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Les Fantômes suit un Syrien exilé en Europe qui cherche à identifier un ancien responsable du régime parmi les réfugiés et les étudiants qu’il croise. J’ai trouvé ce thriller d’espionnage intérieur intéressant et maîtrisé, sans jamais être complètement happé par sa proposition.
Premier long métrage de fiction de Jonathan Millet, Les Fantômes s’inspire de témoignages de Syriens exilés ayant cherché à identifier en Europe d’anciens responsables du régime. Le réalisateur, qui avait vécu à Alep avant la guerre, transforme cette matière documentaire en thriller très intérieur, privilégiant les silences, les regards et le travail sonore pour faire ressentir les traces de la violence sans les montrer frontalement.
Le récit s’intéresse à la manière dont cette violence continue d’habiter ceux qui lui ont survécu. Elle passe par les sensations, les réactions du corps et la difficulté à retrouver une vie normale. Le film parle ainsi de deuil, d’exil et de reconstruction, tout en montrant comment le passé peut envahir le présent jusqu’à empêcher de se projeter vers l’avenir.
Il interroge également la frontière entre justice et vengeance. La traque des responsables permet de lutter contre l’impunité, mais peut aussi enfermer les victimes dans ce qu’elles ont subi. Le film questionne ainsi ce que signifie obtenir justice lorsque rien ne peut réparer les pertes, tout en abordant l’invisibilité des exilés et la difficulté à reconnaître un bourreau derrière une apparence ordinaire.
J’aurais aimé être davantage emballé par le projet, car je lui reconnais beaucoup de qualités. J’ai apprécié la tension créée avec très peu d’effets, le travail sonore, le refus du spectaculaire et ce mélange entre thriller d’espionnage et étude du traumatisme. Le film porte aussi un sujet politiquement important et rappelle le combat mené contre l’impunité après l’horreur.
C’est pourtant aussi là que le film m’a laissé sur ma faim. Je n’ai jamais vraiment réussi à être pleinement pris dedans, peut-être aussi parce que j’étais un peu fatigué au moment du visionnage, mais j’ai surtout trouvé le rythme lent et assez monotone. La retenue de la mise en scène finit par créer une certaine distance émotionnelle, tandis que le scénario m’a semblé assez mince. Il y a de vraies qualités, mais cela n’a pas suffi à m’emporter autant que je l’aurais voulu.
Les Fantômes m’a donc davantage convaincu par ce qu’il cherche à raconter et par la manière dont il traite son sujet que par son impact sur moi. Un film sur le traumatisme et la justice dont je reconnais les qualités, mais qui m’a finalement laissé à distance.
Premier long métrage de fiction de Jonathan Millet, Les Fantômes s’inspire de témoignages de Syriens exilés ayant cherché à identifier en Europe d’anciens responsables du régime. Le réalisateur, qui avait vécu à Alep avant la guerre, transforme cette matière documentaire en thriller très intérieur, privilégiant les silences, les regards et le travail sonore pour faire ressentir les traces de la violence sans les montrer frontalement.
Le récit s’intéresse à la manière dont cette violence continue d’habiter ceux qui lui ont survécu. Elle passe par les sensations, les réactions du corps et la difficulté à retrouver une vie normale. Le film parle ainsi de deuil, d’exil et de reconstruction, tout en montrant comment le passé peut envahir le présent jusqu’à empêcher de se projeter vers l’avenir.
Il interroge également la frontière entre justice et vengeance. La traque des responsables permet de lutter contre l’impunité, mais peut aussi enfermer les victimes dans ce qu’elles ont subi. Le film questionne ainsi ce que signifie obtenir justice lorsque rien ne peut réparer les pertes, tout en abordant l’invisibilité des exilés et la difficulté à reconnaître un bourreau derrière une apparence ordinaire.
J’aurais aimé être davantage emballé par le projet, car je lui reconnais beaucoup de qualités. J’ai apprécié la tension créée avec très peu d’effets, le travail sonore, le refus du spectaculaire et ce mélange entre thriller d’espionnage et étude du traumatisme. Le film porte aussi un sujet politiquement important et rappelle le combat mené contre l’impunité après l’horreur.
C’est pourtant aussi là que le film m’a laissé sur ma faim. Je n’ai jamais vraiment réussi à être pleinement pris dedans, peut-être aussi parce que j’étais un peu fatigué au moment du visionnage, mais j’ai surtout trouvé le rythme lent et assez monotone. La retenue de la mise en scène finit par créer une certaine distance émotionnelle, tandis que le scénario m’a semblé assez mince. Il y a de vraies qualités, mais cela n’a pas suffi à m’emporter autant que je l’aurais voulu.
Les Fantômes m’a donc davantage convaincu par ce qu’il cherche à raconter et par la manière dont il traite son sujet que par son impact sur moi. Un film sur le traumatisme et la justice dont je reconnais les qualités, mais qui m’a finalement laissé à distance.
Avec Jonathan Millet, le thriller prend ici une forme discrète et presque silencieuse. Le scénario s’articule autour de la traque d’anciens criminels syriens cachés en Europe, à travers le regard d’un homme marqué par son passé.
Adam Bessa est excellent dans le rôle principal. Son interprétation, toute en sobriété et en retenue, donne une véritable âme au film. Le réalisateur choisit de ne presque rien montrer frontalement : les horreurs restent suggérées, laissant le spectateur imaginer ce qui s’est passé. Ce parti pris crée par moments une tension sourde et un sentiment plus intense que des scènes explicites.
Mais cette qualité devient aussi une limite. En dehors du suivi de cet espion un peu particulier, il ne se passe finalement pas énormément de choses. Le rythme très contemplatif peut donner l’impression que le film tourne autour de son idée sans jamais aller assez loin.
L’ensemble reste intéressant et porté par un excellent acteur principal, mais le concept manque un peu d’ampleur et d’aboutissement pour convaincre complètement.
Adam Bessa est excellent dans le rôle principal. Son interprétation, toute en sobriété et en retenue, donne une véritable âme au film. Le réalisateur choisit de ne presque rien montrer frontalement : les horreurs restent suggérées, laissant le spectateur imaginer ce qui s’est passé. Ce parti pris crée par moments une tension sourde et un sentiment plus intense que des scènes explicites.
Mais cette qualité devient aussi une limite. En dehors du suivi de cet espion un peu particulier, il ne se passe finalement pas énormément de choses. Le rythme très contemplatif peut donner l’impression que le film tourne autour de son idée sans jamais aller assez loin.
L’ensemble reste intéressant et porté par un excellent acteur principal, mais le concept manque un peu d’ampleur et d’aboutissement pour convaincre complètement.
Faudrait-il ériger une statue pour Adam Bessa après son interprétation magistrale dans Les Fantômes ?
Il y a dans son jeu une humanité bouleversante. Il incarne son personnage avec une justesse rare, une intensité qui laisse sans voix, presque sans force.
On sent la douleur, l’honneur, la force et la fragilité dans le moindre de ses regards, dans ses tressaillements à peine perceptibles. Son expressivité est presque terrifiante tant elle est sincère, à vif. Il ne surjoue jamais : tout passe par le corps, par les yeux, par une tension intérieure palpable.
Ce qu’il transmet dépasse la performance. On ressort du film profondément marqué, avec du mal à revenir à une réalité banale…
Il y a dans son jeu une humanité bouleversante. Il incarne son personnage avec une justesse rare, une intensité qui laisse sans voix, presque sans force.
On sent la douleur, l’honneur, la force et la fragilité dans le moindre de ses regards, dans ses tressaillements à peine perceptibles. Son expressivité est presque terrifiante tant elle est sincère, à vif. Il ne surjoue jamais : tout passe par le corps, par les yeux, par une tension intérieure palpable.
Ce qu’il transmet dépasse la performance. On ressort du film profondément marqué, avec du mal à revenir à une réalité banale…
Traquer un criminel de guerre, en vrai, c’est assez loin d’un James Bond.
De la patience, de l’intuition, des fausses pistes, de l’acharnement, de la méthode, des égarements... Et puis quand on touche au but, cette question vertigineuse : à quelle morale se ranger : la vengeance expéditive, ni vu ni connu, ou la confiance dans les autorités internationales (ici la Cour pénale internationale) ?
Dans une ambiance sourde, traversée par les crises d’angoisse de Hamid, victime du tortionnaire recherché, Les Fantômes (titre qui pourrait tout autant désigner les exilés tentant de reprendre une vie, leur vie, que le criminel qui échappe aux radars, ou les autres enquêteurs intervenant en Allemagne) dessine un film d’espionnage à bas bruit (on pense parfois à La Sentinelle d’Arnaud Desplechin) et un portrait d’exilés contraints de se débrouiller entre l’obsession et l’oubli ; et interroge au passage la position des « autres », les occidentaux soutiens de la démarche, incarnés ici par une jeune allemande exaltée, aussi empêtrée dans ses certitudes qu’Hamid dans son entêtement.
Dans son refus du spectaculaire et des poncifs du genre, la mise en scène de Jonathan Millet est impressionnante de maitrise, sans une scène ou un plan de trop ; un déjeuner à la cantine d’une université, point de bascule du film, étant à placer dans l’anthologie de l’ambiguïté.
De la patience, de l’intuition, des fausses pistes, de l’acharnement, de la méthode, des égarements... Et puis quand on touche au but, cette question vertigineuse : à quelle morale se ranger : la vengeance expéditive, ni vu ni connu, ou la confiance dans les autorités internationales (ici la Cour pénale internationale) ?
Dans une ambiance sourde, traversée par les crises d’angoisse de Hamid, victime du tortionnaire recherché, Les Fantômes (titre qui pourrait tout autant désigner les exilés tentant de reprendre une vie, leur vie, que le criminel qui échappe aux radars, ou les autres enquêteurs intervenant en Allemagne) dessine un film d’espionnage à bas bruit (on pense parfois à La Sentinelle d’Arnaud Desplechin) et un portrait d’exilés contraints de se débrouiller entre l’obsession et l’oubli ; et interroge au passage la position des « autres », les occidentaux soutiens de la démarche, incarnés ici par une jeune allemande exaltée, aussi empêtrée dans ses certitudes qu’Hamid dans son entêtement.
Dans son refus du spectaculaire et des poncifs du genre, la mise en scène de Jonathan Millet est impressionnante de maitrise, sans une scène ou un plan de trop ; un déjeuner à la cantine d’une université, point de bascule du film, étant à placer dans l’anthologie de l’ambiguïté.
C'est un film rare où l'on suit les affres du héro dans sa poursuite d'un probable assassin. L'est-il vraiment ? On doute avec le héro.
Le film a des qualités, mais la partie qui met en place l'intrigue et les persos prend la moitié du film et se résume en 2 phrases (sans exagérer). Bref, c'est beaucoup trop long, même si ça pose les bases de l'ensemble. Je me suis accroché parce que j'avais lu les critiques avant, mais je pense sincèrement que le format moyen métrage aurait été bien plus efficace, ou à défaut, une introduction en Syrie de 30 min pour remplir les 1h30.
"Les fantômes" est un film d'espionnage relativement atypique et très psychologique.
Il nous plonge dans la guerre en Syrie, mais de manière indirecte, en suivant le parcours d'un jeune immigré, qui tente de s'insérer.
Mais nous allons vite comprendre que le personnage principal, membre d'un réseau secret, traque, sous couverture, son ancien tortionnaire de Syrie depuis des mois. Il finit par l'identifier, mais cette traque l'oblige à replonger dans son passé et donc ses traumas. Ainsi le doute s'installe et persiste sur l'identité du tortionnaire.
Le rythme est lent sans être ennuyeux et la pression monte crescendo. Le réalisateur distille beaucoup d'éléments sur la guerre en Syrie, parsemés intelligemment au cours du film (comme des enregistrements audio, des scènes de malaise et de méfiance au sein même de la communauté Syrienne exilée, ou d'autres petits éléments bien sentis qui poussent à réfléchir à la question et à vouloir en savoir plus sur cette guerre et ses dessous...).
L'acteur principal fait preuve d'un jeu juste et l'ambiance "paranoïaque" est efficace. Ainsi nous suivons ce film français sans déplaisir.
Il met en lumière la guerre en Syrie et le thème de l'immigration d'une manière originale. Sans être un film exceptionnel, c'est une bonne réalisation qui se concentre sur la psychologie et le parcours individuel de son personnage principal tout en mettant en place une intrigue, certes lente et progressive, mais néanmoins efficace et crédible. Je ne peux que vous le conseiller si vous aimez les films d'ambiance, psychologiques, l'espionnage ou les thématiques traitées.
Il nous plonge dans la guerre en Syrie, mais de manière indirecte, en suivant le parcours d'un jeune immigré, qui tente de s'insérer.
Mais nous allons vite comprendre que le personnage principal, membre d'un réseau secret, traque, sous couverture, son ancien tortionnaire de Syrie depuis des mois. Il finit par l'identifier, mais cette traque l'oblige à replonger dans son passé et donc ses traumas. Ainsi le doute s'installe et persiste sur l'identité du tortionnaire.
Le rythme est lent sans être ennuyeux et la pression monte crescendo. Le réalisateur distille beaucoup d'éléments sur la guerre en Syrie, parsemés intelligemment au cours du film (comme des enregistrements audio, des scènes de malaise et de méfiance au sein même de la communauté Syrienne exilée, ou d'autres petits éléments bien sentis qui poussent à réfléchir à la question et à vouloir en savoir plus sur cette guerre et ses dessous...).
L'acteur principal fait preuve d'un jeu juste et l'ambiance "paranoïaque" est efficace. Ainsi nous suivons ce film français sans déplaisir.
Il met en lumière la guerre en Syrie et le thème de l'immigration d'une manière originale. Sans être un film exceptionnel, c'est une bonne réalisation qui se concentre sur la psychologie et le parcours individuel de son personnage principal tout en mettant en place une intrigue, certes lente et progressive, mais néanmoins efficace et crédible. Je ne peux que vous le conseiller si vous aimez les films d'ambiance, psychologiques, l'espionnage ou les thématiques traitées.
Vendu comme un thriller voir un film d'espionnage, Les Fantômes est plutôt un drame au sujet dur, qui peine à nous emballer et à maintenir notre intérêt.
"Les fantômes" aborde un sujet poignant valable pour toute guerre civile (l'identification des bourreaux ordinaires et rouages d'une dictature par les victimes) avec un parti pris clair au niveau de la mise en scène (un traitement sensoriel pour cette traque). Mais, la limite est de maintenir le suspens et, avec si peu de dialogue, tout repose sur le jeu du orincipal acteur et du montage. Tout xela a des limites. Dommage.
Plus qu’un thriller, Les fantômes est un film sur le deuil, la reconstruction d’un personnage ayant vécu le pire, en quête de son tortionnaire. Le film est tendu grâce à un travail fort sur le son (les séquences de témoignages sont glaçantes) et une excellente interprétation. Un premier film maîtrisé.
Un thriller d’espionnage nerveux et prenant mettant en scène la traque obsessionnelle d’un réfugié syrien pour retrouver son ancien tortionnaire du régime de Bachar caché en Europe, porté par la performance intense dˋAdam Bessa.
Avec un tel sujet, il y avait matière à faire un film tendu et passionnant. Dommage, c'est tout le contraire qui se passe, c'est d'une lenteur insupportable et il y a zéro tension. Dire qu'on nous a vendu ça comme un thriller, avec un suspense insoutenable c'est tout de même très très exagéré. L'acteur principal n'est vraiment pas aidé par ce rôle de taiseux apathique qu'on lui a concocté.
un syrien victime des tortures d'hafez el Assad recherche dans le cadre d'une organisation des tortionnaires réfugiés en Europe
un film qui révèle comment est organisé la recherche de bourreaux .
un film qui révèle comment est organisé la recherche de bourreaux .
Un réfugié syrien fait partie d’un groupe ayant pour objectif de retrouver des criminels de guerre du régime dont la quête le menant à Strasbourg va virer à l’obsession. Cette recherche de son ancien bourreau à une valeur cathartique pour le personnage principal de ce thriller sensoriel habile et brillamment interprété.
La critique m'a induit en erreur : "suspense au cordeau" !!! Que neni !
Plus loin " Pas loin du bureau des légendes" celui qui a écrit cela n'a pas du regarder la série !
Quant au "suspense intense" j'ai trouvé ce film tellement intense que je suis allé directement voir la fin du film au bout de 40 mn( que j'avais loué pas cher heureusement).
Le sujet semblait très prometteur, mais que c'est ennuyeux, longs plans inutiles, enquête peu convaincante dans son déroulement, et le personnage principal (qui certes à immensément souffert ) est un peu trop figé dans ses attitudes, on passe son temps à se demander ce qu'il pense.
Bref je suis déçu .
Plus loin " Pas loin du bureau des légendes" celui qui a écrit cela n'a pas du regarder la série !
Quant au "suspense intense" j'ai trouvé ce film tellement intense que je suis allé directement voir la fin du film au bout de 40 mn( que j'avais loué pas cher heureusement).
Le sujet semblait très prometteur, mais que c'est ennuyeux, longs plans inutiles, enquête peu convaincante dans son déroulement, et le personnage principal (qui certes à immensément souffert ) est un peu trop figé dans ses attitudes, on passe son temps à se demander ce qu'il pense.
Bref je suis déçu .
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