Derniers Avis : Here – Les plus belles années de notre vie - Page 6
Here – Les plus belles années de notre vie
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Matt
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2,0
Publiée le 18 février 2025
Robert Zemeckis qui fait rejouer ensemble Tom Hanks et Robin Wright 30 ans après le chef d’œuvre qu’est Forrest Gump, ça ne pouvais que fonctionner non ? Et bien pas pour moi et je suis tellement mais tellement déçu, pas forcément du film en soit, mais que je me soit imaginer un film totalement différent que ce qu’il m’a été présenté ici… un huit clos, pièce de théâtre en soit, c’est jolie c’est poétique c’est travaillé OUI, mais ça n’est pas le genre de film qui arrive à m’atteindre malheureusement….. néanmoins si prochaine collaboration entre ces trois grands noms du cinéma voit le jour, je serais ravi de voir ce que cela donne.
Concept et dispositif original. Bien joué, émouvant même parfois. Dommage que les autres histoires, hormis celle de Hanks et Wright, ne soient pas davantage développés. Je m’attendais plus à quelque chose ressemblant à Cloud Atlas.
Le film est un challenge: raconter 50 metres carrés, la taille d’un grand salon, de la terre de l’origine à nos jours. Et relier ces morceaux de temps par des morceaux d’espace. Pari réussi.
Poulala le même point de vue pendant 1h45 que c'est dur, et puis j'ai pas accroché aux histoires de vie qui ont défilées. De voir le T. Hanks de 1985 ici dans un film de 2024 me laisse aussi autant perplexe que les faux animaux numériques au début du film. Non.
Si le premier quart d'heure on se demande si on va tenir tout le film, la tendance s'inverse rapidement. On se prend au jeu et cet essai d'une caméra statique durant tout le film séduit. On se prend à apprécier les différentes aventures des personnages qui évoluent avant et dans la maison, ou, plus exactement la pièce où se déroule l'action. Voilà un film film attachant où les protagonistes, principalement Tom Hancks et Robin Wright jouent à l'économie sans chercher des effets. Intéressant et finalement captivant. On rentre dans le film mitigé et on en ressort conquis. Belle expérience. A voir.
Film original et sympa. Malgré son concept peu commun, il ne laisse pas un souvenir impérissable. On devine rapidement ce que va être le film. Néanmoins, il se suit et le travail du montage est agréable à voir.
L'héritage d'une maison qui a connu l'amour, l'amitié, la mort, la vie.. c'est un film très touchant, qui démontre à quel point un simple lieu peut devenir le cœur de plusieurs vies et aventures. C'est beau, c'est simple, et ça donne envie de chérir les 'petits' souvenirs qu'on créé dans notre salon, les fêtes, les anniversaires, les disputes, les rencontres, les appels, les câlins, les rires.. Un film pleins d'émotions et d'humanité.
Robert Zemeckis nous livre un film audacieux, qui capte toute son action depuis un unique point de vue au fil des temps, échappant au piège du huis-clos en y mêlant des petits encarts qui sont des fenêtres sur d'autres époques. Ainsi l'on voit toute l'Histoire (et les histoires) qui ont pris place dans ces trente mètres carrés, du couple d'Hommes préhistoriques qui présentent leur enfant à la divinité lunaire, au Papa moderne ("joué" par Tom Hanks, on reviendra sur ces guillemets) qui s'amuse à faire comparer à son nourrisson la vraie Lune et celle qu'il a peinte sur une toile, comme si Zemeckis nous disait poétiquement qu'il y a des fantaisies, des peines, des joies, qui sont le propre de l'Homme, et que l'on répète d'époques en époques pour créer du lien entre nous. C'est beau, c'est vraiment beau, mais ce qui l'est nettement moins, c'est l'utilisation de l'IA pour générer automatiquement des visages rajeunis aux acteurs. Là, c'est non. A défaut d'avoir des visages bien faits (regardez les lèvres et les sourcils de Tom Hanks, l'algorithme ne trompe pas une seconde, et les gros plans "aux expressions calculées" cassent l'émotion des scènes, dommage), on veut au moins que cela fasse bosser des vrais artistes (maquilleurs, coiffeurs, prothésistes, post-prod...), pas une entité numérique qui monte les sourcils à tel mot, calcule étrangement le mouvement labiaux, et donne une texture de peau très lisse (c'est là où Zemeckis atteint sa limite, il nous parle de l'Homme dans le fond, et le balaye dans la forme... On ne l'a pas suivi, pour le coup). Alors donc on est vraiment plus qu'heureux de retrouver le vrai Tom Hanks dans les scènes "dernières années", cela soulage les yeux, et le final reste assez touchant (tant dans la relation du couple, que dans les derniers instants du papy dont on a connu toute la vie). Aussi, les fenêtres sont parfois de jolis parallèles entre les époques, mais la plupart du temps elles n'apportent pas grand-chose, ne servent qu'à casser l'impression du plan fixe (pour ne pas qu'on s'ennuie), ce qui fonctionne (on ne trouve pas le temps long) mais reste un peu confus dans leur intérêt quant à l'intrigue principale. Le parallèle qui touche aux enfants (la perte des eaux de la maman, la présentation du bébé à la Lune par le papa), mais aussi aux défunts (la litière qu'on voit passer, et celle qu'on ne voit pas, mais qu'on devine avec un canapé-lit qui se replie tristement...) sont les plus belles scènes de ce poétique Here, dans son fond seulement (bon courage aux artisans du cinéma).
1h30 pour résumer une vie, des vies, 1000 ans... Tellement génial et si froide est la vérité: nous sommes 1 page d'un livre dont on ne voit pas la fin. Film à méditer, qui mérite d'etre revu.
Imaginez-vous en train de regarder des vidéos de familles... totalement inconnues depuis votre salon. C'est la triste banalité proposée par ce film.
Techniquement l'exercice est quand même assez intéressant : tout est filmé depuis le même point fixe d'une caméra posée dans un salon, et montre la vie qui passe devant depuis le Néolithique jusqu'à aujourd'hui. Mais en dehors de cet exercice de style, j'ai trouvé l'ensemble sans intérêt.
16 165 abonnés
13 126 critiques
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2,0
Publiée le 17 janvier 2025
Le principe du très dèroutant "Here" (2024) est que tout se passe dans une seule et même pièce! Et le virtuose Robert Zemeckis a poussè le concept encore plus loin puisque l'histoire se dèroule à travers les âges où l'on passe - hèlas ! - d'un univers prèhistorique au tout dèbut de la civilisation...à travers un seul et long plan fixe! Allez mettre ça en images car OUI maîtrise technique èvidente il y a avec un cinèaste qui bouscule tous les codes, OUI ce film dèçoit donnant lieu à bien des excès d'ambition, de clichès et de de-aging! Malgrè le côtè dècousu et rèpètitif, on baigne pourtant dans un dispositif très original, dominè par ses petits moments d'histoire de chacun! Saluons pour le coup la prestation de Paul Bettany, les autres sont finalement assez anecdotiques (un comble quand on sait que Tom Hanks et Robin Wright se partagent la tête d'affiche). Bref on dècroche assez vite de l'histoire, on s'y perd souvent, et c'est bien dommage quand on connait l'immense talent de Zemeckis...
En dépit de la présence de Tom Hanks et Robin Wright, n’attendez aucune filiation avec « Forrest Gump ».
Depuis quelques années déjà, Robert Zemeckis explore, avec plus ou moins de bonheur, de nouvelles voies cinématographiques et c’est ici encore le cas. Cette fois le postulat consiste à poser une caméra à un endroit précis et inamovible et filmer en continu, comme dans « The Time machine », le défilé des époques, certaines très reculées jusqu’à nos jours.
Le temps passant, la caméra va se retrouver prisonnière du salon de la maison (de style Craftsman) qui va se bâtir tout autour de l’objectif. Alors usant de nombreux aller-retour dans le passé, on va assister, en des petites scénettes, à l’histoire banale des générations qui vont y habiter ... On remarquera la grande fenêtre typique à ce style d’architecture, qui permettra au regard de s’échapper vers l’extérieur captant ainsi souvent notre attention.
Très déroutant au début, peu à peu l’exercice de style pourra séduire par son traitement et sa démarche inusitée. Les transitions entre les époques seront élégamment réalisées grâce à des rectangles dessinés sur l’image, qui s’ouvriront en de délicats et esthétiques fondus enchainés. Mais cela restera trop souvent artificiel sans convaincre jamais totalement et on pourrait se sentir le jouet de cet exercice de style.
Dans tous les cas c’est un plaisir de retrouver de grands comédiens. Mais à l’issue de la projection, on se languit plus que jamais de retrouver le grand Zemeckis qui nous a fait tant rêver, des années 80 au « Polar Express ».
Une jolie idée que montrer la grande Histoire par des petits moments de l'histoire de chacun. Une vision globale et touchante qui m'a beaucoup ému à la fin du film.