou l'odeur de cet étudiant qui semble bien sous tous rapports restent des indices faibles voir même ridicules qui ne seraient pas recevables dans un tribunal sans preuves plus concrètes. Le scénario instaure en fait une facilité narrative aussi ennuyeuse qu'ennuyante puisque vu le speech on ne va évidemment pas nous faire croire à une erreur psychotique du héros ce qui biaiserait le propos derrière et donc tue dans l'oeuf tout suspense alors même que les preuves sont plus que légères. Le véritable bémol reste la façon de travailler de Hamid/Bessa, pas très discret dans ses filatures et donc pas très crédible de croire que l'étudiant suspect ne le grille jamais sans compter quelques invraisemblances... SPOILERS cliquez pour en savoir plus !... C'est un film intéressant mais trop inabouti pour convaincre pleinement. Site : Selenie.fr
Réfugié syrien, Hamid a survécu à l'enfer des geôles du régime Assad. Désormais, il est en Europe, et fait partie d'une cellule secrète qui cherche à traquer son ancien tortionnaire, dont il n'a jamais vu le visage. Le troublant étudiant qu'il a repéré est-il la cible tant attendue ? Avec "Les Fantômes", Jonathan Millet parvient à réaliser un double objectif. D'une part, évoquer l'horreur de la guerre civile syrienne. Le deuil des disparus, la colère, la dépression, les tortures du régime... A ce niveau, Adam Bessa livre une belle prestation en ex-professeur aussi obsédé que ravagé émotionnellement. D'autre part, le réalisateur nous fournit un beau film d'espionnage à l'ancienne. Qui rappelle beaucoup les films sombres des 70's, ou les films de traque d'ex-nazis. Chassés-croisés, filatures, récupération de détails, doutes, communications à l'ancienne... L'ambiance et les visuels sont réussis, malgré la relative absence d'antagoniste (mise à part une courte séquence à Beyrouth où l'on ressent davantage de pression). Je serais juste dubitatif sur les techniques employées par nos espions en herbe. Filer en collant aux basques de sa cible, c'est assez peu crédible sur le long terme, d'autant que l'on finit par se demander quel en est l'intérêt. Et il y a des passages étranges : pourquoi sortir un carnet pour noter à la main devant tout le monde les noms orientaux dans la liste des élèves, quand on a smartphone qui permet de tout photographier ? Si je mets ces quelques réserves de côté, "Les fantômes" demeurent une belle oeuvre, et un parti pris aussi intéressant que pertinent.
Un thriller d’espionnage nerveux et prenant mettant en scène la traque obsessionnelle d’un réfugié syrien pour retrouver son ancien tortionnaire du régime de Bachar caché en Europe, porté par la performance intense dˋAdam Bessa.
Plus qu’un thriller, Les fantômes est un film sur le deuil, la reconstruction d’un personnage ayant vécu le pire, en quête de son tortionnaire. Le film est tendu grâce à un travail fort sur le son (les séquences de témoignages sont glaçantes) et une excellente interprétation. Un premier film maîtrisé.
Vendu comme un thriller voir un film d'espionnage, Les Fantômes est plutôt un drame au sujet dur, qui peine à nous emballer et à maintenir notre intérêt.