Derniers Avis : La Passion de Dodin Bouffant - Page 16
La Passion de Dodin Bouffant
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Flower 0478
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4,0
Publiée le 10 novembre 2023
Très belle surprise les scènes autour de la cuisine était belle on avait même envie de s'installer à la table de ces messieurs ça avait l'air très appétissant je vous conseille de manger avant d'aller voir ce film sinon vous risquer d'avoir très faim Juliette Binoche très grande actrice elle est attachante et attire la sympathie avec son très jolie sourire que dire aussi de Benoît Magimel très belle prestation aussi en tout cas je vous conseille ce film amateurs de cuisine ou pas.
Super film de cuisine qui raconte l'art et l'amour de la cuisine à la française. Une cuisine à travers l'amour de deux personne passionné.. Il pourrai y avoir une suite avec l'apprentissage de la jeune fille qui serai génial. Tout le long du film on s'alive devant les plats.. Agréable moment passé, pas vu passer les 2h de film .. Les amoureux de la gastronomie française allez le regarder !!!
Bien filmé avec Magimel comme souvent très probant... Binoche bien également et tous les seconds rôles....reste que le scénario est aussi simple que la cuisine est complexe...un exercice de style un peu trop appliqué et sans rebondissements
Vu aujourd'hui sans a priori. Je n'étais pollué par aucune critique. Mais quelle belle surprise ! Je n'ai pas vu le temps passer en suivant les 2 protagonistes (excellents) evoluer au milieu des casseroles avec des gestes justes. les images sont très belles ,des dialogues savoureux dans les deux sens.
Une reconstitution du XIXème siècle irréprochable, flatteuse dans les moindres détails (un peu trop léchée, du style magazine de déco-chic-relais et châteaux par moments, mais agréable et lumineuse), qui se laisse voir tant pour les costumes et les intérieurs, que les cristaux et la vaisselle, les faitouts et casseroles en cuivre... Et les plats élaborés sous nos yeux, hyperboliques, d'une richesse et d'une générosité à faire saliver et mettre les papilles en émoi. Tout y est, surtout la cuisine spacieuse donnant sur les jardins - pièce théâtre du bon, du beau et du goût, et de la performance aussi, comme on n'en fait plus, sauf dans les châteaux justement ou les demeures très cossues- . Fidelité jusque dans le registre social lui-même: femmes presque frénétiques, dans un ballet incessant et chronométré, en nage, à la cuisine, quarteron d'hommes ventripotents et philosophant avec componction, à table à la salle à manger. Deux mondes qui ne se mélangeaient pas à cette époque. Mais quel ennui! Le roman de Rouff tissait une histoire plus construite, et plus réaliste, Eugénie morte, était remplacée par une autre cuisinière de talent, épousée juste pour ne pas qu'elle soit enlevée par le prince concurrent... Jalousie masculine, pouvoir des hommes. Rien à voir avec cette mise en exergue de relation amoureuse, traînant en longueur et pleine de mièvrerie, qui laisse froid comme les yeux du turbot ((les allusions lourdes entre la poire et le corps de la femme sont mêmes risibles). Décalage, avec cette romance sans sensualité à laquelle on assiste de très loin, sinon cette esthétique surannée sous un très bel éclairage. Cette cuisine virtuose et alléchante est aussi d'un autre temps, même si elle réjouit l'oeil. Certes, cuisiner de tels plats laisse rêveur un spectateur plutôt aux prises avec les ennuis du pouvoir d'achat et de l'inflation!, et taraudé par la mal bouffe... Car, qui peut manger de la sorte encore de nos jours, même si la gastronomie française reste une fierté pour notre pays? Mais que l'on est loin du fantastique Festin de Babette et de sa magie... Dommage!
En se rendant dans un restaurant étoilé, on accepte que le rythme du service soit lent, que les plats soient préparés avec ferveur (idéalement avec vue sur la cuisine) et que le chef ait sa vision des choses et nous l’impose savamment. Afin de totalement savourer les plats, on met de côté le téléphone et on ne parle pas lorsque l’on déguste les mets. C’est exactement l’état d’esprit qu’il faut pour savourer « La Passion de Dodin Bouffant », un film certes roboratif mais aussi délicat et savoureux. Pourtant le restaurant semble académique, le menu a déjà été fortement critiqué et certains s’étonnent qu’il ait reçu une étoile (prix de la mise en scène à Cannes). L’histoire est simple et franche comme un produit local, l’assemblage des éléments est parfait. Que ce soit le château, son jardin, les costumes, les mobiliers, les ustensiles de cuisine, tout se tient et livre un cachet savoureux de la belle époque. Le tout est mis en lumière chaudes de la plus belle des façons, telle une nature morte de maitre, de quoi mettre en avant chaque plat, de sa préparation à son fumet et la façon de le savourer accompagné d’un excellent vin. Dans cette quête des saveurs, des mélanges audacieux et l’immense plaisir de découvrir un nouveau met, la nonchalance est un art, on se tait pour savourer les mets puis ils sont commentés avec ferveur et bons mots. Qu’il est divin de nourrir le corps et l’esprit tout en se régalant la rétine. Attention, vos papilles vont saliver et votre ventre va gargouiller. Le festin du chef Tran Anh Hung est épicurien et romantique, il se savoure avec douceur. Servi par Juliette Binoche et Benoît Magimel qui sont succulents, qu’il est beau et bon cet art culinaire Français. Filmé de main de maitre avec une seule caméra (si si !), la mise en scène est impériale. Presque un huis clos en cuisine. On finit en beauté, car tout bon repas serait gâché sans un final de toute beauté. Un conseil, allez-voir ce film le matin et ensuite allez dans un excellent restaurant !
Malgré des images sublimes, un décor étudié et qui nous plonge dans un univers très charmant, des plans sur les scènes de cuisine magnifiquement filmés, on s'ennuie ferme, mais ferme.
Le film est d'une lenteur abyssale, et il ne se passe pas grand-chose, les dialogues sont très pompeux, hautains, on en fait des caisses pour ne rien raconter, l'histoire est sans intérêt, j'avais tellement envie de partir mais j'ai tenu.
Quel dommage, la bande annonce donnait tellement envie et pourtant ... tout ça pour ça !
Du cinéma français tel qu'on les aime : sobre, bien raconté, un jeu d'acteur sobre et efficace, une mise en scène qui sait se faire oublier. Un film à la gloire de la gastronomie française, si loin des standards de top chef pour plumer le pigeon qui vient dans ton restaurant. Un film d'amour, de passion, de création, d'exécution, de partage...
Je conseille à ceux dont le régime alimentaire se compose exclusivement de burgers, de pizzas et de Coca-Cola d’éviter d’aller voir ce film. Ils ne vont rien comprendre et surtout, ils vont profondément s’emm… Pour tous les autres, les amoureux de la belle et grande cuisine française, qu’ils aiment la faire eux-mêmes ou qu’ils aiment juste aller la déguster dans les grands restaurants, ils seront enchantés. C’est effectivement un film de cuisine et d’ambiance : L’ambiance de la bourgeoisie provinciale des années 1880 avec des paysages dignes des tableaux de Claude Monet spoiler: (le dialogue verspéral entre Eugénie et Dodin au bord de l’eau, le repas d’été champêtre, la promenade dans la prairie de fleurs blanches…) L’ambiance des grandes cuisines de cette époque équipées de ces énormes cuisinières à bois ou à charbon, de ces batteries de cuisine magnifiques en cuivre étamé, et de ces ingrédients magnifiques venus pour la plupart du jardin du château ou de la ferme d’à côté. C’est un hymne à l’héritage culinaire d’Antonin Carème et d’Auguste Escoffier. Les deux géants créateurs de la haute cuisine du 19ème siècle. Petit bémol : les dialogues sont assez pauvres et auraient mérité d’être plus travaillés pour être plus intenses, plus porteurs de sens… moins « passe-moi le sel ».spoiler: (Comme ce fut le cas pour l’indétronable « festin de Babeth » où, en plus d’un hymne puissant à l’excellence de la haute cuisine française, il y avait une critique intelligente de l’austérité protestante)
Binoche est solaire, merveilleuse. Magimel s’en sort très bien… même si on se plaît à rêver que, si Depardieu avait eu 20 ans de moins, il aurait sublimé le personnage de Dodin. Un dernier conseil : n’y allez pas le ventre vide ! Ça serait une véritable torture pour vous.
Dodin (Benoît Magimel) est un gastronome. Ce riche châtelain a une passion dévorante : la cuisine qu’il a érigée en art. Pour l’épauler, il peut compter sur Adèle (Juliette Binoche), sa fidèle cuisinière qui est devenue, les années passant, sa compagne mais a toujours refusé de légaliser leur union. Tandis que la santé d’Adèle montre des signes inquiétants de déclin, Dodin travaille au repas qu’il doit donner en l’honneur d’un prince ottoman.
La première scène de ce film est un éblouissement. On y voit, dans une lumière dorée, Dodin préparer un repas, sitôt son petit déjeuner avalé. Sa cuisine, de plain-pied, est spacieuse ; sa porte ouverte donne sur la cour d’une belle demeure. On apprendra plus tard que l’action se déroule en 1885, dans la France de la IIIème République ; mais le temps y est comme suspendu. Quasiment aucune parole n’est échangée entre les quatre protagonistes, Dodin, Adèle, Violette (Galatea Bellugi) leur commis ainsi que Pauline, la nièce de Violette qui s’avèrera étonnamment douée pour la cuisine. Tout est fluide dans cette scène que le réalisateur prend un plaisir communicatif à étirer, laissant le temps au carré de veau de mijoter et à l’omelette norvégienne de s’enflammer.
Cette cuisine hors du temps est aussi l’alcôve d’un amour étonnant, loin des conventions bourgeoises, l’amour qui unit Dodin et Adèle – interprétés par deux acteurs dont on sait qu’ils formèrent jadis un couple et dont on se demande comment vingt-cinq ans plus tard, ils ont vécu ensemble ce tournage-là. Dodin et Adèle s’aiment d’un amour total, aimantés par la passion qu’ils partagent. Cet amour-là, dont on imagine, sans qu’il soit besoin d’en rien dire, qu’il s’est progressivement noué entre le châtelain et son employée, n’a pas besoin d’un contrat. Au contraire, Adèle est jalouse de la liberté que son statut lui autorise et repousse les demandes en mariage réitérées de Dodin.
On découvrira plus tard que le repas qu’ils ont amoureusement préparé est destiné à quatre amis fidèles de Dodin. Ces quatre hommes, la quarantaine, dont on ne saura pas grand-chose, sinon que l’un d’entre eux (Emmanuel Salinger) est médecin, partagent avec Dodin le goût de la bonne chère. Leur seul plaisir semble être de savourer un délicieux repas en échangeant de longs silences approbateurs. Aucune discussion oiseuse, aucune référence à l’actualité politique ou sociale ne vient polluer leur tacite félicité.
"La Passion de Dodin Bouffant" a été sélectionné pour représenter la France aux Oscars. Il a été préféré à la surprise générale à "Anatomie d’une chute", pourtant grand favori. Sans doute le jury a-t-il parié sur le parfum si cocardier de ce film déjà récompensé à Cannes par le Prix de la mise en scène. C’est un pari audacieux sinon téméraire. Certes "La Passion de Dodin Bouffant" sublime la gastronomie française, l’amour des produits nobles (son tout premier plan est tourné dans le potager de Dodin où Adèle ramasse des salades et des carottes) et le soin porté aux préparations minutieuses. Avec les mêmes ingrédients, "Le Festin de Babette" avait emporté en 1988 un succès inattendu. Pour autant, il n’en reste pas moins un film confit dans un classicisme hors d’âge, sans suspense ni enjeu.
Un conseil ne pas aller voir ce long métrage avant de manger, vous risquez d’avoir faim ! Une démonstration magistrale culinaire et de l’art de la gastronomie avec beaucoup de détails. Passionnant par moment, un film esthétique et bien filmé, avec un Benoit Magimel dans toute sa splendeur, mais Juliette Binoche un peu fade et comme à son habitude tristounette. Parfois lent, surtout à la fin, on aime la passion culinaire l’art de recevoir et de cuisiner, moins la lenteur par moment qui gagne la fin du film: la fin laisse sur sa faim !
Un gros pâté croûte lustré au jaune d'œuf mais mal cuit : passé la première bouchée agréable, on manque s'étouffer d'ennui...! Voir Binoche et Magimel verser des sauces sur des carottes pendant 2 heures... au secours !
A l’instar du FESTIN DE BABETTE, ce film s’adresse, à mon humble avis, aux amoureux de la CUISINE. L’imprégnation des lieux, de la cheminée, du magnifique fourneau, des ustensiles en cuivre, des recettes d’antan intimement liées aux saisons, des produits du jardin, de ces lieux qui foisonnaient alors de gibiers et poissons, autant de thèmes si simples mais perdus de nos jours, à nous, qui aimons Cuisiner avec un grand « C » , qui aimons cuisiner pour les Autres. Je comprends qu’on ne soit pas sensible à ces exigences culinaires d’une autre dimension. Tant elles sont « hors normes ». Je comprends que des spectateurs quittent la salle. Car il faut aimer passer des heures en cuisine. Des heures pour concocter des plats qui seront avalés en un instant. Des heures pour tenter d’atteindre la perfection. Un cuisinier ne serait pas un poète ??? Un cuisinier est un poète qui s’ignore. La CUISINE FRANÇAISE est un art. Il suffit de visionner ce film réalisé par un asiatique pour en être persuadé.
La passion de Dodin est un film très alléchant . Juliette Binoche et Benoît Magimel forment un couple tendre et passionné. Petit conseil : à aller voir après un repas ! Très joli film