2811 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
231 critiques spectateurs
5
31 critiques
4
98 critiques
3
63 critiques
2
28 critiques
1
7 critiques
0
4 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
François Paquay
5 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 30 janvier 2025
Un film qui ouvre les yeux sur la réalité des victimes syriennes. Et permet de comprendre en suivant intimement son protagoniste, le désir de revanche qui traverse les frontières en restant collé à la peau, à la mémoire comme une fausse bonne solution qui ne réparera jamais. C'est un film sur la résilience et la nécessaire Justice après les guerres. Le film résonne avec toutes les guerres.
Un peu déçue. Je m’attendais à un récit tendu et j’ai trouvé que c’était répétitif. L’acteur joue toujours un peu pareil… Bref le sujet est intéressant, mais le film n’a pas été à la hauteur à laquelle je m’attendais.
Un réfugié syrien en Europe participe à la traque des criminels du régime de Bachar qui eux-mêmes s’y sont planqués. Il pense avoir débusqué un de ses propres bourreaux exerçant, à l’époque, à la prison de Seidnaya. Très documenté et fortement inspiré d’un fait réel, Jonathan Millet livre un premier film plein de promesse qui démontre qu’entre les 70’s et la chasse aux nazis en Amérique du Sud et la chasse aux criminels de guerre aujourd’hui rien a changé. Donc c’est un sujet que l’on a déjà vu traiter mais sur un autre pan terrible de notre histoire contemporaine. Ces projets sont propices à l’indignation et du point de vue cinématographique à la tension. Avec son scénario et son montage, le réalisateur parvient avec justesse, maitrise et subtilité à tenir son suspense en même temps qu’il montre ce personnage mélancolique profondément déstructuré par le trauma de la torture et du conflit. Chez son personnage principal, on retrouve quelque fois du « Samourai » interprété par Delon ; une forme d’immersion totale en eaux troubles. Cependant, celui-ci reste un film minimaliste et mineur reposant sur une structure et des effets classiques et éculés ; même si efficaces. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Le sujet était intéressant. Le film est une sorte de Thriller qui nous mène sur les traces d'un criminel de guerre mais le rythme est lent, trop lent et on s'ennuie ferme....
Avec Fantômes, Jonathan Millet signe un premier long-métrage d’une intensité rare, où la douleur intime et les enjeux politiques se rencontrent dans un récit à la fois troublant et profondément humain. Le film suit Hamid, un homme marqué par son passé en Syrie, aujourd’hui installé en Europe. À travers son quotidien, l’œuvre explore les thèmes du traumatisme, de la résilience et d’une quête inlassable de vérité.
Le personnage principal, incarné brillamment par Adam Bessa, attire immédiatement l’attention. Hamid, taiseux et obsédé, évolue entre son travail manuel et des activités nocturnes mystérieuses. Sa solitude, son regard hanté et ses gestes méthodiques traduisent une tension permanente, comme s’il vivait constamment sur le fil du rasoir. Le réalisateur s’appuie sur une mise en scène épurée et un rythme lent mais soutenu pour plonger le spectateur dans cette quête intérieure.
L’une des forces du film réside dans sa capacité à mêler fiction et réalité. Jonathan Millet, qui vient du documentaire, infuse son récit d’un réalisme troublant. Les décors, les sons, les rencontres sont autant de détails qui ancrent Fantômes dans une actualité poignante. Sans révéler les enjeux précis de l’intrigue, le film questionne subtilement la justice, la mémoire et la manière dont les individus tentent de reconstruire leur vie après des expériences indicibles.
L’atmosphère du film est également remarquable. Les scènes, souvent baignées de silence ou de sons diffus, plongent le spectateur dans une ambiance sensorielle où chaque détail semble chargé de sens. Cette immersion permet de ressentir la tension et l’urgence qui animent Hamid, sans pour autant révéler trop rapidement les véritables raisons de ses actes.
Enfin, il est impossible de parler de Fantômes sans saluer l’interprétation d’Adam Bessa. Avec une subtilité désarmante, il incarne un homme à la fois brisé et déterminé, dont le regard suffit à transmettre des émotions d’une profondeur incroyable.
Fantômes est une œuvre audacieuse, qui laisse une empreinte durable. Jonathan Millet y mêle intime et universel, dans un thriller psychologique captivant qui invite à réfléchir autant qu’à ressentir. Une expérience cinématographique unique, à découvrir sans hésitation.
Raté cet été, ce premier film de Jonathan Millet est brillant. Un jeune syrien exilé en France après avoir été torturé par les membres du régime de Bachar Al Assad traque son bourreau qu'il croit identifier dans la faculté de Strasbourg. "Les fantômes" est un titre qui porte bien son nom, tant les répercussions sur la vie de ce jeune sont présentes. Il ne s'autorise pas à vivre normalement tant que son tortionnaire est en liberté. Quand vient la scène du restaurant, la tension est suffocante entre les deux protagonistes. Un film qui oscille entre thriller et espionnage dans une ambiance de paranoïa générale saisissante. Bravo à Jonathan Millet et aux acteurs pour ce moment haletant.
"Les Fantômes" est un polar dramatique qui explore les séquelles psychologiques liées aux crimes de guerre syriens. Le film suit un jeune Syrien exilé en France, traquant son ancien tortionnaire, et ouvre une réflexion sur la justice personnelle. La mise en scène est minutieuse en plaçant dans son atmosphère, la douleur du passé. Si film convainc par son sujet et sa puissance émotionnelle, il reste parfois très académique dans son approche.
Réfugié syrien, Hamid a survécu à l'enfer des geôles du régime Assad. Désormais, il est en Europe, et fait partie d'une cellule secrète qui cherche à traquer son ancien tortionnaire, dont il n'a jamais vu le visage. Le troublant étudiant qu'il a repéré est-il la cible tant attendue ? Avec "Les Fantômes", Jonathan Millet parvient à réaliser un double objectif. D'une part, évoquer l'horreur de la guerre civile syrienne. Le deuil des disparus, la colère, la dépression, les tortures du régime... A ce niveau, Adam Bessa livre une belle prestation en ex-professeur aussi obsédé que ravagé émotionnellement. D'autre part, le réalisateur nous fournit un beau film d'espionnage à l'ancienne. Qui rappelle beaucoup les films sombres des 70's, ou les films de traque d'ex-nazis. Chassés-croisés, filatures, récupération de détails, doutes, communications à l'ancienne... L'ambiance et les visuels sont réussis, malgré la relative absence d'antagoniste (mise à part une courte séquence à Beyrouth où l'on ressent davantage de pression). Je serais juste dubitatif sur les techniques employées par nos espions en herbe. Filer en collant aux basques de sa cible, c'est assez peu crédible sur le long terme, d'autant que l'on finit par se demander quel en est l'intérêt. Et il y a des passages étranges : pourquoi sortir un carnet pour noter à la main devant tout le monde les noms orientaux dans la liste des élèves, quand on a smartphone qui permet de tout photographier ? Si je mets ces quelques réserves de côté, "Les fantômes" demeurent une belle oeuvre, et un parti pris aussi intéressant que pertinent.
Un thriller tout en subtilité et ressenti … aucune violence visible mais on est tendu de la première image à la dernière .. Histoire basée sur des faits réels qui nous rappelle combien le monde et ses acteurs peuvent être cruels et indifférents … bravo aux acteurs tout en justesse et retenu Bravo au réalisateur … j’espère revoir ce film dans la sélection cannoise.
Vu les très nombreux commentaires sur les longueurs du film, je m’attendais à pire. C’est vrai que c’est lent puisque que l’accent est mis sur la psychologie du réfugié Syrien pendant sa quête plutôt que sur la recherche en elle même. L’action sur le plan géographique est donc extrêmement limitée. Pour ceux qui s’attendent à retrouver Jason Bourne, passez votre chemin, pour les autres c’est vraiment pas mal.
Il est rare de voir un film lent où l’on ne s’ennuie pas. Les partis pris de mise en scène sont forts, mais jamais fantaisistes car toujours au service de l’histoire. Intimiste et introspective. La réussite du film tient aussi au montage (pourtant rarement évoqué dans la presse). Sans concession, efficace, libre et minimaliste, le montage est aussi puissant qu’évident. Il est le prolongement d’une direction artistique plus globale qui vise à nous faire vivre les doutes d’Hamid par le silence et la solitude. On se rendra compte d’ailleurs au générique de fin que le monteur n’est autre que Laurent Sénéchal, cesarisé et oscarisé pour Anatomie d’une chute. Rien que ça. Bref. C’est à voir absolument.