Très réaliste vu avec Ferrandi et bon vu qu'il faut que ça fasse 100 caractère genre c'est en mode toute les techniques de cuisines on fait les même à l'école et c'est fidèle à la réalité
Voilà un film dont l'auteur est inconnu (du grand public). Dès les premières secondes, on sent qu'il s'agira d'un grand film. Ces premiers moments, on les sent, ou on ne les sent pas. Et ils orientent les ressentis jusqu'à la fin. Comme les saisons qui sont toutes belles dès qu'on en a aimé une. Comme les braises ou les bougies d'éclairage dès qu'on a aimé la lumière sur un jardin.
On n'a jamais vu un film de ce genre, ce genre d'intention, de construction, d'interprétation. Il n'y a strictement aucun fond musical : la bande sonore, c'est un coucou au loin, un pivert qui revient souvent, un paon, les bruissements de la nature. Il n'y a même pas de dialogues pendant une bonne demi-heure : juste l'effervescence des nourritures qui grillent, qui mijotent, qui se font belles. D'ailleurs, les dialogues sont comme banalisés, ridiculisés, par leur théâtralisation (évidemment volontaire). Même l'histoire paraîtra vaine quand elle prendra forme.
L'objectif, la mise en scène, les acteurs, tout est centré sur ce qui sollicite nos sens de la perception. Les personnages principaux sont le vol au vent, le turbot, le carré de veau, la génoise, l'omelette norvégienne, le Meursault, le Chambolle. Sans parler des ortolans dont la dégustation relève d'un mystère qui nous échappe...
On est comme cette jeune apprentie cuisinière qui pleure et qui ne sait pas pourquoi devant tant de beauté. Tandis que là où il faudrait pleurer, on ne le fait pas (car le film a une histoire quand même). Il fallait évidemment des acteurs à la hauteur de l'ambition pour supporter tout cela (Magimel et Binoche).
Et qui est l'auteur de ce chef-d'œuvre ? C'est un certain Trần Anh Hùng. Que certains moquent, faute d'adapter leurs capteurs : sa caméra est "une mécanique sans âme ni délicatesse" ; il admire "les femmes en cuisine et les hommes à table" ; c'est celui qui mérite "la palme d'or du mauvais goût", avec son "conservatisme rance" ; celui qui rien à voir avec "le chef-d'œuvre La Grande Bouffe de 1973"...
Le mauvais goût serait ici comme ailleurs de ne voir que ce qui n'est pas montré en-soi.
Les décors, les costumes, les paysages sont somptueux et les acteurs Benoît Magimel et Juliette Binoche sont justes et touchants dans leur relation homme/femme ou Chef/cuisinière (on ne sait plus trop) mais, à l'image du plan final, on tourne vite en rond dans cette belle cuisine avec des longueurs dans la réalisation de tous ces plats. Au final, on sort avec une indigestion de préparations culinaires.
un film base sur la nourriture et l'amour, benoit magimel est epoustouflant, il porte le film, binoche est tres bien, tranquille, mention speciale aux jeunes actrices qui incarnent violette et pauline, ca promet, un tres bon film
Un film à ne pas aller voir l'estomac vide ( je l'ai vu à 13h30 après déjeuner). C'est un très beau film. Une ode à la gastronomie française, à l'amitié et la convivialité entre hommes, au respect mutuel dans le couple. Plus la transmission à la petite Pauline et surtout à prendre le temps de vivre. De très belles images. Il ne manquait que l'odeur des plats.
Un régal du début à la fin ! Une ode à l'amour, à la cuisine, aux émotions, au temps, à la simplicité, à la délicatesse, à la nature, aux saisons, aux sentiments, à la vie.
Je me suis délectée tout au long du film. J'avais l'impression que les personnages me partageaient les plats comme ils me partageaient leurs sentiments. Les acteurs, les lumières et décors et les plats (M. Gagnaire, merci!) sont tous exquis. Si vous avez aimé le dîner de Babette, ce film a des chances de marquer des points dans votre cœur.
Ce film n'est ni bon ni mauvais mais lent De jolies images, de bons sentiments mais le sujet aurait pu être enjoué et dynamique Je me suis ennuyée et c'est dommage Les images sont belles
Un film vraiment très atypique. Ce n'est pas de la cuisine mais de l'art culinaire. Tout le film est une ode à la cuisine. Pas de musique, mais celui des aliments qui mijotent et grésillent sur les fourneaux, les chants des oiseaux qui entrent par les fenêtres grandes ouvertes sur le jardin. Bonne interprétation de Juliette Binoche et Benoît Magimel, mais on se prend à rêver à la présence de Depardieu qui aurait apporté une passion puissance dix. La présence de la petite-fille qui regarde et apprend est touchante. C'est quand-même très lent par moment et on aurait envie d'un peu plus d'énergie
La gastronomie, l'epicurisme, la culture, l'amour, ont tous un point commun : la passion. Le réalisateur nous amène par petites touches de la passion de la gastronomie à la passion amoureuse, tout en finesse, dans un cadre et une photo magnifiques, porté par le duo Magimel, Binoche exemplaire.