La Passion de Dodin Bouffant
Note moyenne
3,4
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259 critiques spectateurs

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Foulp2301
Foulp2301

4 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2023
Alors clairement, les adeptes de bonnes tables et de cuisine seront beaucoup beaucoup beaucoup plus réceptifs que les clients de Mc Do et consorts...mais quel plaisir de voir Juliette B. jongler avec tous ces plats et Benoît M. en parler avec tout autant de volupté....et le réalisateur passer de l'un à l'autre en prenant tout le temps de la contemplation ! La relation plein d'inde fini entre les 2 personnages principaux apporte la touche final à ce plat merveilleux. Bref...un délice!
Françoise P.
Françoise P.

5 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2023
Ce film est magnifique au vrai sens du terme. La lumière, la photographie, le décor sont de toute beauté. C'est un hymne à l'amour, celui qui se partage, qui se cache et se dévoile, celui qu'on déguste... les acteurs J. Binoche et B. Magimel sont dans une osmose tendre et passionnée. J'ai adoré, car c'est un vrai bonheur de regarder tant de beauté. À voir.
Jipéhel
Jipéhel

37 abonnés 195 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2023
Romance gastronomique

Tran Anh Hung, le cinéaste franco-vietnamien, est loin d’être un inconnu. Il s’était fait un nom en 1992 avec L’odeur de la papaye verte couronné d’un César et la Caméra d’Or à Cannes. Il avait alors 30 ans. Cette fois encore il réussit son pari avec un film plus qu’original qui va représenter la France aux prochains Oscar. Eugénie, cuisinière hors pair, est depuis 20 ans au service du célèbre gastronome Dodin. Au fil du temps, de la pratique de la gastronomie et de l'admiration réciproque est née une relation amoureuse. De cette union naissent des plats tous plus savoureux et délicats les uns que les autres qui vont jusqu’à émerveiller les plus grands de ce monde. Pourtant, Eugénie, avide de liberté, n’a jamais voulu se marier avec Dodin. Ce dernier décide alors de faire quelque chose qu’il n’a encore jamais fait : cuisiner pour elle. 134 minutes d’une beauté rare, on en a plein les yeux tout en nous mettant en appétit, mais, revers de la médaille, c’est tellement beau et alléchant que le scénario en devient secondaire pour ne pas dire fade. Cette fois, la forme dévore le fond.
Dodin Bouffant voit le jour en 1924. Et pourtant, il n’a jamais existé. Il n’est que le héros d’un roman de Marcel Rouff, historien renommé et incorrigible épicurien. Au fil du XXème siècle, ce personnage est devenu une légende vivante. Dans les années 1970-1980, le commun des mortels était persuadé que le chef cuisinier du très chic restaurant Dodin Bouffant n’était autre que celui-ci ! Ledit restaurant a aujourd’hui fermé ses portes. Mais une légende ne meurt pas. Elle perdure. La preuve avec ce bijou alors qu’a priori, la cuisine ne semble pas un sujet particulièrement cinématographique. Pourtant, Tran Anh Hung fait le pari du huis-clos, dans le château du Raguin dans le Maine-et-Loire, de filmer avec une seule caméra, sans musique, seuls nous accompagnent les bruits de la nature, des plats qui mijotent, de la vaisselle, des ustensiles de cuisine et les dialogues – souvent un tantinet ampoulés -… je vous le dis : un pari. Mais qu’importe, l’intrigue est minimaliste, seule compte l’esthétique admirable, où ont été convoqués l’esprit des plus grands peintres, Le Nain, Vermeer, Rembrandt, ou Renoir pour les scènes champêtres. C’est beau à n’en plus pouvoir, mais on ne pense plus qu’à ça. Pour ajouter au naturel, tous les mets cuisinés et servis sont réels, entièrement supervisés par le grand Pierre Gagnaire lui-même – qui nous gratifie d’ailleurs d’une courte apparition -. Que ce film ait obtenu le Prix de la Mise en Scène au Festival de Cannes est parfaitement compréhensible. Que le grand public et, à fortiori, la profession qui votent pour les Oscar aux USA, soient séduits par une telle expérience sensorielle… j’en doute. Mais je ne demande qu’à être démenti.
Juliette Binoche et Benoît Magimel, qui se partagent le haut de l’affiche, avaient connu une histoire d’amour durant 4 ans, après le tournage des Enfants du siècle de Diane Kurys, liaison de laquelle était née une petite Hana. Ils sont admirables tous les deux de justesse et bouleversants de douceur et d’humanité. Ils sont fort bien entourés pas Emmanuel Salinger, Patrick d’Assumçao, Galatea Bellugi, et la jeune Bonnie Chagneau-Ravoire. Les recettes sont ici cuites à cœur, mais les sentiments les plus justes aussi. Du romantisme épicurien mijoté avec amour pour le spectateur… qui a intérêt à réserver une bonne table pour après la séance… Alléchant.
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 novembre 2023
« La passion de Dodin Bouffant » (2023) est le 7ème long-métrage du réalisateur Trân Anh Hùng né au Vietnam et dont le premier film « L'Odeur de la papaye verte » (1993), lui avait valu la Caméra d'or à Cannes et le César de la meilleure première œuvre. Son dernier film est l'adaptation du roman de Marcel Rouff « La Vie et la Passion de Dodin-Bouffant gourmet » paru en 1924.
Nous sommes en France vers 1885, Eugénie (Juliette Binoche) travaille depuis 20 ans comme cuisinière pour le célèbre gastronome Dodin (Benoît Magimel). Tous deux concoctent avec minutie des nouveaux plats dégustés par les 5 amis du gastronome. Invité par un comte d’Eurasie à un repas de 8 h comportant 3 services, Dodin aura l’ambition audacieuse de lui répondre par un « simple » pot-au-feu.
Au fil des années, une passion affectueuse s'est développée entre Eugénie et Dodin mais celle-ci a toujours refusé de se marier. Un jour suite à un malaise d’Eugénie, Dodin fera ce qu’il n’a jamais fait : cuisiner lui-même un diner qu’il lui fera servir dans sa chambre et …
Un film de 2 h 14 qui mijote à feu doux en nous embarquant dans la gastronomie avec un Benoît Magimel magistral, une Juliette Binoche d’une grande force et subtilité et une jeune Pauline (la nièce de la bonne) qui est en apprentissage.
La photo, la lumière, les costumes et les décors sont magnifiques. Ce film avec de longs plans séquences qui a reçu le prix de la mise en scène à Cannes, est sélectionné pour représenter la France aux Oscars… reste à voir si le royaume des fast-foods va savoir apprécier cette ode à la gastronomie française initiée par Antonin Carème et Auguste Escoffier ?
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2023
Vraisemblablement, ce film devrait représenter la France aux Oscars ; c'est donc pour cela que je suis allé le voir. Selon moi, c'est une véritable surprise car j'ai trouvé le film excellent. Le scénario est intéressant bien qu'il aurait pu s'attarder sur d'autres détails et la mise en scène est extrêmement fluide.

Dans un premier temps, le scénario est très bien ; je trouve qu’en une seule et unique séquence d’introduction (très longue mais très prenante), je suis rentré dans l’univers de la gastronomie. Ensuite, le récit est vraiment intéressant et la narration est excellente (c’est surtout dû à la mise en scène, mais j’y viens). Mais je reste tout de même frustré car j’aurais aimé que le film se penche légèrement sur certaines sous-intrigues. Rien de bien méchant. Sinon, l’ensemble des protagonistes sont très chouettes à suivre, globalement attachants ; en fait, c’est surtout les dialogues qui sont d’une grande qualité. En somme, l’histoire vaut vraiment la peine d’être découverte.

Dans un second temps, dès le début du film, on se rend compte de la qualité de la mise en scène. Par le cadrage rapproché et les mouvements rapides et denses, j’ai instantanément eu la sensation d’être un assistant du protagoniste parmi les assistants, de faire partie intégrante de la cuisine ou les autres décors. D’ailleurs, les décors sont magnifiques et les costumes très crédibles bien que légèrement stéréotypés. Mon seul léger regret quant à la réalisation est la photographie qui n’est pas si marquante qu’elle aurait pu être ; si ce n’est le travail sur le découpage, effectivement, nous suivons la recette du début à la fin ; ainsi que la lumière qui est un peu trop sombre, ce qui cache un peu trop l’ensemble des séquences et l’absence totale de musique (mais l’absence de musique créé aussi l’absence de triche d’une certaine manière). En soi, la mise en scène est très clairement maîtrisée.

Je conseille vraiment ce film, et je comprends pourquoi il va représenter la France aux Oscars (contrairement à “Saint Omer” l'an dernier).
Eric DEBARBIEUX
Eric DEBARBIEUX

2 abonnés 25 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 15 novembre 2023
Mais quel ennui! Sans même parler d'une série de clichés où le film s'embourbe. C'est très rare - et malgré les acteurs que j'apprécie beaucoup - je n'ai pas tenu jusqu'au bout. Je risquais de réveiller mes voisins en ronflant!
Jylg
Jylg

55 abonnés 492 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 novembre 2023
Très belle évocation de
Cette passion commune de deux êtres amoureux. C'est hyper qualitatif et enivrant. Deux grands comédiens au service d'une belle œuvre. Seul bémol, trop long avec quelques lenteurs...
François-régis J
François-régis J

7 abonnés 27 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 novembre 2023
Fabuleuse expérience sensorielle. Un film sur l'intimité, l'amour des choses, de l'autre, de la vie.
Je ne m'attendais pas du tout à une telle finesse, une telle émotion.
Ils sont en costumes mais c'est un film d'une sensualité dingue! Un classique instantané.
Bruno Cordonnier
Bruno Cordonnier

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 14 novembre 2023
Aucun intérêt si

Ce n'est des très beaux plans de bouffe qui donne pas envie quand on sort de table L histoire n'a aucun intérêt Je suis sorti au bout d une heure
Jean Chris 34
Jean Chris 34

3 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 14 novembre 2023
Très Indigeste malgré les beaux plats cuisinés dont on ne fait que se lécher les babines ... aucun scénario, aucune consistance, aucun jeu d acteur, le tout n a strictement aucun intérêt , je me suis forcé à rester jusqu'au bout .... et je l ai regretté ... passez votre chemin et allez plutôt au restaurant ...!
pst113
pst113

39 abonnés 102 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2023
Déjà et ce n'est pas un spoiler il faut y aller le ventre plein
C'est comme un long cours de cuisine poétique
Si vous n'aimez pas passer de longues heures dans la cuisine, si vous n'êtes pas fan absolue de top chef il y a de longues scènes qui invitent à la sieste même si les acteurs sont excellents et l'image très belle c'est quand même bien long ce cours de cuisine..
mcdeux
mcdeux

25 abonnés 53 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2023
Un peu " perché " à mon goût !
Mais, quand même, comment ne pas saliver devant ces images ?
les acteurs sont parfaits!
Sébastien D.
Sébastien D.

12 abonnés 85 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 14 novembre 2023
C'est difficile à dire, tout est beau, bien joué...mais rien de plus...pas mieux que Délicieux avec Isabelle Carré et Grégory Gadebois....sorti en 2021...
ni drôle
ni chiant
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2023

           Tran Anh Hung est entré dans le monde du cinéma au travers de trois films éblouissants: L'odeur de la papaye verte, A la verticale de l'été -si poétiques-, et Cyclo -si fort.           
           Il est arrivé en France à 13 ans, chassé par le climat politique. Je l'avais interviewé pour un journal, dans les années 2000, quand il entamait sa traversée du désert. Ce que les producteurs attendaient de lui: des vietnameries, et il ne voulait plus travailler sur des films à l'exotisme reconstitué dans la banlieue parisienne; sur un pays, qui, au fond, n'était plus vraiment le sien. Mais il faut reconnaître que, malheureusement, Tran n'a, ensuite, jamais retrouvé la grâce de ses premiers opus.
       Pour cet opus actuel, le voilà embarqué dans l'adaptation d'un livre de 1920, écrit pas un certain Marcel Rouff et inspiré, nous dit on, de la vie de Curnonsky, dit le Prince des gastronomes, à moins que ce ne soit de celle de Brillat-Savarin..., La Vie et la Passion de Dodin-Bouffant, gourmet.       
      La bouffe! quoi de plus français.... La bouffe somptueuse, où la truffe est reine, où les ingrédients mijotent dans des cocottes en cuivre avant d'être savamment assemblés... La bouffe, quoi de plus français? C'est là que la sororité avec le Vietnam s'impose: car le Vietnam est l'autre pays où la bouffe est sacrée, où l'on émince, où l'on mijotte... Ou l'on associe des éléments surprenants, créant des gouts surprenants... Et où les hommes n'ont aucune gêne à mettre le nez dans la marmite.
     Donc Dodin (Benoît Magimel bien enrobé; il est loin le petit Groseille!!) est un notable de province dont le plus grand bonheur est de passer sa vie dans sa cuisine (quelle cuisine!! on en rêve!!), en compagnie de sa cuisinière, Eugénie (Juliette Binoche). Cuisinière-maitresse, qui suivant l'humeur du jour lui ouvre la porte de sa chambre -ou pas, qu'il voudrait bien épouser -mais non. Il lit, il imagine, il invente des plats qu'elle réalise à la perfection, et qu'ils serviront à une poignée d'amis, tous biens dodus et bon gueulards, comme Grimaud (Patrick d'Assumçao) ou le docteur Rabaz (Emmanuel Salinger). Bien sûr, le choix des vins est à l'unisson...
       Etrange monde que celui qui nous est décrit, toujours en été, dans des paysages bucoliques et charmants où les potagers ressemblent à des jardins. Etrange monde où les différences et les classes sociales n'existent pas. Merveilleux monde où l'amour peut se vivre autour d'une oeuvre commune, la cuisine, aussi bien que dans un atelier pour Auguste Rodin et Camille Claudel... Une partie de la critique, curieusement dans la presse de gauche (ceux pour qui un repas convenable réside, sans doute, en un magret de canard entièrement végétal assaisonné d'une délicieuse sauce à la graine de Chia et aux fleurs de salsepareille) a détesté. Furieuse du prix de la mise en scène, à Cannes, furieuse de la sélection pour les Oscars... Moi, parce que j'aime Tran et ne conçoit que le magret de canard qui fait coincoin, j'aurais aimé l'aimer mieux.... mais je reconnais que j'ai trouvé le film bien long, surtout vers la fin.
       A la fin de certains films, on précise qu"aucun animal n'a été maltraité pour les besoins du film" Bon ben, là, on peut dire que nombre de poulets, turbots, veaux et autres bestioles ont été maltraitées... et ont même trouvé une fin glorieuse en vedettes de cinéma...
     Mais c'est bien de remettre en évidence la véritable cuisine, celle où l'on mange, et où on ne se contente pas de contempler une assiette pleine d'un vide très artistique et très onéreux.... Ah, ces sauteuses où rissolent petits légumes en menus morceaux, champignons, échalottes dans un déluge de beurre... Ah, ces larges tranches de truffe que l'on glisse sous la peau d'une volaille qui va cuire, bien emmaillotée, dans un bouillon enrichi par d'autres volailles... Ah, ce vol au vent aux quenelles et écrevisses dont on suit l'élaboration au long des vingt premières minutes du film, sans musique et quasiment sans dialogue... Cette cuisine, on la filme comme une peinture flamande; on est transporté dans un univers intemporel.
       Mais bon. Est ce que ça fait vraiment un film?

saurar
saurar

15 abonnés 123 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2023
J'ai été déçu par ce film: un top chef esthétique avec beaucoup de longueurs, surtout en cuisine , et avec peu ou pas d'émotion générée, presque ennuyeux . Les acteurs sont excellents.
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