La Passion de Dodin Bouffant
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259 critiques spectateurs

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Arkab Prior
Arkab Prior

3 abonnés 113 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 mai 2026
La photographie est magnifique. L'amour des bons produits et l'art culinaire sont magnifiés par la lenteur des prises de vue, l'attention aux détails, aux couleurs. On a presque l'impression de sentir les bonnes odeurs des différents plats qui sont cuisinés sous nos yeux. C'est un hymne à la gourmandise, aux plaisirs des sens et au raffinement de la cuisine française, presque un documentaire. Mais voilà, ce n'est pas un documentaire, c'est une fiction avec des personnages, et c'est là que s'effondre notre appréciation. L'histoire traîne en longueur. Les personnages sont peu crédibles, à commencer par la relation étrange entre Magimel et Binoche. Bref, je me suis beaucoup ennuyée. C'est ça qu'est triste.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 831 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 avril 2026
Malencontreuse dichotomie entre l'ambition affichée et la réalisation effective... Utilisant la thématique culinaire pour peindre une passion aussi viscérale que celle d'un sportif ou d'un artiste, le récit s'attarde sur les préparations, les dégustations, les sensations offertes par une pluralité de mets délicats. Par ailleurs, l'intrigue illustre une réalité psychologique, à savoir que l'homme réalise la force de son amour alors qu'il s'apprête à perdre sa compagne. Du drame qui se trame doit émerger une renaissance par la beauté de la transmission. Enfin, les décors feutrés visent à faire la promotion de la gastronomie française, raffinée et innovante. Mais rien ne fonctionne! Car l'état affectif du titre pâtit de la fadeur, de la froideur, de la monotonie d'une mise en scène qui ne parvient jamais à transformer des tableaux figés en immersions sensorielles. Non seulement on reste spectateur de ces dîners analytiques, plombés par des dialogues didactiques, mais aucun sentiment ne nous étreint face aux émois des amants, d'autant que la direction d'acteurs les mène vers un jeu fort artificiel, ennuyeux, monocorde. Quant à la relation avec la jeune prodige, elle reste au rang d'échanges entre un précepteur et son élève. Bien tiède!
maria chamel
maria chamel

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 mars 2026
La Passion de Dodin Bouffant, un film fascinant
Ce film ne raconte pas une histoire banale. L'action se déroule au XIXe siècle, vers 1885, autour de la cuisine dans un château à la campagne française où la passion commune pour la gastronomie réunit deux enthousiastes de cet art : Dodin (Benoît Magimel), un célèbre chef de cuisine et sa cuisinière Eugénie (Juliette Binoche). Eugénie fait des recettes créées par Dodin, des plats délicieux, légers et beaux. Ce sont de véritables œuvres d'art, qui s'harmonisent avec la beauté de la table et des vins, lesquels Dodin et ses amis apprécient et dont ils se régalent. Ainsi, l'harmonie entre le maître et sa collaboratrice au long de 20 ans fait émerger un amour profond et affectueux entre eux. Néanmoins, notre héroïne, une vraie amante de sa liberté, n'a jamais voulu épouser Dodin, qui l’avait déjà demandée en mariage quelques fois.
Il s’agit d’une adaptation du roman suisse La Vie et la Passion de Dodin-Bouffant gourmet (1924) de Marcel Rouff. Sorti en 2023, La Passion de Dodin Bouffant est un drame romantique et historique franco-belge primé pour sa mise en scène au Festival de Cannes 2023 et nommé aux Oscars du meilleur film étranger. Écrit et réalisé par le franco-vietinamien Trần Anh Hùng, ce long-métrage compte dans son casting les comédiens Juliette Binoche et Benoît Magimel.
Hùng fait preuve d'une sensibilité hors du commun lorsqu’il nous dévoile des recettes incroyables qui mettent en évidence, d’un côté, la passion française pour une gastronomie harmonieuse, légère et raffinée et, d’un autre côté, les paysages bucoliques de la campagne française. Le réalisateur souligne l’amour inhabituel entre le patron et sa cuisinière, qui sont réunis pour l’art de cuisiner.
Je souligne une vérité touchante dans les rôles des acteurs principaux Juliette Binoche et Benoît Magimel qui donnent vie aux personnages d’une manière si authentique qu'ils semblent vraiment exercer ce métier depuis toujours. En outre, on se rend compte que, pendant presque tout le film, on n’écoute que le chant des oiseaux et les bruits caractéristiques des insectes dans la nature, du travail à la cuisine, du déjeuner à la table. En revanche, à la scène finale, la musique classique est envoûtante.
À mon sens, La Passion de Dodin Bouffant séduit et captive l'attention du spectateur pour sa fascinante beauté, non seulement à la table et dans les scènes de paysages bucoliques, mais aussi dans les relations de la vie quotidienne entre les personnes qui vivent à la maison, qui sont marquées par la gentillesse, le respect et la douceur. Enfin, le dénouement du film se révèle à la fois tout à fait surprenant et dramatique.
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2026
Une passion gastronomique magnifiquement mise en scène. On salive devant la préparation des plats et la beauté des images. Le soin apporté à la photographie, au son, aux décors et aux costumes titillent les sens, mais, on ne va pas s’mentir, l’histoire et son rythme, beaucoup moins. En fait, le souci est qu’en dehors des scènes purement culinaires, la relation entre Dodin et Eugénie est comme une mayonnaise qu’on loupe: elle ne prend pas. D’autre part, sans aucunement dévaloriser son talent, les dialogues très littéraires du film ne sonnent pas bien dans la bouche de Benoit Magimel. Juliette Binoche, au contraire, est totalement en phase avec son rôle.
Nox
Nox

2 abonnés 112 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2026
Joli, esthétique, mais très sage. J'ai préféré "Délicieux" avec Gadebois, plus réaliste. C'est dans le style de la papaye verte, donc assez agréable quand même.
brianpatrick
brianpatrick

116 abonnés 1 861 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 février 2026
Dodin Bouffnt est un personnage de conte, il n'a jamais existé, dommage. L'époque de Napoléon 3, la dernière génération à cheval avant l'avènement du train en 1850 et aussi avant le début de l'ère industriel. La vie semble paisible dans la campagne française. Des plats qui donnent faims. Le plaisir du goût. Une vie de chateau confortable. Une bonne réalisation, des plans en contre jour et des scènes avec la lumière des bougies. L'ère industriel n'est pas encore arrivé et l'éléctricité va arriver bientôt. Très bon Benoit Magimal et Juliette Binoche très douée. Un réalisateur franco vietnamien, il manque des nems au menu. Ce n'était pas possible car l'Indochine française date de 1887. Le film est tiré d'un roman suisse, par conséquent c'est un mélodrame.
CloakBack
CloakBack

6 abonnés 347 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 octobre 2025
Un film d’une beauté rare, mais prisonnier de sa perfection, où la passion se regarde plus qu’elle ne se ressent.
Dans une maison où chaque plat devient un acte d’amour, un grand cuisinier et sa compagne de toujours s’affrontent dans le silence d’une passion partagée. Ce n’est pas un récit, mais un rituel : une célébration du temps, du geste et de la saveur.

À la fin du XIXᵉ siècle, la gastronomie tenait lieu de philosophie. Inspiré du roman de Marcel Rouff, le film en tire une chronique amoureuse et sensorielle entre un gourmet et sa cuisinière. Tourné dans les châteaux de l’Anjou, baigné d’une lumière naturelle, il recherche l’authenticité jusque dans le moindre détail. Des gestes précis aux blocs de glace, tout respire la reconstitution soignée et la nostalgie d’un art disparu.

Dodin, gastronome respecté, et Eugénie, cuisinière dévouée, vivent depuis vingt ans dans une harmonie suspendue entre amour et création. Ensemble, ils façonnent des repas qui ressemblent à des poèmes, sans jamais nommer ce qui les unit. La cuisine est filmée comme d’autres filment la mer, avec patience et sensualité. Les plans de découpe, de vapeur et d’ébullition deviennent des respirations où la technique se confond avec le sentiment.

J’ai trouvé le film magnifique. Chaque plan pourrait devenir un tableau tant la lumière et la composition évoquent la peinture impressionniste. J’ai aimé la parenthèse qu’il m’a offerte, ce moment suspendu et apaisant. Mais à force de s’attarder sur la beauté du geste, le récit s’égare et la lenteur finit par créer une distance.

La mise en scène impressionne : chaque plan est une chorégraphie, chaque son de casserole une note d’orchestre. On se laisse hypnotiser par la chaleur du feu et le murmure des plats, mais cette perfection formelle finit par glacer l’émotion. La passion devient conceptuelle, presque abstraite. Les dialogues, souvent trop écrits, manquent parfois de naturel, étouffés par un mixage confus.

Le rapport au mariage illustre ce paradoxe. Eugénie accepte l’amour de Dodin, mais refuse d’être réduite au rôle d’épouse. Elle veut rester cuisinière avant tout, libre dans son art comme dans son existence. Ce choix exprime la liberté d’aimer sans appartenir, de créer sans se soumettre. Un thème fort, mais traité avec une telle retenue qu’il perd une part de sa force.

Le duo Binoche–Magimel reste la plus belle réussite. Leur complicité, nourrie d’un passé commun, insuffle une tendresse sincère à cet univers mesuré. Ensemble, ils traduisent la beauté d’un amour discret, où le silence compte autant que les mots.

Derrière cette élégance, le film esquisse une France idéalisée. Ce monde de raffinement, où la cuisine devient art sacré, exclut tout ce qui déborde : la pauvreté, la rudesse, le réel. La perfection devient décor, et la carte postale remplace la vie.

La film défend une idée: cuisiner, c’est aimer, et aimer, c’est accepter la finitude. Mais à force de chercher la beauté, il en oublie la chaleur. Reste une œuvre élégante, sincère, magnifiquement composée, mais trop sage pour éveiller la faim qu’elle promettait.
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 septembre 2025
Pas lu le bouquin de Marcel Rouff mais bien la BD de Mathieu Burniat, dont le film de Tran Ahn Hung s’éloigne assez radicalement puisque la relation entre le gourmet et sa cuisinière est désormais au centre du scénario, là où cette dernière décédait au bout de quelques cases. Je confesse que mes priorités étaient différentes et que cette romance en pente douce entre deux épicuriens vieillissants, ne m’a pas passionnée outre mesure. Les séances de dégustation entre gastronomes sont en recherche de bons mots et de sentences définitives, sans toujours y parvenir. Il en va tout autrement de la préparation des plats qui, tout en restant seulement rythmée par les bruits des ingrédients et des instruments, s'étire parfois au-delà du raisonnable. La rencontre entre le film d’auteur et le food-porn ? Il y a un peu de ça…mais ces séquences de contact sensuel avec les aliments restent tout de même filmées avec davantage de goût qu’un épisode de Top-Chef. Et je suis sorti de cette séance de deux heures littéralement affamé, des visions de carré de veaux confits dans une sauce aux écrevisses plein les yeux…même si, pour une question d’inclinaison personnelle, j’aurais préféré quelque chose de moins sophistiqué et de plus…rabelaisien, a fortiori dans un film qui s’érige en éloge d’une certaine simplicité raffinée.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2025
Quel film délicieux et tendre ! Tout d’abord un festival culinaire splendide mis en scène par un artiste du cadrage et du gros plan, conseillé par le grand chef étoilé Pierre Gagnaire. On salive tout au long du film, même si les règles culinaires et gastronomiques de la Belle époque sont désormais hors normes. Tant mieux pour le cholestérol ! Ensuite une belle histoire d’amour de tout une vie entre le maître et sa cuisinière, délicate et complice, d’une grande pudeur. Un immense moment de plaisir porté par deux remarquables interprètes… Avant de passer à table ?
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2025
Un film qui narre dans la France de la fin du 19ème siècle de la relation particulière entretenue entre le gastronome Dodin et sa fidèle cuisinière à son service depuis 20 ans. Cette mise en bouche délicate offre une vision exquise de ce que représente la cuisine française. La mise en scène parvient juste avec le raffinement de l’image à mettre en bouche les saveurs de ces plats préparés et mijotés durant de longues heures par ces passionnés de cuisine. Le récit s’attarde aussi sur l’attachement lié par une passion commune entre deux êtres pudiques campés à l’écran par les formidables Juliette Binoche et Benoît Magimel dont la complicité suave transparait à chaque plan. C’est une œuvre délicate à appréhender, de par son rythme volontairement lancinant bercé par la préparation méticuleuse des mets.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 460 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 juillet 2025
C’est un très beau film réalisé avec passion et interprété avec délicatesse par deux acteurs de talent. Nos sens et nos émotions affleurent à chaque scène où la gastronomie-passion est sublimé par une photographie chaleureuse et des tableaux lumineux où même nos sens olfactifs sont approchés. A déguster et surtout pas en mangeant du popcorn !
Bibi Q
Bibi Q

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 mai 2025
Ce film est une déclaration d'amour, une poésie composé d'épices, de saveurs et d'arômes à la cuisine française. Pour n'importe quel personne travaillant derrière un piano, c'est à proprement parler le meilleur film touchant à la cuisine que l'on puisse trouver dans le répertoire français. On ressort de ce film le ventre plein.
Krn
Krn

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2025
Magnifique film, magnifiques acteurs et images. Cela fait du bien à l’âme en remettant en avant des valeurs aujourd’hui déchues : la beauté de l'ouvrage plutôt que la mise en avant personnelle, le respect des matières premières, le plaisir du vivre ensemble et le temps consacré sans compter.
Linette
Linette

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 avril 2025
J'ai regardé par hasard ce film surtout pour le couple d'acteurs que j'aime beaucoup , et surprise, surtout le début, j'ai de suite aimé cette façon de filmer et l'ambiance du film, d'abord je suis restée perplexe, vu la succession de plats il faut dire magnifiquement filmée mais je me suis prise au jeu, j'ai aussi adoré les personnages qui accompagnaient ce couple dans leur vie de tous les jours , en cuisine, dans leur cadre et la magnificence des lieux, et j'ai constaté avec étonnement que je me suis mise à souffler sur la casserole qui fumait sur le feu mais à l'écran tant je suis entrée dans le film!!
J'ai aimé la lenteur de l'histoire qui m'a fait penser à un autre film que j'avais vu il y a qq années, "l'odeur de l'a papaye verte" d'une lenteur incroyable et tout en nuances, et surprise, je lis sur une critique, que c'était la même personne qui a fait ce film si je ne me trompe pas! bien sur, des films comme ça risque de ne pas plaire à tout le monde , et le spectateur risque de s'ennuyer surtout s'il n'aime pas cuisiner, mais il faut aussi savoir regarder la douceur et la beauté, la tristesse aussi , qui nous sont présentées ! pour ma part un trés beau moment, et une histoire unique je recommande vivement!
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 avril 2025
Une harmonie parfaite pour cette mise en scène qui met l'eau à la bouche.
La passion de Dodin Bouffant fait preuve de gourmandise, de convivialité et d'un respect immense envers les produits.
Érudition de l'art culinaire tout y est minutieusement orchestré.
Tellement généreux
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