Note moyenne
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malgré un scénario alléchant, ce film manque de rythme. Le thriller est tellement intellectualise que l'on s'ennuie ferme..
La bande annonce promet un "thriller haletant", mais au final, on suit, avec un certain ennui, un homme qui en suit un autre en essayant de déchiffrer s'il s'agit de la personne qu'il recherche. C'est plutôt plat et en aucun cas "haletant". La seule chose qui est géniale dans ce film, c'est l'acteur Adam Bessa.
L'acteur Adam Bessa est extraordinaire. On l'aurait bien vu dans une tragédie grecque filmée par Pasolini. On dirait son regard brûlé par les tortures infligées à son personnage, un regard insaisissable, comme captif d'un indicible ailleurs. Pour moi, cet acteur est une révélation absolue.
J'ai regretté qu'il n'y ait jamais d'authentique "confrontation" entre la victime qu'il incarne et son ancien bourreau. Leur rencontre manque d'intensité... mais le film reste néanmoins très intéressant !
J'ai regretté qu'il n'y ait jamais d'authentique "confrontation" entre la victime qu'il incarne et son ancien bourreau. Leur rencontre manque d'intensité... mais le film reste néanmoins très intéressant !
Le film actuellement en salle à ne pas manquer. Un film qui tient par son récit au documentaire, tellement il est "VRAI" et autant du film d'espionnage ou plutôt du thriller tellement la mise en scène est précise, sans effets accrocheurs inutiles, les acteurs, tous excellents.
«Chasse au bourreau »
Des syriens qui ont été torturés par les sbires de Bachar et qui ont réussi à fuir la Syrie poursuivent secrètement et de façon amateur leur tortionnaire ayant aussi fui en Europe. C’est un premier film un peu maladroit et avec ses longueurs, mais surtout un témoignage sur cette souffrance du peuple syrien et leur avenir hors de chez eux.
Des syriens qui ont été torturés par les sbires de Bachar et qui ont réussi à fuir la Syrie poursuivent secrètement et de façon amateur leur tortionnaire ayant aussi fui en Europe. C’est un premier film un peu maladroit et avec ses longueurs, mais surtout un témoignage sur cette souffrance du peuple syrien et leur avenir hors de chez eux.
Un chef d'oeuvre. Magnifiquement écrit et interprété. Tout en pudeur, dignité. Admirable. et marquant.
Ce film est vraiment un renouveau du thriller, mais sur fond du régime brutal de Syrie. C'est le premier objectif de ce film est le but est atteint : faire vivre dans nos oreilles les tortures auquelles sont soumis les opposants à Bachar El Assad.
On sent la montée de l'agressivité quand Hamid est confronté à son x - bourreau (?). Le thriller se joue en fait au fond de l'âme de Hamid...Qui est Harfaz ? Qui ment ? Qui raconte des craques ? Qui essaye de faire bonne figure ? Et son bourreau est-il vraiment le VRAI bourreau ? Hamid n'a AUCUN doute...
Malheureusement il y a des côtés improbables dans ce film : QUI finance cette opération de recherche d'anciens agents de la "Sécurité d'Etat" ? Car Hamid voyage à Berlin, Strasbourg, Beyrouth ...sans le moindre souci d'argent !
Deux : Hamid traque sa "proie" aussi discrètement qu'un Eléphant dans une boutique de porcelaine. Et la "proie" ne s'aperçoit de rien ? C'est assez peu crédible !
Autre détail : Hamid regarde de nouveau des photos de sa femme et sa fille : problème il a été relâché dans le désert avec un pantalon et un Tee-shirt !
On sent la montée de l'agressivité quand Hamid est confronté à son x - bourreau (?). Le thriller se joue en fait au fond de l'âme de Hamid...Qui est Harfaz ? Qui ment ? Qui raconte des craques ? Qui essaye de faire bonne figure ? Et son bourreau est-il vraiment le VRAI bourreau ? Hamid n'a AUCUN doute...
Malheureusement il y a des côtés improbables dans ce film : QUI finance cette opération de recherche d'anciens agents de la "Sécurité d'Etat" ? Car Hamid voyage à Berlin, Strasbourg, Beyrouth ...sans le moindre souci d'argent !
Deux : Hamid traque sa "proie" aussi discrètement qu'un Eléphant dans une boutique de porcelaine. Et la "proie" ne s'aperçoit de rien ? C'est assez peu crédible !
Autre détail : Hamid regarde de nouveau des photos de sa femme et sa fille : problème il a été relâché dans le désert avec un pantalon et un Tee-shirt !
Une excellente surprise que ce film, pas simple à réaliser, qui repose sur un bon scénario, notamment une fin réussie, et des acteurs tout à fait à la hauteur d'une émotion maîtrisée, alors que le risque du pathos ou de l'excès moraliste était une difficulté manifeste. Et la tension progressive très communicative ne se résout pas jusqu'à la fin, on le redira, excellente fin.
Un sujet fort, un scénario tout en subtilité, Adam Bassa révélation étincelante, une longue scène d’anthologie d’une intensité incroyable !
Meilleur film pour moi en 2024
Meilleur film pour moi en 2024
Soporifique. Lent. Mou, Sans action. Voilà tout est dit. Il y a des scénarios ou des réalisations comme ça. Au départ un sujet documentaire du réalisateur quI devait être mis en mouvement. Paradoxal qu’il manque vraiment de ce mouvement. C'est dommage pour un thème lié à l'Histoire contemporaine qui mérite d'être porté à l'écran mais différemment. Le Festival de Cannes (décidément je n'aime pas !) s'emballe encore une fois sur le seul contenant sans s'attarder sur le contenu.
Coup de cœur du mois. Un film prenant du début à la fin et un jeu d’acteur particulièrement réussi. Bravo.
Jonathan Millet nous propose avec « Les Fantômes » un film vrai d’espionnage de presque deux heures, un film sans aucune violence autre que psychologique mais néanmoins assez éprouvant. Filmé avec un minimum de moyen et un minimum d’effet, sa caméra suit à la trace son personnage principal qui lui-même suit à la trace son suspect. Je voudrais vraiment commencer par dire combien le travail sur le son est important dans ce film, et cela à compter de la toute première image. Que ce soit un vacarme, une conversation volée, un murmure, un enregistrement, un bruissement derrière une porte fermée, un silence et même un black out, tous les sons sont importants et lourds de sens. C’est en partie parce que Hamid n’a jamais vu son tortionnaire et inversement. Parce qu’il avait un sac sur la tête en permanence, il n’a entendu que sa voix, il ne peut le reconnaitre que comme cela. Réalisé de façon assez simple, Jonathan Millet parvient malgré tout à proposer quelques scènes très fortes, et notamment une dans un restaurant libanais à laquelle on assiste presque en apnée. Comme quoi on peut faire naître l’angoisse et le suspens dans un film avec juste des dialogues et des regards. Je note aussi la qualité de la bande originale, qui a le mérite de se faire discrète quand il le faut et d’illustrer les images sans les écraser, comme c’est malheureusement parfois le cas, surtout dans les films qui manient le suspens. On peut, sans manquer de respect à qui que ce soit, résumer le casting à deux personnes. D’abord Adam Bessa qui porte tout le long métrage sur ses frêles épaules. Il est à l’écran 90 % du film, il n’a que peu de dialogues, il a beaucoup à faire passer par son regard et par ses silences. Ancien professeur de littérature, opposant au régime, il a tout perdu et a été torturé pendant des mois avant d’être abandonné en plein désert sans eau et sans nourriture. Comment a-t-il atterrit en Allemagne, on l’ignore mais on s’en doute, comme des milliers de ses compatriotes en transitant par des camps de réfugiés, des longs voyages en camion : de la souffrance de la sueur et des larmes. Son obsession pour celui qui se fait appeler Harfaz, la violence qu’il refoule, le chagrin qu’il refoule, tout cela passe par le jeu tout en retenue d’Adam Bessa, absolument bouleversant. Et puis il y a Tawfeek Barhom qui est plus ou moins tout le contraire. Lui, on ne le voit de face que très tardivement, longtemps cela aura été une ombre. Son personnage est le contraire de Hamid, il s’intègre (il tient absolument à parler français, même avec les autres syriens), semble avoir tourné la page de la Syrie, se lie avec les autres, tombe amoureux d’une française, nourrit des ambitions universitaires. Est-il réellement celui qui torturait à l’électricité les prisonniers politiques, lui le type sympa et affable, qui drague, paye des déjeuner, semble s’intégrer parfaitement ?
spoiler:
Le spectateur n’en est pas sur, en tous cas moins que le personnage d’Hamid. Et on a peur pour les deux que le second ne pousse sous le tramway le premier, sans savoir qu’il se trompe de type. Cette ambigüité est longtemps maintenue par le scénario, jusqu’à une scène, celle du restaurant, où Tawfeek Barhom est impérial dans le malaise que son personnage distille paroles après paroles.
Enfermé dans sa colère (légitime), son deuil (douloureux), son mal du pays (compréhensible), Hamid est un jeune homme qui n’a pas trouvé d’autres buts dans la vie que de traquer les criminels de guerre. L’organisation clandestine à laquelle il appartient (qui communique grâce à un jeu vidéo en ligne un « war games » où, douloureuse ironie, il est question de tuer sur un max de personnages au milieu d’une ville ravagée) fait invariablement penser aux chasseurs de nazis ou aux traques du Mossad dans les années 70-80. Le film est inspiré d’une histoire vraie, et je ne doute pas une seconde que tout cela soit réel, dans nos villes européennes, sous notre nez. Et puis, « Les fantômes » est aussi l’histoire d’un homme qui se retrouve, car la fin du film est finalement à la fois optimiste et morale spoiler: (soleil !)
. « Les Fantômes » n’est pas forcément le film le plus glamour du moment, c’est certain. C’est un film d’espionnage à hauteur (in)humaine : les cicatrices, les tortures, rien n’est montré de face, tout est filmé de biais, ou bien raconté avec des mots simples. Et pourtant on prend tout en pleine poire ! Jonathan Millet nous offre une histoire de fantôme qui fait mouche et que surtout, tombe à pic.
Enfermé dans sa colère (légitime), son deuil (douloureux), son mal du pays (compréhensible), Hamid est un jeune homme qui n’a pas trouvé d’autres buts dans la vie que de traquer les criminels de guerre. L’organisation clandestine à laquelle il appartient (qui communique grâce à un jeu vidéo en ligne un « war games » où, douloureuse ironie, il est question de tuer sur un max de personnages au milieu d’une ville ravagée) fait invariablement penser aux chasseurs de nazis ou aux traques du Mossad dans les années 70-80. Le film est inspiré d’une histoire vraie, et je ne doute pas une seconde que tout cela soit réel, dans nos villes européennes, sous notre nez. Et puis, « Les fantômes » est aussi l’histoire d’un homme qui se retrouve, car la fin du film est finalement à la fois optimiste et morale spoiler: (soleil !)
. « Les Fantômes » n’est pas forcément le film le plus glamour du moment, c’est certain. C’est un film d’espionnage à hauteur (in)humaine : les cicatrices, les tortures, rien n’est montré de face, tout est filmé de biais, ou bien raconté avec des mots simples. Et pourtant on prend tout en pleine poire ! Jonathan Millet nous offre une histoire de fantôme qui fait mouche et que surtout, tombe à pic.
Traité comme un thriller psychologique, ce film pose le dilemme de toutes victimes de violences, en l’occurrence ici de tortures, assurer soi même sa propre vengeance ou s’en remettre à la justice.
Remarquable ! Ce film définit l’exacte singularité dont nous avons tous besoin en ce moment. Ce film est un acte de résistance.
L’intelligence de ce film d’espionnage rappelle les grands films des années 80 sur les traques de nazis.
L’intelligence de ce film d’espionnage rappelle les grands films des années 80 sur les traques de nazis.
Merci au réalisateur.
Seance sidérante.
Un film fort et prenant, presque documentaire. On.suit cette quête avec passion .
Pauvre syrie
Seance sidérante.
Un film fort et prenant, presque documentaire. On.suit cette quête avec passion .
Pauvre syrie
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