L’idée, le concept est hyper interessant, l’execution est assez mauvaise. Robert Zemeckis peine à nous faire profiter de son idée, on est un peu lassé et laissé, quelques scènes marquent...
Pour être original , c'est hyper original , pour pratiquer le jeunisme des acteurs , là encore c'est un sans faute étonnant. Le film m' a rappelé "la machine à explorer le temps" ou l'histoire défile vue d'une fenêtre , mais passé la nouveauté , on a aussi l'impression de suivre une téléréalité ce qui m' a un peu ennuyé. Mais je salue l'idée originale , les acteurs et la mise en images .
D'une grande originalité de part sa façon d'être filmé (caméra sur place)... et que d'émotions, voyant les années défilées et les liens crées et défaits pour les personnages, nous renvoyant à notre propre nostalgie.. On n'en sort pas indemne, c'est un film qui questionne sur le temps et la vie qui passe. Magnifique
Here – Les plus belles années de notre vie observe un même lieu à travers différentes époques, en laissant se superposer les vies qui s’y succèdent. Un film au concept fort que j’ai trouvé intéressant dans son idée, mais qui m’a laissé assez à distance.
Avant de le voir, il faut avoir en tête que Robert Zemeckis s’inscrit ici dans une démarche centrée sur le temps et la mémoire. Adapté du roman graphique Here, le film repose sur un dispositif radical avec un point de vue fixe à travers lequel coexistent différentes périodes. Tourné autour d’un décor unique en transformation, il privilégie une approche formelle où la construction temporelle prend le pas sur une narration classique.
Le film s’intéresse avant tout au passage du temps et à la mémoire, en montrant comment un même lieu peut contenir une multitude de vies et d’histoires. Il met en avant l’idée que les individus passent tandis que les espaces conservent leurs traces. À travers cette structure fragmentée, il propose une réflexion sur la banalité de l’existence, en s’intéressant à des moments ordinaires plutôt qu’à des événements marquants.
Le récit s’intéresse aussi aux relations humaines, à la famille et à la transmission, en montrant différentes trajectoires qui se croisent sans réellement se répondre. Il aborde la transformation des liens et la manière dont le temps les modifie, tout en proposant une lecture plus large de l’évolution d’une société à travers les générations.
Je suis resté assez mitigé. J’ai apprécié le concept formel audacieux et la réflexion sur le temps, avec une vraie cohérence entre la forme et le propos. L’idée du lieu comme personnage fonctionne bien, et l’ensemble propose une expérience de cinéma assez singulière.
Mais je n’ai jamais vraiment réussi à m’impliquer. Le dispositif crée une forme de rigidité et de froideur, et la multiplicité des époques empêche un véritable attachement aux personnages. L’émotion reste inégale, avec un manque de profondeur individuelle et d’enjeu narratif qui se fait ressentir sur la durée.
Au final, Here – Les plus belles années de notre vie propose une approche originale du temps et de la mémoire, portée par un dispositif cohérent. Un film intéressant dans son intention, mais qui reste plus marquant par son concept que par son véritable impact émotionnel.
On a beau être devant un bel écrin, il est bien vide d’ennui et de lassitude. Ici on privilégie le fond et la forme passe à la trappe de façon magistrale. C’est incroyable de vacuité
En choisissant d'adapter la bande-dessinée "Here", dont le concept est de raconter une histoire à travers le temps sans aucun changement de lieu, Robert Zemeckis a évidemment fait le choix de conserver ce concept. Mais alors que le principe même du cinéma est d'animer une image, d'avoir du mouvement, est-ce que le concept de la bande-dessinée était vraiment adaptable sur grand écran ?
Bien que l'on suive principalement dans ce film l'histoire de Richard et Margaret Young, incarnés par Tom Hanks et Robin Wright, le film va au delà puisqu'il démarre même à l'époque de la préhistoire, et passe par la période historique des amérindiens, de la guerre d'indépendance etc... L'idée est de certes raconter l'histoire de ce couple à travers le temps, sans bouger l'image du salon de leur maison, mais aussi de raconter l'histoire du lieu où se trouve cette maison. Le film fait donc des aller-retour dans le temps, mais je dois avouer que je n'ai pas saisi l'utilité de toutes les histoires racontées. La mise en scène de Zemeckis est cependant plutôt maline, pour jongler entre les âges, en gérant le cadre de manière intelligente sans jamais avoir à bouger sa caméra d'un millimètre. On devine qu'il a repiqué des idées à la bande-dessinées d'origine, mais le rendu final à l'écran est plutôt bon. La caméra ne bouge jamais, et pourtant l'image est sans cesse en mouvement, entre évidemment les personnages qui vivent dans ce salon, mais aussi la vie que l'on aperçoit sans arrêt à travers la fenêtre. Si on pouvait donc redouter que le film donne trop le sentiment de théâtre filmé, avec pour seul décors le salon de cette maison, il n'en est rien en réalité, et le film est une grande réussite au niveau de sa mise en scène, jusqu'au plan final qui lâche enfin sa position fixe pour nous faire découvrir tout ce que nous n'avions pas vu de cette maison.
Le casting est bon également, avec en premier lieu bien sûr Tom Hanks et Robin Wright, mais aussi Paul Bettany et Kelly Reilly qui incarnent les parents de la famille. Car si le film est centré sur le couple formé par Hanks et Wright, l'histoire des personnages de Bettany et Reilly est toute aussi importante. J'ai eu plus de mal à comprendre par contre la raison de la présence de cet autre couple, dont lui est un inventeur. Revoir à l'écran un couple formé par Hanks et Wright trente ans après "Forrest Gump" fait très plaisir, et si je redoutais que l'utilisation du deaging rende un mauvais effet à l'écran, en réalité il est plutôt réussi.
Malheureusement, toute cette histoire n'est pas nécessairement très emballante. On s'attache à ces personnages, certes, écrits avec une grande justesse si bien qu'ils paraissent très humains, mais on ne fait qu'être spectateurs des étapes importantes de leurs vies, sans que le film ne parvienne à nous emporter plus que ça. Cela donne le sentiment de regarder une vidéo de famille qui, pour la famille en question serait évidemment un moment d'émotion, mais pour nous de l'extérieur nous laisse trop sur le côté.
Le résultat final est donc difficile à juger, car techniquement le film est une vraie réussite, le casting est très bon également, mais le film n'arrive jamais vraiment à décoller au niveau de l'histoire qu'il raconte, et se perd même par moment à raconter des faits sans réel intérêt pour l'histoire.
L'histoire d'une maison et de ses occupants au travers des années qui passent. L'idée est originale et "louable" :-) Mais au bout de 30 minutes, je me suis vite ennuyé. Filmé sur le même plan durant 2h00 des familles de différentes générations... cela ne m'a pas emballé.
Avec Here, Robert Zemeckis signe un film ambitieux mais expérimental, réunissant Tom Hanks et Robin Wright dans un projet aussi original qu’inégal. Le concept est audacieux : suivre la vie de plusieurs générations dans un même lieu, en utilisant l’IA pour rajeunir et vieillir les acteurs et en filmant la quasi-totalité du film avec un plan fixe.
Les points positifs L’idée est intrigante et certains passages visuellement réussis montrent que Zemeckis n’a rien perdu de sa maîtrise technique. On sent l’intention de reconstruire la vie et ses évolutions à travers les générations, avec des thèmes comme l’éducation, la famille et le passage du temps. Les performances de Hanks et Wright restent solides, fidèles à leur légende.
Les limites Mais l’expérience reste très abstraite et difficile à suivre. La ligne narrative est confuse, on ne s’attache jamais réellement aux personnages, et le film donne l’impression de regarder un concept plus qu’une histoire. Vers la fin, Hanks tente un moment émotionnel façon The Notebook, mais cela reste anecdotique face à l’ensemble, trop froid et trop conceptuel pour toucher profondément.
Verdict Here se regarde pour l’audace et la technique, mais reste un film que l’on oublie vite. Les spectateurs en quête d’émotions fortes ou de narration claire risquent d’être frustrés.
Voilà un film très émouvant de Zemeckis avec peu ou prou la même équipe que sur "'Forrest Gump". Ici, pas question de développer l'histoire d'un simplet sur plusieurs décades, mais plutôt différents récits se déroulant au même endroit à travers les âges. Et c'est vraiment bien fait et bien vu car tenir dans une même pièce sur pas loin d'1h40 est une belle gageure pour ce long-métrage parlant finalement de la vie avec ses beaux comme ses mauvais moments. Remarquablement interprété, prenant, visuellement magnifique et faisant parfois penser à "The tree of life", "Here" nous montre que la vie vaut le coup d'être vécue quand on est ou a été entouré de ceux qu'on aime. Et même si certains protagonistes auraient mérité d'être plus développés, on passe un excellent moment au visionnage et on est presque déçu quand vient la fin !
Nul, ce film est juste l'histoire de trois murs, c'est un film sans queue ni tête, impossible à suivre et sans aucun intérêt. J'ai patienté pendant à peu près la moitié du film, espérant un commencement d'histoire.... qui n'est jamais venu.
Robert Zemeckis, réalisateur de génie et conteur de belles histoires revient avec ce joli film sans prétention, où l'on suit à travers un lieu central des vies qui se succèdent, se construisent, s'émancipent et se terminent, le fil d'un beau roman ou rien n'est écrit mais où les souvenirs sont éternels. On prend plaisir à revoir Tom Hanks et Robin Wright réunis à nouveau sur grand écran, après leur idylle tumultueuse dans Forrest Gump. C'est doux, tendre, gentillet, très bien interprété, ça ne fait de mal à personne et par les temps qui courent, c'est salvateur. A regarder sans modération.
Un chef d'oeuvre. L'histoire, les personnages. Je partais réfractaire : l'histoire me semblait alambiquée. Au final, j'ai découvert une pépite comme il en existe peu. Certains effets spéciaux sont ratés mais cela n'enlève pas le charme de cette saga incroyable. Et le point perdu de ces effets est regagné sur la musique magnifique que nous avons de Mr Silvestri. J'ai été ému aux larmes sur le dernier acte. Bravo.