Here – Les plus belles années de notre vie
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Yetcha

1 081 abonnés 4 735 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 novembre 2024
Incroyable, phénoménal, osé, technique, touchant, riche.... Que de superlatifs pour ce film de Zemeckis qui pour moi est une oeuvre magistrale. Un voyage temporelle dans la vie, avec ses déceptions, ses morts, la maladie, les rencontres, les naissances, toutes les choses qui peuvent arriver dans la vie de tous, des choses qui nous rapprochent tous. La technique du plan fixe est reprise de l'idée originale du roman graphique de Richard McGuire que je n'ai pas lu mais que je vais m'empresser d'acheter après avoir vu ce film. Les idées de réalisation et de montages sont parfaitement adaptées à ce plan fixe. Les encarts qui mêlent deux époques simultanément, les petits détails variés qui nous permettent toujours de nous situer dans le temps sans mettre brulement une date, ce plan incroyable avec la commode et le miroir qui nous permet de voir l'autre coté de la pièce quelques instants, les larmes d'émotion coulent plusieurs fois. Le deaging est complètement hallucinant de réalistme, même sur les gros plans très proches, on ne voit rien, c'est fou. Zemeckis nous montre aussi qu'il est possible de faire des films bourrés d'effets spéciaux réussis et nanti d'un gros casting sans que cela coûte 300 millions de dollars (n'est-ce-pas Marvel and co...). Ici c'est 50 millions ! Bref, une vraie réussite qui m'a totalement bouleversé et le film m'a paru très court.
Simplement Loïc
Simplement Loïc

31 abonnés 212 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 novembre 2024
Voilà un film très perturbant. Here offre une mise en scène inventive, intelligente et particulièrement maîtrisé. Robert Zemeckis réussi à ultiser son concept à la perfection avec des transition ingénieuse et surprenante.
Il est perturbant scénaristiquement, c'est un film deconstruit et en même temps chaque plan, chaque scène, chaque moment est lié d'une façon comme d'une autre.
C'est brillant, étrangement brillant !
Ça fait plaisir de retrouver le casting de Forrest Gump.
Naughty Doc

1 040 abonnés 530 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2024
Décidément ce dénigrement de Zemeckis doit cesser

Nouvelle réussite que ce Here, film expérimental adaptant le spleen mélancholique de la BD d'origine tout en captant une vie entière à travers les décennies.
Et là où la "banalité" du quotidien (naissance, enfance, amour, mariage, deuil..) se sublime, c'est non seulement dans son parti pris spatial (une caméra fixe qui ne triche jamais, centrée sur la pièce de vie de la maison), mais aussi temporel où la narration se fait se télescoper les époques, et aussi les personnages.

Des parallèles thématiques qui fonctionnent fonc (même si on aimerait parfois exploiter + de personnages apparaissant en coup de vent), dupportant avant tout un fuo Tom Hanks-Robin Wright décidément touchant.

Une réunion de l'équipe Forrest Gump (scénariste compris) conjuguant à nouveau l'intime avec la grande histoire (ce prologue à la Tree of Life) de manière vertigineuse, via une portée existentielle très bien résumée par l'ultime séquence de Here.

Bref c'est une belle proposition de cinéma d'un des plus illustres artisans Hollywoodiens des 40 dernières années : évidemment à ne pas manquer !
Cinévore24

446 abonnés 939 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2024
"Je me souviens avoir vécu ici. Je suis bien ici."

Robert Zemeckis a toujours été un grand expérimentateur dans le domaine cinématographique, qu'il s'agisse de mêler animation et prises de vues réelles (Roger Rabbit), d'intégrer Tom Hanks dans des images du passé (Forrest Gump), et bien sûr en expérimentant et en développant la technique de la "performance capture" (Le Pôle Express, La Légende de Beowulf, Le Drôle de Noël de Scrooge).

Adaptant ici la bande dessinée homonyme de Richard McGuire, Zemeckis continue dans cette veine expérimentale, en utilisant notamment une technologie de "maquillage numérique" lui permettant de rajeunir les acteurs en direct sur le plateau.

Tournant son film d'un seul et même point de vue statique, Zemeckis nous déroule un récit où les histoires et les générations s'entremêlent sans cesse, et où le temps file plus vite qu'on ne le croit.

Des "cases" instantanées de vies, apparaissant, se superposant et s'évaporant, entre moments de joie et de tristesse, de partage et déchirement, et séparées par des années, des décennies et parfois même des siècles, démontrant les incalculables souvenirs contenus dans cette maison, lieu unique du film.

Un dispositif narratif avec lequel j'ai eu un peu de mal une partie du film, l'humain ayant du mal à vraiment exister au sein de la technique, de par cet enchaînement un peu trop soutenu et redondant de récits qui n'ont pas suffisamment le temps d'exister pour pouvoir s'y attacher (mais peut-être que cela rejoint ce sentiment de temps qui passe trop vite ?).

L'impression que la forme, trop présente, vient un peu trop écraser le fond, et qu'on en voit certaines ficelles, à l'image du rajeunissement numérique de Tom Hanks et Robin Wright (réunis à nouveau à l'écran, 30 ans après "Forrest Gump"), dont les visages en tant que très jeunes adultes ont d'abord bien du mal à convaincre (plus le temps avance, plus cela s'améliore).

C'est à partir de sa seconde moitié, quand le film se pose davantage et laisse vivre certaines de ses histoires, que l'immersion se fait véritablement et que je finis par en oublier le dispositif technique.
C'est quand les sentiments (rêves, choix, regrets) s'incarnent, que l'émotion se fait petit-à-petit plus présente, et que je me connecte au film, parce que ces sentiments, ces moments de vie bien précis me parlent et me touchent, qu'ils soient positifs ou négatifs.

Sorti dans une certaine indifférence (ce qui est bien dommage), «Here» est un pari, faisant finalement sens dans sa manière de nous narrer son récit, nous montrant tous ces morceaux de vies à l'intérieur de l'Histoire de la vie, et ces parallèles entre chacun d'eux.

Une façon de nous dire que nous ne sommes que de passage, et qu'il faut parfois plus prendre le temps de vivre nos propres vies.

Une expérience audacieuse et particulière, finalement assez juste et touchante, si on se laisse immerger dans celle-ci.
22sur20 | Alex
22sur20 | Alex

108 abonnés 335 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 novembre 2024
HERE : 18,5/20

Et dire que j’allais passer à côté de ce film à cause de mauvaises critiques… Voilà pourquoi je ne suis que très peu de comptes/chaînes cinéma, même si je ne suis pas vraiment influençable (sauf pour Croquette le chat !).

Trêve de plaisanterie.
Ce film m’a transporté hors du temps.
Une parenthèse dans ma vie de cinéphile que je ne suis pas prêt d’oublier de sitôt.

Une caméra fixe du début à la fin du film.
Voilà ce qui caractérise en premier lieu la singularité de cette œuvre.
Toujours la même scène, de l’époque des dinosaures avec cette sublime scène d’ouverture à des années plus récentes, comme un plan-séquence du début à la fin.

La réalisation ensuite.
Ultra-originale, avec des effets de collage par-ci par-là, d’images dans l’image, tout au long du film, comme des cadres photos qui viennent superposer des temporalités différentes dans un même espace. J’ai trouvé ça super novateur, intelligent, ingénieux et terriblement efficace.
Le montage à lui tout seul suffit pour transmettre de l’émotion et faire passer des messages. C’est très fort.

La bande-son, brillante.
Moi qui n’utilise jamais mon téléphone au cinéma, je n’ai pas pu m’empêcher de Shazamer deux musiques qui m’ont touché en plein cœur (j’étais quasi seul dans la salle).
Des mélodies justes, émouvantes à souhait qui accompagnent avec parcimonie des instants clés du récit.

Le casting est incroyable. Quelle leçon d’acting.
D’autant plus que ce plan fixe d’1h44 transforme ce film en une vraie pièce de théâtre, avec cette maison comme scène principale où les comédiens s’y meuvent au fil des années comme dans de petits sketchs.
Le mélange d’effets spéciaux numériques/pratiques/IA pour vieillir et rajeunir les acteurs est indétectable et rend le tout ultra crédible.

Enfin, là où l’action se passe, ici.
Cette maison, qui est ici la protagoniste principale, et les familles, les couples, les événements qu’elle y accueille à travers le temps.

Le temps qui passe. Les objets qui nous accompagnent. La jeunesse, la vieillesse, les joies, les peines, la vie, la mort.
Une dimension contemplative de la réalité de l’humanité et des relations de monsieur et madame tout le monde. Une poésie intemporelle dans laquelle j’ai plongé tête baissée, jusqu’à me tirer les larmes dans la dernière ligne droite.

Ce film, Here, n’est pas comme les autres.
C’est une ode à la vie, à l’histoire de l’humanité et aux relations sociales entre humains qui s’aiment, se trouvent et se perdent, dans cette partie du monde où cette caméra fixe capture des instants au fil du temps, ici.

Plus de notes sur insta : 22sur20
Cinemadourg

906 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 novembre 2024
Inspiré de la bande dessinée "ICI" ("Here" en anglais), le film surprend par son concept audacieux : chaque scène se déroule au même endroit aux Etats-Unis à différentes époques, du temps des dinosaures jusqu'à nos jours.
En ce point GPS précis, une maison va être bâtie vers la fin du 19ème siècle, la caméra va donc se retrouver plongée dans un vaste séjour dans lequel le spectateur va être témoin de la vie des quelques familles ayant vécu là.
Cependant, cette originalité possède les défauts de ses qualités : des longueurs, des passages répétitifs, des personnages moins attachants que d'autres...
L'ordre non chronologique n'aide pas vraiment à s'attacher à tous les protagonistes, heureusement que le couple Tom Hanks / Robin Wright est le fil rouge de cette oeuvre, car tout le reste n'est pas véritablement intéressant.
Pour conclure, cette fresque temporelle ambitieuse intrigue par sa singularité et touche délicatement par sa nostalgie (surtout sur le final), mais manque cruellement de liant pour pleinement captiver.
Site CINEMADOURG.free.fr
Artriste
Artriste

185 abonnés 2 368 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2024
Avec Here, Robert Zemeckis coécrit et réalise un drame tout simplement magnifique. L'histoire nous fait suivre à travers les âges et les époques, des générations d'hommes et de femmes défilant dans un lieu unique, témoin de l'évolution de l'humanité des temps préhistoriques jusqu'à nos jours et théâtre de vies entremêlées, d'histoires d'amour, de conflits et de découvertes. Ce scénario, aussi atypique, qu'ambitieux, et adapté de la bande dessinée du même nom de l'auteur Richard McGuire, nous transporte pendant une heure et quarante-cinq minutes dans une longue fresque totalement bouleversante à la durée qui aurait même méritée d'être rallongée. Ce concept novateur nous fait vivre une expérience cinématographique unique, à la fois d'une grande simplicité et d'une incroyable complexité. Ces moments d'existences, s'étalant sur une période de soixante-cinq millions d'années, nous font découvrir de nombreuses âmes qui ont évoluées sur ce sol qui se transforme au fil des siècles. Suivre ces quotidiens qui s'entremêlent donne lieu à toutes sortes de moments, qu'ils soient tristes ou joyeux. Ces séquences, présentées dans un ordre chronologiquement mélangé, permettent de faire un lien entre les époques et de comprendre d'où proviennent les racines sur lesquels sont construites ces fondations et les répercussions que le passé engendre sur l'avenir. Le métrage met particulièrement en avant une famille bien précise, bien que de nombreuses autres aient vécues ou vont vivre dans cet habitat. Celle-ci comprend des membres particulièrement attachants, interprétés par une superbe distribution composée de Tom Hanks, Robin Wright, Paul Bettany, Kelly Reilly et Zsa Zsa Zemeckis. Mais ils sont loin d'être seuls car de nombreux autres rôles tout aussi importants sont présent à l'écran. Cependant, tous les citer serait trop fastidieux mais ils ne sont pas en reste et on ne les oublies pas. Tous ces protagonistes entretiennent des relations nous faisant passer par toutes les émotions que ce soit la tristesse, le rire, l'inquiétude, les regrets, le deuil, la nostalgie, l'amour ou encore la joie. Des échanges soutenus par des dialogues d'une belle authenticité. Si le fond est si touchant, c'est en grande partie à la faveur de la technique formelle du métrage. En effet, la réalisation du cinéaste américain se contente d'un plan unique, chose extrêmement rare au cinéma. Si ce procédé peu paraître risqué ou artificiel, il fonctionne à merveille grâce à la maîtrise du réalisateur et à sa totale symbiose avec le propos. Sa mise en scène se rapproche de celle du théâtre en faisant vivre le lieu au lieu de bouger sa caméra. Et celui-ci fourmille de vie car tout est toujours en mouvement, que ce soit les personnages ou les décors intérieurs. De plus, les transitions se superposant à l'aide de cases rappelant la bande dessinée sont franchement ingénieuses. Il faut également rendre un véritable hommage aux accessoiristes, trop souvent oubliés, et qui ont fourni ici un travail titanesque. Les objets sont innombrables et permettent de retranscrire les différentes époques afin qu'on s'y retrouve dans cet espace temps. Cela est également judicieusement retranscrit via la grande fenêtre montrant l'évolution du monde extérieur au fil des saisons hors de ces murs figés. L'espace et la profondeur de champ sont savamment utilisés et le travail de reconstitution est des plus remarquable. Il en va de même pour les effets spéciaux permettant de faire naître la vie et de rajeunir ou vieillir les personnages au gré du temps. Ce visuel d'une richesse infinie est accompagné par une b.o. signée Alan Silvestri, dont les compositions personnelles très douces côtoient des titres plus connus de différentes époques. Tous ces morceaux collent parfaitement aux évènements et permettent eux aussi de se situer dans le temps, en plus de comporter un thème récurrent donnant une identité musicale au film qui s'achève sur une fin véritablement poignante au point de faire couler des larmes. Ce final vient ainsi mettre un terme à Here, qui, en conclusion, est une petite perle et un grand chef-d'œuvre devant absolument être admiré.
Fêtons le cinéma

849 abonnés 3 658 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 novembre 2024
Here s’inscrit dans une démarche tout à la fois poétique et narrative. Si la dispersion des époques, des cultures et des familles contribue à une attention portée à ce qui d’ordinaire apparaît insignifiant – les actions du quotidien, que le cinéaste et poète nous apprend à reconsidérer –, le collage des vignettes sur un même plan large donne vie au récit cohérent d’un lieu chargé de souvenirs, traversé par les siècles, par l’Histoire et par les générations chacune chargée de ses petites histoires. Le désordre de la chronologie, causée par d’incessants allers-retours temporels, crée un tissu complexe où s’entremêlent des fils de différentes origines, compose une toile par touches de couleur à la façon des artistes impressionnistes – notons que la passion de Richard Young pour la peinture n’est pas due au hasard, pas plus que la réalisation de fouilles dans le jardin familial duquel est exhumé un collier sacré.
Robert Zemeckis conçoit son dispositif de mise en scène telle une caisse de résonnance dans laquelle se chante l’humain entendu dans ses espoirs, dans ses déceptions et dans ses angoisses ; revient en leitmotiv le motif du tempus fugit, vanité dans laquelle le cinéaste américain jamais ne se complaît mais qui lui sert davantage de support à une réflexion sur la tension déstabilisante entre la répétition d’un schéma circulaire et la prise en compte de l’individu dans sa singularité congénitale. Les rectangles dessinés çà et là ouvrent des fenêtres et des portes donnant accès à un autre âge où les préoccupations furent ou seront sensiblement identiques ; pourtant chaque période conserve son atmosphère, sa lumière, sa chaleur humaine, à l’instar des œuvres de Zemeckis elles-mêmes, distinctes quant au récit mais reliées par une infinie douceur aussi réconfortante qu’un bon feu de cheminée un soir d’hiver.
La sagesse acquise par le cinéaste, la délicatesse du thème principal orchestré par Alan Silvestri, le talent des comédiens, la pertinence du dispositif qui jamais n’ennuie, toujours se renouvelle jusqu’à ce travelling – premier et dernier ! – tout simple en apparence, bouleversant en profondeur… Un enchantement, dialogue audacieux et pleinement réussi entre le populaire Forrest Gump (1994) et le spirituel Tree of Life (Terrence Malick, 2011).
Eddy P
Eddy P

164 abonnés 343 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 décembre 2024
Je ne comprends pas comment Zemmeckis a pu autant mettre toute son énergie dans les prouesses techniques, la réalisation, le cadrage, l'inventivité de la mise en scène et pourtant complètement échouer sur un scénario ennuyeux, avec des personnages désespérés (et désespérants). Il en ressort un film très prétentieux, complètement artificiel, qui impose des émotions plutôt que de les faire ressentir, qui ne donne d'analogies entre les histoires que des bouts de dialogues ou des mises en places dans l'espace clos qui est donné. L'idée de garder une caméra fixe sur plusieurs millénaires est excellente au départ. Mais quel échec ! Quel ennui ! Ca ne raconte rien d'autres que des vies étriquées de personnages qui ne se développent pas. Frustrant !
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 novembre 2024
Le tout dernier long-métrage de Robert Zemeckis ne ressemble à aucun autre film que je connaisse. Dans sa forme, on est clairement dans un exercice de style. En effet, durant 1h45 la caméra ne bougera pas d’un millimètre : plantée à un endroit précis, spoiler: elle ne s’autorisera un travelling que durant la toute dernière minute du film.
Devant son objectif défile en forme de patchwork plusieurs périodes qui s’entremêlent dans un joyeux désordre. A l’aide de carrés, les plans s’enchainent, nous faisant changer perpétuellement d’époque, de décor, de personnage. Chaque scénette ne dure que quelques minutes, et elles évoquent des moments clefs dans la vie des occupants des lieux. Partant de ce principe, il fallait à Robert Zemeckis un excellent décorateur, un excellent costumier (et aussi un très bon coiffeur !) et une équipe de montage inventive. Comme devant sa caméra il fait défiler des époques très différentes (le film commence à la fin du crétacé quand même !), les époques devaient être parfaitement rendues dans les détails visuels et c’est particulièrement bien réussi. Il a utilisé l’intelligence artificielle pour rajeunir ses personnages, comme l’avait fait Spielberg avec Harrison Ford dans le dernier « Indiana Jones ». Ici, il s’agit de faire rajeunir Robin Wright et Tom Hanks respectivement à l’époque « Santa Barbara »pour elle et « Big » pour lui ! Comme c’est essentiellement leur destin à tous les deux qui sert de fil rouge au film, il a fallu les rajeunir pour les faire doucement vieillir au fil des scénettes. C’est quand même assez bluffant à voir, même si je comprends qu’on puisse nourrir des réserves parfois sur le procédé et les les limites que l’on doit lui fixer Mais ici, rien de dérangeant, c’est juste impressionnant de revoir des ceux comédiens tel qu’on les a connu dans les années 80. Les différentes histoires ont beau être mélangées, elles sont malgré tout racontées chronologiquement : spoiler: des amérindiens tombent amoureux puis fondent une famille, des aristocrates anglais redoutent une révolution américaine qui finit par survenir et les submerger, un aviateur casse-cou du début du XXème siècle finit par succomber non pas à un crash aérien mais à la grippe espagnole, un inventeur fait fortune en pleine guerre mondiale avec un fauteuil relaxant, un couple afro-américain traversent l’époque COVID non sans chagrin, etc…
Et dans un coin du salon, un poste de télévision donne des indices temporels : une série TV, une soirée de réveillon, un évènement historique, un cours d’aérobic, comme cela, on n’est jamais perdu au milieu de ce grand puzzle temporel. Le XIXème siècle est le grand absent du film, pas de Guerre de Sécession par exemple, et on se demande un peu pourquoi : même si « Here » n’a surement pas vocation à être un catalogue exhaustif, ça interroge un petit peu. C’est la destinée de Richard et Margaret qui sert de fil rouge au scénario, même si l’histoire des parents de Richard (Rose et Al) prend aussi beaucoup de place. Comme il l’avait fait dans « Forrest Gump » mais d’une manière différente, Zemeckis fait défiler l’Amérique d’après-guerre sous sa caméra : les parents vieillissent, les amours naissent puis se fanent, les enfants quittent le nid spoiler: (ou pas),
les illusions se perdent, les regrets se font plus aigus, les premiers signes de l’âge se font sentir. On pourra objecter que si la forme est ludique, inventive et originale, le fond est très mince. A part quelques bribes (le passage contemporain sur la question raciale par exemple), on reste perpétuellement à hauteur de petite vie tranquille de la middle class américaine qui vit dans une grande maison (selon les standards européens !) et tire un peu le diable par la queue. Si tout sonne juste dans l’histoire de Richard et Margaret, on reste dans malgré tout à la surface des choses, aucun sujet grave n’est réellement abordé. « Here » c’est avant tout un empilement de tranches de vies américaines, des vies toutes simples. Le film ne cherche pas à être autre chose que cela, il faut l’accepter comme tel sous peine de trouver l’exercice de style un peu vain. Le casting est pléthorique et outre la toujours merveilleuse Robin Wright et le parfait Tom Hanks, on soulignera la composition de Paul Bettany, Kelly Reilly, David Fynn ou encore Michelle Dockery (qui n’en a pas encore fini visiblement des rôles à costume), tout le casting est très bien même si on peu regretter que certaines époques aient été un peu sacrifiées au profit d’autres. « Here » est donc une sorte de curiosité cinématographique à découvrir, le film est ludique, on ne voit pas le temps passer car on ne reste que quelques minutes à chaque fois sur chaque scénette. On sourit souvent, on est émus parfois, on regarde défiler avec plaisir toutes ces vies si différentes et si semblables.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 2 septembre 2025
Avec Here – Les plus belles années de notre vie, Robert Zemeckis retrouve son goût pour l’expérimentation formelle. Le film se déroule entièrement dans une seule pièce, traversée par les époques et les générations, pour raconter une histoire de famille et de transmission. Techniquement, c’est un petit exploit : le montage entrelacé des différentes périodes est fluide et le rajeunissement numérique des acteurs – Tom Hanks et Robin Wright en tête – force l’admiration.

Mais derrière cette virtuosité, le récit peine à captiver. Les trajectoires de vie présentées manquent de relief et l’émotion se dilue dans le dispositif. L’originalité de la mise en scène ne suffit pas à masquer un scénario qui laisse le spectateur à distance.

Un film audacieux, impressionnant sur la forme mais frustrant sur le fond : une curiosité plus qu’une œuvre marquante.
OceanShadow
OceanShadow

9 abonnés 79 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2024
À voir absolument !

Le papa de Retour vers le Futur débarque avec une méga claque ! Un tourbillon d'émotions et de nostalgie dans ce film original où tout ce déroule dans une seule pièce ! Des acteurs incroyables, des effets spéciaux de fou, une musique magnifique pour une réalisation sublime !
Si vous voulez une histoire hors du temps, traversant les âges et les instants de vie, des émotions pures, de la nostalgie qui fait du bien tout en vous bouleversant entièrement, Here est une pépite qu'il faut voir absolument !

Wish you were Here / 20
legend13
legend13

289 abonnés 1 097 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2024
Le duo Tom Hanks-Robin Wright sous la houlette de Robert Zemeckis c'est forcément un projet qui me plaît et qui m'attire. Encore plus quand j'ai appris le concept m. Celui de poser une camera et de suivre l'évolution d'un lieu à travers le temps . Concept très expérimental mais très attractif.

Globalement les critiques sont plutôt mitigées. Personnellement j'ai adoré. Une belle surprise.

Je ne vais pas rentrer dans les détails artistiques mais visuellement j'ai trouvé le film vraiment beau et le montage vraiment réussi. Le suivi non linéaire des époques est une super idée et au final on ne s'ennuie pas une seule seconde.

Les acteurs sont tous bons. Mention spéciale pour Paul Bettany. Touchant comme rarement.

Bref une œuvre touchante. Un vrai bon retour pour Robert Zemeckis après des années de flottement et de projet douteux. Et ça fait plaisir.
RodSand
RodSand

15 abonnés 126 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 28 novembre 2024
Un film avec de belles images, mais pour le reste d'un ennui abyssal. Les histoires sont banales, inintéressantes et rien ne vient sauver ce tableau de plusieurs vies imbriquées. Dommage on aurait pu faire beaucoup mieux en étant plus modeste.
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 janvier 2025
Le principe du très dèroutant "Here" (2024) est que tout se passe dans une seule et même pièce! Et le virtuose Robert Zemeckis a poussè le concept encore plus loin puisque l'histoire se dèroule à travers les âges où l'on passe - hèlas ! - d'un univers prèhistorique au tout dèbut de la civilisation...à travers un seul et long plan fixe! Allez mettre ça en images car OUI maîtrise technique èvidente il y a avec un cinèaste qui bouscule tous les codes, OUI ce film dèçoit donnant lieu à bien des excès d'ambition, de clichès et de de-aging! Malgrè le côtè dècousu et rèpètitif, on baigne pourtant dans un dispositif très original, dominè par ses petits moments d'histoire de chacun! Saluons pour le coup la prestation de Paul Bettany, les autres sont finalement assez anecdotiques (un comble quand on sait que Tom Hanks et Robin Wright se partagent la tête d'affiche). Bref on dècroche assez vite de l'histoire, on s'y perd souvent, et c'est bien dommage quand on connait l'immense talent de Zemeckis...
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