Derniers Avis : La Passion de Dodin Bouffant - Page 6
La Passion de Dodin Bouffant
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Justin Navi
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2,5
Publiée le 17 mars 2024
Film décevant. Certes les acteurs jouent plutôt bien, mis à part que Juliette Binoche ne semble pas toujours bien dirigée. Et les décors, costumes sont bien travaillés. Mais que de lenteurs.. On aurait aimé un rythme plus dynamique ! Même les scènes de cuisine s'étirent, dans un silence pesant qui plus est. Dommage.
La Passion de Dodin Bouffant est un film uniquement consacré à l'esthétique de la cuisine, de la préparation, de la gastronomie. Et ça dure 2h15. Autant dire que tout le monde ne sera pas ravi par cet étalage de plats à la mise en scène certes élégante, mais dépourvue d'intrigue.
Malgré le prix de la mise en scène à Cannes, et le très bon casting (Benoît Magimel, Juliette Binoche), je n'étais pas prêt pour un voyage aussi contemplatif, mais uniforme dans le monde de la gastronomie du XXème siècle. La bande-annonce suggère des enjeux, une tension amoureuse, mais les dîners mondains s'enchaînent sans progression dramatique, et la romance traîne dans la pudibonderie au mieux. Plus grave, je n'ai même pas compris toutes les répliques de Benoît Magimel qui marmonne tout du long.
Je suis déçu par une écriture qui n'est pas à la hauteur des ambitions esthétiques de ce film. Dommage d'avoir l'intelligence de s'écarter de l'action frénétique, pour finalement sombrer dans le vide soporifique.
Gloire au pot-au-feu! Le couple MAGIMEL-BINOCHE nous propose un amour ancillaire désuet et suranné, romantique et profond. Caméra à l'épaule, nous explorons pendant les 30 premières minutes la préparation d'un repas pour des gourmets gourmands. SANS AUCUNE MUSIQUE si ce n'est les bruits des fourneaux et des ustensiles... Quel cérémonial pour déguster des ortolans! Au bout de 2h20 de chorégraphies culinaires, on se rapprocherait d'un exposé d'un maître de la série TV TOP-CHEF. On frise tout de même le documentaire indigeste...
Un joli film un poil trop long, un poil suranné, mais sincère dans son amour de la Chaire, une ode à la bonne cuisine traditionnelle française. Le couple Binoche/Magimel fonctionne à merveille et si les parallèles entre nourriture et sexualité peuvent choquer certains esprits prudes de Telerama, il est pourtant une évidence que plaisirs de la Chaire et plaisir de la Chair peuvent se retrouver et se magnifier. La photo est soignée, les couleurs chatoyantes mettent en valeur la cuisine somptueuse où a été été tournée le film. La fin est belle et émouvante. Un joli film classique mais bien réalisé.
Aucun intérêt pour un huis clos dans une cuisine. Il y a quelque chose qui ne va pas dans le petit monde de lentre-soi des professionnels du cinéma français : quel processus aberrant a bien pu conduire ce film a être dans la sélection officielle de la France pour les Oscars ?
Dodin est un gastronome reconnu qui partage les talents d’une cuisinière hors pair depuis 20 ans avec ses amis proches. Mais Eugénie est plus qu’une cuisinière pour lui. Le film commence par une scène interminable de cuisine. Le ton est donné. Le film parle d’amour. Amour de la cuisine, amour de la gastronomie, amour du partage, amour tout court. Mais que c’est long et redondant ! On pourrait voir dans la succession des repas une métaphore des grandes étapes de la vie (ou je vais chercher trop loin?). On essaye de trouver un sens à des images pourtant magnifiques mais répétitives, et parsemées de dialogues à teneur pédagogique assez lourdingues. Magimel et Binoche sont très bien, pas de souci, mais la conclusion attendue depuis la première scène peine à arriver et le réalisateur m’a perdu.
J'attendais beaucoup de ce film dont les critiques m'avaient mis l'eau à la bouche et je suis sortie de cette projection déçue. Bien sûr il n'y a rien à redire sur la mise en scène, les décors et les prestations de Benoît Magimel et Juliette Binoche très émouvants tous les deux. Toutefois, 2h de cuisine avec peu de dialogues, sans musique sauf le chant des oiseaux, dans une semi pénombre... franchement je ne sais pas comment le film aurait pu avoir un Oscar ? C'est un long cours de cuisine mais il manquait les odeurs !
Un pur chef-d'oeuvre pour les amateurs de très bonne cuisine, les images et le son nous donnent presque envie de manger avec délectation, les odeurs délicieuses des plats nous parviennent même ce qui est rarissime dans le cinéma ! Dommage pour les dialogues un peu délaissés.
C'est un joli film La nourriture est merveilleusement bien filmé C'est hyper esthétique appétissant On rêve de passer à table Les acteurs sont présents et charmant Le scénario est un peu faible Un moment sympa
Adapté librement du roman « La vie et la passion de Dodin-Bouffant gourmet » (1924) du Suisse Marcel ROUFF (1877-1936), le film est une ode à la gastronomie française et à l’amour [entre Dodin Bouffant, gastronome (Benoît MAGIMEL) et sa cuisinière (depuis 20 ans) Eugénie (Juliette BINOCHE), couple à la ville de 1999 à 2003] qu’il vouvoie. Dodin Bouffant cite, d’ailleurs, le philosophe et théologien chrétien Saint-Augustin (354-430) : « le bonheur, c’est de continuer à désirer ce que l’on possède ». Remarquablement bien filmé [prix de la mise en scène au 76e festival de Cannes en 2023 (présidé par le Suédois Ruben Östlund)] avec une caméra très mobile et sensuelle, à l’intérieur de plans séquences, à l’atmosphère fin XIXe s bien reconstituée (bande son incluant, outre les bruits de la cuisine, le chant des oiseaux car la musique est absente), belles photographie (de Jonathan RICQUEBOURG qui a privilégié une lumière chaude) et chorégraphie des gestes de cuisine, sous la direction du chef Pierre Gagnaire (aux nombreuses étoiles Michelin], la confection d’un plat [dont le Vol-au-vent, créé par le cuisinier français Marie-Antoine Carême (1784-1833), surnommé le « roi des chefs et le chef des rois » comme plus tard, Auguste Escoffier (1846-1935)] tient en haleine le spectateur. Sa sélection pour représenter la France pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2024 est amplement méritée.
Comment ne pas ressortir complètement bouleversé par ce film ? Bien plus qu'une ôde à la gastronomie française, c'est une ôde à l'amour. Merci pour cette merveilleuse découverte
Alors, après les critiques émises à Cannes lorsque le film a reçu le prix de la mise en scène et la polémique liée à la sélection de Dodin Bouffant pour représenter la France aux Oscars ( au détriment du film de Justine Triet), que vaut le film ? Les premières images m’ont inquiété : promenade des deux acteurs dans un paysage bucolique, chpeau de paille sur la tête, chants d’oiseaux,tintement des cloches de l’église communale, beuglement de vache … on est dans l’image d’Épinal, un chromo impressionniste, la qualité française. Eh oui, Dodin Bouffant c’est bien cela : la qualité française jusqu’à l’écœurement, comme le défilé des plats et des vins que l’on nous sert pendant deux heures alors qu’on est rassasiés depuis longtemps. Mais autant La Grande Bouffe provoquait la révolte, autant cette fois ci c’est plutôt l’ennui. Disons le, ce qui sauve le film c’est son couple vedette , magnifiques interprètes qui apportent un supplément d’émotion au film : le vestige de leurs amours passées. Mais cela ne sauve pas le scénario plutôt faiblard , qui ne nous réveille que lorsque l’on quitte la cuisine pour aborder la passion amoureuse. Et il faut avouer que dès que Binoche ( une nouvelle fois magnifique) disparaît, l’intérêt - le soufflé, plutôt- retombe et l’on attend patiemment la fin. Un film qui ne laissera pas une grande trace …
Une bonne surprise que ce très bon film délicat subtil et bien joué, consacré à la gastronomie française exceptionnelle. Les acteurs sont bons er crédibles y compris les seconds rôles et la photographie magnifique. Bref on se regale
En un mot : Une exaltation des sens, de la beauté dans tous ses sens et de la France. Un moment de cinéma apaisant, à voir avec la patience de la poésie.
Dans ce film culinaire dont l’action est sensée se dérouler aux environs de 1885, le langage et les attitudes semblent curieusement bien actuels. Par ailleurs, on peut relever qu’elle se passe (l’action) dans un cadre où les domestiques ont toujours le sourire (il faut reconnaître qu’ils ont la chance de déguster les mêmes plats que le richissime Maître de maison et ça aide probablement…). Ou encore que les nombreux foyers sont toujours parfaitement alimentés en combustible sans que jamais personne ne les entretienne. Ou bien que le nettoyage des cuisines comme de l’ensemble du château se réalise sans personnel de maison assigné à ces tâches, quelle chance ! Sans oublier la culture scientifique innée des métayers qui force le respect et le fait que l’on dorme totalement nue dans sa chambre de bonne. Bref, il s’agit d’une fable dans laquelle Benoît MAGIMEL exploite tout son talent pour faire comprendre au spectateur l’admiration que son personnage voue à sa cuisinière. Ravie de ce témoignage d’affection, cette dernière lui fait parfois partager son lit mais, bien entendu, sans qu’aucun rapport de domination ne conduise à ce rapprochement. A part ces détails, on peut penser que Pierre GAGNAIRE a donné les conseils qui vont bien pour que l’action paraisse réaliste mais je suis, malheureusement, bien incapable d’en juger. Par contre, il est incontestable que l’on sort de la projection avec une faim de loup et donc que le but de l'auteur est parfaitement atteint…