Avis : Here – Les plus belles années de notre vie - Page 5
Here – Les plus belles années de notre vie
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bruno
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2,5
Publiée le 12 janvier 2025
En dépit de la présence de Tom Hanks et Robin Wright, n’attendez aucune filiation avec « Forrest Gump ».
Depuis quelques années déjà, Robert Zemeckis explore, avec plus ou moins de bonheur, de nouvelles voies cinématographiques et c’est ici encore le cas. Cette fois le postulat consiste à poser une caméra à un endroit précis et inamovible et filmer en continu, comme dans « The Time machine », le défilé des époques, certaines très reculées jusqu’à nos jours.
Le temps passant, la caméra va se retrouver prisonnière du salon de la maison (de style Craftsman) qui va se bâtir tout autour de l’objectif. Alors usant de nombreux aller-retour dans le passé, on va assister, en des petites scénettes, à l’histoire banale des générations qui vont y habiter ... On remarquera la grande fenêtre typique à ce style d’architecture, qui permettra au regard de s’échapper vers l’extérieur captant ainsi souvent notre attention.
Très déroutant au début, peu à peu l’exercice de style pourra séduire par son traitement et sa démarche inusitée. Les transitions entre les époques seront élégamment réalisées grâce à des rectangles dessinés sur l’image, qui s’ouvriront en de délicats et esthétiques fondus enchainés. Mais cela restera trop souvent artificiel sans convaincre jamais totalement et on pourrait se sentir le jouet de cet exercice de style.
Dans tous les cas c’est un plaisir de retrouver de grands comédiens. Mais à l’issue de la projection, on se languit plus que jamais de retrouver le grand Zemeckis qui nous a fait tant rêver, des années 80 au « Polar Express ».
Un film qui consiste en une succession de clichés usés jusqu'à la corde sensés tirer quelques larmes aux spectateurs américains (plutôt démocrates ou républicains modérés). Le ressort dramatique entre Tom Hanks et Robin Wright est le même que celui utilisé dans Forrest Gump : spoiler: le mari un peu benêt qui n'ose pas quitter sa maison de famille alors que sa femme aurait voulu vivre une autre vie. Elle finit frappée par la maladie...
Ils ont mené une vie médiocre mais au final ils ne regrettent rien car tous leurs souvenirs sont dans cette maison, et c'est grâce à celle ci qu'elle ne perd pas complètement la mémoire...
Petite source d'agacement supplémentaire : spoiler: les indiens sont montrés comme de gentils sauvages qui sont capables d'amour et d'honorer leurs morts et on passe allègrement à la maison coloniale du frère de Benjamin Franklin, bâtie sur le même décor, sans ne serait-ce que suggérer que les seconds ont exterminé les premiers. Faudrait pas passer pour des wokes quand même... Ne perdez pas votre temps.
film insipide, très décevant compte-tenu du casting, du réalisateur; l'émotion ne ressort pas, la vie des personnages est banale et le choix de mise en scène aggrave le côté ennuyeux. Bref on a hâte que l'histoire se termine, tout est tellement prévisible et convenu avec la petite dose de wokisme si chère à Hollywood pour la cerise sur le gâteau...
A la fin du visionnage de ce dernier film de Robert Zemeckis, je me demande où est passé le réalisateur de Forest Gump. Mais avant tout, pourquoi le comparer à Forest Gump ? Parce que c'est le premier argument marketing de ce "Here" ! Retrouver l'équipe avec le duo d'acteur et le même réalisateur était assez prometteur mais c'est un échec complet. Si Forest Gump est un film absolument marquant et riche en émotions, il n'est est rien avec Here, qui est ennuyeux et absolument superficiel. Le scénario principal suit bien sur, la vie des parents de Tom Hanks puis la vie de Tom Hanks et son couple mais tout parait tellement superficiel. Le film ne raconte en effet absolument rien. On passe de l'arc scénaristique principal à des scènes sans aucun lien et surtout sans intérêt. Pourquoi avoir ajouté des scènes dans le passé et dans le futur qui n'apportent rien ? Quel est l'intérêt de l'arc scénaristique de l'inventeur du fauteuil ou de la famille noire ? Et pour finir, les CGI laids au possible (les fond verts dégoulinent de partout et les effets de rajeunissement sont ratés) ne sont là que pour l'esbrouffe et ne rendent le film que factice. Le plus mauvais film de Robert Zemeckis (dont je suis pourtant très friand) et qui, depuis de nombreux films ne parvient plus à retrouver, le talent de ses débuts. Grosse déception !
C'est bof au final. En fait je comprends l'idée, c'est pas bête et ça a tout pour être émouvant, c'est normalement le genre de film que j'adore, mais la, c'est le vide. Déjà l'idée est un peu trop poussée sur certains points c'est limite wtf, je veux dire les dinosaure carrément ? En fait ya pas d'emotion, et je saurais pas dire pourquoi. Alors oui il y a le côté triste de la vie manquée, mais d'autres films traitant mieux le sujet avec plus d'émotions. La je sais pas, c'est vraiment fade, ya rien qui viens titiller l'émotion, à défaut de pas vouloir en faire de trop, la on en fait pas assez. Alors on regarde ces scènes s'enchaîner sans grands intérêts avec des situations prévisibles, le film ne propose aucune surprise. Alors je suis d'accord on pourrais philosopher dessus pendant des heures, mais le film en tant que tel ne provoque pas d'émotions. Le concept est cool, le reste c'est très très bateau. Déçu.
Pourtant je suis un grand fan de Zemeckis et de Hanks mais, là je suis déçu, on change d'époque sans arrêt, le principe des carrés pour annoncer les changements c'est fatiguant !! Si la caméra avait voyagée dans toute la maison au lieu d'un plan fixe aurait rendu le film tellement plus agréable !!! Je me suis ennuyé et je ne suis pas du tout rentré dans l'histoire.
On avait envie de l’adorer ce film. De l’idée super originale à son casting en passant par l’aspect technologique inédit, il avait un potentiel incroyable. Aussi bien visuellement qu’au niveau de l’émotion (et un brin de nostalgie). Le problème est que Zemeckis semble avoir eu les yeux plus gros que le ventre, un trop-plein d’ambition qu’on ne peut lui reprocher d’ailleurs, et que, finalement, « Here » est loin d’être la petite pépite attendue sans pour autant être un mauvais film ou une œuvre ratée. En somme, et pour rester dans ses nombreuses œuvres qui mettent en avant des défis technologiques quels qu’ils soient, son nouvel opus est moyen et un peu frustrant car on sent quel grand film il aurait pu être mais loupe le coche. Alors certes, on n’est pas dans un long-métrage complètement foireux comme « Bienvenue à Marwen » ou anodin et oubliable comme « The Walk » mais pas non plus dans une totale réussite comme, par exemple, les films de sa période animée (« La légende de Beowulf » ou « Le Pôle Express ») et encore moins un chef-d’œuvre comme « Qui veut la peau de Roger Rabbit ? » ou surtout « Forrest Gump ». Non, ici on est dans la catégorie de ses œuvres moyennes et sympas mais pas réussies autant qu’on l’aurait souhaité comme « Sacrées sorcières » par exemple. Et on omet bien sûr dans cette liste ses films plus classiques comme « Apparences » ou « Flight ».
On parlait de son chef-d’œuvre, « Forrest Gump » et c’est d’ailleurs la proposition de base de ce « Here » : tenter de retrouver plus de trente ans après la magie de ce bijou. On retrouve la même équipe devant et derrière la caméra. Cette fois, ce n’est pas un morceau d’Histoire des États-Unis vu par le biais d’un personnage incroyable avec un scénario magnifique et plein d’émotion. Là on adapte un ouvrage qui suit des décennies d’Histoire à travers une maison et ses habitants. Et Zemeckis pousse le concept plus loin en choisissant un plan fixe sur la pièce à vivre qui verra tous ces gens se succéder avec des moments de vie importants croqués sur le vif. Mais le réalisateur choisit de pousser le concept de manière encore plus extrême toujours avec le même plan fixe au même endroit : il va jusqu’à reculer encore plus loin dans le temps en allant chercher la vie autochtone, la période de la colonisation et même celle des dinosaures (!).
Et c’est là que le bât blesse, car ces passages certes ambitieux, rendant le passage de l’homme tout petit face à l’immensité du temps, semblent de trop et appartenir à un autre film. Zemeckis a voulu se la jouer Terrence Malick de « Tree of life » (film qu’on peut trouver très pompeux) en faisant une sorte de « House of life » mais cela ne lui va pas du tout. En effet, on aurait aimé que « Here » se concentre sur une famille de son début à la fin, par ordre chronologique de manière à plus s’attacher à eux et à laisser poindre l’émotion, quasiment absente ici. Tous les autres personnages, de la famille afro-américaine qui succède à la famille principale dans les lieux à toutes les familles d’avant en passant donc par ces plans sur la nature, une météorite frappant la Terre où même la famille de Benjamin Franklin, c’est trop et ça nous déconnecte de l’intine qui aurait pu su bien aller à cette histoire et à ce concept.
En revanche, on ne peut que louer les effets spéciaux de rajeunissement. Contrairement à certains films où c’est vraiment voyant et donc raté, comme pour l’androïde censé représenté Ian Holm dans le dernier « Alien » ou Robert de Niro dans « The Irishman ». Ici Tom Hanks et Robin Wright semblent vraiment jeunes et sans qu’on puisse en déceler les quelconques trucages, c’est assez impressionnant. Ensuite, si le procédé est forcément figé, la manière dont Zemeckis appréhende et s’affranchit de ce défi technique et visuel est admirable. La mise en scène est fluide tout comme l’exécution de ces tableaux de vie (car cela s’apparente bien à des tableaux vivants qui s’enchaînent) où ces quadrilatères de bouts d’écran qui intègrent l’image principale pour indiquer la suivante sont comme le doigt qui tourne la page suivante d’un livre. Le cinéaste prouve qu’il est toujours aussi à l’aise avec les nouvelles technologies, un peu comme Cameron, et qu’il s’en amuse. Sur ce point c’est vraiment encore une belle prouesse mais ses choix narratifs la rendent malheureusement trop désincarnée et rarement l’émotion nous affleure malgré quelques jolis moments. Dommage.
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Nous voulions voir juré n2, mais par malchance la salle était complète, par dépit nous nous sommes dirigés vers here. Nous nous sommes sentit retenus contre notre gré pendant 2h, par ce film dont la moitié des images sont de l’intelligence artificielle, et ça se voit ! Quel ennuie, des fragment de différentes époques inutiles, qui n’aboutissent à rien. 12€ et 2 heures de perdus. Je ne vous recommande pas.
Surtout n'allez pas voir ce film très décevant tout se passe dans une pièce avec une caméra fixe avec des flashback et come-back des et on finit par ne plus rien comprendre.
Autant Forrest Gump est un film attachant, réalisé avec brio et une bonne dose d’imagination autour d’un personnage central un peu simplet mais courageux, sympathique et généreux, autant cette suite - mauvais théâtre filmé, avec pour unique décor le même salon supposé illustrer l’histoire d’une maison, et même de son emplacement depuis l’époque des amérindiens (!) - devient très vite lassante puis insupportable. Les choix du réalisateur sont tout à fait contestables et les artifices techniques auxquels il a recours en soulignent le ridicule. Enfin, nous infliger grâce à l’IA, la présence sous forme d’ectoplasmes – ou de zombies- de Tom Hanks et Robin Wright, les héros du remarquable succès de jadis, se résume à se moquer du monde, et du spectateur en particulier. Dommage que Robert Zemeckis n’ait pas renoncé à temps à ce projet grotesque.
Poulala le même point de vue pendant 1h45 que c'est dur, et puis j'ai pas accroché aux histoires de vie qui ont défilées. De voir le T. Hanks de 1985 ici dans un film de 2024 me laisse aussi autant perplexe que les faux animaux numériques au début du film. Non.
Mal vendu (pas de projections de presse, un slogan d'affiche trompeur), ce film intimiste est une l'une des réussites de son réalisateur, avec une originalité dans le dispositif (narration éclatée, quasiment un seul plan de décor, montage audacieux). On regrettera toutefois un ton trop sentimentaliste (inhérent au cinéaste) et des thématiques dans l'air du temps opportunistes. Une bonne surprise globalement.
Décidément, R. Zemeckis ne cessera jamais de nous surprendre! L'idée de ce voyage (dans les époques et ces différents couples ou familles) est sa mise en scène maligne. En plan fixe, depuis le même point de vue, les décors évoluent en permanence, se superposent et toutes ces vies s'animent autour, racontant des bonheurs, des drames... Le cinéaste utilise alors la technique du maquillage numérique pour pouvoir faire traverser les années à ses personnages centraux. L'intéret de fond reste limité, il est en outre difficile d'être totalement emporté par l'émotion.
Tom Hanks et Robin Wright se retrouvent trente ans après “Forrest Gump”, toujours devant la caméra du grand conteur qu’était et qui est toujours (plus que jamais d’ailleurs), Robert Zemeckis. On connaissait le penchant du réalisateur de “Retour vers le Futur”, pour les mises en perspective - assez kamikazes - de ses récits (souvenons-nous de “Bienvenue à Marwen” notamment). Avec “Here”, Robert Zemeckis choisit le parti-pris du lieu unique (hormis quelques passages préhistoriques et historiques), à savoir celui d’un living-room d’un pavillon de banlieue qui fait face à une demeure qui fut partie prenante dans la jeune histoire américaine. Ici, on est loin de l'esbroufe cinématographique du moment cachant la vacuité du scénario car Zemeckis et son scénariste Eric Roth (“Munich”), d’après la bande dessinée éponyme de Richard McGuire, ont une histoire universelle à nous narrer. Il sera question des liens du sang dans tous leurs états, du temps qui passe, de la maladie et du deuil, au travers de plusieurs familles sur plusieurs époques et générations, le tout, en un seul décorum ! Pour rajeunir Tom Hanks et Robin Wright (le couple fil rouge du récit), l'intelligence artificielle sera de mise et le résultat est surprenant. Au-delà de la prouesse technologique, le film insuffle un sentiment de proximité avec les personnages, lors du visionnage de “Here”, chacun d’entre nous y puise les bons et les mauvais souvenirs de sa propre histoire…