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Robert Zemeckis a toujours eu ce don : jongler entre la prouesse technique et l’émotion facile, un funambule oscillant entre le chef-d'œuvre et le téléfilm du dimanche soir. Here ne déroge pas à la règle. Ce film, qui tente d’immortaliser le passage du temps à travers un unique décor, aurait pu être un poème cinématographique d’une pureté saisissante… s’il ne se regardait pas autant dans le miroir en murmurant « Admirez-moi ».
Techniquement, rien à redire. C’est du Zemeckis pur jus. La mise en scène, chirurgicale, chorégraphie le vieillissement des lieux avec une précision d’orfèvre. Chaque époque est enveloppée dans une photographie délicate, une palette de couleurs qui flirte avec la nostalgie sans jamais trop en faire. On pourrait presque entendre le réalisateur s’applaudir en coulisses. Son travail sur la continuité temporelle est impressionnant, chaque détail du décor évoluant subtilement au fil des ans. Mais cette virtuosité, bien que fascinante, finit parfois par écraser l’émotion brute sous une démonstration de savoir-faire un peu trop voyante.
Car au-delà du tour de force visuel, que reste-t-il ? Un film qui se prend un peu trop au sérieux, qui veut absolument nous convaincre que le temps passe et que c’est bouleversant. Merci, Bob, mais on avait déjà capté ça en regardant notre reflet fatigué dans une vitrine de métro. Le scénario, pourtant chargé de moments de vie sincères, manque d’imprévu. On suit le fil du temps comme on tournerait les pages d’un album photo : c’est beau, c’est nostalgique, mais c’est aussi un peu plat.
Tom Hanks, fidèle acolyte du réalisateur, joue la carte de la sobriété. Il est juste, touchant, mais un brin trop sage, comme s’il avait peur de froisser le scénario. En face, Robin Wright est lumineuse, intemporelle, presque trop parfaite pour ce monde. Leur duo fonctionne, mais peine à faire vibrer ce récit qui s’enferme parfois dans un académisme ronronnant.
Certaines scènes, pourtant, frisent le sublime. On sent l’émotion affleurer, prête à exploser… puis le film nous assène une réplique trop écrite, trop appuyée, qui gâche tout. C’est un peu comme si, au milieu d’un concerto de Chopin, quelqu’un balançait un jingle publicitaire. Frustrant.
Alors oui, Here est beau, ambitieux, sincère. Mais il est aussi prisonnier de sa propre prétention. Zemeckis voulait toucher l’éternité, il a surtout caressé le bord du précipice avant de faire demi-tour, comme un funambule hésitant à aller trop loin.
Zemeckis nous reviens un peu dans l’émotion mais pas assez riche pour qu’on si intéresse le parti pris de la caméra fixe et des transitions d’époque présente comme des tableaux d’art c’est la seul bonne et innovante idée du film après il n’ont pas grand chose à nous raconter si ce n’est des banalité de la vie de tout les jours donc here reste quand même sympa mais pas au niveau de Forest gump
Le style est original , bien réalisé et c'est le principal intérêt au film. Pour l'histoire ou plutôt les histoires qui n'ont pas forcement de liens , cela devient répétitifs et un peu ennuyeux.
Here c’est avant tout un voyage dans le temps. Avant d’être l’histoire de personnages, c’est celle d’un lieu, de la préhistoire à nos jours. Les premières créatures qui le traversent sont des dinosaures avant d’être occupés par des hommes préhistoriques. Différentes époques le traversent avant qu’une maison n’y soit construite. On voit 3 familles y vivre, la principale étant celle d’entre deux, la décoration et le mobilier évoluent au fil des époques. Les personnages, d’abord plus jeunes que les acteurs ne le sont actuellement, vieillissent sous nos yeux, au fil de leur vie. J’ai trouvé ça intéressant, plein d'émotions et de poésie. Pour ce film, le réalisateur Robert Zemeckis réunit l’équipe de Forrest Gump : le scénariste Eric Roth, l’actrice Robin Wright et l’acteur Tom Hanks. Je ne sais pas pourquoi mais c’est clairement une idée qui plaira aux fans. Moi je suis surtout fan du réalisateur qui transforme toutes les histoires en moments magiques. Du pur plaisir, comme à chaque fois.
Le domicile est le témoin des moments important d’une vie. C’est tout le propos du film Here qui réussit le tour de force de raconter la vie d’une famille, ses joies, ses peines au travers d’un plan fixe, dans le salon, au fil des époques. À la fin, la magie du puzzle finit par prendre et toucher. Une réussite.
Retour vers le futur, Qui veut la peau de Roger Rabbit, La Mort vous va si bien, Forrest Gump, Seul au monde, Alliés, Bienvenue à Marwen… depuis 1971 Robert Zemeckis n’en finit plus de tourner. Il invente, il innove, il captive, parfois il irrite, mais c’est un grand nom du 7ème Art. Alors que vaut ce film concept de 104 minutes qui nous transportent dans un voyage unique à travers le temps. L’histoire de familles dont les peines, les joies et les moments de doutes se font écho à travers les générations. Cette adaptation du roman graphique Ici de Richard McGuire, - publié en 2014 et lauréat du Fauve d'or au Festival d'Angoulême 2016 -, est pour le moins culottée. Du jamais vu au cinéma. Mais Zemeckis qui ose tout, va-t-il de nouveau rencontrer le public ? J’en doute. Un seul plan… Non, non, pas un plan séquence ! Mais un plan fixe, un décor unique qui évolue avec les années qui passent, un seul cadrage – pas de zoom, pas de travelling, quand il y a un gros plan, ce sont les acteurs et les actrices qui s’approchent de l’objectif -, un concept plus que gonflé dans un cinéma actuel où la caméra est en mouvement perpétuel quand elle n’est pas pris d’épilepsie ou de folie. Alors, on entre ou on entre pas dans ce genre de film où se succèdent – mais pas forcément dans l’ordre chronologique -, les jours, les mois, les années, les siècles, pour ne pas dire les millénaires. Ce drame est une véritable curiosité. De quoi intriguer les amoureux du 7ème Art et sans doute ennuyer pas mal de monde. C’est le risque. Je pense que Zemeckis était parfaitement conscient du risque qu’il prenait. Il est assumé d’un bout à l’autre, sauf en un instant… mais je vous laisse toute la surprise. Osez ce film et n’hésitez pas à réagir. Pour ce voyage immobile dans le temps, A film d’exception, il fallait un casting d’exception. En haut de l’affiche, on retrouve, 30 ans après, le couple vedette de Forrest Gump, Tom Hanks et Robin Wright, - comme on ne les avait jamais vus grâce au maquillage numérique ??? – ainsi que Paul Bettany, Kelly Reilly, Michelle Dockery, etc… car il en passe du monde dans ce salon. Les nouvelles technologies sont venues au secours de Zemeckis l’ancien qui nous prouve que le cinéma, lorsqu’il s’abreuve à la source du temps peut le fixer pour l’éternité. Bouleversant, vertigineux, expérimental… la prouesse technique n’efface jamais l’émotion.
Avec « Here », Robert Zemeckis s’aventure dans un territoire résolument expérimental, en adaptant le concept audacieux d’un plan fixe unique pour raconter une fresque temporelle couvrant plusieurs siècles. Le dispositif capte les transformations d’un espace domestique et les vies qui s’y succèdent. Si cette approche singulière impressionne par son ambition et son élégance visuelle, elle finit par s’essouffler. Le film souffre d’une structure répétitive et de séquences parfois déconnectées.
Massacré par la critique américaine, flop complet au Box-office, je dois avouer que le dernier film de Robert Zemeckis ne m'inspirait guère... Ses derniers films étaient plutôt mineurs , c'est vrai... Mais pas non plus les navets décrits par une critique U.S., visiblement et incompréhensiblement très remontée contre le réalisateur de "Forrest Gump".
Pour s'en convaincre, il suffit de regarder "Bienvenue à Marwen", film de 2018 sur la la folie douce décrivant un de ces personnages laissés pour compte dont Zemeckis fait le portrait déchirant. Le tout, en utilisant sa maestria technique dans une mise en scène inventive, toujours au centre de ses expérimentations ("Retour vers le futur", "Qui veut la peau de Roger Rabbit?", "Forrest Gump ", etc...) Qu'en est-il de"Here", sous titré (bêtement) en France les plus belles années de notre vie ?
Eh bien... Comment décrire en quelques mots, le tourbillon de sentiments qui m'a emporté à la vision de ce film ? Car oui, non seulement, le film n'est pas la catastrophe attendue, mais en plus, c'est l'un des plus beaux et émouvants qu'il m'ait été donné de voir ces dernières années...
Adapté d'un roman graphique de Richard McGuire, le film réunit toute l'équipe de "Forrest Gump"... Le réalisateur, bien sûr... Mais aussi les acteurs Tom Hanks et Robin Wright, le scénariste, Eric Roth, le composteur Alan Silvestri et le chef opérateur, Don Burgess...
L'ambition du film, c'est de reprendre le concept de la Bande dessinée qui en est à l'origine... Raconter rien de moins que l'histoire de l'humanité à travers un unique lieu qui va voir défiler une nature naissante (des images numériques mais d'une saisissante beauté) puis des êtres humains. Car c'est bien cela qui intéresse Zemeckis... L'être humain et son évolution dans un espace donné et dans un temps donné... Depuis ses débuts, c'est souvent sa marotte... Déjà au centre de "retour vers le futur"( les voyages et les paradoxes de Marty entre 1955, 1985 et 2015), de "Seul au Monde" (Chuck Noland, le voyageur/naufragé perdu, confronté à un espace réduit où il doit survivre pendant quatre ans), du mésestimé et pourtant merveilleux "Contact" (Ellie Harroway, et son voyage interstellaire et "instantané" à travers le temps et l'espace qui paraît n'être finalement qu'une illusion )... L'illusion, justement, du temps qui passe pour laisser la place à l'immuabilité de toute chose... Car le temps n'a pas de prise sur ce que nous laissons d'après Zemeckis... Ce n'est finalement qu'un moment volé à l'éternité...
Comment finalement ne pas évoquer "Forrest Gump", et son émouvante vision de l'Histoire sous le regard de son héros candide? "Here" en est son parfait négatif tout en en reprenant le principe. Forrest Gump partait de l'intime pour raconter l'histoire américaine ; ici, c'est bien l'histoire qui finit par fabriquer l'intimité des êtres . Et cette histoire prend vie sous nos yeux à travers ce lieu unique où le réalisateur a décidé de planter sa caméra... Derrière cette vignette fixe et qui semble éternelle (écho de son matériau d'inspiration, la bande dessinée), la grande Histoire se déroule et Zemeckis tisse dans sa périphérie les fils de vies qui se répondent et qui s'avèrent finalement complémentaires... Des dinosaures anéantis rapidement par l'astéroïde à l'origine de leur extinction.... Puis l'arrivée des premiers êtres humains... Un couple d'amérindiens... Une bâtisse coloniale qui se construit et où on commence à voir défiler des personnages dont le fils de Benjamin Franklin... Comme souvent chez Zemeckis, la grande Histoire rejoint la petite...
Ce voyage dans le temps auquel nous convie encore une fois Robert Zemeckis, se focalise alors sur la vie dans cette maison qui apparaît... Et ce salon où vont évoluer les générations de cette famille au cœur du récit ... Avec toute sa maestria et sans jamais perdre le spectateur, le réalisateur montre des instants de vie qui se font écho dans le temps quelquefois de manière non linéaire, mais unis par une volonté de faire naître l'émotion... Les événements se succèdent alors dans la vie de ces différentes familles... Naissances, mariages, maladies, deuils... "Installé" dspoiler: ans ce salon et ce quotidien qui nous apparaissent très vite familiers, le spectateur partage les joies et les peines des personnages aidé par l'interprétation juste des comédiens. Techniquement, le film est bluffant... Jamais le deaging n'a été utilisé avec autant de réussite. Même en gros plans... Paul Bettany et Kelly Reilly(quinze ans plus jeunes ...) sont les parents de Tom Hanks et Robin Wright et nous n'en doutons pas une seule seconde... Chaque personnage évolue dans cette lucarne et voit défiler (la télévision omniprésente le montrant) les époques et les péripéties somme toute banales de la famille Young (même le nom est évocateur...). Mais, à y regarder de plus près... N'est-ce pas de cette banalité que naît l'universalité ? Et finalement, cette phrase que se plaisent à répéter les protagonistes "Time files..." résonne comme une évidence au regard de ces vies qui passent inexorablement sous nos yeux émerveillés par la justesse du constat... spoiler: Un peu comme la plume qui ouvrait et fermait le récit dans Forrest Gump, un oiseau vient clore le récit dans l'unique (mais si virtuose) mouvement de caméra du film .... L'émotion peut alors nous submerger ... Oui .... Vraiment... Robert Zemeckis est un merveilleux metteur en scène qui vient de nous offrir l'un de ses plus beaux films...
Robert Zemeckis nous livre encore une fable, ici sur le thème du temps qui passe. La prouesse technique est là. Et la distribution est grandiose... Tom Hanks et Robin Wright mais aussi tous les autres rôles. Le protocole est intéressant mais parfois empêche le spectateur de s'attacher vraiment aux personnages. On suit principalement la vie de 2 personnages, avec la génération d'avant. Les autres personnages sont plutôt anecdotiques, et viennent parfois jouer le rôle de bouche trou, même si les transitions sont maîtrisées et que les thèmes se retrouvent au fil des ans... Beaucoup de numérique du coup, comme Zemeckis a déjà pu faire dans d'autres films... L'émotion arrive tout de même à la fin, même si on s'y attend un peu. Un film qui s'adresse peut-être surtout à celles et ceux qui peuvent déjà connaître la nostalgie...
On avait imaginé la suite de Forest Gump. Pas du tout, ce film est une sorte d’OVNI, où l’on suit pendant des générations le vie a l’intérieur d’un maison. Avec un Tom Hanks et une Robin Wright magnifiques au fil des âges. C’est perturbant mais chouette …